AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | .
 

 Cole-Morgan † Pingouins dans les champs, hiver méchant.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MESSAGES : 502
AVATAR : Colton Haynes.
CHANSON DU MOMENT :
AGE : 26ans
AUTRES COMPTES : P. Rafael MacGerailt; R. Carmen-Angela L. Knox.
CREDIT : Avatar: fassylover (bazzart)




découvre ce qui se cache
CARTE D'IDENTITE
★ SITUATION: Libre comme l'air
★ PROFESSION: Etudiant en parapsychologie à distance, spécialisé dans les mythes et légendes anglo saxonnes.
★ RELATIONS:
MessageSujet: Cole-Morgan † Pingouins dans les champs, hiver méchant.   Mer 16 Juil - 1:56



❝ Mor Byrne Cole-Morgan Caldwell-Jackson.❞
avec Colton Haynes.



carte d'identité.
nom › Caldwell-Jackson∙ prénom(s) › Mor Byrne Cole-Morgan ∙ date et lieu de naissance › 22 mars 1988 - Reykjanesbær, Islande ∙ âge › 26ans ∙ nationalité(s) › Islando-Américaine ∙ orientation sexuelle › Hétérosexuel ∙ statut › Célibataire ∙ études/métiers › Étudiant en Parapsychologie à distance et étudiant spécialisé dans l’histoire et les mythes Anglo-saxons.  ∙ quartier › Longside Harbor ∙ groupe › Destiny ∙ caractère › Immature ∙ Cultivé ∙ Impatient ∙ Drôle ∙ Solitaire ∙ Passionné ∙ Indiscret ∙ Adorable ∙ Lâche en ce qui concerne les relations familiales ∙ Franc ∙ Accessible ∙ Sauvage ∙


tics&manies.
questions.

Je dois avoir une trentaine de partenaires sexuelles différentes (bah quoi ?) ∙ Ma mère s'est évanouie quand je lui ai avoué vouloir devenir expert en phénomènes paranormaux ∙ Mes parents m'ont coupé les vivres à 17ans ∙ J'ai assez de revenus pour nourrir une colonie de vacances pendant les quinze prochaines années ∙ Je suis végétalien car trop allergique aux aliments ayant une provenance animale ∙ Je suis extrêmement ordonné ∙ Je déteste la saleté, mon appartement n'est jamais dérangé ∙  Trop de bruit me rend barbare ∙ Les animaux sont la seule compagnie que j'apprécie sans modération ∙ La musique est certainement la seule chose capable de m’apaiser en période de stresse ∙ Le mot « Platypus » me fait exploser de rire à chaque fois ∙ Je n'ai confiance en personne. Sauf vis à vis de mon meilleur ami. Quoique... ∙ Je ne me suis jamais drogué, je n'ai jamais fumé ∙ J'ai très souvent bu jusqu'à ivresse, mes gueules de bois durent d'ailleurs très souvent 48h ∙

si j'étais...
un prénom › Cole, juste Cole. Tout simplement Cole. Et rien d’autre.
un animal › Je pense qu’un furet pourrait faire l’affaire.
une saison ›  L'automne, sans hésitations.
un objet ›  Un journal à la reliure de cuir, au fermoir de fer et au pages jaunies.
une chanson ›  JOY DIVISION → They Walked in Line.
une odeur ›  Celle de la terre mouillée. Enfin, je n’en suis même pas certain, à vrai dire.
un livre ›  Winter Journal, by Paul AUSTER.
un pays ›  l’Islande, ou bien l’Irlande. Ou même… Toutes les îles Britanniques.
un film ›  The Wolfman.
un personnage fictif › Dean Winchester.
un sentiment › La peur.
un des quatre éléments › La terre.
une citation › « Freedom is a length of rope. » Castiel, Supernatural.
Quand et de quelle façon êtes-vous arrivé à Longside Creek ?
Ça ne fait pas si longtemps, en réalité. Plus ou moins un an. J'avais besoin de mettre les voiles pour ne pas faire face à cette *auto censure*... à la fille que j'ai mise enceinte.. et qui n'a d'ailleurs pas voulu avorter ! Entre nous -et je vous prierai de fermer vos bouches à ce sujet- je ne me sens pas capable d'être père. Je pense avoir encore beaucoup à vivre et en ayant un enfant, je me sentirais totalement privé de ma liberté. Et j'ai impérativement besoin de cette liberté afin de pouvoir exercer mon métier comme il se doit. Je ne peux pas m'autoriser une quelconque évasion morale. 

Que pensez-vous de cette ville ?
Honnêtement, j'ai choisi Longside Creek au pifomètre. Un peu comme dans la pub du loto. Mais je m'y suis plu dès que j'y ai mis les pieds pour la première fois. L’environnement m'a directement parut agréable, comme les habitants. de plus, j'y ai eu du travail presque immédiatement. J'avais donc tout ce qu'il me fallait. J'aime cette ville.

Où et comment vous voyez vous dans six ans ?
*Eclate de rire* Sérieusement ? Je n'en n'ai pas la moindre foutue idée et très honnêtement, je m'en contre fiche. Penser au futur fait partie de ces multiples "évasions morale",comme j'aime les caractériser, dont je ne peux me permettre de penser à l'heure d'aujourd'hui.  

La tempête vous a-t-elle touché personnellement ?
J'ai n'ai pu qu'en voir des images, je n'étais pas présent à ce moment. Je n'ai pas non plus cherché à comprendre le ressenti des vivants suite à cet évènement. Les défunts, par contre...

hors rp.
prénom/pseudo › Neventer ∙ âge › 20ans ∙ fille ou garçon › Le sexe fort, m'enfin !  Cool  ∙ grâce au règlement, je sais que... › les poires servent à faire du schnaps  What a Face Ou qu'il ne faut pas me prendre pour l'une d'entre elles  hm  ∙ comment as-tu connu WAN ? › hm Pouah. Ça date de 2012, j'ai oublié ! ∙ tes premières impressions › Vous êtes les meilleurs kikis du monde looved'autres commentaires › twerk !  ass  ass 




______________

Winter Journal
You think it will never happen to you, that it cannot happen to you, that you are the only person in the world to whom none of these things will ever happen, and then, one by one, they all begin to happen to you, in the same way they happen to everyone else. - Paul Auster.
©anaëlle. (bazzart)


Dernière édition par M. B. Cole-M. Caldwell-J. le Mer 16 Juil - 2:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MESSAGES : 502
AVATAR : Colton Haynes.
CHANSON DU MOMENT :
AGE : 26ans
AUTRES COMPTES : P. Rafael MacGerailt; R. Carmen-Angela L. Knox.
CREDIT : Avatar: fassylover (bazzart)




découvre ce qui se cache
CARTE D'IDENTITE
★ SITUATION: Libre comme l'air
★ PROFESSION: Etudiant en parapsychologie à distance, spécialisé dans les mythes et légendes anglo saxonnes.
★ RELATIONS:
MessageSujet: Re: Cole-Morgan † Pingouins dans les champs, hiver méchant.   Mer 16 Juil - 1:56


❝ You think it will never happen to you, that it cannot happen to you, that you are the only person in the world to whom none of these things will ever happen, and then, one by one, they all begin to happen to you, in the same way they happen to everyone else. ❞ Paul Auster.



histoire.

PREHISTORIC.


« …Et selon une théorie datant du XVIIème siècle… » BOOM. « …Il est absolument impossible de parcourir les désirs entiers d’une entité…» BOOM « …qu’ils soient bons ou mauvais. Peu importe aussi l’endroit dans lequel le demandeur est situé, seule compte la manière avec laquelle il est reçu… » BOOM.
C’en était assez, même bien assez. Je me levais avec agacement, faisant tomber au passage ma chaise en bois vernis aussi ancienne que le mobilier de la maison. J’ouvrais la porte de ma chambre à la volée et hurlait « C’est pas bientôt fini vos enfantillages, bande de crétins ?! Il y en a qui bossent en-dessous !! » Parfois, j’aurais aimé avoir le budget d’une famille mettant ses enfants étudiants en cité universitaire. Le bruit y était atroce, mais il était impossible qu’il soit aussi ignoble que celui du 3256 Hafnargata st.  
Nous étions six à vivre dans cette maison. Il y avait moi, Allen, Josh, Spike, Finn et Kim. Nous étions tous des étudiants aux filières différentes et aux revenus assez importants chacun. Ils avaient tous un avenir certain, de quoi retomber sur leurs pattes quoiqu’il arrive. Et puis papa et maman étaient derrière eux pour leur venir en aide quoiqu’il puisse advenir de leur compte bancaire. Ce n’était absolument pas pareil pour moi. Enfaite, j’étais un peu le vilain petit canard de la mare. Mes parents m’avaient laissé tomber et mon avenir se résumait à une étude approfondie des légendes Anglo-saxonnes avec les économies du bord. Je dois avouer que le reste de ma famille m’aidait plutôt bien financièrement.
Mes parents avaient décidé d’arrêter de me verser des dizaines de milliers d’euros par an le jour où ils ont compris que je suis un réel passionné de Parapsychologie. Le «  Maman, papa… Je veux être historien en matière de phénomènes paranormaux » a été suivi d’une crise morale familiale, de prises de têtes en tout genre allant jusqu’au blasphème de mon linge sale au troisième étage de leur demeure. Au bout de plusieurs négociations et parfois même de pots de vin, ils se sont rendus à l’évidence : rien ne pouvait me faire changer d’avis. Je m’étais donc engagé dans un calvaire certainement interminable, mais je ne peux pas m’empêcher de fermer les yeux à la saveur du risque. Heureusement que mes géniteurs ont décidé de me laisser tomber à mon entrée à l’université, au lycée je n’aurais absolument pas su dormir  ailleurs que dans un carton. Allen et Spike m’ont gentiment proposé une place dans leur collocation au moment où ils ont compris que moi, papa et maman, ce n’était que de l’histoire ancienne.

« Oh ! Morgan ! Tu vas pas te fâcher pour si peu ! On s’est un peu emporté avec le babyfoot.
- C’est COLE ! Pas Morgan, COLE ! Et quand est-ce que je peux bosser dans ma piaule après la fermeture de ma fac ? Imbécile !
- Hey ! Y’a eu des morts pendant deux siècles dans cette baraque ! T’as quand même pas envie de faire perdurer la tradition, COLE-MORGAN ?! Pose-toi cinq minutes avec nous, frangin. Tu vas exploser avec toutes ces histoires de fantômes, de lockness et de poupées tueuses. »
Je soupirais grossièrement, il me tournait le dos et me faisait signe de laisser tomber. Finn était le plus grossier d’entre nous, mais aussi le plus grand amateur de films jamais connus. Il nous arrivait parfois de passer nos soirées dans la chambre de l’un d’entre nous, bouteilles aux mains et autres moyens de décompression radicale. Quand c’était son tour de nous accueillir –et surtout lorsque ce fut la première fois- nous étions tous restés bouche-bée  face à ses murs recouverts de DVD, VHS et autres moyens de visionnage en tout genre.  Il était capable de dire que même le film le moins connu qui soit était un classique. Comme s’il avait vu et revu chacun de ces longs métrages toute sa vie.
Dans cette maison d’architecture typiquement Islandaise, j’étais considéré comme le jeune homme le plus fou. Tous savaient où ils allaient depuis la sortie du lycée et moi je n’étais même pas certain de trouver du boulot au bout du tunnel. Je suis convaincu que nous ne sommes pas seuls dans l’univers et plus principalement sur notre chère petite Terre. De nombreux tests ont prouvé que les défunts n’ont pas réellement d’endroits où séjourner alors ils restent comme qui dirait coincés jusqu’à la fin du monde sous leurs apparences et nous sous les nôtres. Nous sommes visibles pour nous-mêmes, vivants, et eux sont visibles pour eux-seuls, défunts. Tout cela serait dû à la construction de l’univers ne faisant absolument aucune distinction entre la vie et la mort. Les entités existent, elles sont nées et ont disparues. Tandis que les Dieux, eux, peu importe de quelle population ils sont issus, sont à remettre en question.
« Hey Morgan ! Tu veux une bière ? Si tu veux, il y en a à côté de la boîte des balles, si Kim n’a pas tout bu.
- COLE ! Je m’appelle Cole ! Pas Morgan ! »
Mes parents avaient eu la triste idée de m’appeler Cole-Morgan. Un nom composé qui tire ses origines de…nulle part. Ma mère était friande de noms composés selon mon paternel et compte tenu du fait qu’ils ne se sont jamais mariés, j’ai hérité d’un prénom et d’un nom de famille composés. A ma naissance, mon père et mon grand-père ont aussi déclaré qu’il était obligatoire que leurs traces respectives soient encrées dans les miennes, d’où le fait que mon passeport est joyeusement décoré de deux autres prénoms précédents les miens. Néanmoins, j’avais horreur du prénom Morgan. Trop unisexe à mon goût. Non pas que les enfants me fréquentant autrefois se moquaient de moi –j’étais surement de nature trop violente- mais tout simplement parce qu’il était le prénom d’un personnage principal de la série préférée de ma mère lorsqu’elle était adolescente. Ayant entraperçu l’un des livres à l’effigie de la série télévisée que ma génitrice avait oubliée de ranger un jour, je n’avais pas pu m’empêcher de m’imaginer la mine défaite face au regard de merlan frit et au visage d’hermaphrodite que le personnage principal renvoyait. Son prénom fictif lui collait donc assez bien aux baskets –si baskets ils y avaient dans les 60’s-.



DRIFT.





« Où  ça ? Je ne comprends absolument rien à ce que tu baragouines, Josh. Non mais qui !? Où ? À quelle heure ? Ha oui. QUI ÇA ?! » J’enlevais mes lunettes à la volée. « Cameron ?! T’es certain ? Oh merde… » La conversation téléphonique c’était achevée sur un gros blanc. La communication était tellement mauvaise que Joshua avait certainement involontairement coupé court à mes hurlements, le réseau avait encore fait des siennes sur son téléphone pourrit de l’âge du bronze. Lui et sa passion pour le vintage…
Cameron n’était pas un garçon, non. Ni un oiseau plein de couleurs et malgré tout dépressif.  C’était une fille un peu spéciale venue d’Ecosse. Sa maman avait un métier tellement haut placé qu’il m’était impossible de vous dire ce qu’elle faisait sans en oublier des mots, perte de sens oblige. Franchement, depuis le temps que je vivais en Islande (depuis toujours, en fait), je n’avais jamais eu de vues sur une créature aussi charmante qu’elle. Je l’avais rencontrée à la bibliothèque de Lettres, perdu dans les étalages d’Histoire pour mes fascinantes recherches sur la famille Campbell. Au final, mon regard avait davantage été attiré par cette charmante chevelure rousse tellement soignée qu’on avait peu de mal à s’imaginer que sa propriétaire en prenait le plus grand soin. Comme un idiot et à mes habitudes de gros lourd qui se fiche de passer inaperçu, je continuais de la fixer sans donner le moindre effort pour décrocher. Elle me remarquait enfin, m’adressait un sourire, refermait son livre et me tournait le dos sans donner davantage d’intérêt à ma personne. J’hésitais cruellement à la ramener chez moi, un jour, car je savais que sur six mecs, cinq autres auraient été intéressés par la marchandise. Je me faisais, effectivement, déjà des films, mais il était pourtant hors de question que je quitte les marches extérieures de la bibliothèque de Lettre sans avoir obtenu son numéro. Sans scrupules, j’étais allé jusqu’au bout. Et justement, mon manque de scrupule m’avait fait rentrer chez moi vainqueur, elle avait accepté de mon confier un bout de sa vie privée. Il ne me restait plus qu’à croire que ce n’était pas un attrape nigaud et qu’elle m’avait donné les bons chiffres.
Ainsi, alors que nous avions dix-huit ans chacun, Cameron et moi faisions connaissances virtuellement. Il nous arrivait de nous apercevoir, mais jamais nous avions le temps de nous rencontrer vraiment. Un samedi soir, tout a alors dégénéré. Les gars avaient choisi de transformer notre sombre demeure collective en salle des fêtes. Je n’ai jamais réellement aimé le monde et savoir que ma chambre et mon lit pouvaient être envahis par des inconnus le donnait la chair de poule. Pour une fois, j’avais pris toutes mes précautions à l’inverse de mes chers amis. En étant suffisamment grossier, j’aurais dit que la moitié de l’université s’était pointée ce soir-là et pourtant non, mais nous étions toute de même un peu trop nombreux à mon goût. Cameron était venue avec trois amies et forcément, après quelques sourires ainsi que des coups d’oeil, nous nous sommes rapprochés et cette fois-ci physiquement. Un peu trop physique peut-être puisque nous avons fini au grenier jusqu’au petit matin. Elle se réveilla alors en sursaut, en quête de ses vêtements et quitta la dernière pièce de la maison sans me dire au revoir et oubliant de me faire une léchouille sur la joue. Je l’avais regardé s’échapper en m’appuyant sur mes avant-bras. La seule pensée qui me traversait l’esprit à cet instant fut un horrible tremblement de terre. J’avais extrêmement mal au crâne.

Six ans plus tard, revoir cette fille aux cheveux roux me faisait plus froid dans le dos que de rendre visite à mes parents. J’avais commis la plus grosse erreur qu’un ados puisse faire. Mettre une quasi-inconnue enceinte. Exact, Cameron avait été féconde à notre premier-dernier câlin et s’était refusé d’avorter. L’enfant avait six ans, je ne connaissais même pas son prénom et sa mère faisait de moi le pire géniteur jamais connu. Comme si tout était de ma faute ! Si vous saviez le nombre de fois où j’aurais aimé lui hurler « Hey ! C’était toi qui ne voulais pas mettre de capote ! », mais dans ces moments, le sérieux est préférable. Ce n’était donc qu’à vingt-quatre ans que j’étais destiné à revoir une jeune femme à qui je n’avais parlé que par messages texte et par regards téléphonés. Je ne savais rien d’elle, elle ne savait rien de moi et j’eus beaucoup de peine pour l’enfant. Le pauvre.  



ANCHORS.





«  Cela suffit Monsieur Jackson. Votre version est absolument ridicule. » L’inspecteur se rapprochait dangereusement de moi de l’autre côté de la table. « Vous vous fichez de nous, avouez. » J’étais appuyé sur le dossier de ma chaise, un peu de travers, je regardais le policier du coin de l’œil en tapotant des doigts sur la table en métal glacée de la salle d’interrogatoire. « C’est la stricte vérité. J’étudie le Paranormal à distance. Vérifiez ! Déterrer ce corps de none fait partie de mon travail ! » Il se mordillait la lèvre après avoir relevé ses épais sourcils comme s’il me prenait pour un cinglé. Ce nouveau long silence le confirmait. « Vous êtes dans ce sales draps, mon garçon. »  « Oh ! Le jour où j’en trouverais des propres… » Il reculait sur sa chaise et embarquait mon dossier protégé d’une pochette cartonnée beige, puis quitta la pièce sans un autre mot. Je continuais de tapoter la table avec mes doigts. Je me regardais longuement dans le grand miroir face à moi, masquant la salle d’observation où des inspecteurs devaient me fixer vicieusement derrière.
J’étais conscient d’être mal barré et pour étudier je me sentais limite obligé de m’engager dans des actes hors la loi. Ce coup-ci, j’avais profané une tombe dans le but de comprendre ce qui hantait réellement cette petite maison un peu extérieure à la ville de Longside Creek située en Caroline du Sud aux Etats-Unis. Je m’étais fait arrêter comme un bleu parce que j’étais passé par-dessus le grillage du cimetière sans trop de discrétion. J’avais enfaite chuté et juré de surprise un peu trop bruyamment. Quelqu’un m’avait certainement entendu. Vers neuf heures du matin, alors que j’étais avachis sur la table et que je jouais avec le reflet de mes doigts, l’inspecteur qui m’avait à charge (à fardeau, dirais-je plutôt) poussa juste la porte et ne pris même pas le temps d’entrer, ni de me regarder dans les yeux pour me dire « Vous êtes libre, Caldwell-Jackson. Remerciez l’Ecosse. » Mon professeur de Parapsychologie à distance exerçant à Edimbourg avait certainement fait en sorte de s’expliquer avec les inspecteurs suite à mon unique appel de détresse plusieurs heures auparavant. J’ignore encore aujourd’hui comment il a pu m’empêcher de séjourner en prison pendant plusieurs années. Tout ce dont je me souviens, c’est de m’être fait copieusement tirer les oreilles par mon professeur à peine après avoir franchi le seuil de ma porte d’appartement de Longside Harbor.

Revoir Cameron un an auparavant avec notre enfant dans les bras lors d’une soirée très calme ne m’avait absolument pas rendu indifférent même si j’essayais de me persuader de l’inverse. Toutes ces heures passées dans la même pièce de restaurant qu’elle ne m’avaient données qu’une seule envie : fuir l’Islande, partir me reconstruire en bon vieux lâche alors que j’avais pourtant des responsabilités familiales. Elle ne voulait pas de moi, je ne voulais pas d’eux. Je n’étais pas suffisamment adulte pour accepter mon rôle de père. J’étais trop fier de nature pour aller demander des conseils aux autres et pourtant, dos au mur, je n’avais pas pu m’empêcher de rendre visite à Finn, dans sa chambre au-dessus de la mienne. Toujours autant épaté par son immense collection cinématographique, je me mettais à parler après quelques secondes de contemplation.
« Tu serais un papa de vingt-quatre ans incapable d’assumer ton rôle de père parce que tu as quatorze ans dans ta tête, comment agirais-tu ? » Il était avachit dans son fauteuil de bureau tournant et se berçait légèrement avec l’une de ses jambes en faisant des petits mouvements de droite à gauche. Il me regardait droit dans les yeux comme s’il n’avait pas écouté et déclara « Je prendrais mes affaires et j’irais faire un tour dans un autre pays quitte à ne jamais revenir. »
Je faisais une grimace en regardant ses pieds. Il y avait certainement d’autres solutions, mais celle de Finn m’avait de nombreuses fois traversée les pensées  et son opinion fut une sorte de confirmation. Je faisais toutes les démarches possibles quelques jours plus tard pour m’enfuir le plus rapidement possible aux Etats-Unis. L’université de Charleston avait accepté de me recevoir malgré mes études à distance et à quelques cinquante kilomètres plus loin, une ville côtière me faisait du charme. J’avais facilement trouvé un appartement proche de la plage, dans le quartier de Longside Harbor. Je ne pouvais pas quitter la côte, je ressentais alors un profond attachement pour la mer que j’avais maintes fois contemplée en Islande et donc je ne pouvais pas me séparer en partant de là.




______________

Winter Journal
You think it will never happen to you, that it cannot happen to you, that you are the only person in the world to whom none of these things will ever happen, and then, one by one, they all begin to happen to you, in the same way they happen to everyone else. - Paul Auster.
©anaëlle. (bazzart)


Dernière édition par M. B. Cole-M. Caldwell-J. le Mer 16 Juil - 12:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MESSAGES : 1066
AVATAR : Sophia Bush
CHANSON DU MOMENT : Imagine Dragons - On Top Of The World
AGE : 28 ans
CREDIT : (c) .Cranberry ; (c) BlueSky




découvre ce qui se cache
MessageSujet: Re: Cole-Morgan † Pingouins dans les champs, hiver méchant.   Mer 16 Juil - 7:30

Re-bienvenue parmi nous  brille calin2 

J'aime toujours autant la fiche de Cole *-* Tu nous ponds toujours des perso' de fou  wahou 

Je n'ai pas le temps de te revalider (pour la forme) ce matin mais je fais ça ce soir sans faute  bighug 

______________


    L'amour n'est pas l'amour s'il fane lorsqu'il se trouve que son objet s’éloigne, quand la vie devient dure, quand les choses change, le vrai amour reste inchangé... William Shakespeare
Revenir en haut Aller en bas
http://www.what-about-now.net/t1816-caleigh-there-s-an-endless-road-to-be-discovered#56635 http://www.what-about-now.net/t2011-caleigh-when-she-was-just-a-girl-she-expected-the-world http://blueskywithsunshine.tumblr.com
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MESSAGES : 2242
AVATAR : Emily VanCamp
CHANSON DU MOMENT : ►Lecture
Plumb - Cut ♥️
AGE : elle a vingt-huit ans
AUTRES COMPTES : micahel-ana + poppy-ann + dylan
CREDIT : avatar par hersunshine

(c) fuckyeah-revenge | tumblr


découvre ce qui se cache
CARTE D'IDENTITE
★ SITUATION: Libre comme l'air
★ PROFESSION: bibliothécaire écrivaine et artiste à ses heures perdues
★ RELATIONS:
MessageSujet: Re: Cole-Morgan † Pingouins dans les champs, hiver méchant.   Mer 16 Juil - 16:00

bienvenue dans le nouveau WAN I love you

pour la forme, comme l'a si bien dit Calou, je te valide Wink je te mets quand même le petit laïus ^^

félicitation, tu es validé !


commentaire - t'es toujours seksy, tu sais ça ? What a Face

Nous espérons que tu passeras de bon moment sur What About Now, et nous avons hâte de lire tes RP ! Mais avant tout cela et pour bien commencer dans l'aventure, n'oublie pas de suivre le guide ...

Tout d'abord, direction le répertoire des métiers pour recenser celui de ton personnage, sans oublier de demander un logement afin de te faire de nouveaux voisins. Une fois cela fait, tu pourras agrandir ton carnet d'adresses en ouvrant ta fiche de liens et répertorier tes sujets de RP dans la partie prévue à cet effet ; Si tu cherches un partenaire de RP, n'hésite pas à en faire la demande. Si tu souhaites nous en faire découvrir encore plus sur ton personnage, tu as également la possibilité d'ouvrir un journal intime ainsi qu'une boite à flash-backs. Si ce nouveau personnage est un multi-compte, n'oublie pas d'aller le faire recenser dans le répertoire des multi-comptes.

Pour toute question supplémentaire, n'hésitez surtout pas à contacter par message privé un des membres du staff, qui se fera un plaisir de te venir en aide
Revenir en haut Aller en bas
http://www.what-about-now.net/t1817-je-voudrais-un-bonhomme-de-neige http://www.what-about-now.net/t1865-riven-ahri-zyra-rhodes-i-need-your-love
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MESSAGES : 232
AVATAR : Hanna Beth.
CHANSON DU MOMENT : COLARIS - Trail.
AUTRES COMPTES : P. Rafael MacGerailt; M. B. Cole-M. Caldwell-J.
CREDIT : Avatar: Lunch Box (bazzart); reste: MilK. ; Tumblr & Bazzart.




découvre ce qui se cache
MessageSujet: Re: Cole-Morgan † Pingouins dans les champs, hiver méchant.   Mer 16 Juil - 16:27

Merci les choupies  wahou brille 
Vous êtes seks aussi  héhé 

______________

I'm not enough.
All that was done, you have failed to capture us. Speak spoken love, offer nothing from your heart. I watched you fake a laugh. It was hard for you. We let the time just pass, but it was hard for you & every simple task, I noticed it was hard for you. ©️ sweet peach
 
Revenir en haut Aller en bas
http://www.what-about-now.net/t1091-ange-i-keep-wondering-why-i-m-still-calling-your-name-through-my-tears-why-have-you-waited-to-embrace-me-my-dear
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MESSAGES : 773
AVATAR : Phoebe Tonkin
AGE : 26 ans
AUTRES COMPTES : Miléna S. Adams
CREDIT : Liloo-59




découvre ce qui se cache
CARTE D'IDENTITE
★ SITUATION: Libre comme l'air
★ PROFESSION: Psychologue dans un collège
★ RELATIONS:
MessageSujet: Re: Cole-Morgan † Pingouins dans les champs, hiver méchant.   Mer 16 Juil - 23:58

Re-bienvenue! brille

______________

A venir ♥️
Revenir en haut Aller en bas
http://www.what-about-now.net/t1285-maelys-lola-da-silva-quicommed-habituden-apastrouvedetitresupertropcool-x http://www.what-about-now.net/t1287-mae-a-la-recherche-d-un-titre
Contenu sponsorisé

découvre ce qui se cache
MessageSujet: Re: Cole-Morgan † Pingouins dans les champs, hiver méchant.   

Revenir en haut Aller en bas
 

Cole-Morgan † Pingouins dans les champs, hiver méchant.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Problème de lisibilité dans les champs à remplir
» Texte illisible dans les champs
» Couleur de la police dans les champs de saisie
» [Membres] Autoriser le BBcode dans les champs du profil
» a travers champs

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHAT ABOUT NOW ™ :: Gestion du personnage :: Inscriptions à l'état civil :: Bienvenue à Longside Creek !-