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Sujet: Manoir #2 : Pizza, films et ... perroquet! Dim 19 Fév - 4:24
James venait de terminer d’entrer toutes les provisions qu’ils avaient acheté à l’épicerie. Il entra dans le manoir après avoir verrouillé la voiture et s’être assuré que tout était sécuritaire. Il retrouva la jeune femme dans la cuisine, elle avait commencé à rangé leurs courses. Il se plaça près d’elle et l’aida à défaire les paquets et à ranger le tout. Il était demeuré silencieux, il avait peur de dire quelque chose qui aurait pu trahir ce qu’il avait ressentit un peu plus tôt à l’épicerie. Il était compatissant, mais là, sa réaction avait été plus celle d’un amoureux que d’un ami ou d’un protecteur. Il s’en voulait d’être aussi faible devant elle. Il savait qu’elle faisait exprès, que ce soit pour le rendre jaloux, ou tout simplement pour qu’il tombe dans ses bras. Il était conscient de son petit jeu. Il ne pouvait pas l’en empêcher, il pouvait comprendre la frustration de la jeune femme face à sa réaction à lui. Il retenait ses sentiments, elle le savait, il le savait, mais elle ne voulait pas qu’il reste simplement son garde du corps. Il aurait voulut s’abandonner, il avait faillit le faire un peu plus tôt, mais il n’y arrivait pas. Une petite lumière dans sa tête s’allumait dès qu’il pensait à son rôle envers elle. Cette lumière apparaissait comme un avertissement, un signal d’urgence qui fallait arrêter tout mouvement envers la jeune femme.
Il s’était laissé émouvoir par ce qu’il avait vu dans les yeux de la jeune femme un peu plus tôt. C’était la seule explication logique à sa réaction. La peur qu’il avait pu lire dans les yeux de sa protégée l’avait attendrit et il n’avait pu retenir son envie de la réconforter de la serrer contre lui et de lui faire comprendre qu’il était là pour la protéger. Il avait eu une folle envie de l’embrasser, mais juste au moment où il avait pensé à le faire la petite lumière était apparue et avait stoppé net son mouvement. Il en avait envie, ça lui rongeait l’intérieur tellement il avait envie de l’embrasser, d’être simplement avec elle, mais il ne pouvait pas, il n’y arrivait tout simplement pas. C’était plus fort que lui, son rôle auprès d’elle gâchait tout ce qu’ils auraient pu vivre ensemble. Il ne voulait pas la faire souffrir, il n’avait pas envie de souffrir non plus, mais c’était un peu ce qu’il imposait en refusant de vivre ses sentiments.
Était-ce son éducation, son sens du devoir qui l’empêchait de vivre cette passion? Surement un combiné des deux selon lui. Sa mère lui dirait sans aucun doute de suivre son cœur, mais quelques fois la raison n’avait-elle pas le dessus sur les sentiments? Il eut un soupire en rangeant les paquets, c’était surprenant de sa part, il n’avait pas l’habitude de ce genre de comportement, mais en même temps il en était à un point où il ne savait plus quoi. Après la mort de son père et son frère, il a toujours su qu’il ferait tout ce qu’il pouvait pour réussir dans la vie, ses plans s’étaient modifiés au cours des années, mais il avait toujours tout réussit ou du moins réaliser ce qu’il voulait. Et maintenant? Il se retrouvait dans une impasse. Il avait l’impression d’un éternel combat dans sa tête, il aurait sincèrement aimé être autrement, apprendre à se laisser aller et vivre la relation. Cependant, il n’y arrivait pas, il n’arrivait pas à se ficher des conséquences de la situation. Ils se mijotèrent une pizza maison à tomber par terre, ils avaient décidé qu’ils mangeraient devant un bon film et qu’une pizza digne de ce nom s’imposait pour l’occasion.
Ils cuisinèrent ensembles, c’était tout de même rare, mais il aimait bien mettre la main à la pâte, il restait à l’affut de chaque bruit, de chaque mouvement dans son champ de vision, mais sa capacité à faire deux et même trois choses en même temps l’aidait à être efficace sur tous les plans. Ils étaient passés au club vidéo pour louer des films, ils en avaient choisit chacun deux, ils ne les écouteraient sans doute pas tous ce soir là, mais ils s’étaient promit de tenter le coup. Après tout, ils étaient en congé le lendemain. Ils venaient de terminé la pizza, elle était au four lorsqu’on sonna à la porte. James regarda prit son téléphone portable et eut assez rapidement aux caméras de la maison. Ainsi, il put constater qu’il s’agissait d’un livreur. Il avait en main une sorte de cage on aurait dit. James secoua la tête, la jeune femme lui avait parlé de l’achat d’un oiseau, mais il avait crut que c’était une mauvaise blague qu’elle lui faisait. Il l’a regarda d’un air désespéré, il ne lui avait pas dit ce qu’il avait vu sur son petit écran. Il se dirigea vers la porte d’entrée et l’ouvrit. Le livreur lui tendit la cage, lui fit signé un accusé de réception et repartit en laissant le garde du corps avec cette bête à plume.
Il retourna à la cuisine et regarda la jeune Italienne, il n’arrivait pas à croire qu’elle l’avait fait. Elle aurait pu choisir n’importe lequel des animaux dans cette animalerie, un chat, un chien, un poisson … mais non, elle voulait le perroquet. Un oiseau stupide qui s’amusait à répété tout ce que l’on disait. Il posa l’animal et sa cage sur le comptoir de la cuisine qu’il venait tout juste de nettoyer.
-Sois sur d’une chose Izadora Mancini, je ne m’occupe pas de cet horreur.
L’oiseau émit un long sifflement, comme s’il démontrait son désaccord avec ses propos. Il s’en fichait, il aurait pu accepter le chat, le chien et à la limite même le poisson … mais ça, c’était trop pour lui. Il retourna à ses fourneaux et vérifia que la cuisson de la pizza se faisait bien. Il avait déjà l’impression d’entendre la nuit prochaine tout le boucan que leur nouveau pensionnaire ferait. Il se promit que si cet oiseau de malheur l’empêchait de dormir, qu’il ferait en sorte de le faire mettre dans une pièce le plus loin possible de sa chambre. Il était hors de question que cet animal le prive de son sommeil déjà léger. Il dormait sur une oreille depuis un peu plus de six mois, il était hors de question qu’un répondeur à plume le prive de ce qu’il pouvait avoir de repos. Il était sur à cent pourcent qu’elle avait fait exprès de prendre cette chose, juste pour le contrarié parce que lui refusait de céder à leur relation.
Il regarda la jeune femme faire connaissance avec son oiseau. Il devait avouer que le sourire qu’elle avait à ce moment là valait bien de supporter les sifflements aigus de l’animal. Il se perdit dans la contemplation de cette belle Italienne, il ne pouvait s’empêcher de la détailler des pieds à la tête. Il l’a trouvait tout simplement belle et il aimait ce qu’elle dégageait en temps que personne On ne parlait pas ici d’odeur bien entendu, mais plutôt dans son être, sa personnalité. Elle n’était pas toujours facile à vivre, mais il aimait le tout qu’elle formait, autant avec ses défauts que ses qualités. Il se détourna, il se sentait mal à l’aise d’avoir de telle pensée. Il ne voulait pas qu’elle voit à quel point il avait mal de ne pouvoir faire ce qu’il voulait. Il ne voulait pas qu’elle puisse jouer sur sa corde sensible et l’attendrir au point qu’il ne se laisse aller.
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Sujet: Re: Manoir #2 : Pizza, films et ... perroquet! Dim 26 Fév - 1:38
Izadora était finalement contente d’être rentrée à la maison après avoir fait les courses. Après ce qui s’était passé et la petite frayeur qu’elle avait eue, la jeune femme était vraiment heureuse d’être revenue chez elle. Dans sa prison dorée. C’était paradoxal, mais même si elle ne s’y sentait pas vraiment chez elle, elle s’y sentait quand même en sécurité. Et évidemment, la présence de James y était pour beaucoup. Si Izadora avait cru aux menaces sans réellement croire qu’on pouvait la retracer jusqu’aux États-Unis, la frayeur qu’elle avait eu un peu plus d’une heure plus tôt lui avait fait prendre conscience que finalement, si quelqu’un en avait après elle, ça ne serait peut-être pas difficile de la retrouver. Enfin, James était à l’affût et bientôt, l’autre empêcheuse de tourner en rond débarquerait, alors elle serait deux fois plus en sécurité. Élémentaire. Non? Ça serait peut-être plus sécuritaire, mais Izadora ne se sentirait pas moins en prison pour autant… et privée du peu de liberté qui lui restait. Oh, Izadora savait bien qu’elle finirait par se faire à la présence de la nouvelle venue, c'était l’évidence même, mais n’en demeurait pas moins qu’elle redoutait quand même un peu l’arrivée d’une tierce personne. Déjà que c’était difficile de faire craquer James, avec quelqu’un d’autre pour épier leurs faits et gestes, ça ne simplifierait sûrement pas les choses! Enfin, Izadora traverserait la rivière lorsque viendrait le moment. D’ici là, elle profiterait donc pleinement de chaque minute qu’elle passerait toute seule en compagnie de James. Et évidemment, elle tenterait de lui en mettre plein la vue le plus souvent possible!
Bref! Toujours était-il que le charmant duo que formaient Izadora et sa jolie montagne de muscles étaient enfin rentrés à la maison après avoir fait les courses et que maintenant, il fallait les ranger. Ça, c’était une tâche d’Iza détestait. Elle préférait faire la vaisselle ou faire le ménage que de ranger les trucs qu’ils avaient achetés. Contradictoire n’est-ce pas? Elle aimait faire les courses, mais les ranger, c’était une véritable corvée. Faut dire que la jeune femme avait été… gâtée par la vie. A la maison, ils avaient toujours eu des employés pour tenir la maison, même si la Signora Mancini aimait tout faire elle-même et à sa façon. Son éducation dans une famille britannique aux revenus modestes y était sans aucun doute pour quelque chose. Elle avait toujours eu des corvées à faire et des responsabilités et c’était pourquoi elle avait toujours tenu à ce que ses enfants ne soient pas gâtés à outrance et aient des responsabilités à assumer… même s’ils avaient parfois certains passe-droits! Leur gouvernante adorait les gâter, le cuisinier se faisait toujours une joie de leur donner des biscuits lors que la signora Contini avait le dos tourné et qu’il savait qu’elle n’aurait pas du tout été d’accord. Il faut dire que le signore Rossi adorait les enfants Mancini, lui qui avait perdu sa femme et ses quatre enfants dans un accident de voiture quelques vingt ans avant la naissance d’Antonio et Izadora. Il avait donc reporté sur eux son affection et il adorait les gâter et les entendre rire. C’était de la musique à ses oreilles.
Enfin, la jeune femme avait fait contre mauvaise fortune bon cœur et s’était pliée à cette corvée qu’était celle de ranger les courses en se répétant que plus vite ça serait fait, plus vite ça serait terminé et qu’ensuite, ils pourraient s’amuser à essayer de faire de la pizza et s’écraser devant la télé et regarder les films qu’ils avaient loués. La partie de la conception de la pizza amusait grandement Izadora. Elle ne s’y était jamais risquée, mais elle était sûre et certaine d’Avoir du plaisir. Ne serait-ce qu’en défiant James d’essayer de faire tourner la pâte dans les airs. Ça, ça serait sans doute le plus drôle et Izadora comptait bien le mettre au défi de le faire. Elle considérait peut-être qu’elle était dans une prison dorée, mais une chose était sûre, son geôlier était charmant et avait à cœur de faire en sorte qu’elle ne souffre pas trop de la situation dans laquelle ils étaient. Izadora rangeait la cuisine pendant que James enfournait la pizza lorsque le carillon de la porte d’entrée retentit. Normalement, la belle italienne se serait précipitée vers l’entrée pour ouvrir, mais avec le temps, elle avait appris que James n’aimait pas ça. De plus, avec son téléphone, il pouvait voir qui sonnait à la porte. Encore un bidule qui emmerdait un peu Izadora, mais si ça pouvait tranquilliser James d’avoir fait mettre des caméras sur toute la propriété et que son propre père avait accepté, qu’est-ce qu’elle pouvait faire contre ça? Les détruire? James les ferait remplacer aussitôt…
Lorsque James revint à la cuisine avec une immense cage, Izadora fut ravie de voir que son beau Onyx était enfin parmi eux. Depuis qu’elle en avait fait l’acquisition la veille qu’elle l’attendait et il était enfin là. Bien-sûr, elle avait prévenu James de son achat, mais étrangement, il n’avait pas eu l’air de la croire lorsqu’elle lui en avait parlé. Elle avait eu beau lui dire qu’elle ne lui faisait pas une blague, qu’elle avait bel et bien adopté un oiseau, on aurait dit que James voulait tenter de se convaincre qu’elle le taquinait. Voir la tête qu’il faisait en posant l’immense cage sur l’îlot de la cuisine était vraiment amusant. Izadora était persuadée que son cher garde du corps aurait sans doute préféré qu’elle porte son choix sur un chien, mais dommage pour lui, il devrait se faire à l’idée de vivre en compagnie d’un animal à plumes. De toute manière, Izadora n’avait jamais particulièrement apprécié les chiens. Ils n’étaient pas aussi indépendants qu’un chat, passent leur temps à japper pour des bêtises, il faut les promener plusieurs fois par jour… et puis, c’était idiot! Onyx, lui, était intelligent. Les gris d’Afrique sont considérés comme étant les plus intelligents et Izadora comptait bien mettre cette intelligence à profit! Il suffirait que le bel oiseau apprivoise James et qu’il fasse fit de sa timidité. Ça, ça serait un peu moins simple, mais comme son perroquet était encore bien jeune, Izadora avait du temps devant elle pour ça. Sinon, les gris d’Afrique ont un grand potentiel pour bavasser et la belle italienne se ferait un plaisir d’essayer d’élargir le vocabulaire d’Onyx. James n’aurait plus qu’à s’y faire… ça ne serait peut-être pas facile, mais tant pis! Il finirait bien par tomber sous le charme du volatile!
- Cette horreur? repris Izadora en se tournant vers James, légèrement dépitée de l’entendre parler ainsi de nouvel ami. Onyx n’est pas une horreur, c’est un gris d’Afrique. D’ailleurs, je ne veux pas que tu en prennes soin à ma place. Et puis, ne fais pas cette tête… Je te jure que tu ne l’entendras pas durant la nuit. ajouta-t-elle avant de pousser un léger soupir et de se retourner vers son oiseau, un grand sourire aux lèvres.
Elle était heureuse de l’avoir acheté. Izadora avait toujours aimé les oiseaux, du plus loin dont elle se souvenait. Les oiseaux de toutes sortes en général, mais les perroquets en particulier. Pourquoi? A cause de Nonna sans doute. Sa grand-mère avait eu un perroquet du nom de Pablo. Il était décédé quelques années plus tôt, mais Izadora l’avait toujours adoré. Elle aimait l’entendre parler et essayer de lui faire dire certaines choses. L’oiseau était intelligent et apprenait vite les bêtises qu’Izadora lui répétait inlassablement. Le plus drôle, c’était de l’entendre chanter les airs de musique populaire qu’il entendait à la radio. Enfant, elle ne s’était jamais ennuyée lorsque Pablo était disposé à jouer avec elle. Sa grand-mère avait toujours dit qu’Izadora serait celle qui en hériterait si jamais elle devait disparaitre avant l’oiseau. Ça ne s’était jamais produit – encore heureux, parce qu’Iza ne voulait surtout pas que sa grand-mère parte – et depuis, Izadora avait toujours considéré l’idée de s’en acheter un. Et finalement, le jour était arrivé où elle avait pris la décision de le faire. Si au départ, elle avait pensé à peut-être adopter un chaton, lorsqu’elle avait vu le gris d’Afrique si semblable à ce bon vieux Pablo, Izadora avait succombé. Elle était tout de suite tombée sous le charme de beau volatile et la décision avait été prise rapidement. Elle voulait cet oiseau et elle l’aurait. Le montant auquel s’élevait la facture n’était qu’un petit plus, une vengeance personnelle. Elle aimait s’imaginer la tête que ferait son père lorsqu’il verrait à combien s’élevait la dernière folie de sa fille chérie.
- J’aurai peut-être besoin que tu m’aides à installer sa cage au salon par-contre. La cage est beaucoup trop lourde pou… dit-elle avant de s’interrompre après avoir vu de quelle façon James la regardait.
C’était dans des moments comme celui-là qu’Izadora savait que James luttait contre ses sentiments… et qu’elle était triste de voir à quel point il avait à cœur de bien faire son job… ce qui, évidemment, la poussait à vouloir à tout prix lui faire oublier qu’il devait la protéger et qu’il avait droit de succomber. Certes, il était professionnel jusqu’aux bouts des ongles, mais il se compliquait vraiment la vie. Enfin, Izadora se jurait bien que ça ne durerait pas encore très longtemps. Elle avait un plan en tête et comptait jouer ses cartes soigneusement, ne rien précipiter. Avec James, si elle se jetait sur lui, elle ne gagnerait pas la partie. Elle ne serait pas subtile, il saisirait rapidement ce que sa protégée aurait en tête, mais il finirait bien par rendre les armes. Ce n’était plus qu’une question de temps. Et Izadora saurait être patiente. Une patience d’ange. D’accord, un ange cornu, mais un ange quand même!
EDIT; Désolée, ç'a été plus long que prévu. Y'a eu fullllll de contre-temps cette semaine. Pffff!
I don't know but I think I may be fallin' for you Droppin' so quickly maybe I should keep this to myself Wait until I know you better I am tryin' not to tell you but I want to I'm scared of what you'll say So I'm hidin' what I'm feelin' But I'm tired of holdin' this inside my head
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Sujet: Re: Manoir #2 : Pizza, films et ... perroquet! Lun 27 Fév - 4:41
Bien entendu, la jeune femme ne voulait pas admettre que cet oiseau était une horreur. Pour elle, ce tas de plumes était une merveille de la terre. Il ne connaissait pas l’histoire qui rattachait la jeune femme cet animal. Il ne savait pas que sa grand-mère en avait possédé un et qu’il avait fait partit de ses amis d’enfance, il ne pouvait donc pas comprendre l’attachement qui la liait à un oiseau peu importe la race qu’il était. Il savait cependant que M. Mancini allait sans aucun doute faire une syncope en voyant le montant faramineux de la facture. La jeune femme s’était équipée pour accueillir son nouvel ami. Un perchoir pour la cage, un perchoir pour Onyx, son ami, la nourriture, les bols pour l’eau et son repas, un mélange de ce qui semblait être des copeaux … une couverture pour couvrir la cage la nuit… Le livreur avait laissé le tout au salon. Déjà que ce genre d’oiseau coûtait les yeux de la tête, avec l’équipement complet … James aurait pu payer le loyer de sa mère au Canada pour au minimum quatre mois garanti. C’était fou tout de même, un être humain payait moins cher pour avoir un toit sur sa tête que ce nouveau pensionnaire. Il n’en revenait tout simplement pas. Il avait vu la facture en signant la réception de la livraison et il ne pouvait concevoir que la jeune femme ait dépensé une pareille somme pour son nouvel ami. Bien sur, il n’était pas né dans les mêmes conditions qu’elle, il n’avait pas eu la chance qu’elle avait eu de vivre avec sa famille toutes ses années non plus. Alors il y avait quelques aspects de la vie de la jeune femme qu’il ne pouvait qu’imaginer. Tout comme elle, qui ne pouvait comprendre pourquoi il trouvait abominable de dépenser autant d’argent de cette façon, elle ne pouvait qu’imaginer comment il avait vécu.
Il n’était pas jaloux de la vie de la jeune femme cependant, les épreuves qu’il avait vécu l’avait fait grandir, tout comme Iza avait grandit aujourd’hui en comprenant ce qui pouvait lui arriver. Il savait qu’elle n’était pas gâté pourrit jusqu’à l’os même si elle avait grandit dans une famille riche qui avait des serviteurs, elle savait se débrouiller malgré tout ce qu’elle avait eu. En fait, c’était probablement ce qui l’avait le plus impressionné chez Izadora, ce qui faisait qu’il l’appréciait et avait développé ses sentiments pour elle. Elle n’était pas une petite princesse sans cervelle et snobinarde. Elle était simple malgré tout et savait apprécier la vie sans la calculer. C’était peut-être pour cette raison qu’elle tenait tant à cet oiseau, sans tenir compte de sa valeur. C’est ainsi qu’il comprit que la jeune femme avait choisit celui là pour une raison spécifique qu’il ignorait. Il ne voyait pas autre chose. Onyx devait représenter plus à ses yeux que ce qu’il avait d’abord cru. Ça le frappait à l’instant, elle n’avait pas agit par caprice, bon peut-être en le fuyant la veille, mais en même temps pouvait-on vraiment considérer son geste comme un caprice? Elle avait eu envie d’être libre l’espace de quelques heures, ce n’était tout de même pas anormal. Ce n’était pas capricieux non plus, elle était comme une prisonnière sous haute surveillance. Elle n’avait pas de barreau, mais le barreau en fait c’était lui … et sa nouvelle collègue. Les deux gardes du corps étaient, à eux seuls, la prison de la jeune femme. Il pouvait comprendre qu’elle ait eu besoin d’air, même s’il n’approuvait pas qu’elle se soit ainsi sauvée de lui. Il regarda la jeune femme.
-Onyx, c’est un beau nom. Tu as une raison particulière pour avoir choisit ce pseudonyme pour ton ami à plume?
Le jeune homme avait posé la question après s’être détourné de la jeune femme, même si le commentaire était sincère. Il savait qu’elle avait vu, il savait qu’elle n’avait pu ignorer le regard qu’il avait eu sur elle et il se sentait mal. Elle avait arrêté sa phrase pile au moment où elle l’avait regardé, c’est ce qu’il l’avait trahit. Il savait qu’elle savait et il se détestait d’avoir été aussi faible devant elle. Elle lui avait demandé de l’aide pour porter la cage dans le salon. Il avait l’impression de s’être mit les pieds dans les plats, totalement. Il ne se retourna pas, il préférait ne pas voir l’expression de sa protégée. Il répondu sur un ton presque incertain.
-Je … je vais d’abord aller monté le pied sur lequel la cage sera, ce sera plu facile de l’installer après. Je … je reviens.
Il quitta rapidement la cuisine et se rendit au salon en se traitant mentalement de tous les noms en passant par idiot et stupide en chemin. Heureusement, il était au moins habile de ses mains. Il sortit du carton ce qu’il fallait pour monter le pied, ce ne serait pas compliqué, il n’y avait pas grand-chose à assembler. Il se mit à la tâche oubliant l’humiliation qu’il venait de subir, il se concentra plus tôt dans son travail manuel, tous ses sens à l’écoute du moindre bruit, du moindre mouvement suspect. En dix minutes, la pièce était montée et il l’installait dans un endroit stratégique du salon où il ne gênerait pas pour écouter la télévision et où l’animal ne brulerait pas au soleil. La préparation terminée, il revient dans la cuisine, il avait relégué ce qui s’était passé quelques instants auparavant dans un petit coin de sa tête. Il n’avait pas le choix, il ne pouvait laisser les émotions l’emporter. Il entra donc dans la cuisine et regarda la jeune femme droit dans les yeux, pas comme si rien ne s’était passé… non plus comme s’il disait « d’accord, c’est passé, n’en parlons plus ». Il ne voulait pas revenir sur la situation, il n’avait aucune envie d’en parler.
-C’est prêt, je vais déménager Onyx à sa place, il en aura une de choix ne t’en fait pas.
Il prit la cage et l’apporta avec lui. Il avait prit la peine d’analyser la situation pour l’oiseau, il avait comprit que la jeune femme l’avait acheté pour une raison spécifique, il était sur qu’elle n’avait pas que fait ça pour faire rager son père à cause de prix de son achat. Il avait donc décidé d’installer l’oiseau de façon adéquate pour qu’elle comprenne que malgré qu’il n’ait aucune envie de s’occuper de la bête, il ne ferait rien non plus pour y nuire. Il installa donc Onyx de façon sécuritaire et pour qu’il soit facile d’accès pour la jeune femme et en même temps non nuisible pour le déplacement des gens dans la pièce. Il avait même pensé à l’installer de façon à ce qu’il ne soit pas trop exposé à la fenêtre. Elles étaient anti-balle à sa demande, mais il ne voulait pas prendre de chance non plus. Il en faisait trop? Surement, mais il avait toujours eu le souci du détail. C’était pour cette raison qu’il avait été un bon inspecteur dans la criminelle, il aurait pu devenir encore meilleur. Mais la mort de son partenaire l’avait déjà trop bouleversé pour qu’il puisse y rester. Pourtant, il pensait encore de cette façon, il faisait tout de façon très minutieuse et peut-être même de façon obsessionnelle. Il n’avait pas de trouble à ce niveau, mais il savait qu’une seule erreur pouvait mener à la mort de celle qu’il protégeait. C’était ce qui faisait aussi en sorte qu’il ne voulait pas se laisser aller à l’émotion qui l’étreignait lorsqu’il était avec la jeune femme.
Vivre cette émotion serait ce laissé aller, ce laissé aller reviendrait à relâcher la surveillance et à mettre en péril la vie de ce petit bout de femme qu’il aimait. Il ne pourrait pas vivre avec une deuxième mort sur la conscience. Il n’avait pas causé la mort de son collègue, celui-ci avait commit une erreur de débutant, il était trop confiant et c’était jeté dans la gueule du loup. Mais, il n’avait pas pu le protéger et pour ça, il s’en tenait rigueur. Il aurait dû être en mesure de réagir tout de suite, mais il n’avait pas anticipé la spontanéité de son collègue intrépide et c’était ce qui avait conduit à la perte de ce dernier. Il ne voulait pas que la situation se reproduise, il n’accepterait pas qu’il arrive quelque chose à Izadora parce qu’il n’aurait pas anticipé … Il préférait se priver de tous les moments de bonheur qu’il pourrait vivre avec elle pour s’assurer qu’elle reste en vie. Après toute cette histoire, car il savait que tout ceci prendrait fin un jour, il ne dirait pas non, mais pour le moment, il avait un rôle à assumer et il s’en tiendrait à ceci pour le moment.
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Sujet: Re: Manoir #2 : Pizza, films et ... perroquet! Lun 9 Avr - 4:02
Évidemment, Izadora pouvait déjà savoir à quoi pensait James en regardant Onyx. Elle avait succombé à une de ses lubies et avait procédé à l’achat sans même se préoccuper de ce que ça coûterait au final. Et le pire dans tout ça, c’était qu’il n’aurait pas tort de le croire. Izadora n’avait jamais manqué de rien et si ce n’avait été de sa mère, son père aurait succombé et acquiescé à chacun de ses caprices. Grâce à sa mère, Izadora et Antonio avaient rapidement appris ce qu’était la valeur de l’argent, que s’ils étaient nés dans une famille riche, ce n’était pas le cas de tout le monde et que rares étaient ceux qui avaient autant de chance qu’eux. Ça, Izadora le savait et c’était pourquoi elle avait à cœur de donner de l’argent aux fondations pour les enfants. Qu’ils soient malades ou n’aient pas suffisamment à manger. Tout comme elle n’hésitait pas à donner une forte somme lorsque des catastrophes naturelles arrivaient ici et là dans le monde. Elle avait grandit en sachant qu’elle était privilégiée et elle ne l’oubliait pas en faisant sa part lorsqu’elle le pouvait. Sinon, depuis que sa première collection de vêtements avait été mise en vente, Izadora avait toujours sut subvenir à ses besoins et n’avait jamais demandé un seul sou à son père. Et ça, elle était fière de pouvoir le clamer haut et fort. Cependant, depuis que son cher papa l’avait exilée aux États-Unis, Izadora se faisait un malin plaisir à lui faire parvenir des factures exorbitantes juste pour le punir de son silence. Et de son exil forcé, évidemment! Des histoires de garde du corps aussi, ça allait de soi.
Enfin! Tout ça, c’était une autre histoire et Izadora la chassa de ses pensées lorsque James lui demanda pourquoi elle avait choisit de nommer son oiseau ainsi. La jeune femme eut un petit sourire triste, mais elle décida de ne pas trop y prêter attention et de répondre à la question de James. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire selon elle. Alors, pourquoi avait-elle décidé de nommer son perroquet Onyx? Ce n’était pas bête à vrai dire. Parce que si à ses yeux c’était logique, aux yeux de James ça ne l’était peut-être pas autant. Elle le laissa tout de-même installer la cage dans un coin du salon sans lui tourner autour comme elle aurait pu le faire. Pourquoi? Elle sentait que James était mal à l’aise et elle voulait lui donner un petit moment pour se remettre… avant de revenir à la charge avec le sujet. Bref, pendant que James installait son nouveau compagnon à l’endroit approprié, Izadora alla à la cuisine pour remplir d’eau la bouteille qui prendrait place dans la cage. Concernant la nourriture, Izadora préférait lui donner son mélange de graines habituel et quelques morceaux de mangue. Après quoi, elle le laisserait tranquille dans sa cage et passerait la soirée au salon en compagnie de James. Ainsi, Onyx aurait le temps de s’habituer tranquillement à son nouvel environnement et aux nouveaux bruits qui feraient désormais partis de son quotidien.
- En fait, je trouvais que Grigio ça faisait tout bête parce que tout le monde peut voir qu’il est gris. Je sais que l’onyx est plus noir que gris, mais je trouvais que ça lui irait comme un charme vu ses pupilles et son bec. C’est idiot, je sais… Et puis, je trouvais qu’en italien, Onice c’était vraiment laid. répondit-elle tout en s’affairant à installer dans la cage de son bel oiseau la bouteille d’eau et la nourriture.
Lorsqu’elle eut terminé, la jeune femme recula de quelques pas, histoire de s’assurer que son oiseau avait tout ce dont il aurait besoin pour les heures à venir. En voyant que tout était en place, Izadora se demanda comment elle devait agir. Devait-elle aborder tout de suite le sujet de la réaction qu’avait eue James un peu plus tôt et attendre des explications? Devait-elle lui dire ce que ça lui faisait et le laisser mijoter là-dessus durant un moment? Ou devrait-elle faire comme s’il ne s’était absolument rien passé et oublier toute cette histoire? Au fond d’elle-même, Izadora savait ce qu’il convenait de faire, mais franchement, elle redoutait d’aborder le sujet. Pourquoi? Tout simplement parce qu’à quelque part, elle avait peur que James lui dise d’oublier tout ça, de faire une croix sur le sujet, que ça ne se produirait jamais, qu’une histoire entre eux, c’était tout simplement impossible. Izadora savait que si James en venait à lui dire une chose pareille, elle n’aurait d’autre choix que celui de s’incliner, mais… elle ne le voulait pas. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Pas sans se battre. S’il n’éprouvait rien pour elle, ça serait une autre histoire, mais Izadora savait pertinemment que ses sentiments étaient partagés et c’était pour cette raison-là qu’elle ne baisserait pas les bras. Et c’est pourquoi la jeune femme se dirigea lentement vers l’escalier qui menait à l’étage. Ce n’est qu’une fois rendue au pied de l’escalier qu’Izadora sut ce qu’elle allait faire… Elle se retourna, regarda James et attendit d’être sûre qu’il la regarde à son tour avant de prendre la parole.
- Sache une chose… C’est encore plus blessant de te voir essayer de cacher tes sentiments que de savoir que ce que tu éprouves pour moi et que tu te refuses à y penser, cuore mio. chuchota doucement Izadora, les yeux plongés dans ceux de son garde du corps avant de grimper l’escalier, quatre à quatre, décidant sur le coup d’aller se doucher pendant la cuisson des pizzas.
Arrivée sur le palier, Izadora ne se retourna pas pour voir si James la fixait ou allait tenter de la suivre, bien qu’elle se doutait qu’il n’en ferait rien. Ce n’était pas tellement le genre de son garde du corps de la suivre comme ça pour avoir une discussion entre quatre yeux. Il avait l’air de grandement préférer la laisser aller en se disant que ça lui évitait des problèmes… Finalement, la douche d’Iza ne serait que la bienvenue. Elle pourrait laisser James réfléchir un moment à ce qu’elle venait de lui dire… si elle avait une chance de le voir se raviser et enfin changer d’avis, chose dont elle doutait. Oh, elle savait que James éprouvait quelque chose pour elle, mais le voir lutter autant, c’était pénible. Tellement, que par moment, la jeune femme en venait qu’à oublier, l’espace d’un court instant, qu’elle ne le laissait pas indifférent. Heureusement, ça ne durait qu’un court moment et elle chassait ces sombres pensées de sa tête. Izadora savait que James ressentait quelque chose pour elle et elle ferait en sorte qu’il finisse par succomber. Il faudrait juste qu’elle soit subtile. Ou bien devrait-elle laisser tomber la subtilité et y aller franchement?
Après la douche, Izadora se sécha et s’habilla… évitant soigneusement de regarder la cicatrice d’environ vingt centimètres qui était visible du côté gauche, près des côtes. Dire qu’elle avait donné un rein à son frère et que ça n’avait pas suffit. Oh, elle ne regrettait pas d’avoir passé sur la table dans un bloc opératoire. Elle l’avait fait pour son frère, parce qu’elle l’aimait, mais ça n’avait pas suffit pour le sauver. Quelques jours plus tard, il était décédé parce que son organisme rejetait le greffon. Longtemps, Izadora s’était sentie responsable de ça. Elle n’en avait jamais parlé à personne, mais elle se l’était reproché amèrement. Elle n’avait pas voulu attendre de voir si un donneur compatible finirait par se pointer le bout du nez. Certes, elle aurait pu attendre, mais son frère était tellement faible que plus il attendait, plus ses chances de passer à travers s’amenuisaient. Et Izadora refusait de voir son frère mourir sans rien tenter. Tout comme elle savait que si la situation avait été inversée, Tonio aurait fait comme elle. Il aurait remué ciel et terre pour tenter de lui venir en aide. C’était ce qu’Izadora avait fait pour son frère, mais ça n’avait pas suffit.
Décidant de ne pas laisser la tristesse l’envahir plus longtemps – histoire de ne pas gâcher la soirée qu’elle voulait parfaite ou du moins réussie – Izadora chassa une fois de plus ses sombres pensées et entreprit de démêler ses cheveux avant de se rendre dans sa chambre et de mettre ses lunettes sur son nez. Elle n’aimait pas trop les porter et préférait de loin ses lentilles cornéennes, mais Izadora se connaissait. Elle ne savait que trop qu’elle était capable de tomber endormie en regardant les films et elle ne voulait pas dormir avec ses lentilles. Bref, c’est les cheveux mouillés, un bas de pyjama noir, un haut sans manche rouge, les lunettes sur le net et les pieds nus qu’elle descendit l’escalier et alla retrouver James au salon. Ça commençait à sentir la pizza – ça sentait très bon d’ailleurs – ça serait donc bientôt prêt. Tant mieux, parce qu’Izadora commençait à avoir vraiment faim.
Avant d’aller prendre place sur le canapé, la jeune femme alla insérer le film dans le lecteur. Ils avaient convenu de commencer par le film d’Izadora et ça l’amusait grandement. James ne savait pas du tout dans quoi il s’était embarqué, car s’il l’avait su, il aurait refusé qu’elle loue ce film. Iza en connaissait les répliques par cœur au point de rendre les autres complètement fous. James l’apprendrait donc à ses dépens et la jeune femme avait hâte de voir sa réaction lorsqu’elle se mettrait à marmonner les répliques qu’elle préférait! Pendant qu’Izadora préparait tout, fermait les rideaux et mettait le cinéma maison en marche, James alla chercher la pizza et la ramena au salon avant d’aller chercher du pepsi pour accompagner leur repas. Évidemment, pas de couteaux et de fourchettes autorisés! Ils mangeraient avec leurs doigts, ça serait bien plus amusant.
Bref, ils étaient installés côtes à côtes sur le canapé, les pieds posés sur la table basse devant eux et mangeaient en regardant l’un des films préférés de la jeune femme. Robin avait déjà transformé en torche humaine un des hommes qui voulaient lui couper la main, il avait sauvé Azeem d’une mort atroce et malheureusement dû voir Peter – son meilleur ami – mourir à cause d’une flèche… et les sauver en se précipitant vers leurs poursuiveurs… sans avoir arraché à Robin la promesse de donner une bague à sa sœur Marian. Promesse à laquelle Robin n’avait pu qu’acquiescer. La jeune femme ne pu s’empêcher de sourire lorsque Robin se roula dans le sable mouillé en criant qu’il était de retour au pays. Elle ne pouvait que comprendre ce qu’il ressentait à l’idée d’être enfin de retour chez lui. Évidemment, vint rapidement le moment où Robin découvrit que son père avait été assassiné et accusé d’avoir rendu un culte au Diable. Ensuite, Robin, Azeem et Duncan le vieux serviteur devenu aveugle se rendirent au domaine de la famille Dubois. Et comme à chaque fois qu’Izadora regardait ce film, lorsque Robin annonçait à Marian la mort de Peter, elle sentait les larmes lui monter aux yeux, car elle ne pouvait pas s’empêcher de songer à son propre frère, parti trop tôt…
NB; Je sais, je sais, ç’a été long. Désolée! Ça fait un mois et demi que je feel pas, bâtard! J’ai hâte que ça passe! ^^ J’espère que ça va t’inspirer parce que sérieux, mon cerveau a eu un peu de mal à se remettre au rp! ^^
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Sujet: Re: Manoir #2 : Pizza, films et ... perroquet! Dim 15 Avr - 6:31
La jeune femme mit du temps à répondre à sa question, il n’avait pas vu son petit sourire triste puisqu’il veillait à terminer l’installation de la cage correctement. Mais il se demanda sincèrement pourquoi elle n’avait pas répondu directement. Elle s’était plutôt rendue à la cuisine, il ne savait pas trop non plus ce qu’elle y faisait jusqu’à ce qu’elle revienne avec tout le nécessaire pour nourrir son oiseau et l’installer adéquatement. Il devait avouer qu’elle était consciencieuse et qu’elle avait pensée à tout. Elle connaissait cet oiseau, elle ne l’avait pas acheté que par caprice, elle savait ce qu’elle faisait avec lui. Après qu’Onyx est été installé dans son nouvel habitat, la jeune femme se décida enfin à lui parler de son choix pour le nom de son oiseau. Elle s’était inspirée d’une pierre, s’il est vrai que l’onyx est noir, il devait avouer que le nom allait bien à l’oiseau. Onyx avait même de petites tâches sur le nez qui faisait justement pensé à celle que l’on retrouvait généralement sur ces pierres. Il eut un petit sourire approuvant le choix. Non pas que c’était nécessaire, puisque Onyx ne lui appartenait pas, mais il comprenait le choix de la maîtresse de l’oiseau. Il l’a regarda reculer pour admirer son nouvel ami dans sa cage. Elle sembla satisfaite, mais tout de suite après, une ombre traversa son visage. Le garde se demanda à quoi elle pouvait bien penser, mais il ne le sut pas. Elle ne dit mot, elle se contenta de continuer à regarder Onyx. Il eut l’impression qu’elle resta ainsi pendant un long moment alors qu’en fait le tout ne dura que quelques secondes. La jeune femme se décida à bouger et se dirigea vers l’escalier. Il se retourna pour ramasser les déchets que de monter la cage avait laissé comme vestige au sol. Mais il sentit son regard sur lui, il se retourna donc et la regarda droit dans les yeux.
Ce qu’elle lui dit le laissa sans voix. Il savait qu’elle était brillante, il savait très bien qu’elle avait comprit à quel point elle lui plaisait, mais il n’aurait jamais cru que le fait qu’il ne le nomme pas la blessait ainsi. Ce n’était pas ce qu’il voulait, loin de là. C’était même tout le contraire, il évitait d’en parler car il ne voulait pas la blesser. C’était tellement stupide comme situation, du moins, il se sentait complètement stupide maintenant. Il l’a regarda monter les escaliers, il ne l’a suivit pas, il se doutait très bien que si elle lui avait fait part de cette situation juste avant de monter c’était qu’elle voulait qu’il réfléchisse à ce qu’elle venait de dire. Il se tourna et reprit sa tâche, travailler l’aidait à réfléchir. Il gardait bien sur tous ses sens en alerte, il n’oubliait pas son travail malgré les paroles de la jeune femme qui tournait dans sa tête comme un disque que l’on met en boucle. Que devait-il faire? Est-ce que de dire ce qu’il ressentait changerait quelque chose? Elle voulait qu’il mette en mot ce qu’il ressentait et qu’il lui dise en face qu’il ne pouvait pas vivre leur relation, leur sentiment, sans mettre en jeu sa sécurité? Devait-il lui dire qu’il préférait mourir que de la voir être blessé ou pire? Qu’il préférait veiller à ce qu’il ne lui arrive rien lui-même parce qu’il ne pourrait vivre avec lui fait qu’il soit arrivé quelques choses à la jeune femme car il aurait relâché un peu la surveillance? Sa tâche fût interrompue par un appel. C’était sa mère. Elle sentit tout de suite que son fils n’allait pas bien et il dût la rassurer. Elle n’était pas dupe, mais elle n’insista pas. Elle savait que son fils lui parlerait lorsqu’il en sentirait le besoin. Ils raccrochèrent et James continua son rangement.
Lorsque le salon fût remit en état, la jeune femme descendait les escaliers habiller d’un short noir, un haut sans manches rouge et ses lunettes sur le nez. Elle était très belle, comme toujours bien sur ... mais pour lui c’était ainsi au naturel qu’elle était la plus belle. Il aimait le côté sérieux que lui donnait le port de ses lunettes. En fait, il aimait tous ses côtés, même ses moins bon … même lorsqu’elle avait les cheveux en épouvantail le matin … même lorsqu’elle était en colère et qu’elle lui menait la vie dure. Merde! Il devait complètement gaga juste à la regarder descendre un escalier en pyjama. Il entendait déjà sa mère dire : « Mais c’est ça l’amour mon grand ». Il savait qu’elle avait raison, il savait aussi qu’elle lui dirait qu’on ne peut empêcher un cœur d’aimer et qu’il lui faudrait vivre son histoire sinon il le regretterait toute sa vie. Mais il restait indécis, il restait avec l’idée qu’il perdrait sa concentration et la mettrait en danger. C’était son plus grand blocage et pourtant, il était capable de réfléchir à ce qu’elle venait de lui dire, de ramasser des débris de cartons et autres menus objets tout en gardant ses sens en alerte. Il avait toujours été très polyvalent ça n’avait jamais été un problème, mais en même temps lorsque l’on entre dans des moments plus intime d’un couple, on perd de la vigilance. Cet aspect lui faisait peur.
Il chassait ses pensées et se rendit à la cuisine pour prendre la pizza qui était maintenant prête. Il la sortit du four pendant que la jeune femme installait le premier film. Elle avait choisit Robin des bois, la version avec Kevin Costner. Personnellement, il ne l’avait jamais vu, ce n’était pas son genre de film. Il coupa la pizza en pointe, elle avait indiqué qu’aucun ustensile ne serait permit, ce qui ne le dérangerait pas du tout. Il apporta la plaque au salon et revient chercher des verres et la boisson gazeuse. Lorsqu’il revient au salon, tout était prêt. Ils s’installèrent sur le sofa et il eut un petit sourire en voyant la jeune femme mettre ses pieds sur la table comme il l’avait déjà fait. C’était une autre des choses qu’il aimait d’elle, elle était loin d’être comme les autres filles. Elle ne se prenait pas pour une de ses petites princesses capricieuse, elle avait du caractère, mais n’était pas pourrit gâter. Le film débuta et il eut tout fait de remarquer que la demoiselle à ses côtés connaissait très bien le film, tellement qu’elle disait en même temps que les acteurs et dans les mêmes tons les répliques. Il mangea avec un petit sourire aux lèvres trouvant comique de la voir aller. Le film n’était pas aussi mauvais qu’il aurait cru, il y avait quand même de l’action. Et si le bout où Peter ce fit tuer et se sacrifia pour sauver ses amis le toucha, la jeune femme, elle, réagit à l’annonce de la mort du frère. M. Mancini lui avait fait part de la mort du frère de Izadora, il lui avait aussi dit les circonstances, il voulait que le garde connaisse sa fille sous toutes ses coutures. Si sa fille n’avait jamais parlé de culpabilité, son père l’avait sentit et en avait fait part à James. Le garde savait bien entendu que ce n’était pas la faute de la jeune femme si le greffon n’avait pas fonctionné. Son frère n’était pas assez fort pour supporter la transplantation. Le greffon rejeté avait finit de l’affaiblir et l’avait achevé.
Il comprenait cependant que la jeune femme se sente coupable, il n’était pas responsable de la mort de son frère et son père, mais il s’était tout de même sentit coupable de la situation. Il étira le bras et prit un mouchoir sur la table basse à côté de lui. Il le tendit à la jeune femme sans dire un mot, il pouvait comprendre qu’elle revive la mort de son frère avec ce passage. Il se redressa lentement après qu’elle ait prit le mouchoir et prit la manette du lecteur DVD et appuya sur la fonction « pause ». Il regarda la jeune femme un petit instant avant de parler.
-Je suis désolé que mon silence t’es blessée Iza. Ce n’est pas ce que je voulais, je savais très bien que tu t’étais aperçu de ce que je ressentais, je savais aussi que c’était partager.
Il eut un petit rire nerveux.
-Je crois que nous ne sommes pas très subtile ni l’un, ni l’autre. Mais reste que je ne peux pas vivre cette histoire, j’aurais l’impression de trahir la confiance de ton père et j’aurais peur de ne plus être efficace et de te mettre en danger. Je n’ai aucune doute sur ce que je ressens, je t’aime, mais ta sécurité passe avant tout. Je ne supporterais pas qu’il t’arrive quelque chose parce que j’aurais été distrait.
Il ne savait pas si son petit discours serait bien accueillit par la jeune femme, en fait, il avait peur qu’elle ne prenne mal ses propos et qu’elle se fâche. Mais elle avait eu envie de l’entendre dire ce qu’il ressentait, maintenant c’était fait, mais serait-elle satisfaite? Il ne le croyait pas, en fait, il avait très peur que ce ne soit tout le contraire. Il se sentait minable, vraiment … comment pouvait-on passé à côté d’une femme aussi merveilleuse qu’elle? Comment pouvait-il dire non à une femme comme elle? Même lui n’en revenait pas, sa mère le traiterait de fou, tout simplement et elle aurait raison. Il avait trop peur de causer la perte de la jeune femme, il avait trop peur de la perdre pour se laisser aller. Il l’a regarda dans les yeux et cette fois c’est lui qui s’assura qu’elle le regardait. Il prit son menton dans sa main et le maintient doucement sans faire de pression, juste pour faire en sorte qu’elle laisse son regard dans le sien.
-Je t’aime comme un fou, mais j’ai encore plus peur de te perdre. Je sais que c’est idiot … tu peux me traiter de trouillard, de tous les noms … mais je préfère mourir que de te voir blessé ou pire parce que je ne t’aurais pas protégé de la bonne façon Izadora.
Il se tut, il aurait voulut terminer son laïus en l’embrassant, mais il ne le pouvait pas. S’aurait été comme jouer avec elle et il ne le voulait pas. Après ce qu’il venait de dire, il ne pouvait se permettre aucune approche romantique envers elle. Il laissa le menton de la jeune femme, lui caressa la gorge dans un geste tendre, mais s’arrêta avant même de toucher à l’épaule. Il attendait maintenant la réaction … il avait gâcher le film et probablement la soirée avec cette histoire et il se trouvait stupide a présent.
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Sujet: Re: Manoir #2 : Pizza, films et ... perroquet! Dim 6 Mai - 5:42
- Tu es un idiot, James. Un adorable idiot. répondit Izadora avec un petit sourire en coin tout en secouant doucement sa tête, après avoir écouté tout ce que le garde du corps avait à dire. Tu es persuadé que tu ne serais pas aussi vigilent que tu l’es si on se laissait aller. Supposément parce que tu serais distrait. Je respecte ton opinion, tu es un homme intelligent et je sais que tu penses vraiment ce que tu dis… par-contre ton histoire à une faille, tesoro mio. ajouta-t-elle, bien décidée à lui montrer qu’il n’avait pas raison sur tout.
Après quoi, Izadora se leva et se dirigea vers la cuisine en quête d’une bonne bouteille de vin. Ils en avaient vraiment besoin de l’avis de la jeune femme. Fort probablement que James n’en voudrait pas, histoire de garder les idées claires, mais la jeune femme voulait boire un verre. Sans compter que le court moment qu’elle passait à la cuisine lui permettait de mettre de l’ordre dans ses idées en prévision de la conversation qui allait suivre. De toute évidence, James avait l’air de croire que la soirée serait définitivement gâchée après ce qu’il venait de lui dire… il la connaissait bien mal s’il pensait qu’elle prendrait la mouche pour si peu. Certes, leur situation était loin d’être évidente et facile, mais Izadora tenait à mettre cartes sur tables, à lui prouver qu’il n’avait pas raison sur tous les points. Bref, après avoir trouvé ce qu’elle cherchait à la cuisine, Iza revient au salon où James était toujours installé, posa les verres et la bouteille sur la table basse avant de reprendre place sur le canapé.
- Tout d’abord, mon père ne t’en voudrait pas, pour la simple et bonne raison qu’il connait sa fille et qu’il sait pertinemment que lorsque j’ai une idée en tête, rien ne peut m’en faire démordre Sans compter qu’il ne t’aurait pas donné le job de veiller sur moi s’il n’avait pas été persuadé de ton professionnalisme à tout épreuve. Et je le connais aussi, il croit à l’amour et il est le premier à vouloir que je me marie et à lui donner des tas de petits-enfants. reprit-elle tout en se battant avec la bouteille de vin qui refusait obstinément de s’ouvrir.
Elle envisagea un instant de la tendre à James pour qu’il l’ouvre pour elle – ce qu’il aurait d’ailleurs fait sans se faire prier – mais Izadora préférait s’y attaquer elle-même. Le temps qu’elle bataillait avec la dite bouteille, elle ne voyait pas comment James réagissait à ses propos. Lorsque la bouteille consentit enfin à laisser aller le bouchon, Izadora remplit les coupes et laissa celle de James sur la table. Il ne pourrait pas dire qu’elle le poussait à boire pour qu’il n’ait pas les idées claires et qu’elle puisse ensuite profiter de la situation! Quoique… la jeune femme espérait quand même qu’il prendrait un verre ou deux. Après tout, si l’alcool pouvait l’aider à se détendre, peut-être que James finirait-il par se laisser aller un peu plus. A vrai dire, la belle italienne doutait un peu que son garde du corps consente à boire un coup, mais c’était connu, l’espoir fait vivre! Et Izadora n’avait pas dit son dernier mot. Ça ne serait peut-être pas ce soir-là, mais une chose était sûre, elle ne renoncerait pas et continuerait à tout faire pour que James se rende compte de ce qui lui passait sous le nez, du temps qu’ils perdaient tous les deux à jouer à l’autruche comme ils le faisaient depuis un bon moment déjà. Elle pouvait cependant comprendre ses raisons… même si elle n’était pas d’accord sur tout. Izadora avait déjà en tête de démonter ses arguments. Un par un s’il le fallait, mais il était hors de question qu’elle renonce à James. Pas après qu’il lui ait carrément dit qu’il était fou d’elle!
- Donc, comme je disais, je sais que mon père ne t’en voudrait pas, parce qu’il sait que ce n’est pas toi qui aurait cherché à me séduire, au contraire. Tu fais ton travail, un point c’est tout. Il ne pouvait pas prévoir qu’on finirait par tomber amoureux l’un de l’autre. Tout comme il ne pourrait pas te reprocher d’avoir essayé de ne pas succomber et de rester professionnel jusqu’au bout des ongles. Sans compter que je me suis mise en tête de tout faire pour te faire changer d’avis sur la question. Tout comme il saura que s’il essaie de se mettre entre nous deux, ça va brasser à Venise quand je vais finir par mettre la main sur lui. Je pourrais même lui remettre sous le nez qu’il a tout fait pour pouvoir vivre avec ma mère et qu’il devrait donc être le premier à comprendre ce que je ressens.
Durant ce petit bout de monologue, Izadora avait pris son verre de vin et s’était réinstallée pour faire face à James qui avait pris son verre également. A la grande surprise de la belle italienne. Elle ne se lasserait jamais de le regarder, elle en était persuadée. La jeune femme garda le silence un petit moment, savourant son vin sans jamais quitter son homme des yeux, le regardant réfléchir à ce qu’elle venait de dire. Ou de l’assimiler. Le secret par-contre, c’était de ne pas lui laisser trop de temps pour ruminer tout ce qu’elle disait afin qu’il puisse trouver un argument auquel elle n’aurait d’autre choix que celui de l’approuver. Et comme il en était totalement hors de question, la jeune femme décida donc de poursuivre sur sa lancée.
- Et là où il y a une faille dans ton histoire, c’est que tu dis que tu aurais peur de me mettre en danger. D’accord, je comprends ton point de vue sur la question et je le respecte, mais… je ne peux pas m’empêcher de ne pas être tout à fait d’accord avec toi. dit-elle avant de boire une autre gorgée de vin. Je ne crois pas que le fait de vivre une histoire – pour reprendre tes paroles – soit vraiment dangereux. Tu dis que tu serais plus distrait, mais moi, je dis que tu te trompes.
La jeune femme s’interrompit un moment, histoire de le laisser digérer ce qu’elle venait de dire, encore une fois. Il n’y avait pas à dire, elle lui laissait vraiment le temps avant de continuer à lui assener son petit discours. Ce n’était rien de franchement transcendant ou qui allait changer sa vie, mais Iza voulait qu’il assimile tout ça avant qu’elle ne poursuive sur sa lancée. Chose qu’elle se décida à faire rapidement. Il ne fallait pas laisser le temps à James d’en placer une, parce qu’Izadora savait qu’il en profiterait pour lui dire qu’elle était complètement dans le champ avec ses histoires. Oh, il était fort capable de lui dire qu’elle se trompait sur toute la ligne et qu’il ne voulait plus en entendre parler. C’était pourquoi Izadora décida de reprendre la parole au plus vite. Elle ne comptait pas laisser à James la chance de lui dire une chose pareille. Enfin, pas avant qu’elle n’ait dit tout ce qu’elle avait à dire à leur sujet.
- Tu serais encore plus vigilent que tu ne l’es déjà. Et comme tu viens de le dire toi-même, tu m’aimes. Tu ne crois pas que ça, ça soit déjà une distraction? Et pourtant, tu gardes la tête froide dès que je mets le pied hors de la maison, ça ne t’a jamais empêché de bien faire ton travail. D’ailleurs, je crois même que le fait de m’aimer te pousse à être encore plus à l’affût de tout ce qui peut se passer autour de nous. Sans compter que d’ici quelques jours, la nouvelle va débarquer. Je serais donc encore plus en sécurité. Tu n’es pas d’accord? demanda Izadora tout en ne quittant pas James des yeux… ou du moins, le faisant le moins possible, désireuse de ne rien rater de ses réactions.
C’était plus ou moins le moment de vérité et Izadora en était fort consciente. Elle avait déballé tout ce qu’elle avait à dire concernant leur situation actuelle et il ne restait plus qu’à attendre de voir ce que James en dirait. Évidemment, elle se doutait bien qu’il commencerait par réfuter tout ce qu’elle venait de raconter en disant qu’elle n’avait jamais été confrontée à ce genre de situation par le passé, ce en quoi il n’aurait pas tort. Tout comme elle était pleinement consciente que son garde du corps lui dirait fort probablement que tout ce qu’elle venait de lui dire n’était que suppositions, qu’ils ne savaient pas comment son père réagirait. Tout comme elle se doutait bien qu’elle aurait droit au refrain concernant a sécurité et le côté professionnel de la chose. Elle le savait, c’était inévitable et James ne pourrait pas ne pas en parler. De plus, s’il ne le faisait pas, c’était Izadora qui en serait surprise. Sinon, au fond d’elle-même, Izadora était persuadée de ne pas se tromper, que c’était James qui en faisait tout un plat et à tort. Certains auraient pu croire qu’il s’agissait là d’un caprice de la jeune femme, mais elle savait qu’il n’en était rien. Elle était bel et bien amoureuse de ce type, ce n’était pas qu’une simple passade. Dans ce cas-là, le séduire et l’amener dans son lit aurait été facile… mais ce n’était pas ce qu’Iza souhaitait, ce qu’elle voulait. Elle, elle voulait tout, rien de moins.
D’ailleurs, parlant de ce qu’elle souhaitait… ils ne faisaient que ça, parler! Parler, parler et encore parler! Tout le temps! C’en venait lassant à la longue. Et tout ça pour quoi? Pour en être encore toujours au même point! Ils n’avançaient pas, c’était du surplace bon sang! Alors pourquoi ne pas passer à l’action? De toute évidence, James avait l’air de quelqu’un qui mourait d’envie de l’embrasser et pourtant, il n’avait pas osé le faire. Pourquoi? Par peur? Parce que dans sa tête, il n’était pas là pour autre chose que la protéger? Et puis merde! Pourquoi est-ce qu’Izadora attendrait après lui, hein? Pourquoi ne faisait-elle pas tout simplement le premier pas? Dans le pire des cas, il la repousserait et se contenterait de faire comme s’il ne s’était rien passé et dans le meilleur, bah… il répondrait à son baiser. Et une fois n’étant pas coutume, Izadora décida de passer à l’acte. Elle en avait par-dessus la tête d’attendre que James dégèle et se décide enfin à passer aux choses sérieuses. Elle lui montrerait que ce qu’elle voulait, elle le prenait. Et comme c’était lui qu’elle voulait, bah… elle l’aurait. Et n’en aurait aucun remord! Absolument aucun!
La jeune femme posa donc sa coupe sur la table basse avant de prendre celle que James avait finalement prise pour la poser à côté de la sienne. Elle procédait lentement, en douceur. Comme si elle ne voulait pas l’effaroucher, ce qui lui donna envie de rire, mais elle se contrôla. Après, avec une lenteur presque pas calculée, Izadora se rapprocha de James et approcha lentement son visage de celui du garde du corps, lui laissant le temps de comprendre où elle voulait en venir et de s’écarter s’il le souhaitait vraiment. Lorsqu’elle vit qu’il ne bougeait pas – elle avait presque l’impression qu’il avait arrêté de respirer – Izadora leva la tête et posa doucement ses lèvres sur celles de James. Elle aurait bien passé ses bras autour de son cou – il était beaucoup plus grand qu’elle et ç’aurait été plus facile – mais elle ne le fit pas et se contenta de l’embrasser… espérant qu’il ne la repousserait pas!
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Manoir #2 : Pizza, films et ... perroquet!
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