16 juin 2004 – La rupture 29 juin 2011 – L’agression 30 septembre 2011 – Le retour
L'amour n'est pas l'amour s'il fane lorsqu'il se trouve que son objet s’éloigne, quand la vie devient dure, quand les choses changent, le vrai amour reste inchangé...
William Shakespeare
Dernière édition par Caleigh M. Huntington le Mer 11 Avr - 11:53, édité 3 fois
Sujet: Re: Caleigh ღ The life is not always beautiful, but it deserves to be lived Mar 14 Fév - 14:25
16 juin 2004 – La rupture
« Les souvenirs d’un homme constituent sa propre bibliothèque. » Aldous Huxley
Les examens de fins d'années approchaient à grands pas. Le stress montait. Elle passait ses journées à réviser, si bien que cela faisait une semaine qu'elle n'avait pu voir Duncan. L'homme de sa vie. Oui, elle le qualifiait ainsi car elle en était certaine. Jamais elle n'avait aimé un homme ainsi auparavant et elle savait qu'elle n'en aimerait plus jamais comme lui. Les adolescents prennent toujours leurs histoires d'amour bien à coeur et Caleigh n'échappait pas à cette règle. Elle était persuadée qu'il serait le seul homme qui compterait pour elle. Il la rendait heureuse, la comprenait, l'aimait tout simplement. Ils pouvaient passer des heures ensemble sans jamais se lasser. Il lui lisait de magnifiques phrases tirées de livres plus beaux les uns que les autres. Ils s'étaient trouvés. Ils n'étaient pourtant pas destinés l'un à l'autre au premier abord. Caleigh venait d'une famille soudée avec des principes, était plutôt douée à l'école, avait de nombreux amis, était populaire. Lui venait d'une famille que beaucoup qualifierait de peu fréquentable et avait donc plutôt mauvaise réputation. Pourtant ce fut le coup de foudre. Son côté bad boy l'avait attiré car elle savait qu'il cachait autre chose sous cette carapace. Et elle n'avait pas tort. Il était totalement différent quand il était avec elle. Calme, posé, jamais violent, il était un tout autre homme. Afin de la préserver, peu de personnes furent mise au courant de cette relation. Ils n'avaient pas besoin de ça pour être heureux ensemble... En ce 16 juin 2004, il lui avait promis de l'aider à réviser pour ses examens, et c'est donc ainsi qu'elle se retrouva assise à une table dans le fast-food près du lycée. Quelques livres ouverts, un crayon à la main, elle prenait quelques notes en attendant son cher et tendre.
Il semblait un peu en retard ce qui était étonnant de sa part, mais elle n'en fit point cas, bien trop attentionnée dans ses révisions. Lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir, c'est avec un joli sourire qu'elle l'accueillie comme à son habitude. « Bonjour » lui dit-elle en se levant afin d'aller l'embrasser. Il l'arrêta du simple geste et c'est incrédule qu'elle se posa sur sa chaise. Il avait un air déterminé et froid qui ne lui ressemblait pas, et après un court instant il prononça ces quelques mots : « C'est fini, j’irai pas à la fac avec toi, ni ailleurs. T'es pas de mon monde. J'ai pas de place pour toi dans ma vie ». L'espace d'un instant, elle pria pour qu'il plaisante bien que cette plaisanterie n'était pas du tout à son goût. Mais non, il était plus déterminé que jamais. Les yeux emplis de larmes, elle resta là, immobile, comme le suppliant silencieusement. Il n'a rien ajouté, il est parti comme si de rien n'était. C'était terminé. Elle était là, en larme dans ce fast-food sous le regard déconcerté des gens qui l'entouraient. Incapable de parler ou même de bouger tant la douleur qu'elle ressentait était forte. Il lui avait volé son coeur, arraché, piétiné même. Elle était seule, inconsolable et anéantie. C'était la fin de son premier amour. Celui qu'elle aurait pensé qu'il durerait toujours. La fin de leurs projets, de leurs rêves. La fin.
L'amour n'est pas l'amour s'il fane lorsqu'il se trouve que son objet s’éloigne, quand la vie devient dure, quand les choses changent, le vrai amour reste inchangé...
Sujet: Re: Caleigh ღ The life is not always beautiful, but it deserves to be lived Jeu 16 Fév - 0:29
29 juin 2011 – L’agression
« Les secrets, ça sert seulement à endormir les souvenirs. » Janik Tremblay
Elle avait eu une présentation dans une bibliothèque en ville aujourd’hui. Ce n’était pas gagné d’avance, mais tout c’était finalement bien déroulé. Elle y avait passé la journée, et pour rattraper le peu de retard qu’elle avait pu prendre en n’étant pas au bureau, elle avait décidé de retourner travailler une fois la séance d’autographe de son auteur terminé. Assise à son bureau, elle regardait distraitement par la fenêtre. Les rues de New-York étaient constamment animées, même lorsque la nuit avait pointé le bout de son nez. Vêtue d’un tailleur jupe/veste et d’une paire d’escarpin, qu’elle avait pris le soin d’enlever sous son bureau afin d’être plus à l’aise pour travailler, elle tentait de se mettre au travail. Elle prenait toujours soin de son apparence. Jamais elle n’allait vêtue de la même manière à deux représentations. Elle prenait très à cœur son rôle d’éditrice, et voulait donner une bonne image de sa maison d’édition. De plus, elle ne souhaitait aucunement s’attirer encore les foudres de son misogyne de patron qui trouvait déjà n’importe quel prétexte pour l’injurier… Les bureaux étaient calmes, à cette heure tout le monde était parti. Elle en profita alors pour envoyer un mail à sa meilleure amie.
Citation:
Coucou meilleure amie de mon cœur, Je rentre tout juste d’une présentation, j’en profite pour te donner quelques nouvelles. J’ai hésité à t’appeler, mais ne sachant si tu étais de garde ou non, j’ai préféré le mail. C’était encore une de ces journées épuisantes, tu sais à piétiner pendant des heures et écouter un auteur lire quelques chapitres de son livre que je connaissais. Bon je t’avoue que j’adore ça, mais il n’empêche que j’ai les pieds en compotes et c’est vraiment désagréable ! Oui, je sais, il faudrait que je porte un peu plus mes nouveaux escarpins avant des présentations pour que mon pied s’y fasse […] tu me l’as dit 1 000 fois, mais je n’y pense qu’une fois que j’ai mal ! Combien de fois t’ai-je dis : « Bon, c’est décidé, à partir d’aujourd’hui, je les porterais une semaine avant ! »… Je ne m’y ferais jamais je crois, hier je ne savais pas quoi mettre et donc j’en ai acheté une nouvelle paire pour aujourd’hui, c’est vraiment toute une histoire « Caleigh et les chaussures »… Mais bon tu me connais, ça ne m’empêchera pas de les mettre demain après une bonne nuit de repos. J’étais à l’instant en train de regarder par la fenêtre de mon bureau et je dois avouer que même si New-York me plait, Longside me manque. J’aimerais te revoir vite, mais avec mon patron, tu sais, pour avoir des vacances… J’espère que tu vas bien, tu me manques. Prends soin de toi. Je t’aime meilleure amie de mon cœur. C.
C’était souvent ainsi, ça la prenait et elle envoyait à sa meilleure amie lui racontant ce qui lui passait par la tête sur le moment. Bien souvent c’était pour lui dire des choses futiles et sans intérêts, comme ce soir là pour ses escarpins, mais elle était tout de même ravie de le faire. C’était comme si elles étaient encore dans la même ville à se raconter ce qui leurs passaient par la tête même si cela n’avait aucune importance. A peine eut-elle le temps de fermer la fenêtre de son ordinateur qu’elle entendit son employeur beugler d’une voix étrange : « Caleigh Huntington ! ». Immédiatement elle remit ses chaussures à ses pieds et se leva. Elle eut simplement le temps de faire le tour de son bureau, il se tenait déjà là vacillant au pied de la porte. Elle qui pensait être seule pour pouvoir travailler tranquillement, c’était mal parti. « Bonsoir Monsieur Stryder » dit-elle avec un sourire aimable. Elle n’avait jamais aimé se retrouver seule face à son patron. Il était l’homme le plus misogyne qu’elle n’avait jamais vu. Il était toujours désagréable avec elle, lui reprochait même les erreurs de ses collègues parfois. C’était vraiment difficile de travailler dans de bonnes conditions avec un homme tel que lui. Mais elle faisait avec, elle adorait son métier alors elle ne voulait pas prendre le risque de le perdre. « Vous deviez m’apporter le contrat signé avec Matthew Nelson aujourd’hui ! » Nelson ? Ce n’était même pas son client ! Spontanément elle répondit alors : « Je suis désolée Monsieur, mais ce n’est pas mon client ». Elle n’allait tout de même pas encore une fois se faire reprocher les erreurs d’un de ses collègues ! Il avança vers elle et lança d’un air mauvais : « Ça suffit ! Vous avez toujours de très bonnes excuses ! Ça ne marche plus maintenant ! ». Il sentait l’alcool à plein nez, c’était vraiment tout ce qu’il ne lui fallait pas à ce rustre. Ne voulant pas en ajouter, elle se contenta donc de le regarder en silence, s’attendant à recevoir une valse d’offenses. A son air mauvais, elle eue un mouvement de recule jusqu’à ce qu’elle soit contre son bureau incapable de reculer davantage. Lui au contraire avança et après avoir rapidement reluqué Caleigh de la tête au pied, il reprit sur un ton désobligeant et agressif : « Je connais votre petit jeu ! Vous n’êtes qu’une manipulatrice ! Une aguicheuse ! ». Choquée par ces propos cruels, elle ne put s’empêcher de le montrer, les yeux écarquillés, elle n’osa toutefois pas lui répondre de peur qu’il ne trouve encore à redire. Elle se contenta donc de rester là immobile à espérer que ce serait tout et qu’il partirait après ça. Pourtant il s’approcha encore, encore un peu, jusqu’à se retrouver vraiment proche d’elle qui acculée au bureau ne pouvait lui échapper. Son expression changea soudain ce qui eut le don d’effrayer Caleigh. Il posa alors sa main sur sa cuisse soulevant légèrement sa jupe en disant : « Ça te plait n’est-ce pas ? C’est ça que tu demandes depuis le début ! ». Outrée, elle le gifla violemment avant de le repousser. « Ne me touchez pas ! » Elle n’eut qu’à peine le temps de replacer sa jupe qu’il lui retournait sa gifle en criant : « Fait pas ta prude, tu ne cherches que ça ! ». Il l’agrippa alors violemment par le bras et c’est plus effrayée que jamais qu’elle tenta de le faire lâcher prise. A cet instant, elle ne souhaitait qu’une chose : partir en courant.
Ce n’est malheureusement pas ainsi que cela se passa. Alors qu’elle tentait de se débattre tant bien que mal, il commença à lui crier des insanités tout en la frappant la sommant de se laisser faire. Un coup violent au visage, puis dans l’abdomen. Les larmes dévalant son visage tant les coups étaient violents, elle tentait de lui échapper. Malgré toute sa bonne volonté, elle n’y parvint. Il lui assena encore plusieurs coups, elle avait si mal. Certains lui coupaient même la respiration. Elle avait mal, elle avait peur. Elle était terrorisée. Elle ne se débattait même plus, pleurant et priant simplement pour qu’il arrête de la frapper. Qu’il s’en aille. Mais il resta, et alors qu’elle était à deux doigts de s’effondrer sous les coups, il arrêta enfin et lui releva le visage, la forçant à le regarder dans les yeux. Il lui dit alors avec un sourire malsain, son haleine pestilentielle fouettant son visage meurtri : « Tu vois quand tu veux ! ». Sa main souleva alors une nouvelle fois sa jupe. Elle avait mal, elle était plus effrayée que jamais, et alors qu’elle aurait voulu que quelqu’un lui vienne en aide ou même qu’elle trouve la force suffisante pour le repousser, rien ne se produisit. Elle était seule. Plus seule que jamais, subissant sans pouvoir réagir. Il lui arracha ses collants, et c’est alors que pour la première fois elle comprit où il voulait en venir. Un torrent de larme dévala sur son visage et elle murmura : « S’il vous plait… ». La fin de sa phrase s’étrangla dans un sanglot, et il ne réagit même pas. Elle n’avait plus de force, elle avait mal, l’espace d’un instant son esprit parti ailleurs lui laissant quelques secondes de répit face à ce monstre qui la torturait. Elle était là, et pourtant elle s’était comme si elle n’y était pas. Elle ne réagissait plus. Comme morte, vidée. Vidée de toute émotion ou réaction. Cette nuit là, il la viola. Et même si elle voyait et ressentait tout, son esprit ne se focalisait que sur de brefs détails comme si elle ne pouvait en accepter davantage. Il ne s’arrêta qu’une fois satisfait. Ravi d’avoir eu ce qu’il voulait. Il se rhabilla, doucement, comme si de rien n’était, la regardant souffrir, incapable de bouger. Puis il partit. Enfin. C’était terminé. Il la laissa là, seule, blessée, meurtrie, choquée et traumatisée au beau milieu de son bureau, dans ces locaux vides.
L'amour n'est pas l'amour s'il fane lorsqu'il se trouve que son objet s’éloigne, quand la vie devient dure, quand les choses changent, le vrai amour reste inchangé...
Sujet: Re: Caleigh ღ The life is not always beautiful, but it deserves to be lived Mer 11 Avr - 12:01
30 septembre 2011 – Le retour
« Si on n'y prend garde, les souvenirs finissent aussi par vous perdre. » Françoise Lefèvre
Trois mois. Trois longs mois ce sont écoulés depuis son agression. Quelques minutes seulement qui bouleversèrent sa vie entière. Ce soir là, c’est une part d’elle qui s’évanouie. Son optimisme habituel disparu laissant place à un simple masque faignant la joie et le bonheur aux yeux de tous. Le moindre contact avec les gens la faisait sursauter. La liste des choses qui avaient changés était si longue… Les souvenirs de cette nuit là et tout ce qui en découla la hantaient chaque jour.
Elle se revoyait encore rentrer chez elle ce soir là, à peine avait elle franchie la porte de son appartement qu’elle s’y était enfermée pour n’en sortir que plusieurs jours plus tard. Elle s’était effondrée en larme dans sa douche où elle était restée ce qui semblait être des heures sous l’eau pourtant brulante. Elle revivait sans cesse son agression. Lorsqu’elle arrivait enfin à fermer les yeux, c’était pour se réveiller en hurlant quelques minutes plus tard. Elle avait reçu plusieurs appels de ses parents, sa meilleure amie et même de certains collègues de travail qui s’inquiétaient de ne plus avoir de nouvelles d’elle, mais elle ne rappela personne. Elle était totalement perdue, vidée de tout. Elle voulait mourir. Oui, parfois elle se disait que cette douleur qu’elle ressentait constamment serait plus supportable si elle ne faisait plus parti de ce monde. Elle pensait même parfois que tout ce qui était arrivé était de sa faute. Tout ce qui lui passait par la tête ne faisait qu’envenimer sa douleur. Pourtant un soir, sans savoir pourquoi, lorsqu’un collègue l’appela une énième fois, cette fois, elle décrocha. Elle était restée prostrée pendant des jours entiers avant de pouvoir enfin se ressaisir. Rien n’avait changé pourtant, elle souffrait toujours autant, mais va savoir pourquoi, ce soir là quelque chose était différent. Alors qu’elle demandait à son ancien collègue de lui faire parvenir toutes ses affaires qui étaient restées au bureau, elle prit enfin la décision d’aller à la police. Ça avait assez duré, elle devait remonter la pente d’une manière ou d’une autre. Et si elle avait plus honte que jamais à la simple idée que quelqu’un ne découvre ce qui s’était passé, elle était déterminée à sortir de cette litanie dans laquelle elle avait plongé depuis ce soir là.
Elle se rappelait de ce jour là, où elle s’était rendue au commissariat et elle avait porté plainte contre son employeur. Jamais elle ne s’était sentit si mal, si honteuse. Raconter ce qui lui était arrivé était réellement une épreuve difficile pour elle et lui avait demandé beaucoup de courage. Si le premier policier sembla douter un peu de ses dires, le second lui la cru et enregistra sa plainte sans broncher. Comment ne pas croire une jeune femme en larme, bouleversée et encore plus ou moins marquée par les coups alors que deux semaines c’étaient déjà écoulées depuis cette agression. Malgré le temps qu’elle avait mis à aller porter plainte, le policier la rassura et lui garantit que sa plainte tenait et qu’elle pourrait ainsi lui faire payer ce qu’il lui avait fait. C’est ainsi qu’elle trouva une nouvelle raison de se battre : lui faire payer ce qu’il avait fait pour n’ai plus jamais l’occasion de recommencer. Alors elle se ressaisit, engagea un avocat, et fit les démarches nécessaires pour trainer son ancien employeur devant la justice.
Elle se souvenait également de ce jour pénible, au tribunal, où elle du se retrouver une nouvelle fois devant son agresseur. Il était là, fier, hautin, méprisable et sûr de lui. Jamais elle ne s’était sentie aussi seule et vulnérable. Il n’avait pas fallu longtemps à ses avocats pour démolir Caleigh. Même le représentant des forces de l’ordre présent pour témoigner pour Caleigh se retourna contre elle. Alors qu’elle voyait ses chances de gagner le procès partir en fumée, son avocat lui signala qu’il avait probablement été payé pour revenir sur son témoignage. Lui qui avait été si prévenant avec elle, l’avait finalement laissé tomber. Il déclara que sa version des faits était totalement fausse et ne tenait absolument pas la route, il n’en fallu pas plus pour les avocats de ce monstre pour faire passer Caleigh pour une affabulatrice et manipulatrice, intéressée par l’argent qu’elle pourrait gagner en s’attaquant à ce monument dans le domaine de l’édition. Le fait qu’elle ait mis du temps avant d’aller porter plainte n’avait aucunement joué en sa faveur, et la thèse de la manipulation pour obtenir de l’argent se fit tout de suite plus plausible. Rien de ce qu’elle put dire ne fit changer le juge d’avis. Ce fut bref, elle perdit le procès.
C’était la fin d’une époque. La jolie éditrice en vogue n’était plus. La seule raison qui la faisait tenir venait de s’évanouir, et elle passait désormais aux yeux de tous pour une manipulatrice avare. Seule et sans emploi, plus rien ne la retenait ici. Et comme elle l’avait fait pour éviter de sombrer il y a quelques années, elle se dit qu’elle n’avait plus qu’une solution. Elle voulait partir. Partir loin, très loin. Et en même temps, elle voulait renter. Chez elle, à Longside Creek. Elle voulait repartir de zéro, tout oublier. Mais il n’était pas si aisé de tout laisser derrière elle. Ça l’avait profondément marqué, et même si elle tentait de se convaincre qu’elle arriverait à le cacher par tous les moyens à ses proches, elle avait peur que leur regard change vis-à-vis d’elle. Elle était honteuse et se disait qu’ils pourraient eux aussi la prendre pour une manipulatrice. Et lors des rares moments où elle songeait à ce qui se passerait si ils la croiraient, elle avait peur de ne plus leur inspirer que de la pitié. Elle afficha alors un joli sourire feins sur son minois et décida de reprendre le court de sa vie comme si rien ne s’était passé. C’est ainsi qu’elle se retrouva au téléphone alors qu’elle finalisait ses cartons : « C’est décidé Ally, je rentre. ». Deux jours plus tard, elle était à Longside Creek prête à reprendre sa vie en main.
L'amour n'est pas l'amour s'il fane lorsqu'il se trouve que son objet s’éloigne, quand la vie devient dure, quand les choses changent, le vrai amour reste inchangé...
William Shakespeare
Caleigh ღ The life is not always beautiful, but it deserves to be lived
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum