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Magiare per vivere!

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MessageSujet: Magiare per vivere! Lun 16 Jan - 3:35

James entra dans l’épicerie. Et oui, il fallait bien que sa protégée et lui mangent. Ils étaient donc sortis pour acheter ce dont ils avaient besoin. Il était plus nerveux maintenant lorsqu’ils effectuaient des sortis, encore plus sur ses gardes que d’habitude. La jeune femme commençait à se rebeller contre sa présence, elle n’aimait pas vivre avec une ombre comme lui dans son dos. James adorait son métier de substitution. Il avait été policier et maintenant il était garde du corps. Cependant, il détestait qu’on lui file entre les pattes comme Izadora l’avait fait auparavant. Il s’était laissé avoir comme un débutant et il ne lui faisait plus confiance. Il était là pour la protéger, pas pour faire de sa vie un enfer. Mais pour la jeune femme c’était la même chose semblait-il. De plus, l’histoire c’était compliqué dernièrement. Ils s’étaient découvert des points communs, comme ils passaient beaucoup de temps ensemble, ils avaient parlé tout de même beaucoup. Ils s’étaient développés une chimie entre eux et maintenant, ils semblaient ressentir quelques choses de plus fort qu’une simple amitié et une simple relation de professionnalisme. La jeune femme aurait aimé qu’il s’investisse dans une relation avec elle, cependant, l’éthique et son sens du devoir l’empêchait de répondre aux attentes d’Izadora. Son père le payait pour protéger sa fille, pas pour lui faire vivre une relation d’amour.

Il s’était toujours juré de ne jamais mélanger amour et travail. Pour lui, l’amour dans le travail rendait faible. Il savait que s’il se laissait aller à ses sentiments, il serait déconcentré et se pouvait être dangereux dans le cas présent. Il ne savait plus comment agir devant la jeune femme, il ne s’était jamais retrouvé dans une pareille position et il n’était pas à l’aise. Il n’avait jamais manqué de confiance dans la vie, il avait vécu des épreuves qui l’avait fait grandir avant son temps et il avait toujours été fort dans l’épreuve, mais ça! C’était au dessus de ses forces. Il s’entêtait donc dans son rôle de garde du corps. Il avait déjà laissé tomber son complet et cravate pour elle. Bien sur, il avait trouvé logique de le faire, sinon, il ne l’aurait pas fait. Mais ils étaient dans une petite ville, il préférait donc se fondre dans la masse. IL s’habillait en civil pour passer inaperçu. Lorsque les gens posaient des questions, ils se présentaient comme des amis et colocataires. Ainsi, le fait qu’ils soient presque toujours ensemble s’expliquaient.

Il n’était pas des plus évidents d’être un garde du corps rapproché. James se devait d’être discret, vigilant en permanence et surtout, d’être d’une patience d’ange. Ce n’était pas toujours facile avec la jeune femme. Quelques fois, elle réussissait à le faire sortir de ses gonds. D’autres fois, ils s’entendaient à merveille et passaient de très bon moment. Tout dépendait de quel pieds la jeune femme se levait. Le plus difficile, c’était qu’il n’avait aucune relève. Il était seul pour assurer la surveillance d’une femme têtue et rebelle. Elle avait même profité du fait qu’il était sous la douche pour faire une fugue. Elle s’était amusée, mais lui non. Il l’avait cherché partout et s’était fait un sang d’encre pour elle. Ceux qui avaient menacé son père avaient été plus que sérieux dans leur indication. Il n’avait aucune envie que ces personnes tombent sur la jeune femme et ne l’enlève. Il ne prenait que cinq minutes pour prendre une douche et elle en avait profité. Il était plus que furieux lorsqu’il avait finit par la retrouver.

Il n’avait pas pu lui parlé, il n’avait pas pu crier. C’était inutile, il l’avait regardé froidement, c’était contenté de la ramener à la maison et maintenant, chaque fois qu’il prenait sa douche, elle devait lui parler sans aucun arrêt. C’était son exigence, elle le devait. Elle avait voulut lui joué dans le dos, il ne laisserait plus rien laisser passer. Même lorsqu’il parlait à sa mère, à partir d’un cellulaire sécurisé, il l’a gardait à l’œil et restait dans la même pièce que lui. Il n’aimait pas trop parler de son passé et qu’elle puisse entendre ses conversations le gênait un peu. Son côté plus sensible ressortait lorsqu’il parlait à sa tendre maman. Il l’aimait plus que tout et elle était tout ce qui lui restait dans la vie. Sa seule famille, tout ce qui lui restait. Depuis que son frère et son père étaient décédés, elle était le centre de son univers et c’était grâce à elle s’il avait était devenu l’homme qu’il était aujourd’hui.

Il regarda autour de lui, comme s’il cherchait à prendre la bonne allée, mais en fait, il faisait un tour d’observation pour voir s’il y avait quelque chose d’anormal. Malgré l’égarement de ses pensées, il avait l’esprit alerte et était prêt à intervenir au moindre faux mouvement. Il était habillé en civil, mais il gardait toujours une arme sur lui. Elle était bien dissimulée et personne ne pouvait la voir. La jeune femme prit un panier, il s’était entendu avec elle, car s’il prenait le panier, il retardait son temps de réaction. Ils se dirigèrent vers la section des fruits et légumes pour choisir quelques trucs. James n’était pas du genre verdure, mais bon, c’était bon pour la santé, alors il s’obligeait à en manger.
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MessageSujet: Re: Magiare per vivere! Dim 22 Jan - 4:40

Dire que la signorina Mancini était de mauvais poils aurait été un bel euphémisme. Elle en voulait à son père d’avoir décidé qu’elle avait besoin d’un second garde du corps. Elle en voulait à sa mère de ne pas avoir pu l’empêcher de le faire. Elle en voulait à son garde du corps actuel d’avoir suggéré une telle idée… mais le pire, c’était qu’elle s’en voulait à elle-même d’être dans cette damnée situation-là. Après tout, Izadora l’avait bien cherché. Elle avait fichu le camp pendant que James était sous la douche et il avait été forcé de la rechercher partout en ville… pour finir par mettre la police dans le coup. D’accord, c’était de sa faute, son idée un peu folle l’avait forcé à agir de la sorte et maintenant elle regrettait son geste impulsif… parce que ça obligeait son père à lui embaucher un second empêcheur de tourner en rond. D’accord! Avec James, la situation n’était pas si pénible, c’était seulement un petit coup de rébellion de la part de la jeune italienne au sang chaud. Mais n’empêche qu’elle se serait contentée d’être sage comme une image – le plus souvent possible – si on lui avait donné le choix entre avoir seulement James comme garde du corps ou bien en avoir deux. Mais non! Encore une fois, on s’était contentés de faire ce qui était supposément le mieux dans son intérêt. Personne n’avait pris la peine de lui demander son avis. Et encore une fois, elle se retrouvait devant le fait accompli. Elle n’avait plus qu’à prendre son mal en patience. Mais franchement, parfois ça lui donnait envie de savoir qui en avait après elle pour aller les confronter.

Et bon sang! Ces menaces qui planaient au-dessus de sa tête, elles étaient vraiment irréelles à ses yeux. Izadora ignorait en quoi sa consistait! On voulait sa mort? L’enlever en échange d’une rançon? C’était quoi le fin mot de l’histoire? Était-elle en danger au point que même aux États-Unis – dans une petite ville où on ne penserait sûrement pas à la chercher – elle ait besoin d’avoir constamment un garde du corps sur les talons? Mais telle était sa vie. Elle devait se contenter de subir sans qu’on ne lui dise quoique ce soit, et c’était évidemment ce qui était le plus pénible pour Izadora. Si au moins elle savait, qu’elle était au courant de tous les faits, peut-être se résignerait-elle à faire sagement ce qu’on lui demandait. Enfin, tout ça changerait et bien plus vite qu’ils ne le pensaient. Izadora s’était mise en tête de cuisiner son cher James et elle ne le laisserait pas s’en sortir facilement. Il pourrait patiner autant qu’il le voudrait pour ne pas devoir lui répondre, Iza ne renoncerait pas. Qu’il le veuille ou non, il finirait par tout lui dire. Après tout, c’était de sa vie dont il était question, elle avait donc tous les droits de savoir ce qu’il en était. De savoir qui en avait après elle. Mine de rien, ils n’avaient pas l’air de comprendre que si elle savait, ça serait peut-être suffisant pour qu’elle décide d’être sage. Enfin, qu’elle décide d’essayer d’être sage.

Sinon, Izadora avait quand même réussit à convaincre James de se débarrasser de son costume et de sa cravate, arguant que ce n’était pas super discret et que ça poussait les gens à se poser des questions, voire à en poser. Surtout qu’il la suivait dans chacun de ses déplacements. Bien-sûr, il était craquant en complet, il avait un charme fou et Iza ne détestait pas le voir ainsi vêtu, mais côté pratique et discret, ça ne le faisais pas. Et puis, en jean et en chemise toute simple, il était d’autant plus craquant. Souvent, elle avait vu les femmes le suivre du regard, preuve qu’il n’était pas du tout désagréable à regarder. Lorgner. Si jamais Iza se décidait à créer une collection pour hommes un jour, elle baserait tous ses croquis sur le spécimen avec qui elle était vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Finalement, l’idée de créer une griffe pour homme lui plaisait bien. Tout comme celle d’avoir une boutique à son nom où on ne vendrait que ses modèles. Celle de la boutique lui trottait dans la tête depuis un certain temps. Il était juste dommage que les circonstances habituelles ne lui permettent pas de mettre le projet en œuvre. Enfin, ça ne l’empêchait pas de dessiner des modèles ou d’en coudre un si jamais elle ressentait le besoin de l’avoir sous les yeux. Bref, ça aussi c’était un projet à mettre en branle… mais comme Izadora n’était pas très habile sur la couture, il faudrait qu’elle embauche quelqu’un. Et là, se posait le problème de sa sécurité. Bref, autant dire que cette histoire de menaces et de garde du corps commençait à lui peser franchement.

Bref, maintenant, ils étaient au supermarché dans le rayon fruits et légumes. Izadora avait fait mine d’ignorer la tendance de son garde du corps à regarder partout, comme si on allait lui sauter dessus et elle avait continué à avancer dans la direction voulue tout en poussant le panier. Et maintenant qu’elle était arrêtée devant un étale de carottes, Izadora réfléchissait aux légumes à acheter, car elle envisageait de faire la sauce pour les pâtes que sa nonna faisait toujours. Malgré le fait que James n’était pas trop branché verdure, elle s’entêtait à lui en faire manger le plus souvent possible. Ou à lui faire manger des tas de plats de pâtes. Elle était italienne, avait pratiquement toujours vécu en Italie… ça allait de soi que les pâtes faisaient partie de son alimentation et que ce n’était pas parce qu’on l’avait exilée qu’elle renoncerait aux plats bien de chez elle. C’était ce qui la rattachait à son pays, ce qui la consolait un peu lorsqu’elle avait le mal du pays. Ou que sa famille lui manquait cruellement. Évidemment, il y avait aussi la pizza, mais Izadora n’en avait pas encore trouvée une seule aux États-Unis qui lui plaisaient vraiment. Il y avait toujours un petit quelque chose qui ne lui plaisait pas. Bref, elle songeait à mettre James au défi de trouver la pizza parfaite, celle qui saurait la contenter.

- Est-ce qu’il y a quelque chose que tu aurais envie de manger en particulier? s’enquit Izadora en levant les yeux de la liste des courses pour jeter un coup d’œil à son garde du corps… qui ne faisait que son job en regardant partout d’un air inquisiteur. Du poisson, peut-être? Du poulet avec du riz ou des pâtes? proposa-t-elle pour attirer son attention.

Mais ça l’ennuyait quand même que James ne parvienne pas à se détendre. Franchement, Izadora doutait qu’on s’en prenne à elle dans un supermarché! On ne l’attendrait pas au détour des oignons pour la kidnapper quand même! Cependant, Iza savait qu’il valait mieux qu’elle se taise et garde pour elle ce commentaire. James ne répondrait peut-être pas à ça, mais le regard qu’il lui jetterait voudrait tout dire. Par moment, la jeune femme regrettait qu’il soit entré dans sa vie pour la protéger, car il n’avait que ça en tête. Quand elle parvenait à égratigner la surface, James trouvait toujours le moyen de lui faire comprendre qu’il était là pour la protéger et pas davantage. Et ça, ça énervait sérieusement l’italienne. Enfin! Elle n’avait pas dit son dernier mot! Izadora Rafaella Mancini avait plus d’un tour dans son sac. Elle saurait le faire craquer et égratigner plus que la surface. Ce n’était plus qu’une question de temps…


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MessageSujet: Re: Magiare per vivere! Lun 23 Jan - 4:39

Lorsque la jeune femme lui adressa la parole, James se tourna vers elle pour la regarder. Il savait qu’elle détestait qu’il agisse ainsi, qu’il observe tout et soit en tout temps sur ses gardes. Pour elle, elle n’était pas en danger, pour elle, tout ça n’avait aucun sens. Elle n’avait pas lu les lettres de menace que son père avait reçu, elle ne connaissait rien de ceux qui la menaçaient non plus. Elle était dans le néant total et c’était ce qui l’énervait le plus selon lui. Mais sa nouvelle collègue et lui avaient signé un contrat, un contrat qui les liaient au silence. Il n’avait pas comprit pourquoi, M. Mancini en avait décidé ainsi. Il ne voulait que sa fille vive dans la peur, il voulait qu’elle soit conciente du danger, mais sans avoir peur de sortir de chez elle. Il savait que la jeune femme voulait savoir, il savait aussi qu’elle serait tenace, car elle avait une tête... non, il ne pouvait dire ça, donc, il pouvait dire simplement qu’elle était terriblement entêtée. Il réfléchit lorsqu’elle lui demanda ce qu’il voulait manger, il savait qu’elle préférait le détourner de son rôle professionnel. Il ne voyait aucun problème à la situation, il ajustait simplement son plan d’observation. Elle lui demande si du poisson, du poulet avec du riz ou si des pâtes l’intéressait.

Des pâtes, d’accord, il avait toujours adorer les pâtes, mais là... elle exagérait. Elle était Italienne et elle n’aimait pas, mais adorait, raffolait même des pâtes. Presque tous leur repas en était composer. Il n’en pouvait plus ... il regarda la jeune femme et afficha un demi-sourire. Il était inconscient de ce charme que dégageait son air avec ce petit étirement de ses lèvres. Il savait que la jeune femme était au courant de son manque d’intérêt pour de nouvelles pâtes, car ils les avaient toutes... toutes les sortes inimaginables. Dont la plus part avait été directement importé d’Italie avec la jeune femme. Ils avaient aussi essayé quelques pizza, mais elle n’avait jamais aimé comme celle de l’Italie, il ne pouvait la blâmer, lui aussi depuis qu’il était de retour au pays, il avait de la difficulté à trouver une pizza à sa hauteur. Il haussa les épaules avec son petit sourire toujours affiché à ses lèvres.

-Je te l’ai dit, tout sauf des pâtes. On pourrait même acheter quelques trucs pour se concocter notre propre pizza, je sais que tu détestes celle des restaurants et j’avoue qu’elle me déçoit aussi depuis mon retour dans le coin. J’ai hâte de trouver une vraie pizza.

Il fit un autre petit tour d’horizon pour la forme avant de reporter son attention sur la jeune femme. Il savait qu’elle n’était pas contente de son choix de faire une demande d’un collègue. Mais elle l’avait chercher, il ne pouvait plus faire le travail seul depuis qu’elle avait prit la poudre d’escampette. Il ne pouvait plus se laver sans savoir où elle était. C’était impossible, donc, il avait fait une demande au père de la jeune femme. Il ne s’attendait cependant pas à ce que ce soit une femme. Bien sur, il n’avait aucun préjugé, dans ce genre de travail, les femmes choisient passaient des tests rigoureux avant d’avoir leur carte. On ne s’improvisait tout de même pas garde du corps. Mais il avait tout de même cru que ce serait un homme. Il s’était posé la question à savoir si le patron avait compris ce que sa fille et lui ressentait l’un envers l’autre. Il paniquait un peu à cette idée. Mais en même temps, il se disait que si c’était le cas, il aurait été remplacé tout simplement. Il réfléchit encore un peu, il voulait savoir ce que son estomac aimerait accueillir. Après quelques instants de réflexion, il regarda la jeune femme.

-Le poisson et le poulet avec riz serait une très bonne idée, un saumon mariné avec une sauce trois fromages, ça aussi c’est vraiment très bon. Je suis sur que c’est meilleur que toutes les salades que tu me fais avaler.

Elle le prenait pour un lapin. À chaque repas, elle lui foutait une salade ou une portion monstre de légumes. D’accord, il n’était pas friand des légumes, mais il était capable d’en manger... mais là, il y avait des limites tout de même. En plus d’en mettre dans ses plats, ce qui était parfait, elle faisait des salades, et des légumes à part... c’était vraiment trop. Il avait l’impression que des oreilles lui posait tellement il mangeait de légumes. Il savait cuisiner le poisson et le saumon était celui que sa mère préférait. Elle lui en faisait manger au moins une fois par mois, même lorsqu’ils n’avaient pas trop les moyens, elle le faisait parce qu’elle savait qu’il aimait ce plat et aussi et que c’était bon pour lui. C’était grâce à elle s’il était devenu aussi grand et fort. Il ne savait pas cependant si la jeune femme était une amatrice de poisson. Il ne l’avait jamais vu en manger, mais après tout, lui non plus depuis leur arrivé et puis c’était elle qui l’avait proposer non? Il verrait bien ça réponse.

-Il faudrait aussi penser à notre nouvelle colocataire, tu as noté ce qu’elle voulait?

Après tout, ils étaient trois maintenant. Iza jurerait surement entre ses dents qu’il mentionne la jeune femme qui faisait équipe avec lui. Il ne savait si c’était de la jalousie ou si elle avait peur de la compétion, mais la belle Italienne n’avait pas été ravie d’apprendre qu’une femme allait assurer sa sécurité. Elle avait clairement indiqué à James qu’elle aurait préféré un autre homme. Avait-elle peur que sa protectrice l’éclipse de sa beauté? Pourtant, s’il avait lui-même à choisir, il préférait de loin la belle Italienne à sa nouvelle collègue. D’ailleurs, il n’arrivait pas à s’ouvrir à l’autre jeune femme, il avait peur par la même occasion que cette dernière découvre son intérêt un peu trop marquer pour celle qu’ils devaient protéger. Il ne sentait aucune animosité envers sa collègue, mais il ne se sentait pas d’affinité non plus. Peut-être n’était-ce que sa crainte d’être découvert aussi qui le bloquait ainsi. Il ne savait pas trop.

-Et toi? Tu voudrais quoi sinon? Tu aimes le poisson? J’avoue que a part les pâtes et les pizzas, je ne sais pas trop ce que tu aimes.

Certains aurait pu croire que la questions étaient étranges, mais ils étaient colocataire pas marié, donc c’était normal. Bon d’accord, ils n’étaient pas colocataire par choix bien sur, mais aux yeux des autres, c’était ce qu’ils étaients, colocataires et amis. Une chose était sur, il avait hâte de quitté cet endroit trop bondés et dans lequel il pourrait perdre de vu aisément sa protégée si elle décidait de se faufiler. Il ne lui laissait pas un pouce, mais elle était maligne la petite tout de même.
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MessageSujet: Re: Magiare per vivere! Lun 30 Jan - 4:39

Izadora ne put empêcher le soupir qu’elle retenait de franchir ses lèvres lorsque son garde du corps préféré se tourna vers elle… après avoir bien scanné de son regard les alentours. D’accord, c’était son job de le faire et il était très consciencieux, mais bon sang que ça devenait agaçant à la longue! Franchement, il fallait vraiment être privé de sa liberté pour comprendre à quel point celle-ci peut vous manquer par moment. Et celle d’Iza lui manquait cruellement. Bien-sûr, elle n’était pas en prison – loin de là! – et pouvait se permettre d’aller où elle voulait du moment qu’elle était accompagnée de James et de la petite nouvelle qui allait arriver sous peu, mais n’en demeurait pas moins que parfois, elle aimerait bien se dire qu’elle sort faire une balade avant d’aller au lit… et de faire cette balade toute seule, comme une grande, sans quelqu’un sur ses talons qui la suivait comme son ombre. Ou faire cette dite balade en compagnie de James, mais qu’il soit avec elle parce qu’il en a envie et non parce que c’est son boulot. Finalement, les moments où elle était seule avec elle-même, c’était lorsqu’elle était sous la douche. Et encore, elle soupçonnait James d’être posté devant la porte pour être sûr et certain qu’elle ne se mettrait pas dans le crâne de se faufiler par la fenêtre. Et le pire, c’est que James n’aurait pas tort de croire qu’elle le ferait. Parce que oui, l’idée avait traversé la tête de sa protégée. Si elle ne s’y était pas risquée, c’était parce que le chêne qui était près de la fenêtre était vraiment hors d’atteinte. Tout du moins, sans risquer de se rompre le cou. C’était pour ça qu’elle ne l’avait pas fait… sinon, ça ferait probablement déjà parti de ses exploits personnels.

Bref! Revenant à ses moutons, Izadora leva les yeux au ciel lorsque James dit «tout sauf des pâtes». On voyait bien que ce n’était pas lui qui était déracinée, qui n’était plus à la maison. D’accord, la maison appartenait à la famille Mancini – une acquisition de dernière minute selon Iza – mais elle ne s’y sentait pas chez elle pour autant. Toujours était-il que la nourriture, c’était une sorte de façon pour elle afin que l’Italie ne lui manque pas trop. Enfin, un peu moins qu’elle lui manquait déjà. Et voilà que James n’aimait pas trop les légumes et qu’il ne voulait plus entendre parler de pâtes. Va bene! Izadora achèterait ce qu’elle voudrait, elle cuisinerait ce qu’elle voudrait manger et que James s’arrange. Et la nouvelle empêcheuse de tourner en rond aussi! Non, mais quand même! De plus, pour ne rien arranger, James lui demandait si elle avait noté ce que la nouvelle gardienne de prison mangeait. Comme si on avait pris la peine de l’en informer! D’accord, sa suggestion d’acheter ce qu’il fallait pour faire leur propre pizza l’emballait, mais pour le reste… Oui, elle aimait le poisson, là n’était pas le problème. En fait, Iza ne savait pas trop qu’elle était son problème. Elle s’était levée du mauvais pied et toute la journée avait été faite de déceptions.

- Non, mais si tu veux te mettre aux fourneaux, vas-y! Ne te gêne surtout pas pour moi! Je te cède la cuisine. répondit-elle plus sèchement qu’elle ne l’aurait voulu tout en continuant à fouiller dans les légumes pour en trouver des frais avant de les emballer et de les mettre dans le chariot d’épicerie et de continuer sa route. Tous comptes faits, achète ce que tu voudras manger et je ferai de-même de mon côté. Comme ça, tu n’aurais pas à manger de pâtes ou des légumes puisque tu sembles ne plus être capable d’en prendre. Personnellement, moi c’est votre junk food que je suis incapable d’avaler. ajouta la jeune femme avant de se choisir une belle grosse salade bien verte, histoire d’emmerder James et de lui faire sentir à quel point elle était mécontente. S’il avait besoin de ça pour le comprendre, évidemment.

Vraiment, c’était une fort, fort mauvaise journée… et ce n’était pas terminé. Sans compter qu’Izadora avait pleinement conscience de ne pas être facile à vivre depuis quelques jours. Il faut dire que chaque fois qu’elle téléphonait en Italie, ça n’aidait pas à améliorer la situation dans laquelle elle se trouvait. Chaque fois qu’elle appelait à la maison, c’était la même chose. Elle parlait avec sa mère un moment, prenait de nouvelles de la famille et lorsqu’elle demandait à parler à son père, sa mère cherchait comment lui dire qu’il n’était pas là ou pas disponible. Izadora en était venue à croire que son propre père évitait de lui parler. Même sa secrétaire faisait office de barrage! Iza n’arrivait même pas à joindre son père sur son téléphone portable. Elle commençait sérieusement à en avoir par-dessus la tête. Il avait osé l’exiler à l’autre bout de la terre et en plus, il avait le culot de filtrer ses appels? Il en entendrait parler, ça Izadora lui en passait un papier.

En plus, ses parents ne pouvaient pas venir lui rendre visite. Parce que si on surveillait leurs faits et gestes et qu’ils prenaient l’avion pour les États-Unis, on ne tarderait pas à deviner que c’était pour aller voir leur fille. Ce n’était donc pas une solution qui s’offrait à eux. Donc d’ici à ce qu’on mette la main sur ceux qui la menaçaient, Izadora était exilée loin de chez elle, dans l’impossibilité de voir sa famille ou même ses amis restés en Italie. Tout comme elle ne pouvait pas se permettre de voyager ou de convenir d’un lieu de rendez-vous avec ses parents. Bref, cette situation lui portait sur les nerfs. Tout l’énervait ces derniers temps, il était aisé pour elle de se fâcher… et c’était James qui payait pour les pots cassés. Elle en était sincèrement désolée, il ne faisait que faire son boulot, il n’y était pour rien et ce n’était pas lui qui avait décrété qu’on devait la tenir dans l’ignorance concernant la nature des menaces qui pesaient sur elle… et pourtant, c’était lui qui devait subir sa mauvaise humeur. Izadora se promettait bien de s’en excuser auprès de lui… mais pour le moment, ça ne valait pas la peine de le faire. Parce que tant et aussi longtemps que sa frustration ne serait pas évacuée, elle continuerait à se venger sur lui. Autant s’excuser une fois qu’elle aurait vidé son sac. Quoique… Izadora n’aimait vraiment pas se défouler comme ça sur James. Ce n’était pas de sa faute si des crétins s’étaient dans le crâne de faire du mal à son père en s’en prenant à elle. N’empêche que pour le moment, elle était un peu trop remontée pour songer à tout ça en toute lucidité.

- Comment est-ce que je peux savoir ce qu’elle aime ou non alors que je ne lui ai même pas parlé, hein? Je ne sais même pas la tête qu’…

La jeune femme fut interrompue par un vacarme provenant de sa gauche. Sous le choc, elle se figea un moment avant de chercher James des yeux. Est-ce qu’on venait à sa recherche? Est-ce que ceux qui en avaient après elle avaient finalement réussi à localiser à quel endroit sur toute cette damnée planète on l’avait cachée? Lorsqu’elle se mis à trembler, Izadora compris à quel point cette histoire l’ébranlait. Non, ce n’était pas ceux qui en avaient après elle qui étaient les auteurs de ce vacarme. C’était un gamin âgé de quatre ou cinq ans qui avait pris une boîte de conserve en choisissant bien une de celles qui faisaient que la pyramide tenait debout. Ce n’était rien et pourtant, le bruit avait fait légèrement paniquer Izadora… qui espérait maintenant que James n’en avait rien vu. Pourquoi? Parce qu’elle se sentait honteuse d’avoir eu peur sans raison. Parce que maintenant, elle comprenait à quel point les menaces qui planaient sur sa tête pouvaient être sérieuses. A quel point elle se sentait concernée alors que moins de dix minutes plus tôt, ça lui passait par-dessus la tête. Finalement, elle comprenait… et tout d’un coup, Izadora se sentit véritablement exposée alors qu’elle savait pertinemment qu’elle n’avait rien à craindre. Que James était à l’affût. Et s’il avait cru qu’elle pouvait être en danger dans un supermarché, il aurait insisté pour attendre sa collègue de travail pour faire les courses.

Mais là n’était pas le problème. Pour le moment, Izadora avait des remords pour la façon dont elle s’était comportée et ce qu’elle avait assené à James alors qu’il ne faisait qu’émettre des suggestions et qu’il avait posé une question qui était somme toute logique. Voilà une autre chose qui les différenciait. Lui était logique, cartésien. Et elle, elle était une vraie petite tornade au sang chaud. Elle s’emballait, piquait sa crise et après, elle avait des remords et devait s’excuser. Une chose était sûre, si Izadora voulait que James voit en elle autre chose qu’un job, il faudrait qu’elle y mette un peu du sien et arrête de se comporter en enfant gâtée. Et qu’elle finisse par faire contre bonne fortune bon cœur. Ça ne servait à rien de pleurnicher et de se lamenter, Iza en était consciente. Certes, ça l’ennuyait, ça l’agaçait prodigieusement, mais telle était sa vie désormais et il fallait qu’elle apprenne à composer avec tout ça. Mais pour ça, elle aurait besoin de convaincre James de lui dire tout ce qu’il savait des gens qui voulaient s’en prendre à elle. S’il fallait lui promettre de ne jamais en parler à son père, elle le ferait. Mais Izadora voulait savoir et elle ne renoncerait pas. Si elle s’était contentée de faire ce qu’on attendait d’elle lorsqu’on l’avait mise dans un avion, la situation était toute autre. Enfin! Avant de convaincre James de parler, il lui faudrait d’abord s’excuser…

- Je suis désolée. murmura-t-elle en baissant les yeux, honteuse de s’en être prise à James comme elle l’avait fait. Je sais bien que tu n’y es pour rien, que ce n’est pas ta faute si je suis prise dans un merdier comme celui-là, mais… comme je passe presque tout mon temps avec toi, bah c’est toi qui écope. dit-elle tout bas sans lever les yeux pour regarder celui à qui elle s’adressait ainsi.

Elle pensait tout ce qu’elle disait. C’est vrai qu’elle était désolée qu’il soit celui à écoper, mais il était vrai également qu’il n’y était pour rien. Et puis, sa nonna disait toujours qu’on attirait pas les mouches avec du vinaigre et ça, Iza l’avait bien compris. Elle ne pouvait pas penser séduire cet homme en lui piquant une crise. Donc, Izadora commençait par s’excuser et après bah… elle essaierait encore une fois de le faire craquer. Et pour ça, elle était prête à utiliser l’arsenal complet… mais pour ça, il faudrait qu’elle le fasse avant que l’autre dont elle ignorait le nom se pointe. Pas question de draguer James sous le nez de quelqu’un qui pourrait aller tout raconter à son père! Des plans pour que son cher James perde son emploi… et qu’elle le perde, lui.


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MessageSujet: Re: Magiare per vivere! Mer 1 Fév - 7:37

Dire que la jeune femme était en colère était vraiment un euphémisme. Elle boullait littéralement. Elle lui balança qu’il pouvait se mettre au fourneau s’il le voulait qu’elle lui laissait la place dans la cuisine. Il n’avait jamais demandé à ce qu’elle prenne le rôle de cuisinière à temps plein pour eux deux. Il n’était pas un grand chef, mais il se débrouillait tout de même bien. Il avait cru comprendre que ça lui faisait plaisir de faire à manger, qu’elle passait le temps ainsi, évitant de penser à sa situation inconfortable de cette façon. Elle exigea ensuite qu’il choisisse ce qu’il voulait et qu’elle en ferait de même de son côté. Il ne dit rien, c’était la meilleure chose à faire. Il n’était pas insensible à ce que vivait la jeune femme, contrairement à ce qu’elle croyait. Il savait qu’elle était en colère, elle n’aimait pas vivre ainsi surveiller et il pouvait très bien le saisir. Il avait en quelque sorte perdu sa liberté lui aussi, bien sur, il avait le choix de démissionner, mais il n’en était pas question. Il avait regagné un peu de liberté avec l’embauche de la nouvelle agente. C’était peut-être pour cette raison qu’elle lui en voulait tellement d’avoir fait la demande d’un nouveau garde du corps. Il devait avouer que ce devait être frustrant pour elle de voir qu’il allait avoir des moments pour lui, alors qu’elle n’en aurait jamais vraiment. Elle parla ensuite de “junk food”, qu’elle n’était pas capable d’en voir la couleur, elle détestait ça. Il haussa les épaules.

-Ce n’est pas ce que je préfère non plus tu sais, c’est pour cette raison que je te parlais d’un saumon mariné avec sauce trois fromages. C’est excellent et ça change des pâtes.

Il avait répondu sans aucun sarcasme dans la voix, il se disait que s’il restait complètement muet la jeune femme finirait par croire qu’il se fichait de ce qu’il disait. Ce qui n’était pas le cas, pas du tout. Il prenait avec toute l’importance dû les propos de la jeune femme. Elle avait choisit une belle salade, de son côté, il prit de belles tomates, il pourrait ainsi faire sa sauce aux trois fromages. Elle l’avait mit au défi de prendre sa place, il le ferait ne serait-ce que pour lui faire retrouver le sourire l’espace d’une soirée. C’était important pour lui, il adorait la jeune femme, même plus et tout ce qu’il voulait pour elle s’était qu’elle soit bien et en sécurité. Cependant, il avait toujours la bonne idée de se mettre les pieds dans les plats... parler de la nouvelle collègue n’était pas une bonne idée. Il avait manqué de délicatesse là-dessus. Surtout que dans sa tête, la nouvelle venue avait parlé avec la jeune femme. Du moins, c’était ce que le père de la protéger avec exprimé comme souhait. Peut-être que la situation avait changé. Enfin, dans le pire des cas, ils trouveraient bien quelques chose qu’elle aimait pour la nourrir. Izadora s’ennuyait de son pays, de sa famille et il ne pouvait rien faire pour l’aider à ce niveau. Elle aurait voulut passer le temps dans ses bras, mais il avait trop d’éthique pour ce laisser aller à cette relation.

Du coin de l’oeil, il vit un gamin qui prenait une boîte de conserve dans une pyramide, il savait exactement ce qui allait se passer et comme il allait en parler à Izadora, la pyramide s’effondra arrêtant du même coup la phrase chargée de reproche dans la voix de la jeune femme. Il se tourna vers elle et vit l’air paniqué qu’elle avait et le tremblement de son corps sous l’effet de la peur. Il se recula légèrement pour qu’elle puisse voir ce qui s’était passé. Il put voir un certains soulagement dans l’expression de la jeune femme. Il posa sa main sur le bras de la jeune femme en signe de réconfort. Il attendit sans dire un mot, elle était secouée et il ne voyait pas trop pourquoi. Avait-elle eu peur que ce soit ceux qui la cherchent qui fassent tout ce bouquant? Bien sur, elle ne savait que les gens dans le genre de ceux qui la cherchait étaient en fait très discret et ne se serait sans aucun doute laissé prendre par une telle indiscrétion. Mais bien sur, il n’allait pas lui dire ce genre de chose, il ne voulait pas qu’elle ait encore plus peur qu’à ce moment-ci.

Il fût surprit de l’entendre s’excuser, il écouta ce qu’elle avait à dire. Elle s’excusait de son comportement, que ce n’était pas sa faute si elle était dans cette situation, mais que comme ils vivaient ensembles, c’était lui qui écopait. Il eut un sourire en coin, il ne se moquait pas d’elle, au contraire. Il la regarda dans les yeux et baissa la voix pour lui parler afin que les oreilles indiscrète ne saississe pas son discours.

-Arrête, tu n’as pas à t’excuser. Tu crois que je suis un être insensible qui ne comprend pas ce que tu vis? Je sais très bien que j’écope pour tout ce qui t’arrive et si ça m’affectait je ne serais plus là. Ça m’importe peu que tu me crie après, que tu pique ta crise. Tu es humaine et si tu ne le faisais pas je me poserais de sérieuse question.

Il fit un geste qui le surpris lui-même, mais après tout... ils étaient supposés être des colocataires et meilleurs amis... il l’attira dans ses bras et la serra contre lui. Il murmura à son oreille:

-Tout ce que je veux, c’est que tu sois en sécurité, le reste est secondaire.

Dans un geste amical, il déposa un baiser sur ses cheveux. Il l’éloigna doucement de lui pour la regarder dans les yeux et lui sourire. Plus les jours passaient et plus les sentiments qu’il avait pour elle grandissait. Il se détestait de s’être laissé prendre ainsi par l’émotion. Il n’avait pas le droit, il ne pouvait pas être amoureux d’elle. Il était engagé pour assurer sa sécurité, pas pour avoir une relation avec elle. Son père lui faisait confiance, il voulait qu’il prenne soin de sa fille, pas qu’il devienne son gendre. Il aurait voulut l’embrasser à cet instant même, mais sa tête lui criait de ne pas le faire, alors il décida plus tôt de se retourner pour prendre des gosses d’ail. Il se devait de tenir, de résister pour tous les deux. Il n’avait pas le choix selon lui. Il avait le coeur brisé juste à pensé à ce qu’il faisait subir à la jeune femme et à lui-même par la même occasion, mais que pouvait-il faire? Mettre toutes convictions de côté pour vivre cette relation amoureuse qui pouvait faire plus de mal que de bien? Il savait bien que ce pouvait mal tournée toute cette histoire ... il ne voulait pas prendre de chance, il voulait assurer la sécurité de la jeune femme et si jamais leur relation prenait fin, elle exigerait son renvoit et il ne pourrait plus être sur qu’elle serait réellement en sécurité, ce qui le torturait bien plus que la situation présente. C’était ridicule n’est-ce pas? Mais c’était pourtant son combat intérieur quotidien depuis qu’il avait commencé à ressentir de l’amour pour la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Magiare per vivere! Dim 12 Fév - 2:06

Par moment, Izadora savait qu’elle exagérait. Tout comme elle était consciente que James était d’une patience d’ange avec elle. Mais il y avait de moments où elle aurait préféré qu’il réplique plutôt que d’attendre que l’ouragan Mancini passe. D’un autre côté, dans son métier, il n’avait pas choix de garder son sang-froid, ça pouvait parfois être vital. Ou aider à faire la différence entre voir son protégé blessé sérieusement ou mort. Sinon, à l’en croire, il ne lui en voulait pas pour la crise qu’elle lui avait piquée. D’ailleurs, il semblait trouver normal qu’elle en pique une, elle était humaine après tout. Aux yeux d’Izadora, c’était un peu comme une crise faite par un enfant pour avoir le dernier jouet à la mode et ça, elle n’aimait pas ça. Elle n’aimait pas agir de la sorte, elle n’avait pas été élevée dans cette mentalité. Si elle avait toujours eu – ou presque – ce qu’elle désirait, on lui avait également inculqué qu’elle était choyée et que malheureusement, beaucoup de gens n’avaient pas sa chance… et pourtant, James ne semblait pas lui en tenir rigueur pour autant. Une chose était sûre, elle ne remettrait jamais en question le fait qu’il ne soit pas insensible à ce qu’Izadora vivait depuis leur rencontre. Non, au contraire. Il semblait comprendre ce qu’elle vivait et il semblait être prêt à tout pour l’aider à surmonter ce mauvais moment à passer. Il était juste dommage que James doive supporter sa mauvaise humeur. C’est à ce moment-là que son garde du corps fit une chose qui la surpris. Qui dû le surprendre également à en juger l’étrange lueur qui brillait dans ses beaux yeux bruns. Il l’avait prise dans ses bras, l’avait serrée contre lui un moment avant de poser un baiser sur ses cheveux et de l’éloigner doucement pour la regarder en face…

N’eut été que d’elle, Izadora se serait de nouveau blottie contre lui, mais James s’était détourné d’elle, comme si le contact de la jeune femme le brûlait. Elle allait d’ailleurs lui en faire la remarque quand elle compris que s’il s’était écarté d’elle, c’était parce qu’il avait été sur le point de l’embrasser. Fut-elle déçue qu’il soit suffisamment fort pour s’en abstenir? Oui. En fait, non. Elle en fût davantage blessée qu’autre chose. Du moins, en quelque sorte. Il semblait tellement travailler à taire ses sentiments que c’en devenait presque agaçant… même si à quelque part, c’était presque attendrissant. Certes, son job était de la protéger et il le faisait bien, mais bon sang! Izadora était à peu près sûre et certaine que son père n’avait jamais abordé le sujet des relations qui pourraient être tissées entre Izadora et James lors de l’embauche du garde du corps. Pourquoi? Tout simplement parce que le père d’Izadora ne savait que trop bien qu’il suffisait de lui interdire quelque chose pour que sa fille veuille absolument enfreindre les règles. Et James pouvait bien faire tout ce qu’il fallait pour garder la tête froide, Izadora n’avait pas dit son dernier mot. Si elle s’était mise dans la tête que James succomberait, rien ne la ferait renoncer à son projet. La manœuvre pouvait prendre du temps, ce n’était pas un problème, Izadora savait se montrer patiente quand il le fallait. Ce n’était qu’une question de temps avant que James ne soit obligé de rendre les armes.

La seule chose qui faisait douter Izadora, c’était la nouvelle venue. Ça voudrait dire qu’elle passerait moins de temps en compagnie de James… et ça signifiait aussi que la nouvelle venue pourrait avoir des vues sur l’homme en question… chose que l’italienne redoutait franchement. Sinon, la petite nouvelle pouvait aussi deviner ce qui se passait entre James et Izadora et tout aller raconter à son employeur. Dans ce cas de figure, les choses seraient légèrement plus compliquées. Son père pourrait être tenté de renvoyer James, mais Izadora savait déjà comment elle pourrait convaincre son cher papa de le garder à son service et de le laisser veiller sur elle. Izadora n’aurait qu’à dire qu’elle le connaissait et avait confiance en lui, qu’elle ne voulait pas devoir vivre avec quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Pas maintenant qu’elle prenait réellement conscience de ce qui se passait autour d’elle. Son père, elle le savait, capitulerait devant un tel argument. Et s’il ne capitulait pas, Iza se tournerait vers sa mère. Ou mieux, Nonna. Son père n’oserait rien refuser à sa propre mère sous peine d’en entendre parler pendant des semaines. Bref, Izadora était persuadée qu’en essayant de raisonner avec son père, elle finirait par gagner la bataille. Quitte à utiliser les atouts stratégiques. Il fallait juste qu’elle place ses pions sur l’échiquier… et toujours avoir deux coups d’avance sur son père.

Et ça, ça lui faisait horreur. Elle avait l’impression de manipuler les gens pour parvenir à ses fins, et ce n’était tellement pas son genre de faire des choses pareilles qu’elle en avait honte. Elle était cependant consciente que parfois, il fallait user de différents moyens pour parvenir à ses fins. A la guerre comme à la guerre. Certes, Izadora se détestait de songer à devoir en arriver là et à ce qu’il lui faudrait faire pour que James reste à ses côtés le plus longtemps possible, mais elle savait que si elle voulait le garder, il lui faudrait agir. Et oui, elle voulait que James reste avec elle… enfin, il faudrait qu’il le veuille, évidemment. De plus, elle savait depuis un moment déjà que James était celui qu’elle voulait. Elle le savait, elle le sentait. C’était le bon. Celui qui était fait pour elle. Et Izadora était faite pour lui. Il fallait simplement que James s’en rende compte et l’accepte. Finalement, ça c’était plus facile à dire qu’à faire. Comment en était-elle arrivée à un tel constat? La jeune femme l’ignorait bien. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle le sentait.

Et voilà qu’elle commençait à se monter des plans pour faire en sorte que les autres soient d’accord avec elle. Izadora ne se reconnaissait vraiment pas en agissant de la sorte. Certes, elle avait presque toujours eu ce qu’elle voulait – quand c’était possible – mais ça ne voulait pas dire qu’elle était une enfant gâtée et qu’elle ferait un caprice et taperait du bien sur le sol pour montrer qu’elle était mécontente. Non. Ce n’était pas elle. Izadora la jouerait finement. Tout serait dans le détail, subtil. Elle ne forcerait rien, ne pousserait pas pour que James finisse par capituler. Elle laisserait le Destin faire les choses. James finirait bien par réaliser qu’il ne pouvait pas lutter plus longtemps… mais ça ne voulait pas dire qu’Iza ne tenterait pas de le charmer pour autant… et de donner un petit coup de pouce au Destin! Une chose était sûre, Iza ferait clairement comprendre à James tout ce qu’il était entrain de manquer et ce qui pourrait lui passer sous le nez s’il ne saisissait pas sa chance. Après, advienne que pourra! Enfin! Tout ça, c’était finalement hors de son contrôle et pour le moment, il n’y avait pas grand-chose à faire sinon attendre le bon moment pour passer à l’action… et pour ça, il faudrait donc être à la maison et non dans les allées d’une épicerie. Donc pour mettre son plan en action, il faudrait qu’ils finissent par sortir de là et donc finir de faire les courses et non pas faire du surplace dans le rayon des fruits et légumes!

Remise de ses émotions et concentrée sur ses projets à longs termes, Izadora et James continuèrent à faire leurs courses, discutant de différents menus à venir… mais l’italienne ne renonça pas pour autant à ses pâtes. Ils achetèrent tout ce dont ils auraient besoin pour faire leur pizza ainsi que les autres trucs que lui proposait James. Et finalement, après un petit détour au rayon des produits ménagers, ils finirent par enfin parvenir à la caisse où ils payèrent leurs achats et quittèrent l’établissement pour – enfin – retourner à la maison. Là où finalement, Izadora se sentirait peut-être en prison, mais bel et bien en sécurité. Avec James.


HS; Désolée, ç’a été vraiment long avant qu’elle arrive cette rep-là. Finalement, faut croire j’aime autant finir un topic que l’ouvrir! Ça promet! ^^


I don't know but I think I may be fallin' for you
Droppin' so quickly maybe I should keep this to myself
Wait until I know you better
I am tryin' not to tell you but I want to
I'm scared of what you'll say
So I'm hidin' what I'm feelin'
But I'm tired of holdin' this inside my head
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