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 Love will tears us appart - William & Gillian

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MessageSujet: Love will tears us appart - William & Gillian   Lun 16 Mar - 20:10




Love will tears us appart

« Do you cry out in your sleep ?
All my failings exposed
Get a taste in my mouth
As desperation takes hold
Is it something so good
Just can't function no more ? »


Cela faisait maintenant un mois que William déambulait en béquilles dans l’appartement. La rotule fracturée, il avait écopé de six semaines de mobilité réduite. La jambe gauche tenue droite et tendue dans une jambière rigide, il ne pouvait pas faire grand-chose. Le moindre geste du quotidien était devenu un enfer. Attraper le sucre dans l’armoire du haut était devenu le parcours du combattant, et ne parlons même pas des passages aux toilettes ou dans la douche qui nécessitaient toute une organisation avec une jambe immobilisée. Sans parler du fait qu’il ne pouvait plus beaucoup sortir, étant incapable de porter quoi que ce soit, il ne pouvait pas faire de courses et l’état de sa jambe réduisait à néant toute perspective de promenade. Il avait essayé quelques fois de marcher en béquille mais toute ballade de 500m devenait épuisante et le frottement de ses paumes contre le plastique lui irritait les mains. De toute façon, il n’aimait pas le regard plein de pitié des gens qu’il croisait. Du coup, il avait l’impression de retomber dans ses vieilles habitudes de l’enfermement, sauf qu’aujourd’hui il n’avait plus peur de sortir et qu’il y avait pris goût. Depuis l’accident, ils dormaient dans la chambre de Gill, la sienne étant en hauteur à l’étage de leur appartement duplex, il était compliqué pour lui de monter régulièrement. Quitter son antre pour se replier dans la partie basse, certes gigantesque et aménagé avec goût, mais qui n’était pas pour autant son espace de prédilection dans l’appartement, avait été difficile pour lui. Passer la journée assis dans un canapé n’avait jamais été son style, les bouquins et les dvd ça allait bien un moment mais il avait besoin de bouger.

Il subissait donc pleinement cette situation en ne pouvant rien y faire. Il  ne pouvait qu’attendre, et la patience était loin d’être sa plus grande qualité. Gillian était sans cesse derrière lui, elle avait même mit ses études entre parenthèses pour l’aider, se faisant envoyer ses cours à distance par une amie suffisamment loyale et fiable pour les lui transmettre régulièrement. Au début, il avait trouvé ça plutôt agréable d’être chouchouté, mais au bout de dix jours à la voir le suivre partout, il avait commencé à s’agacer. Il avait déjà horreur de se sentir diminué, son orgueil avait de plus en plus de mal à supporter l’image d’invalide inutile et dépendant qu’elle lui renvoyait. Quant au fait de rentrer à Columbia pour reprendre un cursus normal et de le laisser se débrouiller, elle ne voulait tout simplement pas en entendre parler. Will était de plus en plus frustré, il tentait de faire lui-même les choses pour ne pas avoir le sentiment d’être totalement démuni mais elle intervenait toujours pour faire les choses à sa place. William avait besoin de se sentir encore capable de faire certaines choses par lui-même. Comme tout homme, il avait sa fierté et le fait que sa petite amie le voyait comme une petite chose fragile et dépendante l’atteignait pleinement dans sa virilité. Il lui faudrait encore deux semaines avant de pouvoir enlever sa jambière et commencer à rééduquer son genou, et cela lui semblait interminable. Sans compter qu’au bout des deux semaines, il pourrait seulement entamer la rééducation et faire des séances de kiné, cela ne signifiait pas qu’il pourrait remarcher normalement tout de suite. Il risquait de boiter encore pendant quelques temps.

Debout dans la cuisine, le jeune homme terminait un paquet de cookies (que Gill prenait soin de laisser toujours à portée de main). Il jeta l’emballage dans la poubelle et s’aperçu que celle-ci était pleine. Saisissant l’occasion de se sentir un minimum utile et de faire les choses par lui-même, il récupéra le sac et entreprit de descendre les poubelles. Un individu un peu moins têtu que William aurait prit l’ascenseur, lui choisit de prendre les escaliers pour faire un peu d’exercice, les cookies + l’immobilisme ce n’était pas forcément très bon pour sa ligne. Il s’aida de la rambarde pour descendre et éprouva une certaine fierté une fois son travail accompli, c’était bien la première fois qu’il était heureux d’avoir descendu les poubelles. Le hall était souvent occupé par les allers et venus de la résidence de standing dans laquelle il se trouvait, il salua poliment plusieurs personnes et commençait à remonter les escaliers non sans difficulté lorsqu’une tornade blonde déboula dans le hall. ”

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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Mar 17 Mar - 21:35



 
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Les yeux fermés, la tête inclinée en arrière, Gillian profitait du bien être que lui procurait le jet d’eau brûlant de la douche. C’était indéniable ; il suffisait qu’elle se retrouve seule avec elle-même pendant un bref moment pour que la culpabilité lui saute de nouveau à la gorge. Mais elle ne pouvait pas se permettre de craquer maintenant, elle ne pouvait pas céder à la pression même si la fatigue commençait à s’installer et à lui ronger petit à petit le peu de clairvoyance qui lui restait. Elle se sentait responsable de cette situation et depuis que William avait été autorisé à revenir à Longside, elle avait mis ses émotions et son quotidien entre parenthèse pour « être là ». Un mot à la fois bien vague et terriblement parlant. En réalité, la jeune femme était tiraillée par la seule peur qu’il l’abandonne. Il s’était investi d’un devoir, celui de la protéger, et maintenant qu’il avait pu voir ou cela l’avait entraîné, peut-être avait-il envie de revenir sur sa décision. Gillian avait imaginé tout et n’importe quoi, en passant bien sûr par le pire. Elle voulait se racheter auprès de William, mais avait-elle seulement pensé à le consulter pour savoir ce qu’il en pensait ? Peut-être que si elle avait eu le courage de lui livrer ce qu’elle avait sur le coeur, elle n’aurait pas agit comme cette pâle copie de Cendrillon.

Et même si elle mettait un point d’honneur à ne pas trahir son caractère enjoué et positif, elle se trahissait de plus en plus. Même si ils demeuraient proche par la distance, elle avait peur d’aller vers lui. Lorsqu’elle dormait, c’était sans le toucher ou presque, de peur de rouler sur sa jambe ou son flanc. Lorsqu’elle sentait qu’il bougeait au matin, elle sautait bas du lit pour lui faire griller son bacon, elle lui apportait son déjeuner au lit et s’assurait que ses vêtements propres l’attendaient pliés sur un coin du lit. Et quand il s’assoupissait, elle en profitait pour potasser sa matière et ses cours à la lumière de la table de cuisine avant de se glisser dans les draps aux petites heures du matin. Gillian était dans son sillage, persuadée de faire de son mieux pour le satisfaire et pour qu’il se sente bien. Mais elle savait très bien qu’elle se leurrait elle-même et que la seule personne qu’elle était en train de rassurer, c’était elle et personne d’autre. Elle s’acharnait cependant à faire tout ce qu’elle pouvait pour le sois-disant bien être de William, réalisant à peine qu’au travers de son comportement, elle l’éloignait de plus en plus. Comme si lui non plus n’avait pas envie de remettre certains sujets sensibles sur le tapis, comme si il voulait juste laisser les choses aller dans l’espoir qu’elles se remettent bien d’elle-même. Or ce n’était pas le cas. Elle l’avait abandonné l’espace d’une petite dizaine de minute pour se doucher, songeant au fond d’elle-même qu’elle devrait être plus honnête avec lui ; elle avait eu peur pour lui, et à un certain moment elle avait même eu un peu peur de lui. Elle voulait toujours se convaincre qu’il était cette personne forte, cette endommagée, mais qui avait fait table rase du passé. Elle savait qu’elle avait aussi besoin de son aide, besoin de lui pour changer ce qui n’allait pas chez elle. Mais elle était bien trop préoccupée pour y songer ou même l’envisager. Peut-être se vexerait-il et l’enverrait-il promener pour de bon. Elle sortit de la douche et entreprit de se sécher rapidement ; peut-être aurait-il besoin d’elle, qui sait ? C’est ce qu’elle espérait au fond d’elle-même, qu’il ait toujours besoin d’elle, même pour des choses aussi stupide que de dévisser des pots de mayonnaises ou tenir des portes. Elle passa ses vêtements à la hâte et sécha assez sommairement ses cheveux. « Will, qu’est-ce que tu veux manger ce soir ? Il doit rester de quoi faire dans le frigo, mais si tu as une idée particulière, je peux aussi descendre faire quelques courses. » Pas de réponse. Gillian passe sa tête dans le salon, la cuisine, la chambre, remonte et descend, tourne en rond avant de voir que la porte est entrouverte. Son sang ne fait qu’un tour et elle se précipite dehors avant d’apercevoir William un peu plus bas dans les escaliers, remontant à l’aide de ses béquilles. Mais il était malade ou quoi ? « Will ! » Elle l’appela pour attirer son attention et en trois enjambées elle fut auprès de lui. Gillian extrapolait sans doute la situation, mais si il prenait son immobilité à la légère, il mettait en jeu ses capacités à pouvoir retrouver à 100% la mobilité de sa jambe. « Pourquoi est-ce que tu n’as pas pris l’ascenseur ? Attends, appuie-toi sur mon bras, je vais t’aider. Tu ne dois pas faire ce genre de choses, c’est prendre des risques complètements inutiles qui pourront te retomber dessus par après. » Et voilà. Nous y étions à nouveau. Gillian dans toute sa splendeur.
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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Mer 18 Mar - 22:29




Love will tears us apart
jour, heure” Prendre les escaliers en pleine convalescence n’était sans doute pas une bonne idée, mais Will n’avait jamais du genre raisonnable. L’immobilisme était pour lui insupportable, au moins à l’époque où il vivait reclus dans l’appartement nt il avait toujours le tapis de course pour se dépenser physiquement. Il n’y avait de plus insupportable que l’impression d’être inutile et diminué, et son orgueil ne le supportait plus. Très fier de lui, il avait décidé de descendre les poubelles. Si Gill le voyait, nul doute qu’elle aurait poussé une crise mais elle se trouvait sous la douche et il serait remonté avant qu’elle en sorte. Il prenait cette petite escapade comme un défi : descendre et remonter les escaliers tous seuls sans que Gill ne le remarque. Il le lui dirait sans doute après coup, pour lui montrer qu’il pouvait se débrouiller tout seul. Il descendit les escaliers prudemment mais non sans mal et parvint jusqu’au local à poubelle. Son travail achevé, tout fier de sa petite victoire, il entama sa remontée. Ce fût sans compter l’arrivée de Gill qui, catastrophée, lui proposa immédiatement son assistance. « Pourquoi est-ce que tu n’as pas pris l’ascenseur ? Attends, appuie-toi sur mon bras, je vais t’aider. Tu ne dois pas faire ce genre de choses, c’est prendre des risques complètements inutiles qui pourront te retomber dessus par après. » Dans un mouvement d’humeur, Will s’écarta pour l’éviter et repoussa son bras. « Laisse-moi, je peux le faire tout seul. » répondit-il froidement en la fusillant du regard. Il ne supportait pas qu’elle puisse l’infantiliser à ce point et devant tout le monde en plus. Les voisins pouvaient profiter du spectacle pathétique de l’homme en béquilles et de sa petite amie qui le sermonnait comme un gamin en lui parlant comme s’il complètement débile et incapable de faire quoi que ce soit par lui-même. S’il avait horreur d’une chose, c’était bien de se taper l’affiche devant tout le monde de cette manière, de paraître faible, pathétique et idiot par-dessus le marché. La réaction de Gill fût inverse à l’effet souhaité, plutôt que de la laisser faire, il s’entêtait à vouloir grimper seul afin de montrer à tout le monde qu’il n’avait pas besoin d’aide et qu’il n’était pas cet individu soumis et pathétique. S’il voulait s’améliorer, nul doute que son entêtement, son orgueil et sa phobie de la vulnérabilité ou de la faiblesse allaient être les aspects sur lesquelles il allait devoir travailler. S’il s’était montré assez intelligent pour mettre sa fierté de côté et parler de la façon dont il se sentait à Gill, il aurait évité cette situation, mais il était encore trop borné, trop égoïste, trop habitué à que les gens fassent ce qu’il voulait qu’ils fassent pour accepter de se livrer sur ses sentiments.

Ce n’est qu’une fois rentrés dans l’appartement et à l’abri des regards indiscrets, il s’autorisa à exprimer sa colère. « Ça va t’es contente ? Tu viens de me faire passer pour un gamin capricieux et idiot devant tous nos voisins ! Tu n’as pas à me dire ce que je peux faire ou non. Arrête de m’infantiliser comme ça ! Je passe pour un con moi maintenant ! » s’emporta t-il. Ce petit incident avait eu l’effet d’un mentos dans une bouteille de coca-cola : il avait fait remonter toute la rancœur qu’il avait accumulée pendant près d’un mois semaines et elle sortait tel un geyser du trou dans lequel il l’avait enfoui. Ils n’avaient pas reparlé de ce qu’il s’était passé dans l’usine, du fait que Will avait faillit prendre une vie contre l’avis de Gill pour la protéger et de leur incompréhension de la vision de l’autre. Ils avaient préféré la politique de l’autruche en se disant qu’ils finiraient par oublier cet incident mais leur vision du bien et du mal était radicalement différentes et y faire face aurait permis de crever l’abcès plutôt que de laisser le temps creuser un gouffre entre eux. Will s’était aperçu que Gill avait prit une forme de distance avec lui, elle ne dormait plus contre sa poitrine comme avant, elle ne le touchait plus, et plutôt que de lui demander ce qu’il n’allait pas, il en avait déduit tout seul qu’elle craignait de dormir dans les bras d’un homme capable de tuer. Ce qu’il venait de se produire dans les escaliers n’était pas grave en soit mais c’était toutes ces vagues d’incompréhensions successives qui menaçaient de faire chavirer la barque. « J’en ai assez que tu sois constamment sur mon dos, j’ai pas besoin d’une nounou ! »

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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Ven 20 Mar - 20:23



 
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Gillian ne savait pas si elle bouleversée ou en colère. Elle ne savait pas non plus si elle devait prendre cette initiative comme une façon de se prouver à lui-même qu’il n’était pas si faible que ça ou bien une petite provocation qu’il se permettait de glisser dans leurs quotidien. Quoi qu’il en soit, la jeune femme lui offrit quand même son aide, elle ne pouvait pas prendre le risque de voir sa jambe endommagée et de voir ses chances de remarcher à nouveau convenablement anéantie. Elle fut cependant choquée du ton qu’il employa lorsqu’il s’adressa à elle. « Laisse-moi, je peux le faire tout seul. » Le ton était donné et son regard n’était guère plus agréable. Vexée, elle préféra tourner les talons. Et plus elle montait les marches d’escaliers, plus les bagages, les tracas qu’elle avait accumulés tout au long, tout ce fourbi qui traînait dans sa tête depuis un petit moment éclata. Elle ouvrit la porte de l’appartement à la volée, laissant cette dernière ouverte. Elle avait fait le choix entre le bouleversement ou la colère ; jamais de sa vie elle ne le laisserait lui parler de la sorte. Elle ne vint même pas vérifier si il s’en sortait avec ses béquilles, si il voulait jouer les durs, qu’il le fasse et tant pis pour lui si il venait à lui arriver quelque chose de fâcheux. Elle démissionnait, elle s’était beaucoup trop donnée et la déception était à la hauteur de ce qu’elle avait longtemps espéré. Elle n’avait plus d’endroit ou se cacher, il n’y avait plus qu’elle et ce semblant de frustration qui la pourrissait de l’intérieur. Et bien sûr, ce n’est qu’une fois dans l’intimité qu’il daigna a nouveau s’adresser à elle, dans un ton qui n’avait toujours pas gagné en sympathie. « Ça va t’es contente ? Tu viens de me faire passer pour un gamin capricieux et idiot devant tous nos voisins ! Tu n’as pas à me dire ce que je peux faire ou non. Arrête de m’infantiliser comme ça ! Je passe pour un con moi maintenant ! » Bien sûr, il était question de ça ; il était question de sa pseudo-vision de lui-même vis-à-vis des autres. Il ne pouvait pas se considérer comme faible, mais aujourd’hui il n’avait pas le luxe de choisir. Il était plus faible et plus fragile, il devait arrêter de faire l’enfant gâté et accepter un minimum son sort, aussi fâcheux soit-il pour l’instant. Mais son entêtement à se prouver à lui-même ou aux autres qu’il était toujours le plus fort, c’était en train de tuer Gillian. « Si tu n’agissait pas comme un gamin capricieux je n’aurais pas à faire ça. Mais bien évidemment c’est encore de ma faute ; je m’excuse, j’ai fais passer le grand William Standford pour quelqu’un qui a besoin d’aide, et pour couronner le tout devant les voisins ! » Elle sentait que sa colère était engagée, comme un train que l’on ne pourrait pas stopper. Elle était folle de colère de voir qu’il était davantage préoccupé par ce qu’on pourrait penser de lui, au point de zapper même le ton qu’il avait employé avec elle. « Quand à te dire ce que tu dois faire ou non, parfait. C’est ton choix et je m’y tiens. Je pensais que mon avis avait un semblant d’importance pour toi, mais comme ce n’est pas le cas, je vais m’abstenir à l’avenir. »

Elle ne décolérait toujours pas et bientôt, elle sentit le rouge lui monter au visage. Elle était fatiguée, épuisée de se battre avec des contradictions depuis maintenant un petit moment. Elle essayait de se montrer sous son meilleur jour, elle se mettait en arrière pour son bien-être, mais encore une fois il n’était capable que de se soucier de son propre nombril. « J’en ai assez que tu sois constamment sur mon dos, j’ai pas besoin d’une nounou ! » Il poussait la jeune femme dans ses retranchements, et la situation dernièrement faisait qu’elle n’était pas dans de meilleurs dispositions pour redescendre et se calmer. Elle allait être d’extrêmement mauvaise foi, mais il l’avait cherché et amplement mérité. « Et bien dans ce cas, débrouille-toi. J’ai beau faire tout ce que je peux pour toi, visiblement ce n’est pas suffisant et tu n’en a même strictement rien à faire. T’as gagné, je jette l’éponge. » Les mots qui lui piquaient la langue dès le début de la semaine étaient sur le point de sortir. Il ne savait pas apprécier ce qu’elle faisait pour lui et il avait même au final le culot de la critiquer sur ce qu’elle faisait, sur qui elle était. Visiblement, il en avait après elle. Il ne l’aimait plus. Cela ne faisait que renforcer le malaise de la jeune femme vis-à-vis de lui. Mais elle refusait de s’écraser une minute de plus devant lui, elle s’était déjà écrasée devant son père pendant trop d’année pour s’écraser une fois de plus devant un homme. « Je me demande même pourquoi je me suis donné tout ce mal alors que tu l’as clairement dit toi-même ; tu n’as pas besoin de mon aide. »
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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Dim 22 Mar - 17:30




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La réaction de Will était proportionnelle à la frustration qu'il ressentait maintenant depuis plusieurs semaines. Il était exaspéré par l'habitude de Gill de vouloir toujours s'occuper de lui, comme s'il n'était qu'un enfant incapable de s'occuper de lui même. Lorsqu'il la repoussa, elles'éloigna de lui, vexée, le laissant se débrouiller avec ses béquilles. Se rendait-elle seulement compte de ce que c'était que de se voir afficher devant tout le monde comme un incapable ? Elle savait qu'il avait sa fierté, pourquoi s'entêtait-elle à lui porter assistance devait les autres, c'était comme si elle le faisait exprès pour lui montrer à quel point il avait besoin d'elle. Une fois la porte de l'appartement refermé, il lâcha enfin ce qu'il avait sur le cœur, ne pouvant plus contenir sa frustration plus longtemps. Il en avait assez qu'elle le traite comme un gosse. « Si tu n’agissait pas comme un gamin capricieux je n’aurais pas à faire ça. Mais bien évidemment c’est encore de ma faute ; je m’excuse, j’ai fais passer le grand William Standford pour quelqu’un qui a besoin d’aide, et pour couronner le tout devant les voisins ! » William poussa un soupir excédé. « Encore une fois tu ramènes le grand William sur le tapis comme si je piquais une cris de gamin pourri gâté, personne n'aime être affiché de cette manière comme un incapable devant tous le monde, alors arrêtes de faire des rapprochement douteux ! » répondit-il en haussant encore le ton. A chaque fois qu'ils n'étaient pas d'accord, elle ramenait tout à  sa richesse et à son milieu. Elle savait à quel point cela pouvait l'énerver d'être comparé à un enfant pourri gâté, superficiel et capricieux. Il s'était construit toute sa vie contre cette perception, que ce soit dans son enfance ou lors de sa transformation en voyou. Alors que la femme qu'il aimait, celle à laquelle il avait ouvert son cœur engourdi depuis des années, puisse le voir de cette manière le mettait hors de lui. « Quand à te dire ce que tu dois faire ou non, parfait. C’est ton choix et je m’y tiens. Je pensais que mon avis avait un semblant d’importance pour toi, mais comme ce n’est pas le cas, je vais m’abstenir à l’avenir. » Elle ne se rendait pas compte à quel point il s'était transformé pour elle, comment pouvait-elle avoir cette vision rétrograde de lui ? Il pensait avoir dépassé le stade de l'homme dominateur qui ne prend pas en considération l'avis de sa petite amie. « Et toi alors ? Tu tiens compte de mon avis quant tu descend pour me sermonner devant tout le monde ! » Elle était sacrément gonflée de lui faire la leçon alors qu'elle faisait exactement ce pour quoi elle le critiquait.

Sa mauvaise foi irritait le jeune homme au plus haut point, il avait besoin d'une petite amie attentive, pas d'une nounou sans cesse sur  son dos. « Et bien dans ce cas, débrouille-toi. J’ai beau faire tout ce que je peux pour toi, visiblement ce n’est pas suffisant et tu n’en a même strictement rien à faire. T’as gagné, je jette l’éponge. » Le jeune homme poussa un soupir, une nouvelle fois excédé. « Parfait ! » répondit-il simplement pour mettre un terme à la dispute. Mais Gillian, très remontée, s'entêtait dans son rôle de victime de l'homme ingrat et dominateur qu'il était, plongeant Will dans une colère qu'il avait de plus en plus de mal à contenir. « Je me demande même pourquoi je me suis donné tout ce mal alors que tu l’as clairement dit toi-même ; tu n’as pas besoin de mon aide. » Elle était le gentille petite amie affectueuse et attentionnée et il était le copain égoïste et ingrat, elle ne cessait de lui renvoyer une image de lui dévalorisante, il n'y tenait plus. Il ne pu empêcher un flot cruel de parole de sortir de sa bouche. « Tu sais quoi, en fait tu te fiches bien de comment je me sens réellement. Toute ces attentions et cette activité compulsive, cette investissement exagéré ne sert qu'à te faire oublier que c'est à cause de toi que je me retrouve dans cette situation. » Il ne faisait plus attention à ce qu'il disait, il ne prenait plus la peine de prendre des précautions pour ne plus la bercer, ça sortait naturellement. « Ce n'est pas de l'amour, c'est juste le sentiment de m'être redevable, et ça je peux m'en passer sans problème. » Il disait tout haut ce qu'il avait tut pendant des semaines, de façon brutale et sans fioritures. Gill ne méritait pas cette décharge de violence, mais ce qu'ils avaient vécu dans cette usine désaffectée des semaines plus tôt les rattrapait. Toute cette perfection chez elle, cette façon de vouloir faire le bien de façon totalement naïve sans comprendre qu'il fallait parfois faire de mauvaises choses pour en protéger d'autres plus importantes. Il ne supportait pas d'être avec une femme parfaite parce qu'il était très loin de l'être, ce qui l'amenait à douter qu'ils étaient faits pour être ensemble.

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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Lun 23 Mar - 21:17



 
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C’était trop. Beaucoup trop pour qu’elle puisse garder plus longtemps toute l’amertume qu’elle gardait en elle depuis des semaines maintenant. Elle s’était fait un sang d’encre pas possible pour lui, elle avait veillé, elle s’était inquiété comme jamais et au final elle avait tout sacrifié. Elle avait tu ce qui allait mal en elle, estimant qu’elle n’avait pas le droit de se plaindre. Elle n’avait pas eu la jambe cassée ou le flanc explosé, elle n’avait pas enduré toute cette souffrance ; elle s’était dit que cette souffrance qu’elle gardait en elle n’était que le reflet de sa profonde inquiétude et empathie envers son petit-ami. Mais il n’en était rien ; elle avait vu et entendu des choses qui l’avaient laissée changée, sans qu’elle ait pu de nouveau aborder le sujet avec William, à tête reposée. Elle avait fait l’autruche et le payait cher. Elle avait pris en pleine face ce qu’elle avait redouté. Il la rejetait, brutalement et ne semblait pas avoir ce geste sur la conscience. Elle aurait pu passer au delà de ça, mais l’énervement et l’épuisement accumulés au cours de la semaine eurent raison d’elle et de sa bonne foi. Elle était rouge et honteuse de ce refus ; ronge de colère envers lui, mais surtout honteuse de se voir rejetée de la sorte, en public, par celui qui à l’heure actuelle signifiait tout pour elle. « Encore une fois tu ramènes le grand William sur le tapis comme si je piquais une cris de gamin pourri gâté, personne n'aime être affiché de cette manière comme un incapable devant tous le monde, alors arrêtes de faire des rapprochement douteux ! » Encore une fois, il ramenait sur le devant le fait d’être affiché. Mais pour qui il se prenait ? Est-ce qu’il venait d’oublier le regard assassin qu’il lui avait lancé devant tout le monde, et les mots qu’il avait eu à son égard ? « C’est le fait d’être affiché qui te mets dans cet état ? L’affiche on l’a partagé à deux, mon grand ! Tout le monde à pu constater à quel point tu débordais d’affection et de reconnaissance pour tes proches. C’est quoi la prochaine étape, que tu m’insultes dans la rue ? » Il se sentait humilié d’avoir été rabaissé au rang de créature faible et fragile ? Et bien elle partageait son humiliation, elle avait le beau rôle de la petite-amie qui devait se faire toute petite pour ne pas l’éclipser. « Et toi alors ? Tu tiens compte de mon avis quant tu descend pour me sermonner devant tout le monde ! » Cette fois-ci, elle ne pouvait plus se contenir. Elle l’interrompit brutalement. Elle ne parlait plus avec cet air tendu. Elle criait à plein poumon. « Arrête ! Stop ! » , ses joues commençaient à rougir de plus en plus, « Arrête de toujours te voir et te projeter au travers des autres, c’est insupportable ! Tu es en béquilles, tu ne sais pas utiliser ta jambe, n’importe qui avec un peu de bon-sens reconnaîtrait et accepterait cette situation. Mais toi et ton obsession de toujours te voir puissant par rapport aux autres… Tu vois, tu n’es même pas fichu de voir ce qui est bien ou mal pour toi, c’est quand même dingue ! »

Elle ne supportait plus ce silence et ces non-dits qui avaient fini par l’amener dans ce qu’il y avait de plus mauvais chez elle. Elle ne voulait plus le prendre avec des pincettes, elle tirait dans ses pattes et appuyait sans se soucier de savoir si ça faisait mal ou pas. Elle s’était mise assez en retrait comme ça, elle avait assez fait d’efforts pour lui et elle ne manqua pas de le souligner. Elle en avait fini avec lui, avec tout ce mal qu’elle se donnait pour qu’il se sente un peu mieux. La dispute aurait pu en rester là, si Alexander avait été là il serait intervenu et en aurait attrapé un (le plus énervé des deux) pour l’isoler, le temps que la température descende un peu. Mais personne n’était là pour arbitrer et temporiser les échanges. Gillian était déjà lancée et la liste des reproches qu’elle avait à lui faire était bien loin d’être terminée. « Tu sais quoi, en fait tu te fiches bien de comment je me sens réellement. Toute ces attentions et cette activité compulsive, cette investissement exagéré ne sert qu'à te faire oublier que c'est à cause de toi que je me retrouve dans cette situation. » Elle pousse une exclamation, à la limite du rire. Il se foutait d’elle. Elle prend une gifle au visage. Ca faisait mal, vraiment. « Ce n'est pas de l'amour, c'est juste le sentiment de m'être redevable, et ça je peux m'en passer sans problème. » Elle passe rapidement une main sur son propre front, elle est à deux doigts de partir en vrille. Elle sait qu’elle va encore crier et s’emporter encore une fois. « J’ai fais tout ce que je pouvais pour que tu te sentes un peu mieux dans cette situation. » , elle attrape violemment par la poignée une corbeille de linge traînant non loin et la renverse de tout son long, « J’ai sacrifié mon temps, mon énergie, même ce que j’avais sur le coeur, tout ça pour te faire à manger et veiller à ce que ton linge soit toujours propre. Si tu n’es pas capable d’y voir de l’amour, c’est peut-être parce que tu es trop concentré sur ta propre personne, au point d’ignorer les sacrifices qu’on peut faire pour toi. Tu vois, je n’ai pas pris de balle ou de coup de couteau, mais ça ne m’empêche pas de m’en prendre plein la tronche chaque jour, et tout ça pour toi. Ne vient pas me parler d’amour quand tu n’es même pas capable de le voir. »
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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Mar 24 Mar - 22:57




Love will tears us appart
La colère s’insinuait en William à mesure qu’il prenait conscience de l’ampleur de leurs incompréhensions. Il n’était pas le genre d’homme à se laisser aller à la moindre difficulté. Il aimait garder le contrôle dans toutes les situations, et laisser quelqu’un décider de ce qui était bon ou non pour lui, lui était tout bonnement insupportable. Comment Gillian pouvait-elle à ce point ignorer l’homme qu’il était pour en faire une vulgaire marionnette. C’était comme si son invalidité temporaire ne faisait plus de lui un homme à part entière avec son ego, sa fierté, ses aptitudes et son potentiel mais un simple pantin incapable de faire quoi que ce soit sans assistance et qui en plus n’avait pas le droit de se plaindre parce qu’on s’occupait de lui. Elle n’avait jamais essayé de se mettre à sa place, pas une seule seconde, elle s’occupait de lui comme on s’occupe de ses parents séniles par devoir, presque mécaniquement, parce qu’ils n’étaient plus ceux qu’on avait connu dans notre enfance. Comment pouvait-elle croire une seule seconde que cette manière de faire lui convenait ? Qu’être considéré comme un poids, quelqu’un dont on devait s’occuper par obligation morale n’atteignait pas son amour propre ? « C’est le fait d’être affiché qui te mets dans cet état ? L’affiche on l’a partagé à deux, mon grand ! Tout le monde à pu constater à quel point tu débordais d’affection et de reconnaissance pour tes proches. C’est quoi la prochaine étape, que tu m’insultes dans la rue ? »  Elle ne comprenait rien, elle l’émasculait, l’infantilisait devant tout le monde et en plus il voulait qu’il lui dise merci ! Elle était trop bornée pour aller plus loin, elle le disait égoïste et ingrat mais pas une seule seconde elle n’avait cherché à comprendre ce qu’il pouvait ressentir. « Arrête ! Stop ! » Le jeune homme s’immobilisa, les yeux écarquillés, surprit par son exclamation. « Arrête de toujours te voir et te projeter au travers des autres, c’est insupportable ! Tu es en béquilles, tu ne sais pas utiliser ta jambe, n’importe qui avec un peu de bon-sens reconnaîtrait et accepterait cette situation. Mais toi et ton obsession de toujours te voir puissant par rapport aux autres… Tu vois, tu n’es même pas fichu de voir ce qui est bien ou mal pour toi, c’est quand même dingue ! » S’il avait prit le temps d’analyser ses dires calmement, Will aurait vu une part de vérité dans ce qu’elle lui disait. Il se voyait toujours à travers le regard des autres, sa tendance à toujours se comparer aux autres, à être sans cesse en compétition n’était pas saine. Son obsession vouloir être toujours plus fort, plus intelligent que les autres l’isolait des gens et le rendait difficile à supporter. Mais voilà, pour lui elle avait dépassé les bornes et il n’était déjà plus capable de raisonner de façon logique, il parlait sous le coup de l’émotion et avait perdu toute lucidité. «  Ah parce que toi tu sais ce qui est bon ou pas pour moi ! Curieux, c’est exactement le discours que ton père me tenait il y’a quelques semaines quant il parlait de toi. » Will était hors de lui, comment pouvait-elle lui faire ce coup là, elle était très mal placée pour lui dire qu’un autre peut savoir mieux que soi-même ce qui est bon ou mauvais pour nous. C’était cruel de ramener sur le tapis le père de la jeune femme alors qu’elle était tout juste parvenue à se débarrasser de son influence mais que son ombre pesait encore sur elle. Faire un rapprochement avec entre elle est son taré de père était profondément honteux et il regretterait ces mots plus tard mais pour l’heure il laissait libre court  à sa colère.

Une fois lancés, ni l’un ni l’autre ne savaient plus s’arrêter et l’escalade de la violence se poursuivait jusqu’au point de rupture. D’habitude, ce point arrive rapidement et ils finissent d’eux même par se calmer ou Alexander par intervenir, mais cette dispute est plus violente que toutes les autres. « J’ai fais tout ce que je pouvais pour que tu te sentes un peu mieux dans cette situation. » D’un geste brusque, Gill attrape une corbeille de linge et la renverse sur le sol. « J’ai sacrifié mon temps, mon énergie, même ce que j’avais sur le coeur, tout ça pour te faire à manger et veiller à ce que ton linge soit toujours propre. Si tu n’es pas capable d’y voir de l’amour, c’est peut-être parce que tu es trop concentré sur ta propre personne, au point d’ignorer les sacrifices qu’on peut faire pour toi. Tu vois, je n’ai pas pris de balle ou de coup de couteau, mais ça ne m’empêche pas de m’en prendre plein la tronche chaque jour, et tout ça pour toi. Ne vient pas me parler d’amour quand tu n’es même pas capable de le voir. » William s’avança vers elle, écartant de son chemin d’un coup de béquille, les vêtements éparpillé sur le sol, jusqu’à  la dominer de toute sa taille. Même en béquilles, Will restait un grand et costaud gaillard qui en imposait. « Non mais tu t’écoutes ? Tu es ridicule, comment peux-tu comparer la lessive, le ménage et la préparation des dîners au fait d’avoir faillit perdre la vie pour en sauver une autre ! Arrête de parler de sacrifice alors que tu ne sais pas ce que c’est que de se sacrifier pour quelqu’un ! J’ai changé mon mode de vie pour toi ! J’ai pris un coup de couteau pour toi ! Et toi qu’est-ce que tu as fais pour moi, la lessive ! Wouahou quelle preuve d’amour indéfectible !  »

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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Jeu 26 Mar - 20:58



 
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L’amour pouvait pardonner beaucoup de bavures. L’amour arrivait à embellir les défauts des autres, aidait à fermer les yeux sur ce qui pouvait déranger et le temps s’occupait du reste en effaçant ce qui dans un premier temps ne pouvait pas plaire. Mais là, c’était beaucoup trop pour l’amour que la jeune femme pouvait donner. Elle se sentait oppressée, presque asphyxiée dans cette maison, dans cette situation, dans ce quotidien qui ne faisait que la renvoyer aux erreurs sottes et naïves qu’elle avait pu commettre et de ce que ces dernières avaient bien faillis coûter à William. Elle l’aimait toujours, il ne pourrait sans doute jamais en être autrement, mais son jugement se trouvait à la fois altéré par ce qu’elle avait pu voir et ce qu’elle ressentait au plus profond d’elle ; Gillian était faible, ce n’était un secret pour personne, mais c’était beaucoup plus difficile à encaisser parce qu’elle en avait eu la preuve. Elle n’était pas cette courageuse jeune femme qui s’était remontée les manches pour se débrouiller seule dans la vie, elle n’était qu’une trouillarde qui baissait la tête et pleurait en silence en attendant qu’on vienne l’aider. Elle l’avait toujours vu comme une figure puissante et cette conviction ne faisait que se renforcer maintenant qu’il n’était plus avec elle mais contre elle. Avait-elle tord ou raison, elle n’était plus à ça près. Elle avait trop attendu, tergiversé avec elle-même pour se soucier encore de savoir si elle était dans le bon ou le mauvais. «  Ah parce que toi tu sais ce qui est bon ou pas pour moi ! Curieux, c’est exactement le discours que ton père me tenait il y’a quelques semaines quant il parlait de toi. » Il venait de la piquer à vif. De quel droit osait-il faire un quelconque rapprochement entre elle et son paternel ? Elle supportait déjà mal qu’ils puissent avoir de l’ADN en commun, et maintenant il venait faire des rapprochements psychologiques douteux entre leur façon de voir les choses. La colère la rendait folle de rage et l’empêchait de penser avec raison. Les mots sortaient, toujours plus blessants. « Je préfère avoir la prétention de penser savoir ce qui est bien pour les autres plutôt que d’avoir l’orgueil de penser que je peux prendre la vie des autres comme bon me semble et d’abattre un homme froidement comme un vulgaire chien. » Elle n’était plus dans les simples reproches, elle était rentré cette fois dans la guerre froide. Elle était moins patiente. Plus ingrate. Les traits de la douce et compatissante Gillian s’effaçaient pour révéler ce qu’il y avait de plus sombre en elle.

Et contrairement à ce qu’elle aurait pu croire, William n’essayait en rien de la calmer ou la rassurer. C’est comme si il s’était fixé comme objectif ultime de la faire craquer, jusqu’à un point de non-retour qu’elle semblait avoir atteint. Elle céda à la pression et envoya voler au sol ce qu’elle avait sous la main. Elle ne voulait pas continuer à jouer les empotées pour son bien-être personnel, surtout qu’il n’en avait visiblement rien à faire au final. Et bien qu’il se débrouille donc sans elle, elle était curieuse de voir combien de temps son orgueil allait mettre avant de reconnaître qu’il ne pouvait pas y arriver seul. Car pour elle, c’était bel et bien une question d’orgueil. Et pour souligner encore un peu plus ses craintes, il ne manqua pas de la rabaisser une nouvelle fois. Il s’avançait vers elle. Elle recula d’un pas, léger, sans baisser les yeux. Il pouvait la dominer par sa taille, mais c’est bien la seule domination qu’elle lui accorderait. « Non mais tu t’écoutes ? Tu es ridicule, comment peux-tu comparer la lessive, le ménage et la préparation des dîners au fait d’avoir faillit perdre la vie pour en sauver une autre ! Arrête de parler de sacrifice alors que tu ne sais pas ce que c’est que de se sacrifier pour quelqu’un ! J’ai changé mon mode de vie pour toi ! J’ai pris un coup de couteau pour toi ! Et toi qu’est-ce que tu as fais pour moi, la lessive ! Wouahou quelle preuve d’amour indéfectible !  » Elle était ridicule. Elle était ingrate. Elle ne connaissait pas le sens du sacrifice. Des coups invisibles qu’elle encaissait en silence. En silence ? Elle n’avait plus envie de se taire et de faire la gentille fille. Néanmoins, ces derniers mots l’avaient blessées plus cruellement qu’elle ne le pensait. « J’ai mis tout mon coeur dans toutes ces choses que tu trouves stupide. J’ai toujours fait de mon mieux, mais ce n’est peut-être pas suffisant pour toi. Tu m’as donné beaucoup de choses et c’est vrai, je n’ai pas de quoi te les rendre. Si tu as besoin que je me retrouve un jour entre la vie et la mort sur un lit d’hôpital pour qu’on soit quitte, alors soit. Mais si tu en viens à penser de cette façon, je n’ai qu’une chose à dire… » Elle n’arrivait pas à croire qu’il soit autant dans le calcul. Dans l’équivalence. Depuis le début, il savait qu’elle n’avait rien d’autre à offrir, si ce n’est ces toutes petites choses du quotidien; Mais il avait tout envoyé balader. Peut-être qu’elle ne lui convenait plus. Le regard de la jeune femme croisa le siens. Elle était froide. Impassible. Seuls ses yeux étaient prêts à céder sous le poids des larmes. Elle n’en abandonnait pas pour autant la guerre. « Tu me dégoûtes. » Tu vois, ce que ça fait d’être frappé en plein coeur ? Tu le sens, maintenant ?
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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Ven 27 Mar - 21:48




Love will tears us appart
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, William n’aimait pas spécialement l’affrontement, il n’était pas du genre à en avoir peur non plus, mais blesser volontairement n’était jamais un plaisir. Il n’était pas sadique, il avait juste du mal à gérer sa colère, et parfois, cela pouvait aller très loin. Gillian était son alter égo sur ce point, il était difficile pour tous les deux de reculer et de calmer les choses lorsqu’ils se sentaient attaqués. Ils préféraient l’attaque comme défense, mordre pour se protéger plutôt que de reculer sous les assauts ennemis. Tout jeunes déjà, ils avaient appris à se débrouiller seuls, à ne compter que sur eux-mêmes dans un environnement hostile et dangereux. Ils avaient été contraints de développer des systèmes de protection pour survivre et curieusement, malgré leurs passés radicalement différent, ils avaient développé les mêmes stratégies de défense. Will n’hésitait plus à balancer à la figure de Gill des mots horribles, la comparant à son père, alors qu’il savait mieux que personne oh combien il était blessant d’être comparé à ce dégénéré. « Je préfère avoir la prétention de penser savoir ce qui est bien pour les autres plutôt que d’avoir l’orgueil de penser que je peux prendre la vie des autres comme bon me semble et d’abattre un homme froidement comme un vulgaire chien. » William éclata d’un rire froid et sans joie, elle semblait ne même plus savoir qu’elle défendait celui qui avait fait de sa vie un enfer, ironique non ? « Et je ne regrette pas une seule seconde ce que j’ai été tenté de faire. Ton père EST un animal et il méritait de mourir comme tel. Tu es naïve et idiote de croire qu’en lui épargnant la vie tu fais une bonne action, il aurait pu s’enfuir et faire du mal autour de lui. Dans la vie rien n’est tout noir ou tout blanc, faire une bonne action nécessite parfois d’en faire une mauvaise, mais le jeu en valait la chandelle. Il aurait pu te pourchasser à vie mais toi non, tu préfères faire des chichis pour lui sauver la vie parce que dans ta tête tu vaux mieux que tout le monde ! Alors, qui est-ce qui fais un complexe de supériorité maintenant ! » La pilule n’était pas passée, il lui en voulait toujours terriblement de se montrer si parfaite, si vertueuse. Son comportement l’agaçait profondément et ce qu’il était parvenu à taire jusqu’à présent ressortait puissance mille sous le coup de la colère et de la frustration.

Gillian ne reculait pas face à lui, et cherchait encore à alimenter le brasier de sa colère. Elle le défiait du regard, refusant de le laisser gagner du terrain. Il cru un moment qu’elle allait jeter l’éponge, lorsqu’elle renversa la corbeille de linge sur le sol, mais il n’en fut rien. « J’ai mis tout mon cœur dans toutes ces choses que tu trouves stupide. J’ai toujours fait de mon mieux, mais ce n’est peut-être pas suffisant pour toi. Tu m’as donné beaucoup de choses et c’est vrai, je n’ai pas de quoi te les rendre. Si tu as besoin que je me retrouve un jour entre la vie et la mort sur un lit d’hôpital pour qu’on soit quitte, alors soit. Mais si tu en viens à penser de cette façon, je n’ai qu’une chose à dire… » Comment pouvait-elle lui faire dire des choses pareilles, il n’avait jamais été question de compter ou d’attendre qu’elle fasse la même chose pour lui que ce qu’il avait fait pour elle. Ce qu’il avait fait, il l’avait justement fait pour lui éviter à elle de finir dans un lit d’hôpital ou pire. Comment pouvait-elle simplement le passer aux oubliettes et considérer tout ce qu’il avait fait pour elle comme allant de soit ? Le regard de la jeune femme croisa le sien, il y décela une froideur et un calme qu’il n’y avait jamais vu même dans leurs pires disputes. A cet instant, on aurait dit lui, il prit alors conscience à quel point cela était effrayant. « Tu me dégoûtes. » Will eu l’impression de prendre un coup de poing dans le ventre, il cessa de respirer un instant. Sous l’effet de la surprise, les yeux du jeune homme s’écarquillèrent légèrement. Ces mots faisaient mal, tellement mal, il avait envie de hurler pour tenter d’expulser cette douleur nouvelle qui lui nouaient l’estomac. Il avait tellement mal qu’il avait l’impression de tomber en morceaux, qu’elle avait déchiré son cœur en lambeaux. La surprise et la douleur qui s’étaient affichées quelques secondes sur son visage disparurent rapidement pour laisser place au masque de froideur et de calme glaçant qu’il avait affiché pendant tant d’années pour se mettre à l’abri des émotions. « Dans ce cas là je ne vois pas ce qu’on fait encore ensemble. » lâcha t-il froidement et parfaitement calmement. « C’est terminé. » Ses yeux d’un bleu de glace ne quittèrent pas les siens lorsqu’il prononça ces mots, il ne laissa filtrer aucune émotion. Il prit la corbeille de linge vide qu’elle tenait encore entre ses mains et la jeta sur le sol. « Tu n’auras plus besoin de ça. Tu devrais rentrer à Columbia, et ne te sens pas obligée de revenir les week-ends. » Elle avait déclenché sans le savoir son système d’auto-préservation grâce auquel il se fermait aux émotions, du moins en apparence, pour se protéger de la douleur. Le même système auquel il avait eu recours autrefois à la mort de sa mère. Il mettait Gill dehors sans toutefois la mettre à la rue puisque c’était lui qui payait le loyer du studio qu’elle occupait à Columbia. C’était aussi une manière de lui faire comprendre implicitement qu’il ne lui couperait pas les vivres et qu’il continuerait de financer ses études. En revanche, il ne voulait plus la voir dans son appartement de Seymour Street, il ne voulait plus sentir son cœur se déchirer un peu plus à chaque fois qu’il poserait les yeux sur elle.

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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Lun 30 Mar - 21:22



 
all I wanna hear him say is "are you mine?"
La lutte était engagée et le ton avait été donné dès les premières phrases ; ce combat allait être un affrontement à mort, ils ne s’en relèveraient pas indemnes. Ils avaient trop gardés entre eux et plutôt que de se parler posément et calmement, ils s’envoyaient des piques de plus en plus intenses. Il n’y avait plus de morale ou de compréhension entre eux, tout avait été bafoué des semaines plus tôt. Elle avait eu peur pour sa vie de la même façon qu’il avait eu peur pour la sienne. Alors pourquoi ne pouvaient-ils pas s’entendre ? C’est comme si ils se parlaient dans une langue différente, comme si tout ce qu’ils avaient construit ensemble n’avait plus d’importance, comme si même l’un et l’autre ne pouvaient plus s’accorder comme avant. Elle restait même glacée face à son rire. « Et je ne regrette pas une seule seconde ce que j’ai été tenté de faire. Ton père EST un animal et il méritait de mourir comme tel. Tu es naïve et idiote de croire qu’en lui épargnant la vie tu fais une bonne action, il aurait pu s’enfuir et faire du mal autour de lui. Dans la vie rien n’est tout noir ou tout blanc, faire une bonne action nécessite parfois d’en faire une mauvaise, mais le jeu en valait la chandelle. Il aurait pu te pourchasser à vie mais toi non, tu préfères faire des chichis pour lui sauver la vie parce que dans ta tête tu vaux mieux que tout le monde ! Alors, qui est-ce qui fais un complexe de supériorité maintenant ! » Il avait raison, et c’était peut-être le plus douloureux pour elle. Elle était trop braquée, trop en colère pour admettre ses tords et se remettre en question. Il avait raison, elle était trop sotte et naïve de s’imaginer que tout le monde pouvait saisir les secondes chances. Elle n’était encore une fois pas à sa hauteur, elle n’avait pas les épaules pour porter ce genre de jugement et préférait à chaque fois se réfugier dans son bien pensant et sa morale de sainte pour ne rien risquer. Elle ne risquait jamais rien, elle restait sur ses bases alors que William avait le courage de faire ce qui lui semblait bon et juste, même si c’était en dehors des limites. Peut-être qu’un jour, elle trouverait le courage d’en faire de même. Peut-être… Mais pas aujourd’hui. Elle n’était pas supérieure, elle était juste lâche, terrée dans ses habitudes et son confort. Elle le haïssait en ce moment, elle le haïssait d’avoir raison à son propos.

Et les mots assassins avaient fini par sortir. Elle l’avait dit, sous le coup de la colère, de l’énervement, de toutes ces semaines de silence à se taire alors qu’elle hurlait intérieurement. Les mots paraissaient juste, assez forts pour apaiser sa colère et lui donner un semblant de vengeance. Mais se venger de quoi ? De ce qu’il essayait de lui faire comprendre ? C’était trop tard, elle avait choisi d’écouter son démon intérieur, qui l’empêchait même de saisir ce quart de seconde ou son regard se révélait à elle. Elle l’avait blessé, bien plus profondément qu’elle ne le pensait, et automatiquement, fidèle à lui-même, il choisissait se se refermer. Il la jetait hors des limites de son coeur, qu’elle était en train de piétiner à coup de mot assassin. « Dans ce cas là je ne vois pas ce qu’on fait encore ensemble. » Elle venait de prendre un coup à son tour. Ce qu’ils faisaient ensemble ? Ils étaient ensemble parce qu’ils s’aimaient, même si elle doutait de plus en plus de cette perspective depuis qu’il avait failli perdre la vie à cause d’elle. Il la détestait depuis ce jour, il cherchait juste la bonne occasion pour la balancer sans devoir en assumer les conséquences. Mais il n’allait quand même pas aller jusque là, il n’allait quand même pas… « C’est terminé. » Il venait de l’abattre au sol. Elle avait tiré la première, mais il venait de la renvoyer à la case départ. Le coup était dur à encaisser. Les  pupilles de la jeune femme se dilatèrent sous le coup de l’émotion et son visage perdit toute couleur. C’était inutile de retenir les larmes, même si elle se mordait la lèvre de toute ses forces pour ne pas sangloter comme une petite fille. Il la laissait. Il ne l’aimait plus, il venait de le dire. Il ne voulait plus d’elle. Le visage de la jeune femme devenait plus expressif et dévasté à mesure qu’il reprenait son masque de froideur. Elle eut un sursaut involontaire lorsqu’il jeta le panier au sol, le mouvement de trop. Le mouvement qui la fit reculer encore, plus brutalement cette fois, jusqu’à ce que son dos vienne buter contre le mur. « Tu n’auras plus besoin de ça. Tu devrais rentrer à Columbia, et ne te sens pas obligée de revenir les week-ends. » C’était trop dur à entendre pour elle. La douleur s’insinuait en elle sans qu’elle puisse faire quoi que ce soit pour pouvoir l’évacuer. Ses poumons se comprimaient douloureusement, le sang battait à ses tempes. La pièce tournait légèrement. Elle avait beau se mordre la lèvre, elle ne se réveillait pas. C’était bel et bien la réalité. Elle préféra prendre la suite, limitant les dégâts. Son visage et son corps entier se décomposaient. Elle venait de tout perdre, son coeur venait d’être arraché. C’était douloureux, une douleur pire encore que les coups qu’elle avait pu recevoir, que son bras cassés, que les longues heures d’attentes à ne pas savoir si il était vivant ou mort… Elle traversa l’entièreté de l’appartement, avant de plonger vers la poignée de sa chambre et de la refermer brutalement derrière elle. Détruite. Son dos glissa lentement le long de la porte tandis qu’elle laissait la douleur contenue depuis trop longtemps s’exprimer. Ses sanglots se chevauchaient, mêlé à des plaintes qu’elle étouffait dans ses mains, dans ses ongles qui accrochaient son menton et le bord de ses lèvres déjà baignés de larmes. Elle glissa lentement au sol. Il l’avait tué avec la balle de la vérité. Elle se roule en boule, ramenant ses jambes contre sa poitrine, cherchant une position instinctive et réconfortante. Ramassée au sol, tel un vieux chiffon, elle évacuait la douleur qui lançait dans tout son corps. Elle ne sait pas combien de temps elle était resté allongée au sol. Assez pour que le jour descendre, que la lumière ne tombe. Mais la douleur ne passait pas, même après que ses larmes soient taries. Ca ne passait pas. Est-ce que ça passerait seulement un jour ?
FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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J'ai besoin de toi comme d'une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien, que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c'est rien. J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant mais je me force à croire qu'avec du temps tu changes d'avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m'emmènes danser jusqu'au matin. — FAUVE
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MessageSujet: Re: Love will tears us appart - William & Gillian   Mar 31 Mar - 21:21




Love will tears us appart
Cette dispute n’était pas comme les autres, elle était plus violente, plus rude, sans doute cela était-ce du à la frustration accumulée depuis des semaines parce qu’ils n’avaient pas reparlé de ce qu’il s’était passé ce soir là avec le père de Gill. Paradoxalement, c’est en ayant trop peur de fragiliser leur couple en reparlant de leurs divergences qu’ils l’avaient amené au bord du gouffre. Peut être se serait-ils disputés aussi s’ils en avaient parlé plus tôt, mais alors il n’y aura pas eu toute cette frustration et cette rancœur accumulée. Leur incompréhensions n’étaient pas synonymes d’incompatibilité, si tant est qu’ils étaient parvenus à s’exprimer à ce sujet pour ne pas laisser la rancœur empoisonner leur relation. A trop repousser l’échéance, ils avaient fini par créer un vide entre eux, un vide qui ne disparaitrait pas du jour au lendemain. Will avait besoin d’évacuer cette frustration, la voir se présenter comme une sainte l’irritait profondément. Elle savait qu’il s’était longtemps cru indigne d’elle et qu’il ne s’était pas débarrassé de cette sale habitude, elle appuyait délibérément là où ça faisait le plus mal. Cette fois-ci cependant, elle ne parviendrait pas à lui faire regretter son geste, si c’était à refaire, il le referait sans hésiter. Prendre une vie était inhumain pour elle, pour lui, il s’agissait simplement de protéger la femme qu’il aimait, une personne plus fragile que lui, d’un taré qui n’hésitait pas à lui infliger des traitements inhumains (il avait encore en tête le coup du tisonnier brulant appliqué sur sa peau). Si épargner son père avait signifié pour elle retourner vivre à Northville comme autrefois, aurait-elle eu autant d’état d’âme ?

Pour lui en tous cas, elle n’en avait aucun. Les mots qui sortirent de sa bouche étaient cruels, blessant. Mais plus encore que ces mots, c’était le ton glacial qu’elle employait et qui lui ressemblait si peu. Gill n’était pas, comme lui, capable de dissimuler ses émotions. Elle ne trichait pas, tout apparaissait toujours sur son visage, si elle le regardait froidement, c’est qu’elle ne ressentait visiblement rien en le faisant souffrir ainsi, aucune peine, aucune pitié. Blessé, atteint au plus profond de son cœur, Will se referma pour protéger ce qu’il en restait. Il adopta à son tour un masque de froideur, un regard glacial qu’il avait beaucoup plus l’habitude d’arborer qu’elle, mais qui n’était pour lui qu’une façade, un mur qu’il dressait entre elle et son cœur. Convaincu que s’il la dégoutait, il n’y avait plus de raison de rester ensemble, et comme forcer une femme à l’aimer n’était pas une solution, il fit la seule chose qu’il lui semblait logique de faire : rompre. Gillian se figea et les émotions revinrent colorer son visage, une émotion sincère, de la douleur, du désespoir. Will fût tenté de revenir en arrière, elle ne pouvait pas feindre, elle était réellement atteinte. L’espace de quelques secondes, l’espoir revint, mais il se ravisa en constatant le mouvement de recul de la jeune femme, lorsqu’il lui arracha des mains la panière à linge et qu’il la jeta au sol. La peur qu’il vit dans ses yeux le blessa plus encore que les mots qu’elle avait employé quelques secondes plus tôt. Elle le craignait comme elle avait craint son père. Il ne pouvait pas supporter qu’elle ait peur de lui, comment pouvaient-ils être ensemble si elle avait peur de prendre des coups ? Si elle le pensait capable de la frapper un jour dans un moment de colère ? En quelques secondes ils avaient fait un gigantesque pas en arrière qui représentait des mois de progrès dans la confiance de l’un envers l’autre.

Cette histoire était vouée à l’échec, il ne pouvait pas l’enchaîner à lui comme l’avait fait son père et il ne voulait plus jamais se voir à travers elle comme un homme violent. Il la laissa s’éloigner et s’enfermer dans sa chambre. Il clopina à l’aide se ses béquilles jusqu’à la sienne et la referma tout aussi brutalement. Dans un dernier élan de rage, il envoya balader les affaires sur son bureau avant de balancer ses béquilles à l’autre bout de la pièce et de s’asseoir sur son lit. Il y récupéra un oreiller et y enfouit son visage, respirant a plein poumons. Il portait encore l’odeur d’amande des cheveux de Gillian. Assaillit par une douleur inouïe et incontrôlable, il hurla en étouffant son cri dans l’oreiller pour que Gill ne puisse pas l’entendre. Maintenant qu’il était seul, il avait besoin de lâcher la pression et de se laisser aller à l’intensité de sa souffrance, hurler était son moyen à lui d’exprimer sa douleur et son désespoir. Il avait perdu la femme qu’il aimait, la seule avec laquelle il n’avait jamais envisagé un avenir. Elle lui avait donné des rêves, elle lui avait donné de l’espoir, et cet avenir radieux qu’il avait imaginé venait d’être réduit en cendres en quelques secondes. Il allait finir seul et malheureux, comme ce qu’il avait toujours cru avant qu’elle ne débarque dans sa vie. Il resta un moment ainsi, la tête posée sur cet oreiller, les bras passés autour de l’objet. Il le tenait serré contre lui comme s’il s’agissait de Gill, retenant cette odeur si réconfortante contre son cœur. Il se laissa retomber en arrière, le dos sur le lit, sans lâcher l’oreiller. Il était anéanti, vidé, épuisé. Il aurait voulu dormir pour oublier la douleur ne serait-ce que quelques heures, mais sa gorge était nouée, ses yeux humides, son cœur était sur le point d’exploser et il avait tellement mal au ventre qu’il en avait envie de vomir. Il n’était même plus capable de fermer les yeux. Il s’allongea sur le côté, tenant toujours l’oreiller dans le creux de ses bras et replia les genoux en chien de fusil. Il avait perdu la notion du temps, mais il resta des heures sur le lit, amorphe, les yeux dans le vide, incapable de faire le moindre geste. Il n’avait plus envie de rien, il voulait juste dormir et oublier, il voulait ne plus rien ressentir, mais était-ce seulement possible d’oublier qu’il crevait d’amour pour elle ?
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je serai comme ton ombre
Et si le ciel s'écroule, si les continents plongent, je te suivrai même jusque dans tes songes. Tu me trouveras toujours dans ton sillage, dans les lignes droites et les virages (⚡️) Fauve - Tallulah
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