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 « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.

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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Sam 28 Fév - 11:45


TEMPORA SI FUERINT NUBILA, SOLUS ERIS


Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger

Will avait une étrange impression de déjà-vu, comme s’il revivait une scène qu’il avait déjà vécue auparavant. En réalité, cette chambre d’hôpital, cette sensation de fatigue mêlée à un manque de lucidité ne lui étaient pas inconnues. Cela lui rappelait les jours douloureux de son sevrage de la drogue après son overdose. Il n’aimait pas les hôpitaux, d’abord parce que ça lui rappelait de mauvais souvenirs, ensuite parce qu’il avait toujours preuve qu’on le reconnaisse. Les médecins avaient son nom, son identité, fort heureusement, ils étaient liés par le secret médical. Néanmoins, l’odeur et l’apparence aseptisée des hôpitaux l’avaient toujours rebuté. Seule la présence de Gillian redonnait des couleurs ce décor triste et impersonnel et représentait la figure rassurante dont il avait besoin. La jeune femme semblait pourtant fatiguée, visiblement éprouvée, son teint était pâle, des cernes étaient venus se glisser sous ses beaux yeux bleus. Elle le regardait, ahurit, puis un sourire béat vint s’afficher sur ses lèvres. Les muscles de son visage se relâchèrent, elle semblait aussi fatiguée mais beaucoup plus détendue, comme si elle avait perdu dix ans d’un coup. Elle ne détachait pas son regard de lui, comme si elle n’arrivait pas à croire à ce qu’elle voyait mais intervint immédiatement pour aider son petit ami. Il faut dire qu’avec la quantité de sang qu’il avait perdu et l’anesthésie générale, il avait besoin de se réhydrater. « Laisse, je m’en occupe. » Elle se pencha pour ramasser le verre, ouvrit la bouteille d’eau posée sur la table de chevet et en versa dans le gobelet. Elle posa ensuite délicatement sa main derrière la nuque du jeune homme pour lui soutenir la tête, et porta le verre à ses lèvres. Elle ne lui avait pas demandé son avis, comme si elle craignait que par orgueil il refuse son aide, elle le connaissait bien maintenant. Mais Will ne broncha pas, il était faible et c’était inutile d’essayer de le cacher tellement c’était flagrant. La laisser prendre soin de lui était plaisant. L’eau à température ambiante lui fit du bien, elle le désaltéra suffisamment sans pour autant trop refroidir sa gorge encore endolorie, il bu une bonne moitié de la bouteille. Il n’avait plus aucune notion du temps, il n’avait aucune idée du temps qu’il avait passé en salle d’opération et sur se lit d’hôpital avant de revenir à lui. « Un peu plus de vingt heures, je pense. Ca fait seulement huit heures que les médecins m’ont autorisé à être ici. »  Cette information le choqua « Et tu es restée là tout ce temps… » Il n’en doutait pas une seconde. Des deux on disait que c’était lui le maniaque du contrôle mais c’était bien son genre à elle de s’entêter à vouloir rester pour surveiller ce qu’il se passait même si on lui disait qu’il ne se réveillerait pas avant des heures. Elle n’avait pas voulu le laisser, elle avait voulu être là à son réveil, quitte à passer une journée entière dans cet hôpital. Une étrange émotion s’empara de Will et lui monta à la gorge, mais il était trop fier pour se laisser submerger par l’émotion dans un hôpital, alors qu’ne infirmière ou un médecin pouvait débarquer à n’importe quel moment. Mais lorsque Gill glissa ses doigts dans les siens, il y exerça à son tour une légère pression. « Les médecins ont dit qu’ils allaient devoir te garder un petit moment ici. Je sais que c’est une perspective qui ne t’enchantera pas beaucoup, mais sache que tu n’es pas passé loin. J’ai même bien cru que c’était terminé quand tu es tombé inconscient dans mes bras… » Rester en observation à l’hôpital l’ennuyait passablement, mais il n’avait pas le choix. Il leva doucement leurs mains et posa un tendre baiser sur le dos de la main de la jeune femme. « Je suis là maintenant, et c’est grâce à toi. Si tu n’avais pas été là, je ne m’en serai sans doute pas sorti. » La voix du jeune homme était encore faible et il était encore dans le brouillard du réveil, mais il y mit autant de conviction qu’il lui était possible d’en mettre. C’était elle qui avait appelé les secours.

Prendre conscience de la gravité de sa situation lui rappela en même temps les événements qui avaient précédés : leur dispute, leurs conceptions différentes du bien et du mal, de la vie et de la mort. Il se rembrunit, deux conceptions radicalement différentes pouvaient-elles coexister ? Leurs deux mains enlacées lui laissaient espérer que oui. C’est en posant les yeux sur celles-ci qu’il s’aperçu qu’une perfusion se trouvait dans le creux de son coude. Il eu un instant de panique. « Gill, dis-moi qu’ils ne m’ont pas mis sous morphine. » En tant qu’ancien toxicomane, Will avait droit aux antalgiques mais en quantité bien moindre que n’importe qui. Il devait absolument éviter de s’injecter de fortes doses de substance opiacée au risque de rechuter. Il sentait la douleur de son flanc, ce qui lui faisait dire qu’il n’était pas complètement shooté, mais il avait peur qu’on lui ait injecté une dose trop importante pour lui. Ses antécédents, y compris sa cure de désintoxication, devaient être dans son dossier médical, mais il ne voulait pas prendre le moindre risque. En proie à une crise d’angoisse, il tenta de se lever mais il ne s’attendait pas à ce que sa jambe soit si lourde et si rigide. Il faillit tomber à la renverse mais Gillian le rattrapa à temps. Il tomba dans ses bras et grimaça de douleur, son flanc n’étant visiblement pas d’accord lui non plus pour une quelconque expédition. Elle parvint à le maintenir sur le lit mais il pesait de pratiquement tout son poids sur elle. Heureusement, ce furent à ce moment là qu’un médecin et une infirmière firent irruption dans la chambre. L’infirmière se précipita pour aider Gill à rallonger doucement William sur son lit. « Monsieur Standford, dans votre état vous devez restez allongé et ne pas bouger pour ne pas risquer de rouvrir la plaie. » le sermonna t-elle. « Laissez-moi deviner…fracture de la rotule » remarqua t-il amèrement en direction du médecin, s’inquiétant plus de sa jambe que de l’entaille qui avait faillit lui coûter la vie. Sa jambe était prise dans une attelle partant du haut de sa cuisse jusqu’à sa cheville. Le médecin lui confirma qu’il allait devoir marcher en béquille pendant six semaines. Will bougonna, il fallait qu’il se fasse à l’idée d’être diminué et pour lui ça n’allait pas être simple à accepter. « Mais ce n’est pas votre jambe qui m’inquiète le plus. Vous avez été blessé par une lame de couteau qui s’est enfoncée profondément dans vos tissus. Comme l’a dit Mme Jackson votre infirmière, vous devez rester allongé et bouger le moins possible pendant la cicatrisation de la plaie ou elle risque de se rouvrir. Donc je vous garde en observation pendant quelques jours avant de vous laisser rentrer chez vous Monsieur Standford. Vous avez perdu beaucoup de sang, estimez-vous heureux d’avoir reçu l’aide de votre amie, si elle n’avait pas été là pour limiter l’hémorragie en attendant les secours, vous ne vous n’auriez pas survécu ». William soupira, il n’aimait vraiment pas que sous prétexte d’être médecin, cet homme l’infantilise de cette manière. Il lui précisa ensuite qu’au vu de ses antécédents médicaux, il ne lui avait mit que la dose minimum de morphine pour rendre la douleur supportable mais que dans son cas, il aurait évidemment mal y comprit pendant la vérification de l’état du pansement et de son état de santé général post réveil qu’il s’apprêtait à effectuer. Il demanda donc à Gillian de quitter la pièce pendant l’examen médical. « Elle peut rester. » répondit William en attrapant la main de Gill. « Je m’en serais pas tiré sans elle, comme vous dites. Je veux qu’elle reste. »
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Lun 2 Mar - 21:19


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there'll be no rest for the wicked, there's no song for the choir, there's no hope for the weary if you let them win without a fight ; I let my good one down, I let my true love die, I had his heart but I broke it every time — no rest for the wicked ©

L’espoir était revenu. Il était vivant, certes en piteux état, mais il avait échappé au pire. Gillian pouvait de nouveau respirer, William avait survécu à la bataille contre son père. Elle le savait, si il avait fermé les yeux pour la dernière fois dans cet hôpital, elle s’en serait voulu toute sa vie et elle n’aurait jamais été capable de se relever à nouveau. Il était son pilier, son rocher, cette personne en qui elle avait une confiance totale et absolue. Il était en tout point son âme soeur, le perdre revenait à perdre une partie d’elle-même. Et Gillian n’aurait jamais pu se pardonner les derniers mots qu’ils s’étaient adressés. Mais au diable toutes ces pensées tristes et moroses, elles venaient de s’envoler comme de la poussière balayée par un coup de vent. Son sourire venait illuminer son visage fatigué et abîmé par les coups qu’elle avait pu recevoir de son côté. Elle s’empressa de l’aider à voir, se moquant bien de si il voulait de son aide ou pas. Il n’était pas en position de décider quoi que ce soit. Elle soutint délicatement sa tête et constate avec soulagement que cette fois-ci il ne la repoussait pas froidement. Le contraste était tellement saisissant, comme si il existait deux William, deux personnalités diamétralement opposées. Elle s’appliqua à lui faire boire le nécessaire, jusqu’à ce que sa soif soit étanchée. Sa voix était si faible et si ténue qu’elle secouait la jeune femme de frisson à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Elle était choquée par son état de faiblesse, de voir à quel point il avait du mal à parler et à bouger. Elle répondait doucement et calmement à ses questions, lui précisant combien de temps il avait été inconscient. « Et tu es restée là tout ce temps… »  Il aurait été complètement absurde pour elle de l’abandonner alors qu’il était allongé sur ce lit en partie à cause d’elle. Elle n’aurait pas su s’en aller, c’était tout simplement impossible et il était mieux placé que quiconque pour le savoir ; si elle s’était trouvé dans la même situation, quelque part entre la vie et la mort, elle savait qu’il serait resté là. « Alexander a essayer de m’expulser d’ici, mais ça n’a pas donné grand-chose. Il viendra te voir ce soir dès qu’il sort du boulot. » Ils étaient sa famille et Gillian se devait de mentionner que son meilleur ami avait également tout laissé tombé pour s’inquiéter de son état de santé. Il n’allait pas échapper aux remontrances du jeune homme, qu’il se tienne donc préparé. Elle lui mentionna alors du bout des lèvres ce que le médecin avait laissé sous-entendre ; il n’allait pas pouvoir sortir de suite de l’hôpital tout de suite et cette perspective n’allait pas l’enchanter. Mais il était lucide, il se doutait bien que dans son état il était incapable de faire quoi que ce soit sans assistance médicale. Dans un élan d’affection, elle s’autorisa à venir mêler ses doigts au siens. Elle avait eu peur, elle avait besoin d’être rassurée de son côté. Il vint porter sa main à ses lèvres. C’est tout ce dont elle avait besoin. « Je suis là maintenant, et c’est grâce à toi. Si tu n’avais pas été là, je ne m’en serai sans doute pas sorti. » Elle secoua doucement la tête. Ce n’était pas complètement vrai et sa conscience refusait de laisser passer ça. « J’ai plutôt tendance à penser que c’est de ma faute si tu es là. » ajouta-elle pensivement en se mordant la lèvre. Elle n’avait pas oublié que les coups avaient été porté par son père, alors qu’il tentait de la tirer de ses griffes. Oui, la fautive, c’était bel et bien elle…

« Gill, dis-moi qu’ils ne m’ont pas mis sous morphine. » Perdue dans ses pensées, elle sursauta devant la soudaineté de son ton. Il lui fallu une bonne quinzaine de seconde pour se repasser la question dans sa tête. Elle n’en avait aucune idée, elle avait été mise à l’écart par le corps médical et à aucun moment elle n’avait jugé nécessaire d’intervenir ; elle n’était en rien compétente pour des soins médicaux d’une telle ampleur, jamais elle n’aurait osé mettre son nez dans ce qui ne la regardait pas. « Je… Non, j’en ai aucune  i… hé, mais qu’est-ce que tu fais ? » s’écria-elle en le voyant se lever. Elle savait ce qui allait se passer et de quoi les prochaines secondes allaient être faite. Elle ne savait pas si son petit corps frêle pouvait supporter le poids du siens, mais sur le moment ce détail lui passait bien au dessus de la tête. Elle anticipa sa chute, étouffant un gémissement. « Will, recouche-toi je t’en supplie. Tu n’es pas en état de te lever. » Sa voix ferme contrastait avec les tremblements dans ses bras qui menaçaient de lâcher à tout moment. Il n’était pas conscient de son état, il avait pratiquement passé l’arme à gauche quelques heures plus tôt. Il jouait à quoi ? Heureusement pour elle, l’infirmière et le médecin entrèrent au même moment lui prêter main forte pour le recoucher. Elle avait été à deux doigts de ployer sous son poids et qui sait ce qui aurait pu se passer si elle l’avait fait. Elle découvrit au même moment l’impressionnante attele qui lui immobilisait toute la jambe. Savoir qu’il allait devoir dépendre des autres pour sa mobilité allait être un sujet fin à traiter et elle priait pour qu’il puisse remballer son orgueil et accepter la situation sans faire d’histoire. C’était bel et bien un fracture et les yeux de Gillian s’écarquillèrent quand elle entendit de la bouche du médecin qu’il devrait marcher en béquilles pendant six semaines. Six semaines, ça semblait une éternité… Il tenta alors d’expliquer à William que sa jambe n’était en rien ce qu’il y avait de plus grave chez lui et que ce qui avait faillis lui coûter la vie, c’était bel et bien la blessure sur son flanc. Cette dernière devait être vérifiée maintenant et le médecin demanda donc à la jeune femme de quitter la pièce. Cette dernière s’exécuta en hochant la tête, Gillian n’était pas le genre de personne à se battre avec le corps médical, jugeant qu’ils étaient les mieux placés pour savoir ce qui était bon ou pas pour lui. Elle fut cependant retenue par William. « Elle peut rester. » elle marqua un temps de pause, à la fois confuse et flattée qu’il la veuille à ses côtés dans un moment ou il allait être faible et vulnérable. « Je m’en serais pas tiré sans elle, comme vous dites. Je veux qu’elle reste. » Gillian rougit une nouvelle fois, ne s’habituant pas à cette éloge qu’on faisait d’elle ; elle lui avait sauvé la vie, de la même façon qu’il avait sauvé la sienne. Il était venu jusqu’à elle sans se poser de question et avait tout risqué pour qu’elle soit saine et sauve. Le médecin hocha distraitement la tête et la jeune femme garda sa main dans la sienne en y exerçant une légère pression. Cette pression qui dit ‘ne t’en fais pas, je suis là’. Il demanda si la jeune femme ne pouvait pas le soutenir pendant l’examen, et une nouvelle fois, Gillian s’exécuta en silence, soutenant son tronc, faisant glisser sur ses épaules la blouse médicale qu’il portait pour laisser à la vue son torse couvert de ses précédents souvenirs. D’autres batailles à laquelle venait s’ajouter celle-ci. « Votre oblique externe ainsi que vos trois intercostaux ont été sectionné. », marmonna le médecin en commençant à ôter le bandage —Gillian resserrait son étreinte au niveau de la main et de l’épaule de William, « La plèvre est heureusement restée intact, mais ce n’est pas en vous agitant de la sorte que vous allez arranger votre situation. Je vais vous passer les complications cliniques d’un hémothorax, sachez juste que vous être fragile et que le repos et l’immobilité sont les seuls remèdes que je peux vous proposer. » La jeune femme se sentit faiblir lorsque la plaie fut enfin exposée, mais elle tenta de garder pieds pour lui. Elle appuyant doucement son front contre son épaule, s’apprêtant à anticiper chaque secousse, chaque frémissement de sa part. « Je sais que ça va te paraître ridicule mais essaye de penser à autre chose. Ca rendra peut-être ça un petit peu plus supportable. » , lui murmura-elle doucement. Le médecin procéda alors à l’examen de la plaie, vérifiant les sutures et le travail qui avait été fait au bloc. Le dossier médical de William sous le bras, il discuta avec lui des antécédents et approfondit l’examen pour fait le point sur son état de santé général. Gillian restait en retrait, toujours silencieuse, ne réalisant que trop peu toute la gravité de la situation. Ce n’est que lorsque le médecin quitta enfin la pièce que la jeune femme craqua. Mordant sa lèvre, elle ne pouvait plus lutter contre les larmes, contre le fait de le voir si faible et si mal en point. Elle les sentait déjà perler au coin de ses yeux. « Tu vas t’en sortir et bientôt tu pourras marcher de nouveau. », elle tentait davantage de se persuader elle-même, « Je vais rester à l’hôpital, je vais m’occuper de toi et tu verras, tout ira bien. », elle hochait la tête, osant s’assoir sur le bord du lit, osant se lancer ; elle avait eu peur, tellement peur pour lui et toute cette pression accumulée venait de redescendre d’un coup ; « Dis-moi que tout ira bien, s’ill te plaît… », La culpabilité rongeait Gillian, elle ne s’imaginait pas qu’il s’était déjà retrouvé dans pire situation par le passé. Elle le voyait simplement cloué sur un lit d’hôpital par sa faute. A cause d’elle.  
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❝ tallulah gillian marshall ❞

J'ai besoin de toi comme d'une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien, que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c'est rien. J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant mais je me force à croire qu'avec du temps tu changes d'avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m'emmènes danser jusqu'au matin. — FAUVE
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Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
Ce qui avait pu se passer entre eux la veille n’avait plus grande importance à cet instant. Will avait vu sa petite amie ligotée, frappée et sous la menace d’une arme, tout ce qui comptait à cet instant c’était qu’elle soit en vie. Il avait faillit la perdre, sans elle sa vie lui semblait fade, sans intérêt. S’il avait été incapable de la sortir des griffes de son père et qu’elle y avait laissé la vie il n’aurait jamais pu se le pardonner. Pourtant aujourd’hui, c’était lui le plus faible des deux, allongé sur ce lit d’hôpital, incapable de bouger, incapable de boire sans aide. Il avait toujours détesté être vulnérable, ou pour être plus exact, il détestait qu’on voit qu’il pouvait l’être. Aujourd’hui pourtant il n’avait pas envie de se battre pour se montrer fort, il était affaiblit, fatigué, il avait faillit y passer, quelle meilleure excuse pour accepter de se montrer faible juste un petit moment ? Etre un dur à cuir quand on est en blouse d’hôpital, immobilisé dans un lit, et encore dans le cirage n’aurait pas été crédible. Repousser Gillian alors qu’il avait manifestement besoin d’elle et qu’elle était resté des heures dans cet hôpital à attendre de ses nouvelles aurait été cruel. Cette épreuve lui prouvait à quel point elle tenait à lui. Elle n’avait rien pu faire pour lui d’un point de vue médical une fois arrivé aux urgences, mais elle était restée, pour ne rien manquer, comme pour rester avec lui par la pensée. Cela signifiait beaucoup pour lui « Alexander a essayer de m’expulser d’ici, mais ça n’a pas donné grand-chose. Il viendra te voir ce soir dès qu’il sort du boulot. » Will hocha la tête, Alexander était venu aussi. Fidèle à lui-même, le jeune homme avait accouru pour être aux côtés de Gill et s’inquiéter du sort de son meilleur ami. « Il a l’habitude des hôpitaux avec moi, je ne l’ai pas épargné de ce côté-là. » répondit-il tristement. Alexander avait toujours été là pour lui, à attendre patiemment que son meilleur ami s’en sorte, à subir ses coups de colère ou au contraire ses longs silences pendant ses périodes de manque. Cette fois, Alex allait lui passer un savon d’avoir été si imprudent. Le jeune homme ne le montrait pas et entre hommes les deux amis bien que très proches, étaient très pudiques. Ce n’était pas leur genre d’étaler leur sentiments, mais Will savait qu’Alexander c’était fait un sang d’encre pour lui et que cette brimade lui permettrait d’évacuer son anxiété. De toute manière, le jeune homme ne pouvait pas le blâmer d’avoir voulu sauver Gill qu’il considérait maintenant comme un membre de sa famille. Gill lui affirma qu’il allait devoir rester quelques jours à l’hôpital, dans son état, l’inverse aurait été étonnant, il se sentait de toute manière incapable de se lever et de faire un pas en avant. Rester allongé serait désagréable pour lui qui avait la bougeotte, mais il n’était pas bâte au point de croire qu’il allait sortir faire un footing le lendemain d’une opération pour laquelle son pronostique vital avait été engagé. Son regard s’arrêta quelques secondes sur leurs deux mains enlacées et il déposa un tendre baiser sur sa main. Si la jeune femme n’avait pas été là pour limiter l’hémorragie avant l’arrivée des secours, il serait mort à l’heure qu’il était. « J’ai plutôt tendance à penser que c’est de ma faute si tu es là. » Cette fois, Will secoua vigoureusement la tête, Gill avait toujours tendance à culpabiliser pour des choses qu’elle ne maitrisait pas ou qu’elle n’avait pas choisi. « Ne dis pas de bêtises, ce n’est pas de ta faute si ton père est un taré. Tu n’as rien à te reprocher. »  Sa voix était encore faible, mais le ton qu’il y mettait était convaincu.

La panique l’envahit lorsqu’il s’aperçu qu’il avait une perfusion dans le creux de con coude, il lui demanda alors sur un ton angoissé s’il avait reçu de la morphine, un opiacé qui risquait de réveiller ses anciennes addictions. « Je… Non, j’en ai aucune  i… hé, mais qu’est-ce que tu fais ? »  Wil s’était décalé au bord du lit pour se lever sous le coup de la panique, prêt à se jeter sur le premier médecin qui croiserait sa route. Il s’était élancé dans le vide avant de s’apercevoir que sa jambe refusait de bouger. Déséquilibré, il tomba et avant mais Gill s’interposa pour le rattraper. Il sentit les muscles frêles de ses bras se tendre pour soutenir son poids et commencer à trembler sous la force de l’effort. « Will, recouche-toi je t’en supplie. Tu n’es pas en état de te lever. » lui ordonna t-elle fermement. L’arrivée de l’infirmière et du médecin mirent fin au supplice de la jeune femme et ils l’aidèrent à se rallonger, sans pour autant se passer du plaisir de lui faire la leçon sur son état. Will poussa un soupir résigné lorsque le médecin lui signala qu’il devrait marcher en béquilles pendant six semaines. Rester à l’hôpital pendant quelques jours, passe encore, mais ne plus pouvoir se déplacer qu’avec des béquilles et se sentir diminué pendant un mois et demi allait passablement l’irriter. Le médecin passa vite sur sa jambe pour lui faire part de ses inquiétudes au sujet de sa blessure au couteau qu’il devait examiner maintenant qu’il avait reprit conscience. Par pudeur il demanda à Gillian de sortir  un instant mais Will la retint et elle lui fit comprendre d’une légère pression de sa main qu’elle ne comptait pas s’en aller. Le médecin demanda à la jeune femme de l’aider et Gill s’exécuta, souleva doucement sa blouse. Will n’aimait pas particulièrement faire l’objet de tant d’attention, mais il était conscient du fait que cet examen constituait un passage obligé. Plus il coopérerait, plus vite il guérirait et pourrait sortir de l’hôpital. Le médecin examina la plaie, il lui parla d’oblique, d’intercostaux, de plèvre, d’hémomachinchose, un somme un discours auquel il ne comprit pas grand-chose. Ce fût plus grâce au ton solennel du réalisa que c’était grave et qu’il en avait réchappé de peu et qu’il devait vraiment se reposer pour guérir et récupérer. Gillian tenait toujours sa main dans la sienne, et avait posé l’autre sur son épaule, dans un geste à la fois affectueux et protecteur. Elle posa doucement le front contre son épaule, la vision de sa blessure lui était difficile, lui demander de rester avait peut être été une erreur. « Je sais que ça va te paraître ridicule mais essaye de penser à autre chose. Ca rendra peut-être ça un petit peu plus supportable. »  Will hocha la tête mais ne répondit pas. Il se contenta d’afficher son masque de neutralité qui le protégeait de sa gêne à l’idée qu’on ausculte ses blessures du passé et du présent. A certains moments, la douleur causé par les palpations du médecin lui arrachait une grimace de douleur et il se cramponnait alors à la main de Gill. Dans ces moments là il repensait à Gill et lui : leur premier baiser, son anniversaire sur la plage, leur chamailleries sous les draps, leurs longues promenades main dans la main. Mais fidèle à lui même, il s'efforçait de laisser paraître le moins possible. « Au fait, la police veut vous voir Monsieur Standford, je leur ait dit que vous vous reposiez  pour l'instant mais il vont rapidement vouloir vous interroger. » Will acquieça, il fallait s'y attendre : trouver deux hommes blessés allongés, des traces de lutte et une jeune femme ayant été ligotée avait de quoi éveiller des soupçons. Le médecin et l’infirmière quittèrent la pièce et Gill revint vers lui, visiblement chamboulée. « Tu vas t’en sortir et bientôt tu pourras marcher de nouveau. »  lui dit-elle au bord des larmes. « Je vais rester à l’hôpital, je vais m’occuper de toi et tu verras, tout ira bien. »  C’était comme si le stress et l’angoisse l’avait retenue pendant des heures, elle avait besoin de lâcher les vannes. Elle s’assit au bord du lit, prenant bien soin de choisir le côté où il n’était pas blessé. « Dis-moi que tout ira bien, s’il te plaît… »  La jeune femme était bouleversée. Il leva son bras et le posa tendrement sa main derrière sa nuque pour l’inciter à le regarder dans les yeux. « Tout ira bien. Tu as entendu le médecin je ne risque plus rien, j’ai juste besoin de repos. »  Son pouce caressa doucement sa joue, elle était brûlante. « Tu devrais rentrer te reposer, tu es épuisée. Il faut toi aussi tu prennes soin de toi que tu passes un peu de pommade sur tes bleus. »  dit-il doucement mais fermement. Il serra les dents en songeant à celui qui avait infligé ces vilaines ecchymoses à ce si joli visage. « Tu sais ce qu’il est advenu de ton père ? »  
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L[i]’attente avait rendu la jeune femme extrêmement tendue. Les terribles mots qu’ils avaient pu s’échanger n’étaient plus que de vagues souvenirs brouillés, la peur de le perdre avait fait remonter les souvenirs les plus précieux qu’elle partageait avec lui. Elle avait manqué de fondre en larme quand en se changeant, son reflet avait croisé le petit trèfle scintillant à son cou. Est-ce que la chance pouvait encore intervenir à ce stade ? Une chose est sûre, Gillian ne serait jamais tombée à genoux pour implorer une quelconque présence surnaturelle ou spirituelle. Elle lui avait clairement stipulé que si il ne luttait pas, elle ne pourrait jamais lui pardonner. Et elle en était encore à se raccrocher à cet espoir fragile et ténu qu’il puisse l’entendre à travers son inconscience. Reviens. Sans lui elle était morose, déboussolée, désorientée. Le revoir bouger et parler, après l’avoir quitté couvert de sang et inconscient, c’était un sentiment indescriptible. Elle lui disait souvent qu’il ne réalisait pas à quel point il était tout pour elle ; Gillian ne l’avait pas non plus réalisé avant ce soir. Elle trouvait même complètement absurde qu’il puisse s’en faire pour elle. Elle ne réalisait pas qu’elle avait été éprouvée aussi, même si c’était bien évidemment à un tout autre niveau. Elle en profita pour lui glisser qu’Alexander allait les retrouver. Il lui avait été d’un grand secourt et était visiblement plus entraîné pour cette tâche que la jeune femme. Elle l’avait rarement vu aussi inquiet et préoccupé et la jeune femme ne doutait pas que lorsqu’il viendrait en personne, William allait en prendre pour son grade. « Il a l’habitude des hôpitaux avec moi, je ne l’ai pas épargné de ce côté-là. » La très grande patience d’Alexander venait peut-être de là ? Gillian avait été presque intenable et il était absolument non-envisageable pour elle de retenter ce genre d’expérience et elle se persuadait que William était également de son avis. Il avait assez joué avec le feu comme ça mais le pire dans cette histoire, c’est qu’il avait tout encaissé pour pouvoir la protéger. Le méritait-elle seulement ? Il aurait pu lui en vouloir, et l’espace d’un court instant, elle avait redouté cette réaction ; mais sentir qu’il ne repoussait pas sa main vint repousser toutes ces questions inutiles ; il ne la détestait pas, ou peut-être pas au point de ne plus vouloir d’elle. Il secoua d’ailleurs vigoureusement la tête lorsqu’elle affirma qu’elle était bel et bien responsable de son état. « Ne dis pas de bêtises, ce n’est pas de ta faute si ton père est un taré. Tu n’as rien à te reprocher. » « Alors accepte au moins mes remerciements. » , son regard était devenu plus flamboyant, « Pendant un instant, j’ai cru que tout allait recommencer. Mais tu étais là et tu as empêché ça. » Elle avait une nouvelle dette de plus envers lui ; le genre de dette qui ne se paye jamais et qu’on garde toujours au fond du coeur. Elle pouvait clairement l’affirmer ; il lui avait sauvé la vie.

Et pour ajouter encore un peu de culpabilité sur les frêles épaules de Gillian, le médecin procède à son examen, révélant la plaie que son propre père lui avait infligé. Un frisson remonta le long de sa colonne alors qu’elle tentait de garder un peu de contenance ; non, elle devait laisser ses états d’âmes de côté un instant, elle devait être présente pour lui. Sa main tenait fermement la sienne, encaissant les légères secousses qu’il y appliquait à chaque fois que la douleur n’était plus supportable. Elle ne comprit pas non plus un seul mot du discourt du médecin, et encore heureux ; si elle avait entendu de la bouche du médecin qu’il avait été à deux doigts de voir ses poumons se remplir de sang, elle n’en aurait été que plus bouleversé. Elle devait rester concentrée et essayer d’assister au mieux le médecin dans sa tâche, ne manquant pas une occasion de rappeler à William qu’elle était là, qu’elle resterait là. L’examen ne révéla pas de lésion supplémentaire ; il était bel et bien stable mais il devait cependant de beaucoup de repos. « Au fait, la police veut vous voir Monsieur Standford, je leur ait dit que vous vous reposiez  pour l'instant mais il vont rapidement vouloir vous interroger. » Elle déglutit difficilement. Ce n’était encore que les débuts des ennuis et la vague de panique monta d’un coup en elle. Son père ne pouvait plus lui faire de mal, plus jamais. Ce n’est que lorsque le médecin sorti qu’elle laissa éclater ses appréhensions, laissant redescendre d’un coup le stress accumulé. Il se montra calme, presque imperturbable ; il était de toute façon bien trop fier et épuisé pour se montrer aussi émotionnel que Gillian. Sa main fraîche et réconfortante vint rapidement se poser sur sa nuque. « Tout ira bien. Tu as entendu le médecin je ne risque plus rien, j’ai juste besoin de repos. » , elle hocha doucement la tête, heureuse de voir qu’il prenait le parti de ne rien faire d’imprudent dans son état. « Tu devrais rentrer te reposer, tu es épuisée. Il faut toi aussi tu prennes soin de toi que tu passes un peu de pommade sur tes bleus. », elle pinça les lèvres songeant qu’elle n’était effectivement pas à son avantage ainsi, « Je partirais quand Alexander sera arrivé, je ne vais pas te laisser seul. Le reste pourra bien attendre quelques heures de plus. » Il était hors de question pour elle de le laisser seul ; si il voulait dormir, elle se ferait toute petite dans un fauteuil, mais à aucun instant elle ne voulait qu’il se sente délaissé ou seul. Ils avaient déjà trop endurés tous les deux et elle avait le sentiment qu’un seul instant trop loin de lui ferait tout éclater. Elle prendrait soin d’elle après, elle avait mieux à faire. Elle en profite pour se pencher doucement en avant, en prenant soin de ne pas prendre appuis sur lui ; ses lèvres viennent effleurer les siennes avant de les capturer doucement. Elle avait besoin de ce genre d’attention pour elle, pour se rassurer. « Tu sais ce qu’il est advenu de ton père ? »  Elle prend une grande inspiration, ce n’est pas le moment d’être déstabilisée. « Il est dans une chambre, quelque part loin d’ici. Je pense que la police garde l’entrée. » Elle tente de garder un ton assez neutre, « Ils m’ont interrogée, je leur ai raconté ce que je savais et je ne me suis pas contentée de ce qui s’est passé hier soir. Il était temps que la vérité sorte, même si j’ai mis un peu de temps pour ça. » Elle marque une courte pause, elle savait que son tour viendrait quand à l’interrogatoire. Elle omit de lui expliquer qu’elle s’était battu pour sa cause en invoquant la légitime défense ; le sujet était encore sensible et les images de ses yeux habités par une lueur folles à l’instant ou il avait voulu mettre une balle dans le crâne de son père. « Il ne peut plus nous atteindre maintenant. »
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Jeu 12 Mar - 23:05


TEMPORA SI FUERINT NUBILA, SOLUS ERIS


Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
Le calme était revenu après la tempête, ils étaient simplement heureux de se retrouver. Lorsqu’on a failli perdre un être cher, on met de côté ses rancœurs et ses désaccords, au moins pour un temps. Ils faisaient place au plus important : l’amour et l’attachement qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. Will n’oubliait pas la peur qui l’avait saisit à la gorge lorsqu’il avait entendu la voix du père de Gill au bout du fil. Il n’avait pas eu peur pour lui, il n’avait plus jamais eu peur du danger depuis qu’il avait vécu dans la rue, constamment sur la brèche. Il avait eu peur pour elle, peur de perdre l’être qui illuminait sa vie, peur qu’elle souffre, qu’elle soit replongée dans l’enfer qu’avait été son enfance après s’être donnée tant de mal pour y échapper. Lui montrer son côté sombre n’avait plus eu d’importance, la seule chose qui comptait c’était de la sortir des griffes de son père coûte que coûte. Il était prêt à payer le prix fort pour mettre Gillian à l’abri du danger, y compris à tuer, parce qu’elle était la seule dont l’absence lui donnait la peur au ventre. Alexander et elle étaient devenus sa famille, son équilibre, sans eux, il aurait sans doute basculé depuis longtemps dans l’excès. Il la rassura sur le fait qu’elle n’était absolument pas responsable de ce qu’il lui était arrivé, elle ne l’avait pas condamné, bien au contraire, elle l’avait sauvé d’une vie misérable fait de remords et de solitude et il ne pourrait jamais assez la remercier pour cela. « Alors accepte au moins mes remerciements. » dit-elle en serrant davantage sa main. Au moment où il songeait à lui témoigner sa gratitude, c’était elle qui le faisait. Il plongea un instant les yeux dans les siens, son visage était marqué de contusions mais il la trouvait belle. Quant elle faisait preuve de conviction et de passion de cette façon elle était irrésistible. Il inclina doucement la tête, signe qu’il acceptait ses remerciements « Pendant un instant, j’ai cru que tout allait recommencer. Mais tu étais là et tu as empêché ça. » Leurs mains étaient toujours enlacés, ils refusaient de rompre le contact. « Le soir où tu es venue me trouver pour la première fois dans ma chambre, je t’ai fais une promesse, celle que tu serais toujours en sécurité avec moi. Maintenant que ton père n’est plus là tu peux être en sécurité sans moi, peu importe où tu es. C’est tout ce que je veux pour toi, que tu vives ta vie sans avoir à regarder sans cesse derrière ton épaule. » Le père de Gill avait prit une sacrée raclée et il n’était pas en état de s’enfuir, il y avait peu de chances voir aucune, qu’il ait pu disparaitre une nouvelle fois dans la nature.

L’arrivée du médecin mit fin à leur discussion, Will se laissa examiner sans broncher, serrant un peu plus main de Gillian dans la sienne lorsque la douleur se faisait sentir da façon intense. Il ne lui avait pas demandé de rester pour qu’elle culpabilise, mais il avait besoin d’elle à ses côtés, dans les bons comme dans les mauvais moments. L’examen terminé, le médecin lui fit savoir que la police attendait de le voir, puis il quitta la pièce. Ce ne fût que lorsqu’ils se retrouvèrent seules que Gill s’autorisa à exprimer son angoisse passée. Il lui suggéra de rentrer se reposer, mais lorsqu’il s’agissait de protéger l’autre, elle était aussi têtue que lui. « Je partirais quand Alexander sera arrivé, je ne vais pas te laisser seul. Le reste pourra bien attendre quelques heures de plus. » William s’inclina, il savait qu’il était inutile d’insister parce qu’elle avait la tête dure et qu’il aurait réagit de la même façon si les rôles avaient été inversés. Elle l’avait vu s’enfoncer dans les abimes de l’inconscience, elle l’avait vu allongé dans son propre sang, elle avait besoin d’être là pour lui et de se rassurer sur le fait qu’il allait bien. Sa peur de le voir s’enfoncer de nouveau dès qu’elle tournerait les talons était irrationnelle, mais elle était compréhensible et par-dessus tout, elle était extrêmement touchante. Pour la première fois depuis l’enchainement des évènements, elle se pencha vers lui pour lui offrir un baiser, prenant bien garde à ne pas prendre appui sur lui pour ne pas risquer de lui faire mal. Elle l’effleura des lèvres et se stoppa un instant, comme pour mieux profiter du moment. Puis ses lèvres se posèrent les siennes dans un baiser à la fois tendre et d’une grande intensité. Ca lui avait manqué. Malgré tout, il ne pu s’empêcher de casser l’ambiance, espérant que le père de la jeune femme avait été mit hors circuit. « Il est dans une chambre, quelque part loin d’ici. Je pense que la police garde l’entrée. » Will garda le silence, la laissant poursuivre. « Ils m’ont interrogée, je leur ai raconté ce que je savais et je ne me suis pas contentée de ce qui s’est passé hier soir. Il était temps que la vérité sorte, même si j’ai mis un peu de temps pour ça. » Il posa tendrement sa main sur la cuisse de Gillian, juste pour lui montrer qu’il était là. « Ca n’a pas du être facile, je sais que ça remue beaucoup de mauvais souvenirs et que tu n’étais pas forcément prête à parler de ça avec des inconnus, mais c’était la seule façon d’en finir et de mettre tout ça derrière toi. » Avec ce qu’elle leur avait dit sur lui, nul doute que Byron Marshall allait être mit à l’ombre pour un long moment. C’était à son tour désormais de raconter ce qu’il s’était passé à la police. Will n’était pas fan des entrevues avec les flics, mais pour une fois il était du côté de la victime, pas de celui du voyou. S’il avait été sur le point de mettre un terme à la vie de l’homme, Gill l’en avait empêché, techniquement il n’avait fait que se défendre et protéger une innocente. « Il ne peut plus nous atteindre maintenant. » « Quoi, vous m’évitez c’est ça ? Faut me le dire si je vous dérange, je te rappelle quand même que dans ton état Will, il est déconseillé de faire des galipettes » Alexander se tenait sur le pas de la porte. Absorbé par leurs discussions, Will ne l’avait pas vu entrer. Son visage s’illumina lorsqu’il vit son plus vieil et meilleur ami. « Ca t’arrives jamais de frapper à la porte avant d’entrer ? » répondit-il. Alexander s’approcha du lit et lui donna une poignée de main virile. Les deux hommes ne faisaient jamais d’effusion d’émotions, ça avait toujours été comme ça entre eux. Mais il ne pouvait échapper à personne qu’ils étaient très proches et heureux de se voir. Le rouquin contourna ensuite le lit pour gratifier Gill d’une étreinte amicale. Il en profita pour lui glisser quelques mots à l’oreille.  « Rentre te reposer, je m’occupe de lui. »
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Et si le ciel s'écroule, si les continents plongent, je te suivrai même jusque dans tes songes. Tu me trouveras toujours dans ton sillage, dans les lignes droites et les virages (⚡️) Fauve - Tallulah
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Sam 14 Mar - 21:57


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Il lui avait juré droit dans les yeux qu’elle n’avait plus rien à craindre de son père tant qu’il sera auprès d’elle. Elle avait été enveloppée par son aura protectrice, en espérant de son côté qu’elle n’aurait jamais à affronter cette situation. Elle s’en voulait aujourd’hui de l’avoir mêlé à toutes ces histoires, allant jusqu’à réveiller ce qu’il y avait de plus sombre chez lui. Elle le savait, elle était la seule et unique responsable de ce qui s’était passé, même si encore une fois William voulait la déculpabiliser pour la protéger. Il se dressait toujours autours d’elle, refusant qu’elle soit en tord, et même si pour l’instant la conscience de la jeune femme s’en trouvait soulagée, elle savait qu’un jour ou l’autre tout ceci allait revenir à la surface. Elle voulait cependant lui signifier toute sa reconnaissance, elle ne s’en tirait qu’avec quelques égratignures, elle savait très bien pu être à sa place et elle ne savait même pas si elle s’en serait tirée. Elle n’aurait pas eu la force de lutter devant une telle blessure. Elle le savait, il lui avait sauvé la vie même si il avait écorché vif sa vision du monde. « Le soir où tu es venue me trouver pour la première fois dans ma chambre, je t’ai fais une promesse, celle que tu serais toujours en sécurité avec moi. Maintenant que ton père n’est plus là tu peux être en sécurité sans moi, peu importe où tu es. C’est tout ce que je veux pour toi, que tu vives ta vie sans avoir à regarder sans cesse derrière ton épaule. »  Son sourire se ternit quelque peu. Non, il ne pouvait pas dire qu’avec ou sans lui ça serait la même chose même si il en avait l’air convaincu. Gillian avait encore gravé en elle les mots qu’il lui avait sorti ; même si tout avait été dit sous le coup de la colère, il y avait cependant une part de vérité dans ses dires. Elle devait arrêter de se cacher sans cesse derrière lui et de croire à cette vision lisse et parfaite du monde. Elle était naïve, peut-être parfois bien trop pour lui.

Et l’examen de sa plaie n’enleva en rien la culpabilité de la jeune femme, même si encore une fois il coupa bien vite ses inquiétudes en lui affirmant que tout allait bien se passer. Et si la situation avait été inversée, est-ce qu’il aurait pu en dire autant ? Elle n’aurait jamais pu le débusquer si son propre pronostic vital avait été engagé. Fais ce que je dis, mais pas ce que je fais. C’était toujours la même chanson avec lui et Gillian commençait à connaître le refrain par coeur. Elle était cependant heureuse de voir qu’il ne repoussait pas sa main lorsqu’elle tentait de la garder dans la sienne et qu’il ne se figeait pas lorsqu’elle se pencha sur lui pour l’embrasser. Il lui semblait même qu’il semblait en tirer autant de bien qu’elle-même. Il ne la détestait pas complètement, ou alors peut-être était-il trop assommé par ce qu’on lui avait administré pour se rendre réellement compte de la situation ; ils s’étaient engueulés des dizaines de fois, de façon plus ou moins passionnée et violentes avant de revenir à chaque fois l’un vers l’autre une fois que la limite était atteinte. Mais cette fois-ci la limite avait été atteinte et dépassée. Elle avait vraiment senti que sur le moment, il la détestait, peut-être aussi fort que son père avait pu la détester. Et soudain tout remonte. Il ne pouvait pas la détester comme son père l’avait fait. Elle reprit le court de ses pensées en sentant sa main se poser sur sa cuisse ; parler de son père lui faisait toujours le même effet et visiblement parler à la police l’avait quelque peu déstabilisée. « Ca n’a pas du être facile, je sais que ça remue beaucoup de mauvais souvenirs et que tu n’étais pas forcément prête à parler de ça avec des inconnus, mais c’était la seule façon d’en finir et de mettre tout ça derrière toi. » Elle hocha la tête doucement. « Ce n’est pas le genre d’évènement qu’on programme, c’est sûr.  » Byron Marshall devait peut-être même jubiler dans sa chambre en ce moment même ; il avait réussi à abîmer quelque chose de précieux, d’essentiel même pour la jeune femme. Même absent, son aura planait encore. Son souvenir était rattaché à cette horrible nuit, et ça prendrait du temps avant de passer. Elle sursauta lorsqu’une voix les interrompus. « Quoi, vous m’évitez c’est ça ? Faut me le dire si je vous dérange, je te rappelle quand même que dans ton état Will, il est déconseillé de faire des galipettes » Gillian pince les lèvres en piquant du nez, ne manquant pas d’afficher une couleur plus rosée sur ses joues. Alexander, telle une bouffée d’air frais venait d’entrer dans la pièce, en ne manquant pas au passage de souligner un aspect des choses qui n’avait pas frappé Gillian. Si elle se sentait déjà assez loin de lui, la cerise sur le gâteau venait de s’ajouter. Elle était cependant soulagée qu’il soit là. Elle l’accueillit avec une étreinte chaleureuse.  « Rentre te reposer, je m’occupe de lui. » Elle hoche la tête, « Essaye de ne pas l’engueuler trop fort — à moins que tu veuilles faire la connaissance de l’infirmière Jackson mais je te préviens, elle ne rigole pas.  » Elle se tourna vers William, néanmoins anxieuse de le laisser seul. Elle se pencha une dernière fois vers lui, le gratifiant d’un dernier baiser. Alexander n’avait qu’à regarder ailleurs l’espace de dix petites secondes. « Je te laisse entre de bonnes mains. Je reviendrais te voir dès que possible.  » Elle s’écarte alors, laissant se dessiner sur ses lèvres les mots « je t’aime », avant de se diriger en trois enjambées vers la porte. Et plus elle s’éloignait, plus elle sentait cette pointe grandir dans sa poitrine. Oh papa. Même cette fois-ci, tu gagnes.  
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sujet terminé

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