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 « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.

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MessageSujet: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Sam 13 Déc - 22:29


there'll be no rest for the wicked

there'll be no rest for the wicked, there's no song for the choir, there's no hope for the weary if you let them win without a fight ; I let my good one down, I let my true love die, I had his heart but I broke it every time — no rest for the wicked ©

Les premières angoisses de Gillian à propos de l’université avaient fini par se dissiper après la première semaine de cours. En réalité, elle était tellement occupée et concentrée sur les choses qu’elle apprenait, sur le rythme de la vie estudiantine qu’elle avait à peine le temps de se souvenir qu’elle était triste ; elle n’était pourtant pas complètement être heureuse. Être occupée par le travail n’était qu’un divertissement, une façon d’oublier qu’à chaque fois qu’elle claquait la porte de son studio après une grosse journée de cours, il n’y avait personne pour l’attendre. La solitude laissait en elle un goût amer et même si la jeune femme faisait de son mieux, elle rechignait toujours un peu à s’intégrer. Elle partageait les repas, les cours, les rires et quelques activités en dehors des cours, mais ça s’arrêtait là. Elle était Gillian, fraîchement débarquée de Longside Creek. Quand on lui demandait pourquoi elle commençait les études si tard, elle répondait que c’est parce qu’elle avait eu un autre travail avant, et qu’il ne lui plaisait pas. Quand on lui demandait ce que pensaient ses parents de cette situation, elle se contentait de hausser les épaules. Pour les rares personnes qui avaient eu l’occasion de poser la question, Gillian avait simplement répondu que son père et sa mère étaient occupés ailleurs, ce qui était vrai sans être totalement faux. Elle n’avait pas envie de laisser cette partie d’elle s’exposer à ces inconnus qu’elle connaissait à peine. Elle préférait garder la part la plus vraie d’elle-même pour le vendredi, le jour qu’elle préférait le plus ; elle enfournait quelques affaires dans un sac, des cours et des vêtements, avant de sauter dans le premier train pour Longside Creek. Et pendant tout le trajet, elle décomptait les heures qui la séparaient encore de son foyer. Elle brûlait de raconter sa semaine à William, même si elle lui en touchait un petit mot chaque jour, elle gardait les meilleurs histoires pour le week-end. Et au delà du simple fait de retrouver un interlocuteur de choix, Gillian pouvait aussi déverser sur lui tout l’amour qu’elle devait contenir depuis une semaine. La première semaine de séparation avait été extrêmement révélatrice à ce sujet et Gillian avait eu beaucoup de mal à se contenir lorsque son petit-ami était venu la chercher ; impossible de ne pas l’embrasser à la façon d’une adolescente, de quémander sa main dans la sienne, son bras autours de ses épaules, toutes ces petites touches dont elle avait été privée.

C’est donc avec un empressement tout particulier que la jeune femme fit son sac. S’empressant de jeter tout ce qui lui passait sous la main dans un large sac en toile, elle ne cessait de jeter des coups d’oeil à l’horloge. Pour rien au monde elle ne voulait rater son train, quitte à partir sans rien du tout. Elle aurait au moins une excuse valable pour pouvoir lui piquer ses t-shirt pour dormir et pour traîner à la maison. Une excuse supplémentaire pour pouvoir garder son odeur sur elle. Gillian se hâte et avale un nouveau café, le troisième depuis le début de la journée ; la semaine tirait sur la fin et la jeune femme sentait que ses forces l’abandonnaient petit à petit. Elle avait un besoin urgent de décompresser et de penser à autre chose et elle savait que son petit-ami pourrait aisément le faire. La jeune femme se sentait tellement fatiguée, peut-être même qu’elle allait zapper certaines étapes et filer directement sous la couette pour une bonne nuit de sommeil bien mérité. Bien sûr qu’il allait comprendre, elle avait cette chance incroyable d’avoir pour petit-ami un homme dont la compréhension atteignait des sommets. L’angoisse qui l’habitait depuis que son père avait pointé le bout de son nez s’était quelque peu dissipée avec le temps. Elle était en sécurité ici, dans cette ville en temps qu’étudiante lamda. Elle n’avait rien à craindre puisque personne ne la connaissait : elle redémarrait une nouvelle fois tout à zéro, mais cette fois-ci, elle n’était pas complètement seule. Elle songeait pourtant avec douleur que si elle se trouvait en sécurité ici, elle abandonnait William à Longside Creek, avec son cinglé de père qui depuis le temps avait sûrement réussi à pister l’endroit ou il habitait. Même si Gillian avait confiance en ses capacités, il s’agissait de son père et si quelque chose arrivait un jour à William à cause de lui, elle ne s’en remettrait jamais.

L’anxiété de Gillian revenait au galop. C’était comme avaler une boisson trop chaude ou trop amère. Ca lui piquait la gorge et lançait des frissons dans son dos. Même après toutes ces années, il avait encore ce pouvoir sur elle… Peut-être qu’au final elle n’arriverait jamais à se défaire de cette emprise démoniaque et sadique qu’il avait sur elle. Il suffisait qu’elle y pense pour avoir mal à la tête ou l’envie de vomir. Il l’empoisonnait, même sans être auprès d’elle. Gillian s’arrête, un instant. Respire, fait comme lorsque tu étais à Longside. Il ne peut pas t’avoir. Il ne peut pas t’emmener loin d’ici. Il ne peut plus te faire de mal. Assise sur une chaise, le front dans ses mains, elle retrouve petit à petit le calme. Un dernier coup d’oeil à l’heure. Elle devait se hâter, sinon elle allait être en retard et William n’allait pas aimer ; elle n’avait encore jamais manqué le train, elle était bien trop pressée de rentrer. Toc Toc Toc. Tiens, c’était peut-être Keith  —le voisin du dessus—, qui avait encore une fois oublié de faire ses courses et qui allait tomber à cours de café ou de sucre. Gillian poussa un soupir, ce n’était pas possible de voir à quel point certaines personnes pouvaient être totalement désorganisée. Et puis non, en songeant à William et Alexander seul dans le grand appartement de Longside, ce n’était pas si bizarre comme situation. Elle jette sa veste sur son sac avant de se diriger avec empressement vers la porte. « Voilà, j’arrive. » s’empresse-elle de répondre en déverrouillant la porte, avant de l’ouvrir. C’est le début. C’est la fin. Lulah, on t’as pourtant appris à ne pas ouvrir la porte aux étrangers.  

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J'ai besoin de toi comme d'une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien, que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c'est rien. J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant mais je me force à croire qu'avec du temps tu changes d'avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m'emmènes danser jusqu'au matin. — FAUVE
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Sam 20 Déc - 23:57


TEMPORA SI FUERINT NUBILA, SOLUS ERIS


Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
Comme il l’avait anticipé, la séparation avec Gillian était difficile à supporter au quotidien. L’appartement semblait vide sans elle, elle avait incontestablement laissé une emprunte chez les deux garçons et son absence les affectaient énormément. Retourner se coucher seul, se réveiller le matin sans ses jolis yeux bleus à peine éveillés, ne plus pouvoir la serrer, tous ces petits gestes du quotidien lui manquait. En peu de temps, elle avait mis ses vieilles habitudes de célibataire endurcit au placard et il ne parvenait pas à les retrouver, toutes les nuits, il dormait de son côté du lit sans empiéter sur celui de Gillian, il se surprenait à guetter son retour le soir alors qu’elle ne rentrerait pas. Comme elle avait pu s’y attendre, les deux jeunes hommes ne s’étaient pas transformés en fées du logis pour pallier son départ, ils reprenaient des habitudes alimentaires comparables à celles qu’ils avaient eu avant son arriver, à savoir commander surgelé, chez le traiteur ou chez le chinois en bas de la rue. William ne serait jamais un cuisinier ou un homme de maison organisé, Gill en avait fait son deuil, mais il n’y avait qu’à voir son air horrifié quant elle ouvrait le frigo pour voir qu’elle tombait de haut à chaque fois qu’elle revenait passer le week end. Il n’y avait que quand elle était là qu’il se sentait pleinement lui-même, le reste du temps, il errait comme une âme en peine dans l’appartement. Il sortait bien de temps en temps courir ou faire des photos, mais il lui manquait sa principale source de motivation et d’inspiration. Il avait l’impression de vivre toute la semaine en apnée en attendant qu’elle revienne le week end pour pouvoir prendre une bouffée d’air. Il avait beaucoup de mal à refouler ses pulsions d’amour et de tendresse quand il venait la chercher à la gare, trop pudique pour s’exposer de cette façon, mais lorsque c’était elle qui se laissait aller, il était loin de s’en plaindre et ils s’embrassaient comme des ados romantiques et un brin culcul la praline dont Georges Brassens se moquait avec une certaine tendresse  dans la chanson « les bancs publics »mais que, finalement, tout le monde enviait. Will n’était pourtant pas le genre de petit ami collant et réclamant toujours des câlins, mais depuis que Gill était parti pour Columbia, il la couvrait de tendresse les deux jours par semaine qu’ils passaient ensemble. Il essayait bien sûr de lui laisser suffisamment d’espace pour qu’elle puisse réviser, mais se freiner lui demandait un véritable effort. Nous étions vendredi soir, à l’heure qu’il était, Gill devait être prête à partir pour prendre son train. Dans quelques minutes, elle allait l’appeler pour lui confirmer qu’elle était bien dans le train, qu’il n’y avait pas de retard et qu’il pouvait venir la chercher à l’heure habituelle. Il attendait son coup de fil, elle appelait toujours.

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L’heure était arrivée. Enfin ! Après des mois de recherche, ma patience et ma ténacité allaient être récompensées. Lulah était à ma merci, et il n’y avait plus son petit ami richissime pour la protéger. Elle se croyait à l’abri, mais on ne m’échappe pas comme ça. Enfin ma fille et moi allions être réunis, c’est comme ça, les liens du sang son plus forts que tout et ce n’était certainement pas un petit merdeux arrogant qui allait se mettre en travers de ma route. Bientôt, elle sera de nouveau sous mon emprise, et elle l’oubliera. Elle sera toute à moi, ma petite Lulah. Il faudra sans doute la punir, la punir sévèrement, lui remettre les idées en place. Ca prendra le temps qu’il faudra et les méthodes nécessaires pour lui enlever ce que ce sale gosse de riche lui a donné comme illusion, mais elle finira par redevenir une enfant docile et obéissante, pour son père. Cette petite ingrate m’est redevable de la vie, de ce qu’il y a de plus précieux sur terre, je l’ai élevée et éduquée seul, alors sa place est auprès de moi. Après tout, c’est un juste retour des choses. Elle a cédé à l'appel de la liberté, c'est humain, mais maintenant il est grand temps de lui rappeler où est sa place et à qui doit revenir sa loyauté. Cela faisait des mois que je la suivais, avec son pot de colle de petit ami, impossible de l'approcher. J'avais donc pris mon mal en patience, attendant un moment où elle serait vulnérable. Et voilàque mademoiselle se croyait suffisament intelligente pour partir faire des études. Du droit en plus, non mais pour qui se prenait elle ? Cette petite tenait bien trop de sa mère : curieuse, bornée, ingrate. Comme à sa mère, j'ai tout donné à cette petite : mon temps, mon énergie, un foyer. Et comme sa mère, Lulah pensait avoir droit à mieux dans la vie, elle se croyait bien au dessus de moi. J'allais vite lui rappeler d'où elle venait et les seules choses qu'elle avait jamais fait de sa vie pour ramener du fric : réparer des bagnoles et surveiller des mioches dans une piscine. Ce départ pour Columbia était néanmoins une aubaine pour moi. Lulah se retrouverait à ma merci, loin de son petit ami surprotecteur. J'avais décidé d'agir ce soir, le vendredi soir, elle sortait toujours de chez elle à la même heure pour prendre son train, c'était facile de prévoir son coup. Et puis j'imaginais son petit ami mort d'inquiétude à la gare de Longside Creek et je dois avouer que cette perspective me réjouissais. Ce petit idiot croyait pouvoir la protéger j'allais lui prouver que malgré tous ses efforts, il était impuissant face à moi, elle ne pouvait pas m'échapper. Peut être viendrait-il lui même à Columbia parce qu'il aurait instinctivement compris ce qu'il se passait, peut être même que j'allais l'appeler pour l'attirer jusqu'à moi. Ce gamin était peut être dangereux, mais face à un homme bien préparé qui l'attendrait de pied ferme, il ne pourrait rien. Il comprendra que ma fille était à moi et peut être que pour donner une leçon à Lulah, je le ferai souffrir. En attendant j'avais mis mon plan à exécution et je sonnais chez ma fille, un torchon imbibé de chloroforme à la main. J’entendis son pas léger dans la pièce se précipiter pour ouvrir, un sourire mauvais s'affiche sur mon visage, elle ne savait pas ce qui l'attendait derrière cette porte. « Voilà, j’arrive. »  lance-telle joviale, en déverrouillant le seul obstacle entre elle  et moi. « Bonsoir Lulah, je t'ai manqué ? » Sans lui laisser le temps de réagir, je me jette sur elle et l'immobilise en  coinçant le bras dans son dos. Ce fameux bras que j'avais un jour brisé et qui lui  faisait très mal lorsqu'on brusquait son articulation au niveau de l'épaule. J'appliquais le torchon enduit de chloroforme sur son nez. Elle se débattit un moment, se ruant de toutes ses forces, mais elle savait qu'elle ne pouvait rien faire et bientôt je sentit ses muscles se relâcher tandis qu'elle se laissait glisser au sol, inconsciente. Père et fille étaient de nouveau réunis.
(c) AMIANTE


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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Sam 27 Déc - 22:27


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Qui aurait pu croire que le passé de la jeune femme reviendrait un jour la hanter de la sorte ? Elle avait pourtant fait de son mieux pour oublier ; oublier cette enfance déchirée entre une mère absente et un père beaucoup trop exigeant et autoritaire avec elle, un père qui n’hésitait pas à assoir son pouvoir de façon malsaine et déplacée, réduisant Gillian au simple rôle de progéniture. Le traumatisme avait été dur pour elle, et aujourd’hui encore elle gardait des stigmates de cette vie. Elle ne s’en remettrait probablement jamais, même si aux côtés de son petit-ami, ses sursauts et ses gestes brusques avaient fini par s’effacer pour laisser place à de la confiance aveugle. Elle avait fini par comprendre qu’elle ne pouvait pas uniquement compter sur elle-même, elle avait laissé entrer des gens dans sa vie, des gens qui ne cessaient d’embellir cette dernière. Elle avait enfin cassé les murs qu’elle avait érigé pendant des années entre elle et le monde, pour se protéger de ce dernier. Elle acceptait de se confier, même si c’était toujours douloureux. Et curieusement, être avec quelqu’un qui portait un fardeau tout comme elle aidait généralement la pilule à passer ; était-ce parce qu’il pouvait comprendre au plus profond de lui-même cette situation, parce que lui aussi avait enterré au plus profond de ses entrailles une partie de sa vie ? Gillian ne pouvait toujours pas affirmer ce qui la poussait à le croire les yeux fermés. Ils n’étaient pourtant pas du même monde, tout les séparaient. Ca ne les empêchaient pas de se compléter l’un l’autre à la perfection. Elle avait déjà tourné et retourné toutes les excuses du monde dans sa tête pour ne pas être avec lui, mais la jeune femme avait décidé de faire taire ses complexes pour profiter pleinement de ce bonheur quotidien. Elle le savait, il pouvait la protéger contre tout ce qui pouvait exister de pire dans ce monde. Il pouvait la garder de la peur, de la douleur ou du chagrin.

Gillian courait, volait vers son rendez-vous du vendredi, s’imaginant aisément la silhouette de William sur le quai de la gare. Il l’avait dit lui-même, il l’attendrait des heures sur le quai de cette gare si c’était un jour le cas. Une parole qui ne l’avait jamais quitté et qui l’avait toujours rassurée. Quelque part, les longs mois passés à ses côtés avaient rendu la jeune femme intouchable. Elle avait repris du poil de la bête, allant même jusqu’à croire à nouveau à ses rêves. Qu’est-ce qui pouvait lui faire imaginer que le pire se trouvait derrière cette porte ? Elle était devenue tellement naïve, presque aussi naïve qu’une personne normale. Lorsqu’elle ouvre la porte, les longues années difficiles de son enfance s’engouffrent dans la porte pour venir lui sauter au visage et lui nouer la gorge.« Bonsoir Lulah, je t'ai manqué ? » Ce visage, en une fraction de seconde la plonge dans le plus profond des enfers. Il est là, à quelques centimètres d’elle. Son odeur lui monte à la tête, comme un vieux souvenir oublié. Elle n’a même pas le temps de refermer violemment la porte sur lui, il se jette sur elle. Tout est flou dans sa tête, les séances d’entraînement avec William sont loin, trop loin et en un quart de seconde elle redevient cette petite poupée de chiffon dans les bras de son père. C’est sans difficulté qu’il parvient à la maîtriser, réussissant même à lui arracher un cri de douleur lorsqu’il insiste un peu trop fort sur son épaule fragilisée par ses agissements passés. Elle n’a pas le temps de se débattre bien longtemps qu’il plaque un chiffon humide sur sa bouche et son nez. L’odeur lui brûle les yeux et les sinus, elle tente de lutter, mais en vain. Son emprise est toujours plus forte sur elle, comme si toutes ces années n’avaient au final rien changé pour elle. Ou alors était-ce parce que ses bras devenaient de plus en plus faibles, ses jambes de plus en plus lourdes ? Elle tente le tout pour le tout, sentant ses forces l’abandonner, avant que la pièce ne se mette à tourner et que tout devienne noir.

Le noir. Le silence. Impossible de réfléchir. Comme si ses paupières avaient été soudées à ses yeux. Son corps est lourd comme une pierre. Sa bouche est sèche et pâteuse. Elle n’entends au dehors qu’une faible rumeur, douce et régulière. Peu à peu, elle reprends ses esprits, elle retrouve la perception de son corps. Elle émet un gémissement lorsqu’elle veut bouger ses poignets ; ils sont retenus. C’est beaucoup trop serré, c’est douloureux. Qui ? Pourquoi ? Elle essaye de bouger son corps mais il refuse de lui obéir. Ses souvenirs se mettent bout à bout, et lorsqu’elle arrive enfin à entrouvrir les yeux, tout lui revient. Elle étouffe un gémissement. Non. Tout est en train de recommencer, rien ne s’était jamais vraiment fini. Elle ouvre douloureusement les yeux, cherchant le lieux, l’endroit,… Les images dans un premier temps imprécises deviennent beaucoup plus nette. « Depuis le début… », elle laisse échapper un gémissement douloureux en luttant une nouvelle fois pour libérer ses mains, « Depuis le début tu étais là. » Il avait jeté le trouble et la menace sur elle, avant de battre en retrait. Mais c’était pour mieux attaquer. Ou était-elle ? Ses yeux scrutèrent l’habitacle dans lequel elle se trouvait ; sans doute à l’arrière d’une voiture. Il n’avait donc pas arrêté la chasse, il était toujours déterminé à la ramener avec lui, coûte que coûte. « Tu peux me traîner jusqu’à Northville, ça ne m’empêchera pas de m’enfuir encore une fois. » C’était plus fort qu’elle, toute la rancoeur qu’elle avait accumulé durant toutes ces années lui montait à la gorge. « C’est terminé, tu ne peux plus rien faire contre moi. » Si William n’était plus auprès d’elle, elle conservait néanmoins toute la flamme et la combattivité qu’il lui avait insufflé. Gillian n’était plus une petite enfant craintive, elle avait appris à se défendre comme une lionne et ce n’est pas son père qui allait la faire reculer. Peut-être. Son regard glisse jusqu’à la poche de son pantalon ; son portable n’a pas bougé. Elle est saisie d’un haut-le-coeur en songeant à William. Déchirée entre l’envie qu’il vienne la tirer de là et qu’il reste en sécurité de son côté, elle ferme un instant les yeux. N’appelle pas. N’appelle pas, je t’en supplie.   

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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Mar 30 Déc - 20:02


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Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
Croire que le départ de Gill pour Columbia allait la mettre en sécurité, loin de son père était une erreur. La petite note laissée par son père signifiant qu’il l’avait retrouvée avait eu l’effet d’un coup de tonnerre pour Will. Il n’avait alors cessé de chercher à la protéger, refusant de la laisser sortir seule ou trop tard le soir. Vu l’image qu’avait son paternel de sa propre fille, il était persuadé qu’il n’irait pas la chercher dans une université. Il la pensait incapable de faire des études et de réussir dans la vie et il ne lui souhaitait pas. Il voulait garder son pouvoir sur elle et lui donner accès à un certain niveau de connaissances, à un diplôme lui ouvrant de nouvelles perspectives et la possibilité de chercher un vrai métier donnerait à la jeune femme les moyens de s’émanciper, de ne plus être sous sa coupe. Et ça, Marshall père le refusait en bloc. Alors envoyer Gill à Columbia était dans l’esprit de Will le moyen de l’éloigner de la menace de ce père tyrannique à la fois physiquement et psychologiquement. Il était certain que jamais son père n’aurait l’idée de la rechercher dans une université, sinon il ne l’aurait pas laissé partir seule, il aurait déménagé lui aussi à Columbia. Il jeta un coup d’œil à sa montre, bizarre, elle ne l’avait pas encore appelée. A cette heure-ci elle devait être dans le train. Il haussa les épaules, elle était fatiguée en ce moment avec les cours, les révisions et les examens qui se rapprochaient, elle s’était peut être endormie. Quoi qu’il en soit, il était tout de même l’heure d’aller la récupérer à la gare, elle n’aurait pas oublié de l’appeler pour le prévenir qu’elle serait en retard pu qu’elle avait loupé son train. Il enfila son manteau, récupéra ses clés de voiture et prit la route. Il arriva un peu l’arrivée du train que Gill prenait tous les vendredi soirs, il laissa passer le flot de voyageurs en tendant le coup mais n’aperçu pas sa petite amie. Bizarre. Il attendit jusqu’à ce que la gare se vide, toujours personne. Il se dirigea vers le quai, peut être avait-elle des soucis de valise ou aidait-elle une femme âgée à descendre du train, c’était tout à fait son genre. Mais elle n’était pas non plus sur le quai. Il arrêta un contrôleur auquel il demanda s’il n’avait pas vu une petite blonde dans le train, très jolie, de grands yeux bleus… bref, un visage duquel on se souvenait si on était un l’homme un tant soit peu sensible aux charmes féminins. L’homme affirma que ça ne lui disait rien et qu’aussi jolie soit-elle, des blondes il en croisait beaucoup dans les trains. C’est à ce moment là qu’il eu un horrible pressentiment, quelque chose d’irrationnel, la certitude qu’il lui était arrivé quelque chose. Refusant de céder à la panique et préférant croire qu’il y avait une explication raisonnable à son absence au fait qu’elle ne l’avait pas appelée, il préféra se raccrocher à son côté cartésien, peut être n’avait-elle plus de batterie sur son téléphone, elle n’était pas habituée à ce genre de technologie, contrairement à lui elle n’avait pas grandit avec un téléphone portable dans les mains et il lui arrivait d’oublier de le recharger…mais pas le vendredi, pas le jour où elle rentrait à la maison. Il récupéra son smartphone dans la poche intérieure de son manteau et chercha le numéro de Gill dans son répertoire (vu le peu de numéros inscrits, il ne perdit pas beaucoup de temps), il n’avait rien à perdre à tenter de l’appeler lui-même de toutes façon. La sonnerie retentit. Cinq fois. Will refusa de raccrocher et de se retrouver sans rien. Et finalement il entendit une voix au bout du fil. Ce n’était pas celle de Gill.


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« Depuis le début tu étais là. » Je regarde ma fille à travers le rétroviseur intérieur de la voiture, un sourire satisfait inscrit sur les lèvres. Elle s’était réveillée, un peu groggy, depuis quelques minutes. « Tu peux me traîner jusqu’à Northville, ça ne m’empêchera pas de m’enfuir encore une fois. »  Je ne peux m’empêcher de remarquer qu’elle a bien plus de cran qu’autrefois, quand je pouvais en faire ce que je voulais. Curieusement la vie dans une riche banlieue, avec des jeune gens privilégiés et fortunés, l’avait endurcie. Sa haine transparaissait sur son visage, elle n’avait même plus peur de la montrer. « C’est terminé, tu ne peux plus rien faire contre moi. »  J’affichais un sourire sadique et malsain, j’allais prendre un vrai plaisir à la dresser comme autrefois. A l’obliger à m’obéir. Ca allait prendre du temps et exiger du travail, mais je me délectais d’avance de ce processus de soumission. J’allais la mettre au pas. « Tu as vécu tellement longtemps avec des gamins pourris gâtés que tu en as oublié d’où tu venais. Tu n’es pas comme eux Lulah, tu ne seras jamais comme eux. Tu es une fille de Northville, née dans un milieu modeste, pas plus brillante que les autres, pas plus spéciale que n’importe qui. Tu gagnes ta vie dans un garage. Tu t’es bercée d’illusions, toi, devenir avocate ou femme d’affaires ? Tu as cru à leurs grands discours flatteurs mais au fond, tu le sais, il n’ont fait qu’essayer de te changer parce que tu n’es pas assez bien pour eux telle que tu es. » dis-je d’une voix calme et lente, avec la fausse douceur du chasseur qui s’approche de l’animal blessé pour l’achever. « Il est temps que tu te souviennes qui tu es et ce que j’ai fais pour toi. Je suis son père, je t’ai élevée seul, je suis le seul à t’aimer telle que tu es, sans chercher à te changer. Cette fois tu ne t’enfuiras pas, parce que quand j’en aurais fini avec toi tu comprendras que personne ne t’aime pour celle que tu es vraiment : une fille basique, ni particulièrement belle, ni particulièrement intelligente. Le genre de fille qui n’intéresse personne, et encore moins ton riche héritier de petit ami. Il s’est amusé avec toi et tu t’es prise au jeu mais tu le sais, un Standford n’épouse pas une clocharde. Tu l’as vu avec ta mère, la vie n’est pas un conte de fée et l’amour n’existe pas, tôt ou tard il t’aurait abandonné et tu aurais fini dans la rue. Il  n’y a que ton père qui se soucie vraiment de toi, Lulah. » Une sonnerie de téléphone retentit d’un coup, ça ne peut être que celui de Lulah. Je donne un grand coup de volant et m’arrête sur la chaussée. Je sors de la voiture, ouvre la portière arrière. Ma fille me regarde terrifiée, elle s’agite dans tous les sens mais elle ne peut rien faire, elle a les mains liées dans le dos. Je plonge la main dans sa poche, elle se débat, pour qu’elle se calme je lui tire la tête en arrière en tirant sur ses cheveux. Le nom qui s’affiche est celui de William, le jeune Standford. Il arrive à pic celui-là, je décroche, on va pouvoir commencer à s’amuser. Je m’éloigne pour que ma fille n’entende pas ce que je lui dit. Je reviens au bout de quelques minutes et lui tend son téléphone. « C’est ton petit copain, il veut te parler. »
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Dim 4 Jan - 21:36


there'll be no rest for the wicked

there'll be no rest for the wicked, there's no song for the choir, there's no hope for the weary if you let them win without a fight ; I let my good one down, I let my true love die, I had his heart but I broke it every time — no rest for the wicked ©

Père et fille, enfin réunis après toutes ces années. Elle n’avait pas tellement changé, toujours cette petite silhouette fluette, ces grands yeux bleus et cette cascade de cheveux blonds qui dégringolaient sur son dos. Tout ce qu’il n’avait jamais aimé chez elle, et pour couronner le tout, la jeune femme n’avait cette fois-ci plus peur de répondre à son paternel. Elle avait goûté à la vraie vie, à celle qui lui correspondait vraiment et jamais elle ne pourrait retourner à Northville. Pire encore, sa vie était avec William, elle n’en avait jamais été aussi sûre. La simple perspective de s’éloigner de lui, sans lui laisser le moindre ‘au revoir’ ou même une once d’explication lui déchirait le coeur. Son père était en train de lui prendre ce qu’elle avait de plus précieux. Il la rendait faible et vulnérable en l’éloignant de son pilier. Après tout, il connaissait mieux que personne les faiblesses de sa fille, il suffisait de l’écouter. « Tu as vécu tellement longtemps avec des gamins pourris gâtés que tu en as oublié d’où tu venais. Tu n’es pas comme eux Lulah, tu ne seras jamais comme eux. Tu es une fille de Northville, née dans un milieu modeste, pas plus brillante que les autres, pas plus spéciale que n’importe qui. Tu gagnes ta vie dans un garage. Tu t’es bercée d’illusions, toi, devenir avocate ou femme d’affaires ? Tu as cru à leurs grands discours flatteurs mais au fond, tu le sais, il n’ont fait qu’essayer de te changer parce que tu n’es pas assez bien pour eux telle que tu es. » Gillian essaye de se concentrer sur ses souvenirs à Longside Creek, du nombre de fois ou William lui a répété qu’elle ne devait pas douter d’elle pour ses études, qu’elle devait y croire et se lancer, qu’elle était intelligente et qu’elle pouvait le faire. Il lui avait même dit qu’il était fier d’elle. Elle ferme les yeux pour faire taire la petite voix sarcastique de Marshall père qui ricane dans un coin de sa tête. Pas plus spéciale que n’importe quelle autre. Le trèfle qu’elle portait autours du cou pèse d’un coup beaucoup plus lourd. Même si elle avait changé pour lui, ça ne signifiait pas qu’il la voulait différente. « Ne parle pas d’eux, tu ne les connait pas ! » , répond-elle d’un ton beaucoup plus sec, « Ils ont eu assez de patience pour rattraper toutes tes erreurs et pour me faire réaliser que ma vie ne se résumait pas à ce que tu jugeais bon ou pas pour moi. Je sais que je suis capable d’étudier, de viser plus haut que la minable petite place à laquelle tu m’as toujours destinée. » La panique l’emportait sur Gillian qui sortait cette fois les crocs, comme un animal qui cherche à se défendre. Si elle se raccrochait à ses convictions, elle demeurait cependant toujours aussi peu sûre d’elle. Elle n’était qu’une fille de trop modeste naissance à côté de deux figures du beau monde. Elle avait mis un temps considérable avant d’oublier le fossé imaginaire qui existait entre elle et William. « Il est temps que tu te souviennes qui tu es et ce que j’ai fais pour toi. Je suis son père, je t’ai élevée seul, je suis le seul à t’aimer telle que tu es, sans chercher à te changer. Cette fois tu ne t’enfuiras pas, parce que quand j’en aurais fini avec toi tu comprendras que personne ne t’aime pour celle que tu es vraiment : une fille basique, ni particulièrement belle, ni particulièrement intelligente. Le genre de fille qui n’intéresse personne, et encore moins ton riche héritier de petit ami. Il s’est amusé avec toi et tu t’es prise au jeu mais tu le sais, un Standford n’épouse pas une clocharde. Tu l’as vu avec ta mère, la vie n’est pas un conte de fée et l’amour n’existe pas, tôt ou tard il t’aurait abandonné et tu aurais fini dans la rue. Il  n’y a que ton père qui se soucie vraiment de toi, Lulah. » Il l’écorchait vive rien que par la parole. Ah, Marshall père était vraiment très doué lorsqu’il s’agissait de frapper fort et de déstabiliser Gillian. Elle le savait qu’elle n’était pas plus belle ou plus intelligente qu’une des nombreuses femmes qu’il pouvait fréquenter dans son monde. Elle lui avait promis d’arrêter de se tourmenter avec ça, mais son père ne faisait que tourner le couteau dans des plaies encore vives. Elle gardait les yeux résolument fermés, sentant ses propres larmes brûler ses yeux et ses joues. Elle se battait pour garder à l’esprit le visage de William, le ton grave et rassurant de sa voix. « Tu n’accepte pas le fait qu’un homme puisse vouloir de moi pour ce que je suis. Tu t’es mis dans la tête que nous étions pareils, mais ce n’est pas parce que tu n’as pas été fichu de rendre maman heureuse que je ne pourrais jamais être heureuse avec quelqu’un d’autre. Elle t’a fuit comme la peste et au cas ou tu ne l’aurais pas remarqué, j’ai décidé d’en faire de même.  » Ramener sa mère dans la conversation était le meilleur moyen d’énerver son père et de le provoquer. En somme, la seule arme dont Gillian disposait à l’heure actuelle pour se défendre. Il pouvait bien la traîner à nouveau jusque chez lui, elle s’en irait de nouveau, elle sauterait dans le premier bus en appelant William et elle savait bien que son petit-ami prendrait toutes les mesures pour que ce genre d’incident n’arrive plus jamais. William… Encore une fois, le simple fait d’y penser lui déchire le coeur. Il doit être mort d’inquiétude, déjà qu’un rien le tracassait lorsqu’il était question d’elle. Elle s’en voulait terriblement, tout ceci était sa faute : si elle ne s’était pas entêtée à vouloir faire des études, elle ne se serait pas retrouvée seule. Un coup brusque de volant la fait revenir sur terre. Sa tête heurte lourdement la banquette tandis qu’elle pousse un nouveau cri. La voiture s’arrête et une portière claque. Il arrive.

Toujours un peu sonnée, elle met un certains temps avant de remarquer que la poche de son jeans est illuminée. Non, ça ne pouvait être que William ou Alexander qui essayait de la joindre. La scène qui était sur le point de se produire, elle l’avait redoutée pendant longtemps. La confrontation directe entre son père et son petit-ami, le choc des titans. Elle n’avait pas envie de lui laisser l’opportunité de vouloir atteindre William, elle connaissait déjà son nom et son statut, c’était déjà beaucoup trop. Lorsqu’il ouvre la portière d’un coup, elle tente de se tortiller du mieux qu’elle peut, pour l’empêcher d’atteindre sa poche, mais en vain. Il attrape ses cheveux et les tire d’un coup sec, lui arrachant un nouveau cri. Il se saisit sans peine du téléphone et s’éloigne sous les cris et les supplications de Gillian qui fini bien vite par se taire. Elle se mort la lèvre pour lutter contre l’envie d’hurler. Si William l’entend, il viendra et Dieu sait ce qu’il l’attend. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire pour que le sort s’acharne sur elle de la sorte ? Le pas traînant de son paternel revient à ses oreilles et sa voix sarcastique se fait entendre. « C’est ton petit copain, il veut te parler. » Elle prend une longue et profonde respiration avant de se retrouver avec le téléphone collé contre son oreille. Silence. Elle prend une nouvelle grande inspiration, pour se donner du courage, pour ne pas craquer sous le coup de la panique. « Will… » , commence-elle d’une voix qu’elle voulait calme et posée mais que les larmes et la peur éraillaient un peu, « Ne fais rien de ce qu’il te demande, ça serait la pire des choses à faire. Ne rentre pas dans son jeu, et surtout ne t’en fais pas pour moi, ça va…» elle pince très fort les lèvres, pourquoi est-ce qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de prendre cette voix presque trop aigüe, « Je vais bien, ne t’en fais pas pour moi. » Mensonge. Attachée à l’arrière d’une voiture, les poignets en sang à force de se débattre, Gillian était à milles lieux d’aller bien. Mais William ne devait pas savoir, il ne pouvait pas. Si il venait à le deviner ou à le savoir, les conséquences seraient terribles.  

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J'ai besoin de toi comme d'une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien, que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c'est rien. J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant mais je me force à croire qu'avec du temps tu changes d'avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m'emmènes danser jusqu'au matin. — FAUVE
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Lun 5 Jan - 23:15


TEMPORA SI FUERINT NUBILA, SOLUS ERIS


Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
« Monsieur Standford, je commençais à croire que vous n’appelleriez jamais ». Le sang de Will se glaça, cette voix faussement doucereuse et menaçante, ça ne pouvait qu’être lui, le père de Gill. Il se figea, les poings serrés, la mâchoire contractée laissant son imaginaire afficher les plus horribles images d’une Gillian prisonnière et violentée. « Vous. » lâcha t-il entre ses dents. Comment connaissait-il son identité ? Il avait du passer des mois à les espionner à Longside Creek. Ce type était vraiment dérangé. « Si vous touchez ne serait-ce qu’un seul cheveu de… » « Du calme jeune homme, s’énerver ne résoudra rien. Je ne lui ai pas fait de mal, en tous cas pas encore…pas vraiment. » Will du se contenir pour ne pas exploser, mais il devait garder toute sa tête pour les retrouver et lui faire face. « Qu’est-ce que vous voulez. J’ai de l’argent si c’est ça qui vous intéresse » lâcha t-il, plein de haine. « Vous me faite de la peine William. Vous avez peut être acheté ma fille mais vous ne pouvez pas m’acheter moi. Je veux la même chose que vous : que vous nous rejoigniez. Route 24, après Nashville dans le Tennessee direction Saint Louis, roulez pendant 45 km jusqu’à une aire de stationnement près d’un entrepôt désaffecté à Rossview sur la 237. Je vous y attendrai. Je ne suis pas un homme patient alors ne tardez pas, ou je risque de tuer le temps en m’occupant de ma fille si vous voyiez ce que je veux dire  » Will resta silencieux, notant dans sa tête ces éléments d’informations. Il fronça les sourcils, pourquoi ce type lui donnait-il sa position s’il voulait enlever sa fille et la ramener chez lui ? Pourquoi lui donnait-il la possibilité de l’en empêcher ? Il se tramait quelque chose dans son cerveau malade et peut-être avait-il un plan. « Oh et bien sûr, pas d’arme, sinon Lulah en subira les conséquences. » Ca sentait le piège à plein nez, mais il n’avait d’autre chose que de se jeter dans la gueule du loup s’il voulait sortir Gill des griffes de son taré de père. Il sorti de la gare et se dirigea vers sa voiture, le téléphone vissé à l’oreille. « Passez-la moi. » Il tenait à s’assurer qu’elle était en bonne santé. « Will... » Sa voix tremblante laissait deviner une panique contenue qui menaçait de déborder à tout moment. « Ne fais rien de ce qu’il te demande, ça serait la pire des choses à faire. Ne rentre pas dans son jeu, et surtout ne t’en fais pas pour moi, ça va…» Il ne la laissa pas finir. « Je vais venir Gill, que tu le veuilles ou non, je t’ai promis de toujours de protéger, je ne vais pas te laisser aux mains de ton taré de père. » répondit-il en entrant dans sa voiture. Mais la jeune femme semblait déterminée à l’éloigner d’elle, sans doute pour le protéger. « Je vais bien, ne t’en fais pas pour moi. » Will mit le contact et se dirigea vers la sortie de la ville, dans la direction de Nashville. « Non tu ne vas pas bien, pas avec ce cinglé à côté de toi. Je serai bientôt là t’en fais pas. Je vais te sortir de là, je te le promets. Je t’… » « Assez de douces paroles, vous me donnez envie de vomir. Soyez là avant les premières lueurs de l’aube, ou elle subira les conséquences de votre retard. » « J’y serai, et si je m’aperçois que vous lui avez fait du mal, je vous le ferai regretter. » Sans le voir, rien qu’au son de sa voix, il devina un mince sourire se dessiner sur le visage de son interlocuteur. « Ce fut un plaisir de discuter avec vous William. A tout à l'heure » Il n’entendit plus que le bip caractéristique du téléphone qu’on raccroche. De rage, il jeta son Smartphone contre la boite à gant côté passager et enfonça l’accélérateur, il n’y avait pas une minute à perdre.


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« Ne parle pas d’eux, tu ne les connait pas ! » La gamine avait pris du galon, mais j’allais rapidement la faire redevenir la gentille fille docile qu’elle était autrefois. « Ils ont eu assez de patience pour rattraper toutes tes erreurs et pour me faire réaliser que ma vie ne se résumait pas à ce que tu jugeais bon ou pas pour moi. Je sais que je suis capable d’étudier, de viser plus haut que la minable petite place à laquelle tu m’as toujours destinée. » Je ne peux m’empêcher d’éclater d’un rire cynique et sans joie. « Le plus drôle là dedans, c’est que tu as finis par croire au mensonge que tu t’es toi-même inventé » Je la regardais dans le rétroviseur intérieur de la voiture, son regard brillait, sa voix tremblait, mais rien qui ne puisse m’intimider. « Tu n’accepte pas le fait qu’un homme puisse vouloir de moi pour ce que je suis. Tu t’es mis dans la tête que nous étions pareils, mais ce n’est pas parce que tu n’as pas été fichu de rendre maman heureuse que je ne pourrais jamais être heureuse avec quelqu’un d’autre. Elle t’a fuit comme la peste et au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, j’ai décidé d’en faire de même. »  Je ne supportais pas quand elle parlait de sa mère et elle le savait. De rage, je frappais sur le tableau de bord de la voiture. « Ca suffit maintenant tu la fermes ! Tu crois au conte de fée, à la clocharde devenue princesse et à son prince charmant alors que la vérité c’est qu’il te paie tout ça  pour pouvoir coucher avec toi. Je parie que pour lui te payer ce genre d’étude c’est une goutte dans un verre d’eau, pas vrai ? Rien qui ne vaille grand-chose en somme. Tu n’es pas une princesse, tu es une trainée ! Et sitôt qu’il se sera lassée de sa putain, il te laissera en plein milieu de tes études et tu te retrouveras sans rien, retour à la case départ. » Le ton de ma voix n’était plus doucereux, cette fois mon agressivité et ma rancœur s’exposaient au grand jour. Petit à petit, j’allais détruire tout ce qu’elle avait fini par croire, éteindre la moindre lueur d’espoir en elle pour mettre fin à toutes ses velléités émancipatrice. Elle allait voir le vrai visage de son petit copain, elle comprendrai alors qu’il ne valait pas mieux que moi et sa volonté de se construire une vie, sa croyance en un avenir meilleur, allaient s’effondrer comme un château de cartes. Lorsque j’entendis son téléphone sonner, je m’arrêtais sur le côté de la route. Pas trop tôt.Je le lui prenait de force et m’éloigner pour parler à ce William Standford et revenais quelques dizaines de secondes plus tard pour coller le téléphone à l’oreille de ma fille, quelques secondes, pas plus, juste le temps pour eux d’échanger des mots doux et rassurants. Quand je fus suffisamment écœuré par tant de blabla mélodramatique, je raccrochais. Je regardais ma fille recroquevillée sur la banquette arrière de la voiture. « Telle mère telle fille, le mensonge ça vous connait. Malheureusement pour toi ; ton copain a lu entre les lignes. Il sera là dans quelques heures et on l’accueillera ensemble. » Je refermais la porte de la voiture, on avait encore un peu de route avant d’arriver à Rossview.
(c) AMIANTE


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je serai comme ton ombre
Et si le ciel s'écroule, si les continents plongent, je te suivrai même jusque dans tes songes. Tu me trouveras toujours dans ton sillage, dans les lignes droites et les virages (⚡️) Fauve - Tallulah
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Ven 9 Jan - 22:50


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there'll be no rest for the wicked, there's no song for the choir, there's no hope for the weary if you let them win without a fight ; I let my good one down, I let my true love die, I had his heart but I broke it every time — no rest for the wicked ©

Ce cauchemar ne faisait que s’intensifier. Se mordre la langue, se pincer le bras. Réveillez-moi.« Le plus drôle là dedans, c’est que tu as finis par croire au mensonge que tu t’es toi-même inventé » Elle n’avait jamais menti à personne, elle s’était toujours présentée telle qu’elle était ; sans véritable richesse matérielle mais jamais avare lorsqu’il s’agissait de donner de sa personne. Elle avait fait de la bonne tenue de l’appartement et de l’hygiène de vie de ses deux colocataires une affaire personnelle, ne lésinant sur aucun efforts. Elle s’était protégée derrière une barrière qui n’avait pas tardé à exploser avec l’arrivée de William dans sa vie. Le mensonge n’avait jamais existé entre eux, à tel point qu’il était aujourd’hui le seul à connaître tout le danger que son père représentait pour elle. « Détrompe-toi, entre lui et moi le mensonge n’a jamais eu sa place. C’est une caractéristique qu’on beaucoup de couple au cas où tu ne serais pas au courant. » Elle ne tolérait pas qu’il puisse croire que son histoire avec William ressemblait à ce genre d’histoire à sens unique ou l’homme peu intéressé se contentait de prendre ce qui lui convenait en compensant le reste par des cadeaux. C’était bien mal connaître William, même si elle avait toujours beaucoup de mal concernant le milieu dont il était issu. Elle connaissait son nom bien avant de l’avoir rencontré, elle n’avait pas eu besoin qu’il lui explique d’où venait toute cette richesse ; il représentait tout un empire de part son simple nom de famille. Ils se ressemblaient dans le sens ou tout les deux devaient porter ce nom qui les raccrochaient à leurs parents, parfois plus comme un fardeau qu’autre chose. Elle devait supporter de s’appeler Marshall, comme son père, comme cet être répugnant qui n’en avait que faire d’elle au final. Pas plus qu’il n’en avait à faire de sa mère, une remarque qu’elle ne manqua d’ailleurs pas de lui faire. Il l’avait atteinte dans ses sentiments les plus profond, à elle de répliquer et de se battre à arme égale. Elle ne s’attendait cependant pas à ce qu’il entre dans une colère pareille et sursaute même lorsqu’il frappe de rage sur le tableau de bord. « Ca suffit maintenant tu la fermes ! Tu crois au conte de fée, à la clocharde devenue princesse et à son prince charmant alors que la vérité c’est qu’il te paie tout ça  pour pouvoir coucher avec toi. Je parie que pour lui te payer ce genre d’étude c’est une goutte dans un verre d’eau, pas vrai ? Rien qui ne vaille grand-chose en somme. Tu n’es pas une princesse, tu es une trainée ! Et sitôt qu’il se sera lassée de sa putain, il te laissera en plein milieu de tes études et tu te retrouveras sans rien, retour à la case départ. » Qu’il s’en prenne de la sorte à sa vie intime était tout simplement insupportable. Il n’avait pas sa place dans sa relation, dans son bonheur qu’elle voulait garder jalousement pour elle toute seule. Il n’hésitait pas à la rabaisser aux simples plaisirs physiques qu’elle pouvait procurer à son petit-ami ; il n’avait pas été là, il ne connaissait pas tout le chemin qu’il y avait eu entre eux et pourtant, il se permettait sans aucun complexe des mots aussi durs. L’idée que William puisse l’abandonner un jour lui avait traversé mille fois l’esprit, et elle en était arrivé à un point ou elle souffrirait davantage de son absence que de simples études. « Je préfère être sa putain plutôt que de retourner dans ce taudis qui te sers de maison pour me tuer à la tâche, tout ça pour que tu puisses entretenir ton alcoolisme à mes frais. » Le ton ne cessait de grimper pour Gillian, qui préférait encore une fois se raccrocher à toute la confiance qu’elle avait en son petit-ami, même si les mots prononcés l’atteignaient en plein coeur. Elle n’était pas que ça, elle en était sûre ; il l’avait aidé à changer et elle en avait fait de même. Il n’était plus cet homme à femme, violent et barbare qui ne se souciait que de sa petite personne. « Je n’ai pas de valeur à tes yeux, papa, alors pourquoi est-ce que tu continues à traverser la moitié du pays pour me ramener chez toi ? Pourquoi est-ce que tu continues à me faire souffrir encore et encore ? » Elle lui avait déjà céder toute sa petite enfance, elle s’était enfuie et avait enduré beaucoup de souffrance avant de trouver enfin le bonheur. Pourquoi est-ce qu’il ne pouvait pas lui donner un peu de répit, pour une fois ?

Et dans son fort intérieur, Gillian priait. Elle priait pour que William pense à elle, s’inquiète, pour que quelque part dans son coeur il ne pense pas qu’elle l’ait abandonné après tout ce qu’il avait fait pour elle. Et d’un autre côté, elle ne voulait pas que son père puisse atteindre sa seule source de bonheur. Il pouvait raconter tout ce qu’il voulait à William, la décrédibiliser pour qu’il l’abandonne ensuite. C’est pourquoi lorsque son père s’empara de son téléphone pour entamer une conversation avec William, le sang de Gillian ne fit qu’un tour. Il ne pouvait pas fais ça, entrer dans sa vie et foutre le bordel comme bon lui semblait. William ne lui avait rien fait, qu’il le laisse donc en dehors de cette histoire ! Il revint quelques instants vers elle, un sourire mauvais sur les lèvres ; William voulait lui parler. Gillian était dans un état de panique tel qu’elle ne lui laissa pas commencer, préférant directement mettre les choses au clair et l’éloigner ainsi du danger. « Je vais venir Gill, que tu le veuilles ou non, je t’ai promis de toujours de protéger, je ne vais pas te laisser aux mains de ton taré de père. » Un mince sourire se dessine sur ses lèvres. Même au travers du téléphone il arrivait à lui insuffler ce sentiment de protection qui le caractérisait tant. « Tu n’en rate jamais une pour me contredire, hein. » Gillian se rassurait comme elle pouvait, allant même jusqu’à presque plaisanter dans une situation qui n’appelait pourtant pas à l’humeur. Elle tenta même de le persuader de ne pas venir, même si elle savait que cela ne l’arrêterait en rien. « Non tu ne vas pas bien, pas avec ce cinglé à côté de toi. Je serai bientôt là t’en fais pas. Je vais te sortir de là, je te le promets. Je t’… » Le téléphone fut arraché de son oreille avant qu’elle n’entende la fin de sa phrase. Cette fois-ci, ses yeux se remplirent de larmes. « Non ! » Il n’avait pas le droit de la priver de ce genre de moment ! Il ne pouvait pas s’approprier tout ce qui comptait le plus pour elle au jour d’aujourd’hui. Il ne mit pas longtemps avant de raccrocher, un sourire mauvais toujours accroché aux lèvres. « Telle mère telle fille, le mensonge ça vous connait. Malheureusement pour toi ; ton copain a lu entre les lignes. Il sera là dans quelques heures et on l’accueillera ensemble. » Gillian jurait intérieurement contre William ; pourquoi est-ce qu’on garçon aussi intelligent que lui courait dans la gueule du loup de cette façon ? Pourquoi ? Ensemble. Elle ne supportait pas lorsqu’il se servait de ce mot pour les qualifier. Ils ne se correspondaient en rien, ils n’étaient unis que par le sang et pour Gillian c’était déjà beaucoup trop. « Ne fais pas ça… » , son ton est cette fois-ci beaucoup plus suppliant. Maintenant que William est réellement impliqué, elle n’a d’autre choix que de le supplier à genoux pour qu’il change d’avis, « Fais ce que tu veux avec moi, ça n’a plus d’importante maintenant. Je peux endurer maintenant comme je pouvais endurer il y a dix ans de cela. Mais lui, laisse-le. Il est en dehors de toi et de moi, de nos histoires de famille tordues et de cette triste vie vers laquelle tu me ramènes. » elle déglutit difficilement, sentant monter en elle un nouvel élan de courage, « Il y a beaucoup de choses que je ne te pardonnerai jamais, à toi de voir si tu cherches encore à allonger cette liste. »  

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Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
Je commençais à douter de ma capacité à soumettre Lulah à ma volonté comme j’avais pu le faire des années plus tôt. Elle était devenue plus sûre d’elle, plus courageuse, plus déterminée. Même sa façon de parler avait changé, ses mots étaient plus recherchés, ses phrases plus construites, le ton de sa voix plus posé. Je  l’avais retiré de l’école pour qu’elle évite ce genre de comportement rebelle et qu’elle commence enfin à me remercier d’avoir un toit en contribuant aux charges. Aujourd’hui elle était capable de se révolter et de se tenir devant lui sans flancher. Je comptais sur l’usure du temps, son sentiment d’abandon et le désespoir pour le faire redevenir celle qu’elle était autrefois, mais pour la première fois j’éprouvais des doutes sur ma capacité à y parvenir. « Détrompe-toi, entre lui et moi le mensonge n’a jamais eu sa place. C’est une caractéristique qu’on beaucoup de couple au cas où tu ne serais pas au courant. » Je regardais ma fille dans le rétroviseur intérieur, alternant avec des coups d’œil sur la route rectiligne et ennuyeuse. Elle avait l’air vraiment mordue de ce type, persuadée que ce qu’ils vivaient était vrai. « Ne me dis pas que tu crois vraiment qu’il ne vas pas finir par se lasser d’une clocharde à problèmes, qui lui coûte une fortune à entretenir et à éduquer. Il finira par se détourner de toi un jour ou l’autre pour une jeune fille de bonne famille, riche comme lui et haut placé dans l’échelle sociale. Tu n’es qu’un moyen de passer le temps pour lui, de se maintenir en forme en attendant de tomber sur la bonne.» J’étais conscient d’appuyer sur un point sensible, je lui avais appris toute jeune qu’elle ne valait pas grand-chose, qu’elle n’avait rien pour elle. Alors il ne serait pas difficile pour elle de croire à ce que je lui disais. Je la connaissais par cœur, je savais que si elle se débattait, elle savait au fond d’elle que j’avais raison. J’étais calme, froid, déterminé, j’avais prémédité mon coup depuis des mois. J’avais assuré une surveillance constante depuis que je l’avais retrouvé, sans jamais me faire repéré, ou alors volontairement pour la plonger dans la terreur et la pousser à la faute comme ce fameux soir du vernissage. J’étais préparé. Jusqu’à ce qu’elle ose parler de sa mère. Elle savait que ça me faisait perdre les pédales, elle en avait d’ailleurs fait plusieurs fois les frais. Alors pourquoi s’entêtait-elle à remettre le sujet sur la table ? Elle ne savait rien de sa mère, elle l’avait abandonné quant elle était toute jeune, elle ne savait pas les conditions dans lesquelles elle était parti, comment pouvait-elle la présenter comme une victime, elle qui avait abandonné sa famille ? Je perdis donc mon calme, lui faisant part du fond de ma pensée concernant la relation qu’elle menait avait ce gosse de bonne famille. « Je préfère être sa putain plutôt que de retourner dans ce taudis qui te sers de maison pour me tuer à la tâche, tout ça pour que tu puisses entretenir ton alcoolisme à mes frais. » Décidément Lulah avait développé une forme d’insolence dont je ne soupçonnais pas qu’elle avait en elle. Pour moi, elle avait toujours été la gentille fille soumise. Elle s’était un peu rebellée au début, avait fait plusieurs tentative de fuite mais elle s’était vite rangée après les punitions sévères mais juste que je lui avais infligées. Je décidais de ne pas répondre, préférant cette fois garder mon calme et ma lucidité. Tout cela allait se terminer ce soir, et ça se terminerai dans le sens que je voulais. J’étais le seul qui savait ce qui se tramait et ni lui ni elle ne pourraient rien y faire, je menais la danse. « Je n’ai pas de valeur à tes yeux, papa, alors pourquoi est-ce que tu continues à traverser la moitié du pays pour me ramener chez toi ?  Pourquoi est-ce que tu continues à me faire souffrir encore et encore ? » Sa question était pertinente, pourtant d’une certaine façon, elle avait de la valeur à mes yeux, elle savait faire certaines choses : ramener du fric, faire le ménage, mais il était bien entendu hors de question que je lui présente les choses sous cet angle. « C’est une question de principe. Je t’ai élevée, je t’ai offert un toit, tu n’as pas le droit de m’abandonner comme ça. Que tu le veuille ou non, tu es ma fille, mon sang et tu me dois entière dévotion. »

Quelque chose sonna, un téléphone, il ne pouvait s’agir que de celui de Gill, personne ne m’appelait jamais. C’était le gamin, il fallait s’y attendre. Je décrochais, j’avais quelques idées pour commencer à déclencher son instinct animal. Mon plan fonctionnait à merveille : enlever Lulah à Columbia, là où elle était la plus vulnérable, l’emmener loin pour le faire gamberger et flipper pendant tout le trajet et le forcer à venir dans un lieu qu’il ne connait pas. Si tout se passe comme prévu, les barrières de Standford céderont et Lulah s’apercevra d’elle-même de qui il est vraiment. Elle en aura le cœur brisé, elle sera désespérée, tellement affaiblie qu’elle préférera retourner d’elle-même dans « ce taudis qui me sers de maison » plutôt que repartir vivre avec la bête féroce et cruelle qui sommeille en son compagnon. Ce gosse était le seul qui pouvait la détruire, le seul qui pouvait me ramener ma fille. En réduisant leur lien à néant, je m’assurais de la dévotion et de la fidélité de ma fille à vie, plus jamais elle n’aurait envie de s’enfuir et de voir le monde après une telle souffrance. Pour bien mettre les nerfs du gamin à vif, je lui passe ma fille. Je les laisse discuter juste le temps de se dire des mots d’amour et de réconforts qui me donnent à la fois envie de vomir et de rire tellement c’est pathétique. Puis je retire le téléphone brutalement et menace le gamin de faire du mal à sa chérie s’il ne se pointe pas à l’heure, histoire de le pousser un peu plus dans ses retranchements. Je raccroche et nous nous remettons en route. Après un moment de silence, ma fille reprend la parole. « Ne fais pas ça… » La colère et la haine ont laissé place à la supplication. « Fais ce que tu veux avec moi, ça n’a plus d’importante maintenant. Je peux endurer maintenant comme je pouvais endurer il y a dix ans de cela. Mais lui, laisse-le. Il est en dehors de toi et de moi, de nos histoires de famille tordues et de cette triste vie vers laquelle tu me ramènes. » Je jubile intérieurement. « Ah voilà la Lulah que je connais, celle que je veux retrouver, ma Lulah » Une Lulah soumise, qui ne discute pas, une Lulah obéissante et dévouée. « Il y a beaucoup de choses que je ne te pardonnerai jamais, à toi de voir si tu cherches encore à allonger cette liste. »  « Tu n’as pas l’air de comprendre. Je sais ce qu’il y a de mieux pour toi, je n’ai rien à me faire pardonner. » Standford ne lâcherait pas l’affaire, je le savais, mais j’évitais soigneusement de le dire à ma fille. Il n’abandonnerait que s’il était détruit, ou encore mieux, si ma fille voyait celui qu’il était réellement. Elle affirmait qu’entre eux il n’y avait pas de mensonges, elle allait voir le côté sombre, cruel et animal de Standford, celui qu’il lui cache.
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Sam 17 Jan - 22:32


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Toute voile dehors, la voiture dans laquelle Gillian se retrouvait emprisonnée filait vers cette ville qui l’avait gardée prisonnière durant toute sa petite enfance. Elle allait retrouver la maison au volets en bois, les rares voisins et les gamins qui jouaient dans le parc non loin de la piscine. C’est comme si son père avait ouvert un verrou scellé depuis des années ; les souvenirs revenaient plus intenses que jamais. Des odeurs, des sons, des paroles, des sentiments. Plus la distance se créait et plus son sang se glaçait. Elle pensait être guérie de Northville et de tout ce qui s’y trouvait, mais encore une fois, la souffrance endurée dans ses jeunes années était plus forte que tout et eu bien vite raison du peu de courage qu’il restait à Gillian. Elle était à la merci d’un homme qui la connaissait, mais contrairement à William qui s’appliquait à toujours combler ses manques de confiance par des mots justes, Marshall père s’appliquait à la rendre toujours plus faible en appuyant là ou ça faisait mal. La séparer de William était déjà une grande victoire ; elle était seule et désemparée, elle n’avait plus son rempart protecteur même si elle se raccrochait à toutes les valeurs qu’il avait pu lui insuffler ces derniers mois. Elle se battait comme une lionne, de son mieux, avec les mots et la hargne qu’elle avait gardé en elle pendant toutes ces années. Mais cela ne semble en rien troubler son père, qui reste toujours aussi imperturbable. « Ne me dis pas que tu crois vraiment qu’il ne vas pas finir par se lasser d’une clocharde à problèmes, qui lui coûte une fortune à entretenir et à éduquer. Il finira par se détourner de toi un jour ou l’autre pour une jeune fille de bonne famille, riche comme lui et haut placé dans l’échelle sociale. Tu n’es qu’un moyen de passer le temps pour lui, de se maintenir en forme en attendant de tomber sur la bonne.» Une nouvelle épine vient s’enfoncer dans le coeur déjà meurtri de Gillian. Bien sûr qu’elle savait qu’elle n’était pas la plus belle ou la plus intelligente et qu’il pouvait rêver de bien mieux. Il parlait d’elle comme d’un animal de race qu’on possède par pur plaisir, un simple intérêt passager, un caprice qui allait passer avec le temps. Rien de bien concret. Et pourtant, Gillian ne pouvait pas croire qu’il lui avait menti, toutes ces fois ou il avait rassemblé son courage à deux mains pour lui dire qu’il l’aimait, toutes les fois ou il lui avait prouvé par ses actes qu’elle était importantes et spéciales pour lui… « Et bien nous verrons ce qu’il sera prêt à faire pour son ‘passe-temps’… » fini par lâcher la jeune femme d’un ton presque provocateur. Qui se donnerait autant de mal pour venir chercher un vulgaire amusement d’un soir ? Décidément son père n’avait rien appris de l’amour, n’avait jamais eu d’attachement particulier pour une femme, du moins pas d’attachement réciproque. Et même si sa fille était la plus heureuse du monde il ne voulait rien entendre ; sa place était bel et bien auprès de lui, chose que Gillian n’avait toujours pas réussi à comprendre. « C’est une question de principe. Je t’ai élevée, je t’ai offert un toit, tu n’as pas le droit de m’abandonner comme ça. Que tu le veuille ou non, tu es ma fille, mon sang et tu me dois entière dévotion. » Ah, le lien du sang. Il semblait prévaloir sur tout le reste, même sur son propre bonheur. Elle devait rester esclave de son père jusqu’à la fin des temps tout ça parce qu’il avait été la seule personne à vouloir d’elle quand tous semblaient la rejeter. « De la dévotion ? Tu oses exiger de moi ce genre de chose alors que tu n’as jamais été fichu de prendre soin de moi un minimum. Je ne suis plus une petite fille, je ne vais plus me ranger éternellement à ce que tu me dis en partant du principe que tu es mon père et que tu sais ce qui est bien pour moi. La vérité c’est que tu ne sais rien.. »


Et pour jeter un vent de panique supplémentaire sur Gillian, elle entendit de la bouche de William lui-même qu’il serait là. Bon sang, pourquoi est-ce qu’il devait se mettre dans de telles situations à cause d’elle ? Même si le danger était bel et bien présent, il refusait de la laisser seule face à son géniteur. Le savoir en route la rassurait et l’angoissait à la fois ; elle redoutait cette confrontation et ce qui allait y être dit. Son père représentait tout ce qu’elle haïssait le plus chez elle, William représentait tout ce qu’elle voulait être et ce à quoi elle voulait se raccrocher. Si son père ne réagissait pas quand à la venue de William, c’est qu’il avait quelque chose derrière la tête, et pour connaître assez bien le personnage, la jeune femme savait que c’était très mauvais signe. Même si le jeune homme avait une capacité de réaction et d’adaptation supérieure à la moyenne en situation de stress, il allait devoir compter sur un talon d’Achille de taille ; elle. Encore une fois, elle ne lui était d’aucune utilité. Alors quitte à en souffrir, autant essayer de le sauver même si cela revenait presque à supplier son père à genoux. Elle cède à la panique et le supplie de laisser William en dehors de cette bataille qu’ils se livrent tout les deux depuis l’enfance. « Ah voilà la Lulah que je connais, celle que je veux retrouver, ma Lulah » Sa Lulah. Non, Lulah n’existait pas, elle n’existait plus. Elle n’était qu’un vague souvenir effacé par le temps. L’envie de liberté qui grondait en Gillian ne pouvait plus faire d’elle la Lulah d’avant. « Il y a longtemps que Lulah n’existe plus. » « Tu n’as pas l’air de comprendre. Je sais ce qu’il y a de mieux pour toi, je n’ai rien à me faire pardonner. » Encore une fois, la jeune femme luttait en vain contre les liens qui la tenaient prisonnière. Il n’avait rien a se reprocher et pensait agir pour une cause qui lui semblait honorable. Les coups, ça ne représentait donc rien pour lui ? Partagée entre la peur de le voir à nouveau sévir et l’envie de lui hurler au visage tout ce qu’elle gardait sur le coeur depuis toutes ces années, elle envoya un grand coup de pied dans le dos du siège conducteur. « Tu n’es qu’une immonde petite raclure, manipulatrice et égoïste ! Bien sûr que tu n’as rien à te faire pardonner, ça tombe sous le sens ! » Gillian était à bout, les larmes avaient fait gonfler et rougir ses yeux. Elle était faible, poussée dans ses retranchements. Elle ne souhaitait qu’une chose ; se déchirer les poumons pour appeler William. Elle le voulait près d’elle, elle voulait que tout ça se termine, qu’elle se réveille à ses côtés comme après un mauvais rêve. La voiture s’arrête. Gillian retient son souffle. Nous y étions déjà ? Non. Pourquoi s’arrêtait-il ? La portière s’ouvre et le vent froid et glacial s’engouffre dans l’habitacle. « Alors c’est quoi la suite, hein ? Tu me passes à tabac pour que je la ferme jusque’à Northville ? Tu m’abandonnes au milieu de nulle part parce que je ne suis pas aussi docile qu’avant ? »  

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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Jeu 22 Jan - 21:35


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Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger

Depuis des années maintenant j’avais appris que la peur était un moteur de soumission. Menacez d’ôter à une personne la chose la plus importante à ses yeux et vous obtiendrez d’elle ce que vous voulez. C’était ce que j’allais faire avec ma fille. J’allais utiliser sa peur à elle pour atteindre son petit copain et j’allais utiliser celle de ce dernier pour obtenir la soumission de Lulah. La peur, tout se résumait à cela. « Et bien nous verrons ce qu’il sera prêt à faire pour son ‘passe-temps’… » Je me moquais bien de ce qu’il était capable de faire, tant que j’aurais Lulah sous ma coupe, le gamin ne pourrait rien faire. « Ne te fais pas d’illusions, il viendra uniquement pour défendre sa fierté et son orgueil d’homme. Il viendra pour récupérer ce qu’il considère lui appartenir, ni plus ni moins. En fait lui et moi on est pareil. Ce n’est pas une question d’attachement ou d’amour, c’est une question de marquer sa propriété. » J’allais anéantir sa confiance en elle et la confiance qu’elle avait en lui par la même occasion. Elle n’avait certainement pas pu s’empêcher de remarquer, malgré tout l’amour qu’elle disait éprouver pour lui, que son petit ami ressemblait beaucoup à son père. J’allais jouer là-dessus, enfoncer le clou et le lui enfoncer dans le crâne une fois pour toutes. J’étais son père, le seul qui avait daigné lui témoigner un quelconque intérêt, contrairement à sa mère qui avait préféré fuir ses responsabilités en les quittant. « De la dévotion ? Tu oses exiger de moi ce genre de chose alors que tu n’as jamais été fichu de prendre soin de moi un minimum. Je ne suis plus une petite fille, je ne vais plus me ranger éternellement à ce que tu me dis en partant du principe que tu es mon père et que tu sais ce qui est bien pour moi. La vérité c’est que tu ne sais rien. » Je pris le parti de ne pas répondre, elle allait très vite se rendre compte qu’elle n’avait pas le choix, qu’entre deux mauvaises solutions, mieux valait choisir la moins pire. J’allais la forcer à constater que le gamin Standford était la pire des deux.

J’avais cru entrapercevoir la Lulah d’autrefois lorsque je lui avait passé le gamin, elle m’avait supplié de le laisser en dehors de ça. Bien entendu, je n’en avais pas l’intention. « Il y a longtemps que Lulah n’existe plus. » Pour récupérer pleinement ma fille, je devais détruire toutes les raisons qui lui donnaient envie de se battre, tout ce qui pouvait la pousser à me fuir une nouvelle fois. Cette confrontation avec William était inévitable, je le savais et je m’y étais préparé. Je m’étais renseigné sur lui. « Tu me parles de confiance entre vous, mais t’as t-il parlé de ce qu’il a fait dans la rue. Il a tué, il a torturé, ton riche héritier n’est pas un enfant de cœur. Lui et moi on est pareil, on obtient la soumission par la violence parce que c’est le seul moyen, mais aussi parce qu’on aime ça. Si tu savais tout ce qu’il avait fait, s’il avait été vraiment honnête avec toi, tu l’aurais déjà fuit. » A voir la tête de ma fille, je compris que j’avais fais mouche, le gamin lui cachait bien des choses sur son passé et ce n’était pas parce qu’il n’était pas prêt à en parler, c’était parce qu’il savait que si sa petite amie apprenait tout le mal qu’il avait pu faire et la jouissance qu’il avait pu en tirer à une époque, elle ne pourrait pas le supporter. « Tu n’es qu’une immonde petite raclure, manipulatrice et égoïste ! Bien sûr que tu n’as rien à te faire pardonner, ça tombe sous le sens ! » J’avais voulu la faire réagir, mais en me traitant d’immonde petite raclure, elle était allée beaucoup trop loin. La colère se répandit dans mes veines, comment osait-elle me parler ainsi. J’allais de nouveau lui enseigner le respect, à ma manière. A l’embranchement suivant, je bifurquais à droite pour m’engager sur une petite route. Arrivé sur place je me garais, coupais le contact, et sortait de la voiture. Une fois dehors, alors qu’elle ne pouvait pas me voir, j’imbibais une nouvelle fois le mouchoir en tissu de chloroforme. « Alors c’est quoi la suite, hein ? Tu me passes à tabac pour que je la ferme jusqu’à Northville ? Tu m’abandonnes au milieu de nulle part parce que je ne suis pas aussi docile qu’avant ? » Je la fis sortir de force. « Maintenant ça suffit, tu vas la fermer ! » et sans qu’elle puisse le sentir venir, le lui appliquais une nouvelle fois le tissu sur le nez. Au bout de quelques secondes elle s’évanouit et retomba dans mes bras, me permettant ainsi l’emmener sans résistance dans le lieu que j’avais spécialement préparé pour cette rencontre : une usine désaffectée.


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Depuis des années maintenant, Will avait apprit que la peur était un moteur de motivation et de dépassement de soi. Il roulait depuis des heures, et plus il approchait du point de rendez-vous, plus l’adrénaline se répandait dans ses veines. Il était prêt à tout pour arracher Gill des griffes de son père, jamais il ne le laisserait l’emmener de nouveau avec lui pour en faire sa bonne à tout faire et son punching-ball. Il avait arrêté de compter le nombre de gobelets de cafés qu’il avait ingurgités depuis son départ, il était parti vers 22h et devait impérativement être sur place avant le lever du soleil, 5h du matin lui semblait être raisonnable histoire de régler une bonne fois pour toute cette affaire dans la pénombre. La nuit avait toujours été son alliée, à l’époque où il était chef de gang, il opérait la nuit pour éviter les flics et agir plus discrètement, il savait jouer de l’obscurité pour se dissimuler et que son ennemi ne le voit pas venir. Ce soir pourtant, il savait que Marshall père l’attendait. Il avait probablement préparé son coup si il lui avait donné rendez-vous dans un endroit isolé et éloigné de Longside Creek. Will n’avait pas le choix, il devait se jeter dans la gueule du loup sans savoir ce qui l’attendait, c’était la seule solution pour tirer Gillian de là. Il suivit scrupuleusement les indications que lui avait données Marshall père et vint se garer à côté d’une vieille voiture noire, la seule qu’il y avait dans le coin donc certainement la sienne. Il inspecta l’habitacle à travers la vitre arrière mais n’aperçut rien susceptible de lui donner des indications sur l’état de santé de Gill ni sur ce que son père projetait de faire en l’emmenant jusqu’ici. Il se retourna et aperçu un bâtiment industriel en contrebas. Une usine désaffectée, ça ne présageait rien de bon, il y avait du matériel dangereux, peut être même des produits chimiques instables et si ça tournait mal, personne ne pourrait leur porter secours avant un moment. Décidément, Marshall père avait soigneusement choisit le lieu de cet affrontement. A ce jeu là, il n’allait pas être déçu. Sans plus d’hésitation, Will descendit la petite bute qui menait à l’usine et entra dans le bâtiment.
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Sam 24 Jan - 15:38


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Cette usine était le terrain de jeu idéal pour en découdre avec mon grand final. Une apothéose qui allait résonner dans les oreilles de Lulah pour les années à venir. Si elle avait le culot de penser que sa place n’était pas à mes côtés, j’allais lui prouver par moi-même que son sort n’en serait pas moins triste si elle décidait de rester aux côtés du gamin. J’allais puiser dans ce qu’il y avait de plus vil en moi pour faire exploser l’animal qui sommeillait en lui. Lulah avait peur des hommes, du moins elle craignait ce genre d’homme plus que tout. Elle avait voulu jouer pour elle-même durant toutes ces années, il était tout naturel pour moi de lui rappeler que si la nature avait fait de moi son géniteur, c’était pour une bonne raison. J’étais le mieux placé pour savoir ce qui était bon ou pas pour elle, j’étais le seul à m’intéresser à son sort et par dessus tout, j’étais le seul à pouvoir la revendiquer comme étant mienne. Je contemplais le théâtre dans lequel j’avais choisi de donner cette représentation ; j’avais moi-même travaillé dans ce genre d’usine, temple même du dur labeur dans lequel je m’étais moi-même jeté. Lulah était toujours inconsciente sur mon épaule, et au vue de la dose que j’avais mis cette fois, elle n’allait pas se réveiller avant un moment. Je l’installais sur un ancien rail d’une chaîne de travail, en prenant bien soin de resserrer ses liens. Allongée, elle semblait presque paisible, même si ses vêtements étaient maculés de poussière et que son visage n’avait guère bonne mine. « Tout sera bientôt fini, ma petite Lulah. Ces gens qui essayent de te convaincre de ce que tu n’es pas, je vais tous les faire taire. Je vais te ramener vers moi.»  Je contemplais alors l’immense hangar désert qui se tenait devant moi. Le vide. Ma voix résonnait, faisant écho à mes pensées ; le gamin était en route, il ne manquait plus que lui pour que le rideau se lève et que cette comédie se termine enfin. J’étais prêt et préparé, bien sûr mon âge m’avait privé de quelques réflexes et conditions, mais le calibre dans la poche intérieur de ma veste ainsi que le coutelas que je gardais toujours à porté de main me donnaient un avantage non négligeable. Je sentais l’adrénaline monter dans mes veines à mesure que le délais que j’avais exigé passait. Dans le fond, peut-être qu’il ne désirait pas tant que ça mon trésor, ma petite Lulah qui laissait de temps à autre échapper un gémissement douloureux. Je me posais à ses côtés, laissant mes doigts courir dans ses cheveux blonds. J’aurais dû les couper, il n’y avait rien de plus laid que cette espère de chevelure qu’elle se trimballait depuis l’enfance. La même que sa mère. C’était une provocation à mon égard, bien sûr, mais une fois rentré à la maison je corrigerais tout ce qui nécessiterait un ajustement.

Ah. Un bruit de pas pressé me tira de mes pensées. Je jetais un rapide coup d’oeil à ma montre, le délais n’était pas encore passé, le gamin n’avait décidément pas encore lâché l’affaire. Je guettais sa silhouette, comme j’avais pu le faire durant tout le temps ou il pensait mettre ma petite Lulah en sécurité. Il s’avançait dans cette usine sombre, uniquement éclairé par les rayons de la lune qui jetaient de temps à autre des flaques d’une lumière blanchâtre sur le sol et les murs. Un vent glacé s’engouffra dans la pièce, alors que moi, je bouillonnais d’impatience. Je décidais enfin de sortir de mon mutisme, j’avais trop rêvé et imaginé cet instant. « Tu n’as toujours pas renoncé alors, gamin ? » , j’éclatais alors d’un rire froid et aïgu, c’était plus fort que moi, une fois que l’excitation me gagnait je retrouvais ces vices et ces rictus. « Tu es prêt à rentrer dans mon jeu, à te présenter ici en personne, à te mettre volontairement en danger, et tout ça pour… », je glissais lentement aux côtés de Lulah qui gisait toujours là, « Tout ça pour ‘ça’.», bien sûr que je parlais de Lulah. Les gens comme lui pouvaient s’offrir le monde et ils arrivaient encore à vouloir manger dans les râteliers les plus misérables. J’étais bien décidé à le pousser à bout, à ce qu’il craque et qu’il se révèle. Lui et moi n’étions pas bien différent en somme ; la haine nous rongeait, nous poussait à nous battre pour ce que nous jugions bien. Je n’étais pas le mal incarné, il n’était pas un valeureux justicier. Nous n’étions que deux chiens prêt à en découdre pour le même os. « Tss…», sifflais-je en le voyant faire un pas dans ma direction. Je glissais instinctivement ma main au niveau de la gorge de ma fille, avant d’y exercer une pression. Un petit glapissement étouffé sortit de sa gorge. « Ca serait dommage de serrer plus fort. » Recule, petit. Tu vois, moi je n’ai pas de faille, je n’ai pas d’attache et personne ne peut me blesser. Toi, tu es esclave d’une femme, si misérable et si fragile à la fois alors qu’il pouvait s’élever bien plus haut. Il s’attachait un poids aux pieds en me privant moi-même de mon bien le plus cher. J’étais tout pour Gillian, et si ce petit avorton ne l’avait pas encore compris, j’allais bien vite le lui rappeler. « Regarde mon trésor, il y a quelqu’un pour toi. » , elle ne bougeait toujours pas, et mon impatience grandissait. Elle devait me supplier, elle devait geindre et pleurer pour que j’épargne ce petit enfoiré. J’en avais même oublié qu’il se trouvait là, n’osant plus avancer. Il n’y avait que moi et elle, moi et cette petite insolente qui encore une fois choisissait de me tenir tête ! « Il pense qu’il est là pour toi. Il pense qu’il sait s’occuper de toi, alors tu vois, comme je suis bon joueur, je vais lui montrer. Regarde et apprends, gamin. » J’attrapais alors son petit corps de poupée par le col et je lui assénais mes cinq doigts sur sa petite peau pâle. Un grand claquement et un cri arraché presque de force. Je veux que tu me supplies, je veux que tu souffres. Je veux te faire payer.

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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Jeu 29 Jan - 22:30


TEMPORA SI FUERINT NUBILA, SOLUS ERIS


Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
L’usine était isolée, déserte, sale, poisseuse, une chose était sûre, personne ne les entendrait. Ils pouvaient hurler, lutter à mort, tirer à coup de pistolet, ils étaient seuls. L’obscurité l’enveloppait tandis que Will s’enfonçait dans les sombres dédalles de l’usine, seule la lune éclairait par endroit à travers les grandes vitres. Il faisait froid, mais Will n’y faisait pas attention, concentré sur ses pas, son environnement, l’oreille aux aguets. Il se fondait dans la nuit tel un félin, souple et agile. Il retrouvait les sensations d’une époque de sa vie, se mélange d’adrénaline qui lui créait des frissons le long de la colonne vertébrale, du bassin jusqu’à la nuque, et d’attention extrême. Paradoxalement, il trouvait un certain apaisement dans cette situation de tension extrême, comme s’il reprenait le shoot d’une drogue dont il avait été privé pendant longtemps. Enfin il l’aperçu, dans une gigantesque pièce qui devait servir autrefois de chaine de fabrication. Son sang se glaça lorsqu’il le vit, penché sur Gillian qui reposait sur les rails d’une des chaines de montage. La tête de la jeune femme retombait naturellement en arrière, elle était inconsciente. Il serra les poings,  il l’avait assommée, ou lui avait fait inhaler des produits toxiques. Ce barbare allait le payer très cher. Il ferma les yeux un centième de seconde et tenta de se contrôler, la maitrise de lui-même était cruciale, se laisser emporter par l’émotion serait la pire des choses à faire, parce que c’était exactement ce que Marshall père voulait. Lorsqu’il rouvrit les yeux, on ne pouvait de nouveau qu’y lire de la froideur et un calme glaçant. « Tu n’as toujours pas renoncé alors, gamin ? »  Il l’avait vu, à son tour. Imperturbable, Will continua d’avancer lentement, surveillant chaque mouvement de son ennemi. Il avait sas doute une arme sur lui, il n’aurait pas eu la folie de l’affronter à mains nues, il savait que face à un jeune homme grand et expérimenté au combat de rue, il n’aurait eu aucune chance. « C’est très mal me connaitre que de croire que je suis du genre à renoncer. »  répondit-il simplement. L’intonation de sa voix était dure, cassante, glacée, l’ancien William était de retour. Il avait érigé son mur d’impassibilité et de froideur. « Tu es prêt à rentrer dans mon jeu, à te présenter ici en personne, à te mettre volontairement en danger, et tout ça pour… » Le regard de l’homme glissa sur sa progéniture, qui gisait toujours inconsciente. « Tout ça pour ‘ça’.» Will resta silencieux, il ne voulait surtout pas entrer dans son jeu. Il continuait d’avancer, lentement, mais inéluctablement, le fixant sans jamais le quitter du regard, le visage fermé, sombre, impassible. Lui répondre serait revenu à apporter du crédit aux paroles de cet immonde salopard, et aurait également pu troubler sa concentration alors qu’il tentait d’enregistrer ses moindres mouvements, ses moindres déplacements afin de lire en lui. L’homme ne lui divulguerait pas ses intentions, mais il pouvait tenter de le déchiffrer en l’observant. L’intimidation ne marchait pas sur lui, il était bien trop sûr d’avoir raison, bien trop sûr de lui, bien trop fou aussi pour se laisser impressionner.

« Tss…» , siffla t-il tandis que William continuait d’avancer. Il attrapa la gorge de Gill pour la serrer entre ses mains, un rictus malsain aux lèvres. Une plainte étouffée s’échappa de la bouche de la jeune femme, Will s’immobilisa immédiatement. « Ca serait dommage de serrer plus fort. »  La mâchoire du jeune homme se contracta et il usa de toute sa force de volonté pour se maîtriser. Voir la gorge fine et pâle de celle qu’il aimait entre les mains sales de ce psychopathe avait de quoi le rendre dingue, mais il ne fallait pas céder, pas s’il voulait tirer Gill de là sans y laisser un peu de lui-même. « Regarde mon trésor, il y a quelqu’un pour toi. »  Il avait le culot de l’appeler ainsi alors qu’elle n’était rien d’autre pour lui qu’une chose qu’il considérait comme son dû mais pour laquelle il n’éprouvait aucun amour paternel. Quelques secondes plus tôt il l’avait même affublé du pronom « ça ». Gill était le trésor de Will, c’était la personne la plus précieuse, la raison pour laquelle il s’était dépassé pour se rouvrir au monde extérieur, celle qui lui avait redonné l’espoir, l’envie de vivre. Il n'avait même pas envie de lui répondre, de débattre avec lui de la valeur de Gill, rien de vrai ne pouvait sortir de sa bouche de taré psychotique. « Il pense qu’il est là pour toi. Il pense qu’il sait s’occuper de toi, alors tu vois, comme je suis bon joueur, je vais lui montrer. Regarde et apprends, gamin. »  Il l’attrapa par le col et la gifla violemment, le claquement sinistre raisonna dans la vaste salle industrielle, se répercutant sur les murs. Gill laissa échapper un cri de douleur déchirant qui vint transpercer le cœur de William. Jamais il n’avait toléré à ce qu’on essaie de s’en prendre à lui à l’époque où il était chef de gang, il faisait payer le prix cher à ceux qui avait tenté de le détrôner. A l’époque, sa colère était froide, calculée, maitrisée comme jusqu’à cet instant. Cet instant qui le fit basculer, ce moment précis où il perdit le contrôle et se laissa submerger par sa rage et son envie de blesser celui qui avait fait du mal à celle qu’il aimait. Il se précipita vers l'homme mais il était trop loin pour se jeter sur lui sans lui laisser le temps de réagire, il l'avit vu venir. Will se retrouva donc avec le canon d'un flingue collé sur le front. Il s'immobilisa à quelques dizaines de centimètres de l'homme qu'il voulait mettre hors d'état de nuire. « Si vous relevez une seule fois la main sur elle, je vous jure que ce flingue ne vous sera plus d'aucune utilité parce que quoi qu'il arrive, je vous briserai ».  Sa voix était calme, glaciale et pleine de haine, pas une once de peur ne perçait dans sa voix. Il était sûr de lui, les poings serrés, ses yeux bleus ancrés dans son de son adversaire. L'homme était grand, solide, déterminé mais il n'avait aucune idée de ce que Will était capable pour protéger sa bien-aimée.
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Lun 2 Fév - 19:27


there'll be no rest for the wicked

there'll be no rest for the wicked, there's no song for the choir, there's no hope for the weary if you let them win without a fight ; I let my good one down, I let my true love die, I had his heart but I broke it every time — no rest for the wicked ©

L’excitation était à son comble et il était pour moi beaucoup plus difficile de me contenir. Je voulais que cette situation arrive enfin à son dénouement. J’avais ruminé seul pendant toutes ces années après ce moment ou je viendrais de mes propres mains faire payer à Lulah sa désinvolture et son insolence. Mais plutôt que de lui faire payer par la douleur le prix de ses erreurs, j’avais choisi une méthode bien plus porteuse quand aux résultats. Si je pouvais lui faire du mal à l’aide de mes poings, ce n’était pas encore suffisant pour moi. Je voulais l’anéantir au travers d’un autre. Je voulais voir dans son regard cette lueur de désespoir lorsque l’être si précieux à ses yeux allait se transformer sous ses yeux. Dans l’ombre, la silhouette avance et se dirige vers moi. Je devine son regard meurtrier se poser sur moi et intérieurement, je jubile. Je sais qu’il sait. Notre heure est venue, chacun dans notre coin nous attentions ce choc qui n’a été retardé que parce que Lulah n’avait pas le courage de laisser les choses se faire. C’était notre destin de nous rencontrer un jour et de nous faire face. J’en profite pour lancer les premières hostilités, histoire d’évaluer un peu son état d’esprit. Je sentais en lui cette espèce de colère contenue. Tout était contrôlé, parfaitement calculé. Mais je savais bien que si ce genre d’homme gardait tout son contrôle, l’explosion finale n’en serait que plus intense. « C’est très mal me connaitre que de croire que je suis du genre à renoncer. » Oh, vraiment ? Intéressant. J’avais pu prendre tout mon temps pour les observer, mais jamais je n’avais eu de conversation avec lui. J’avais vu son aspect protecteur et cette façon révoltante qu’il avait de s’approprier mon bien le plus précieux. J’en découvrais maintenant un petit peu plus. « C’est un trait que nous partageons, mon garçon, et je suis prêt à parier que ce n’est pas le seul. » Avant d’être si hostile, regarde-toi. Regarde qui tu es, mon garçon. Je voulais lui montrer que lui et moi n’étions pas si différents et que si il avait le culot de penser que je ne méritais pas ma fille, il en était de même pour lui. Je voulais tester ses limites, quitte à y laisser un peu de moi-même. Qu’est-ce qu’il restait de moi, de toute façon ? La maison de Northville avait été saisie, et les maigres bien qu’ils me restaient étaient passés entre les dettes et l’alcool pour m’aider à tenir le coup. J’avais besoin de ma fille pour me remettre à nouveau en selle, ma fille si stupide qui avait cru bon de m’abandonner de la sorte du jour au lendemain. Je sentais mon poing se serrer inconsciemment. Je la haïssais tellement.

Mais je ne renonçais pas à vouloir m’amuser d’eux. Je n’hésitais pas à leur montrer à quel point ils se rendaient faibles l’un et l’autre. Il n’osait pas avancer de peur que je la blesse encore davantage. Je te pensais invincible, gamin, mais tu n’es qu’un dégonflé au final. Je peux te manipuler à souhait et crois-le ou non, cela m’apporte du plaisir. Tu sais que tu ne peux pas l’avoir. Je n’hésite pas à en rajouter, usant de ma théâtralité pour le faire encore un peu grimper dans les tours. Je voulais le voir craquer face à moi, je voulais que l’animal surgisse et bondisse d’un seul coup. Et pour donner un petit coup de pouce à mes intentions, je décidais de passer à la vitesse supérieure ; j’infligeais à Gillian la seule punition qui avait l’air de fonctionner avec elle. Son corps trembla un bref instant, comme une poupée de chiffon. Le son délicieux d’un cri de douleur vint ravir mes oreilles. Nous y étions, mon coeur s’emballait sous l’excitation, le voilà enfin qui s’élance vers moi. Je dégaine alors l’arme soigneusement cachée dans ma veste pour le lui coller sur la tempe. Je sentais émaner de lui une haine pur et froide, l’envie de démonter un à un chaque membre de mon corps,… Mais il ne pouvait pas m’atteindre. J’en souriais de façon malsaine. « Recule. » J’articulais doucement. « Si vous relevez une seule fois la main sur elle, je vous jure que ce flingue ne vous sera plus d'aucune utilité parce que quoi qu'il arrive, je vous briserai » Mon sourire s’élargit encore un peu plus. « Même avec six balles incrustée dans ta petite tête ? Ce n’est pas un jouet ça, petit. » , je détournais le regard un instant pour désigner de la tête ma petite Lulah, qui gisait quelques mètres plus loin, « Rappelle-toi, nous ne sommes pas tous à l’épreuve des balles dans cette pièce. » L’allusion était à peine voilée, et pour jouer encore une dernière fois sur les mots je ne pouvais m’empêcher d’ajouter, « Ca ne s’appelle pas ‘lever la main sur elle’. » , je jubilais de ma petite victoire, c’était presque trop facile de garder le dessus. Je me nourrissais de cette haine qu’il me donnait, j’en faisais une armure, je préparais mes armes,… « Tu penses pouvoir la protéger mais regarde. Regarde-là. Tu n’y arrives pas, parce qu’elle ne t’est pas destinée. Quoi que tu puisses faire, elle ne sera jamais complètement tienne. Une partie d’elle m’appartiendra toujours, un lien qui ne pourra jamais s’estomper ou disparaître. » Elle m’appartenait, son sang était le miens et personne ne pourrait jamais en décider autrement. Je voulais le faire douter de lui, le faire douter de tout, jusqu’aux bonheur qu’il pouvait apporter à ma petite Lulah. « Quoi que tu fasses, elle restera mienne. » D’un coup bref et sec j’assénais un coup de crosse au niveau de la tempe. Je ne pouvais pas me payer le luxe de toucher autre chose que des points sensibles. Il bougeait plus vite que moi et je devais donc assurer mes arrières. Je me dérobais alors à sa vue, m’enfonçant un petit peu plus dans l’ancienne chaîne de montage, faisant trembler les chaines sur mon passage. Mon arme dans une main, mon coutelas dégainée dans l’autre main, mon coeur battait à tout rompre. La gâchette prête, je l’attendais de pied ferme.

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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Sam 7 Fév - 12:42


TEMPORA SI FUERINT NUBILA, SOLUS ERIS


Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
L'heure était venu, Will était prêt à tout pour protéger Gillian, et son père le savait. Tout deux étaient conscients qu'il n'y avait plus aucune autre issue possible que l'affrontement direct et violent. Il ne fallait pas compter raisonner ce genre de barjot fanatique. S'il fallait renouer avec l'ancien William pour mettre Gill hors de danger, ainsi soit-il, le jeune homme était prêt à en arriver là. Qu'elle le voit comme un monstre serait douloureux mais c'était secondaire, la priorité était désormais de la mettre à l'abri de son taré de père, et il était prêt à voir son regard changer, il était même prêt à la perdre si cela signifiait la débarrasser définitivement de son paternel. Et l'homme face à lui le savait parfaitement, nul doute qu'avec son intelligence diabolique il en jouerait. Quelque que soit le prix à payer, Will ferait ce qu'il était venu faire, protéger la femme qu'il aimait. Et c'était bien la grosse différence qu'il y avait entre ce qu'il était prêt à faire aujourd'hui et ce qu'il avait fait dans son passé. A l'époque il se battait pour conquérir puis pour conserver son pouvoir. Aujourd'hui, il savait qu'il se battait pour une noble cause, pour protéger quelqu'un, parce que pour la première fois, il aimait quelqu'un plus que lui-même, il aimait quelqu'un au point de se sacrifier. Il ne reculerait pas pas, il ne renoncerait pas. L y était, et il irait jusqu'au bout. L'homme afficha un sourire mauvais, visiblement satisfait par sa réponse : il n'en attendait pas moins de lui, et il l'avait apparemment espionné suffisamment pour voir quel genre d'homme il était. Cela aurait sans doute du l'inquiéter de voir qu'il pouvait prévoir ses réactions, mais ca n'eut pour effet que de renforcer sa volonté à le mettre hors d'état de nuire. Ce type était complètement barré. « C'est un trait que nous partageons, mon garçon, et je suis prêt à parier que ce n'est pas le seul. »  Will pouvait renoncer à Gillian, mais il ne renoncerait jamais à la protéger, à lui donner l'occasion de vivre vraiment et d'être heureuse, même si cela signifiait vivre sans lui. « Ne m'appelez pas mon garçon, je ne suis pas votre garçon. J'ai accepté le fait que nous nous ressemblions vous et moi et c'est vous qui n'imaginez pas à quel point je peux être cruel et sans pitié si vous lui faites du mal. Alors vous ne devriez pas vous réjouir de nos points communs. »  répondit-il, glacial.

Cette histoire allait trouver une issue plus vite que prévue, l'homme avait décidé de le faire sortir de ses gonds. Il leva la main et frappa violemment Gill en plein visage. Le corps de la jeune femme trembla et elle laissa échapper un cri de douleur déchirant. Il allait le tuait, il allait faire regretter à cet homme d'être un jour venu sur terre. Sans réfléchir plus longtemps, il se précipita vers lui mais l'homme leva son flingue et le lui colla sur la tempe, l'air mauvais. « Recule » . Dans ses yeux il pouvait voir à quel point il jubilait d'avoir pu frapper sa fille. L'espace d'un instant, il reconnu en lui l'ancien William : jouissant de son pouvoir, se faisant un plaisir d'en faire la démonstration dans des moments cruels et violents, jubilant de la soumission d'autrui au chef qu'il était. Frapper sa fille et la soumettre toujours plus était un vrai plaisir pour lui, c'était comme ça que ce taré prenait son pied. Il frappait sans raison, juste parce qu'il avait envie, ou parce qu'il était frustré, et chaque fois qu'il lui faisait mal et qu'elle se recroquevillait sur le sol, il avait l'impression d'être puissant et invincible. « Même avec six balles incrustée dans ta petite tête ? Ce n’est pas un jouet ça, petit. » Will s'immobilisa, les yeux plongés dans ceux de son ennemi, cherchant à lire dans son esprit dérangé, après tout qui mieux que lui pouvait comprendre ce qu'il avait dans la tête ?  « Rappelle-toi, nous ne sommes pas tous à l’épreuve des balles dans cette pièce. »   Le regard de Will glissa sur Gillian en même temps que celui de son adversaire. « Ca ne s’appelle pas ‘lever la main sur elle’. »  Il serra les poings mais demeura immobile, il 'oserait tout de même pas tirer sur sa propre fille, sa fille qu'il était venu chercher lui-même pour la récupérer et qu'il considérait comme son bien le plus précieux. Elle n'était qu'un objet pour lui, une chose dont il revendiquait l'appartenance, mais on ne se débarrasse pas comme ça d'une chose qu'on veut à ce point récupérer, cela n'avait aucun sens. « Tu penses pouvoir la protéger mais regarde. Regarde-là. Tu n’y arrives pas, parce qu’elle ne t’est pas destinée. Quoi que tu puisses faire, elle ne sera jamais complètement tienne. Une partie d’elle m’appartiendra toujours, un lien qui ne pourra jamais s’estomper ou disparaître. »  A ces mots, son sang ne fit qu'un tour, non pas parce qu'ils étaient faux et révoltants, mais à l'inverse, parce que Will y voyait une vérité qu'il avait enfouit au fond de lui depuis presque un an. Une partie d'elle sera toujours à ce père violent et déranger, elle avait eu peur de lui parce qu'il ressemblait à ce père qui l'avait traumatisé pendant sa jeunesse et aujourd'hui encore, l'ombre de cet homme planait sur elle et sur leur couple. Will ne changerait pas son passé, ni l'homme qu'il avait été, ni l'homme qu'il était. Il avait toujours pensé ne pas la mérité et être incapable de la rendre heureuse sur le long terme. « Quoi que tu fasses, elle restera mienne. »  Un déclic se produisit alors en lui, il n'avait plus rien à perdre puisque leur histoire était vouée à l'échec, son seul but sera de la protéger. Et pour vaincre cet homme armé jusqu'aux dents, il devait passer en mode survie, effacer tout le reste, renouer avec l'ancien William : le William de la rue, cruel, fort et sans pitié. Avant de pouvoir réagir, l'homme lui asséna alors un coup violent sur la tempe à l'aide de la crosse de son pistolet. La douleur lui vrilla les tympans et il se pencha en avant en poussant un cri de douleur. L'homme était encore vif, il devait sans méfier. Aveuglé par la rage, il s'enfonça à son tour dans les méandres obscures de la chaîne de construction. « Cette histoire ne peut finir que d'une seule manière, vous et moi nous le savons. Je suis plus fort, plus rapide. Je vous tuerai de mes propres mains, je n'ai pas besoin d'armes pour me protéger ni d'obscurité de me cacher comme un lâche et je jubilerai de voir la vie quitter votre corps. » Il voulait son sang, il voulait voir le dernier souffle d'air s'échapper de sa bouche et surtout, il voulait voir la peur dans ses yeux au moment où ça arriverait.
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Jeu 12 Fév - 21:54


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there'll be no rest for the wicked, there's no song for the choir, there's no hope for the weary if you let them win without a fight ; I let my good one down, I let my true love die, I had his heart but I broke it every time — no rest for the wicked ©

Le froid était en train de ronger chaque petite parcelle de sa peau, au point d’en être douloureux. La marque encore rouge imprimée sur sa joue était le seul endroit de son corps plus ou moins chaud. Elle n’osait pas ouvrir les yeux, elle n’en avait pas la force. C’est comme si tout son corps l’avait abandonné et refusait de bouger. Les choses étaient pourtant sur le point de changer, elle le savait, elle l’entendait au dehors et elle aurait donné tout ce qu’elle possédait à l’instant, sa vie comprise, pour s’interposer dans ce duel qui était sur le point de commencer. Les deux phases les plus importantes et les plus opposées de sa vie allaient s’affronter, et elle ne pouvait même pas encourager son petit-ami, lui montrer une quelconque preuve d’amour, ou même simplement l’aider. Elle était condamnée à être figée sur ce sol froid et humide. Elle voulait hurler. Elle voulait pleurer. Mais en vain. Elle entendait les provocations de son père, pour le faire plier, elle sentait au fond d’elle qu’il était en train de faiblir. Il devait rester fort, il en était capable. Il devait puiser au fond de lui-même le courage nécessaire pour ne pas craquer. Son corps est traversé par un frisson lorsqu’elle l’entend hurler. Oh, les premières larmes viennent enfin. Personne, personne sur cette planète n’avait le droit de lever la main sur lui de cette façon. Il ne devait pas craquer, il ne devait pas c… « Cette histoire ne peut finir que d'une seule manière, vous et moi nous le savons. Je suis plus fort, plus rapide. Je vous tuerai de mes propres mains, je n'ai pas besoin d'armes pour me protéger ni d'obscurité de me cacher comme un lâche et je jubilerai de voir la vie quitter votre corps. »  Le froid l’enveloppe de nouveau, toute entière. Les mots sont si durs à ses oreilles, elle ne reconnaît même plus sa voix —et dieu sait pourtant combien de fois ils se sont criés dessus. Il y a quelque chose qui se brise en elle. Ce n’est pas lui. Ce n’est plus lui.

***

Mon corps progresse entre les chaînes tandis que le sang bat à tout rompre dans mes tempes. J’ai juste eu le temps d’entendre un cri, assez pour me dessiner un fin sourire sur mon visage. Je jubile, j’arrive enfin à cet instant fragile et ténu ou il va devoir choisir entre le calme ou la tempête. J’essaye en vain d’éveiller la bête en lui et je pense enfin arriver à quelque chose de convainquant. « Cette histoire ne peut finir que d'une seule manière, vous et moi nous le savons. Je suis plus fort, plus rapide. Je vous tuerai de mes propres mains, je n'ai pas besoin d'armes pour me protéger ni d'obscurité de me cacher comme un lâche et je jubilerai de voir la vie quitter votre corps. » J’éclate d’un rire qui vient s’étrangler dans ma gorge tandis qu’un doux frisson remonte toute ma colonne. La chasse, le jeu, tout ce que j’affectionnais, tout ce que j’avais mis en pratique pendant des années pour essayer de traquer mon bébé. Il avait l’air d’être un concurrent raisonnable, je devais me contenir pour éviter de me trahir. Mon pas n’était pas aussi discret et silencieux que le siens et mon allure n’était plus aussi vive et assurée que par le passé. Mais cela ne signifiait pas que j’étais voué à tomber à genoux devant ce petit avorton. J’avais l’avantage des armes et je comptais bien m’en servir. J’accélérais, m’enfonçant frénétiquement dans un tourbillon de poussière et de cliquetis. Je pouvais uniquement utiliser l’obscurité à mon avantage, je n’avais ni le temps ou le luxe d’user du silence. Il était derrière moi, peut-être à gauche, à droite, peut-être déjà en train de me contourner,… En train de fondre sur sa proie comme un aigle le ferait. Mes sens étaient à l’affut mais hélas, je savais que cela pouvait jouer contre moi. Un cliquetis dans mon dos et déjà je dégaine mon arme. Le coup part. Silence. Mon souffle est irrégulier, mon regard scrute le hangars obscure. Je sens que petit à petit je suis en train de perdre le peu de raison qu’il me reste. « Il n’y a que les rats qui se cachent, tu m’entends ! Montre-toi un peu si tu es un homme ! » Ma main tremble et la gâchette vibre une seconde fois entre mes mains. Deux balles perdues parce que je suis en train de perdre pieds. On se reprend ! Cherche. Trouve. Trouve le petit avorton et finissons ce jeu une bonne fois pour toute. Je tente de garder mon calme, rangeant mon coutelas qui tremble beaucoup trop à mon goût. « Tu abandonnes déjà ? Ca ne m’étonnerais même pas qu’un gamin dans ton genre pourris jusqu’à l’os par sa petite vie d’enfant gâté recule dès que ça devient un peu sérieux. Tu n’es bon qu’à mettre des semblants d’étoiles dans les filles un peu trop facile comme Lulah et c’est à moi de corriger ce que tu as gâché, même si ça risque de prendre du temps.»  Je ricane. Je m’adresse au vide en hurlant, en profanant, parce que je sais que plus il verra rouge et plus il sera fragile, même si il sera davantage fort. Montre-toi petit Standford, qu’on puisse enfin en finir. Je décidais de lancer ma dernière arme. « Mais l’amour d’un père, tu ne sais pas ce que c’est, hein ? Il est où ton papa à toi, Standford ? »

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TEMPORA SI FUERINT NUBILA, SOLUS ERIS


Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
Renouer avec la chasse était quelque chose que William avait toujours redouté. Pourtant il se sentait étonnamment bien en cet instant, plus de peur de décevoir, plus de sentiments pour troubler son jugement, plus de questions qui tournoyaient dans son esprit. Il était concentré sur une seule chose : neutraliser ce dérangé. Il était à l'aise dans la rôle du traqueur, il retrouvait ses anciens réflexes comme si ceux-ci ne l'avaient jamais quitté attendait le déclencheur pour sortir à nouveau à la lumière. Il se déplaçait vite, silencieusement, d'une démarche souple et assurée, et déjà il sentait montait l'excitation de la victoire imminente : l'homme ne pouvait pas lui échapper. Lorsqu'il était dans cet état, il se sentait invincible, plus rien ne pouvait l'arrêter, plus de doutes, plus de questionnement, plus de morale. Il repéra facilement, l'homme n'était pas aussi discret que lui. Il commença en tourner en cercle concentriques autour de lui, resserrant l'étau à chaque tour, inexorablement. Il le sentait devenir de plus en plus nerveux à mesure que l'homme sentait la menace se rapprocher. Will afficha un sombre sourire, il devait continuer ce manège, laisser monter la pression jusqu'à ce qu'il ne puisse plus la supporter et qu'il cède à la panique, à ce moment là il pourrait en faire ce qu'il voudrait, peut être parviendrait-il à faire en sorte qu'il supplie sa fille de lui pardonner. Le transformer en homme pitoyable et insignifiant, montrer à Gill qu'elle n'avait pas à avoir peur d'un être aussi peureux et misérable, que lui était capable de le mettre à genoux et que désormais elle pouvait vivre sa vie comme elle l'entendait. Un coup de feu partit, le faisant revenir sur terre. Il s'infligea une claque mentale et se reprit, il devait rester concentrer et ne pas laisser divaguer son esprit vers Gill ou vers autre chose qui le liait sentimentalement. Il se rapprochait le but, le coup de feu tiré dans le vide dénotait de l'état de nervosité de son ennemi. « Il n’y a que les rats qui se cachent, tu m’entends ! Montre-toi un peu si tu es un homme ! » Will sourit dans l'obscurité, l'homme est sur la brèche, craignant à chaque instant qu'il surgisse de la nuit par derrière, ou par devant pour mettre fin à sa vie minable et vide de sens. Un second coup parti et se répercuta en écho dans l'usine, il avait déjà gâché deux balles. Ses mains tremblent, il finit par ranger le coutelas, qu'il maîtrise très mal dans cet état.

Le jeune homme sait qu'il y est presque, il est tout proche maintenant. Il doit absolument rester silencieux, ne pas répondre à ses provocations. Sans un bruit, il se glisse derrière lui. « Tu abandonnes déjà ? Ca ne m’étonnerais même pas qu’un gamin dans ton genre pourris jusqu’à l’os par sa petite vie d’enfant gâté recule dès que ça devient un peu sérieux. Tu n’es bon qu’à mettre des semblants d’étoiles dans les filles un peu trop facile comme Lulah et c’est à moi de corriger ce que tu as gâché, même si ça risque de prendre du temps.» Will étouffe la colère qui monte en lui, il sait ce que l'homme essaie de faire, il sait qu'il essaie de lui faire perdre pieds, de jouer sur ses sentiments pour le pousser à la faute. C'est son seul moyen de s'en sortir face à un homme plus fort, plus rapide, mais aussi instable et sujet à des poussées de colère incontrôlables. Il est juste derrière l'homme, à quelques centimètres tout au plus, il ne peut pas se permettre de laisser échapper un soupire ou de faire craquer ses articulations sous peine de se faire repérer. « Mais l’amour d’un père, tu ne sais pas ce que c’est, hein ? Il est où ton papa à toi, Standford ? » A la mention de son père, le souvenir de son accident li revint en mémoire, ainsi que celui du suicide de sa mère qui avait préféré en finir avec la vie plutôt que de continuer pour son fils. Il attrapa l'homme par derrière glissa fermement son bras sous la gorge pour la lui comprimer et l'empêcher de bouger, l'incitant ainsi à lâcher son arme. « Fermez là ! Vous ne connaissez rien de mon père, vous ne savez rien de ma famille ! Mon père valait mille fois mieux que vous ! » Il le fit pivoter l'attrapa par l'épaule et lui colla son poings en plein visage. L'homme chancela, déséquilibré par la puissance du coup. Il en profita pour se jeter sur lui et l'immobilier contre le mur. Face à face, les deux hommes se regardaient dans les yeux. «  Vous avez peur hein ? Pour frapper les jeunes femmes sans défense ça vous savez faire mais dès qu'il s'agit de se battre avec un homme qui vous tient tête vous vous pissez dessus. » Il lui asséna un second coup de poing, dans le ventre cette fois-ci. « Alors, ça fait quoi d'être battu ? De se voir infliger le même cocktail d'humiliation et de douleur que celui que vous avait fait endurer à votre fille pendant des années ?! » Il s'empara du couteau que l'homme avait glissé dans sa ceinture, trop tremblant pour s'en servir tout à l'heure. Il le lui glissa sous la gorge, les yeux étincelants de haine, en proie à la même transe qu'il éprouvait à l'époque où il dérouillait des types dans la rue, la même transe que celle dans laquelle il avait été plongé sous les yeux de Gill lorsqu'il avait battu le clochard qui l'avait agressé jusqu'à ce que la jeune femme intervienne pour l'arrêter. Mais Gill était étendue à demie-inconsciente sur le sol, elle ne pouvait plus le stopper. Il resta un moment immobile, puis jeta le couteau au sol. « Non, ce serait trop facile, je vais vous démembrer os par os pour vous faire subir pleinement la douleur au point de me supplier de vous tuer pour abréger vos souffrances. »

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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Lun 16 Fév - 20:17


there'll be no rest for the wicked

there'll be no rest for the wicked, there's no song for the choir, there's no hope for the weary if you let them win without a fight ; I let my good one down, I let my true love die, I had his heart but I broke it every time — no rest for the wicked ©

Mon heure de gloire n’avait jamais été aussi proche. J’allais enfin pouvoir renouer avec les plus belles années de ma vie, en ce temps ou rien n’avait d’importance à mes yeux si ce n’est vivre la vie qui me plaisait. Ma femme m’avait abandonné, la pauvre sotte, et n’avait même pas eu la décence de prendre avec elle sa sale gamine. Certes, il s’agissait aussi de la mienne et peut-être même de la dernière chose qui me reliait à cette autre vie. C’est loin tout ça, mais Lulah était là pour le rappeler chaque jour à quel point sa traînée de mère était responsable de mon malheur. Plus Lulah grandissait, plus je voyais en elle sa mère et plus cela me répugnait au plus haut point. Je lui faisais payer sa place au sein de cette maison, parce que je n’étais pas obligée de la garder auprès de moi et de m’en occuper. Si elle avait fait la pauvre Cosette auprès de son petit-ami concernant son enfance, ce dernier devait bien s’incruster dans sa petite tête que j’ai toujours été la seule personne à me soucier d’elle. Alors pourquoi voulait-il venir régler des comptes avec moi ? Ne voulait-il pas l’arracher à mon emprise pour la retourner de force dans sa si belle cage dorée ? Il lui donnait un semblant de liberté grâce à l’argent qu’il possédait, mais pour le reste, nous possédions lui et moi beaucoup de points communs. Il refusait peut-être de l’admettre de peur de se confronter à la triste réalité ; si elle n’était pas heureuse avec moi, pourquoi le serait-elle avec lui ? J’étais bien conscient qu’il pouvait me briser à n’importe quel instant, mais même si ma condition n’était plus ce qu’elle était, je pouvais tirer l’avantage des mots que je tirais en rafale depuis un moment maintenant. Il avait beaucoup plus de faiblesses que moi, c’est ce que j’avais pu en déduire ; il aimait Gillian d’un amour sincère et profond, le simple fait de poser le moindre geste mal intentionné à son égard suffisait à réveiller sa colère. Mais je voulais plus que de la colère, je voulais endolorir ce qu’il lui restait de coeur pour pouvoir mieux l’arracher moi-même. Je voulais qu’il ne ressorte plus le même de cet affrontement. Je tomberais peut-être sous ses coups mais il n’en ressortirait pas pour autant victorieux de cet affrontement. Je pouvais le détruire à sa façon, j’en étais capable.

Mais pour l’heure, la panique s’emparait petit à petit de moi. Je pensais pouvoir tirer l’avantage de mes armes et du lieu, je ne m’attendais cependant pas à ce qu’il puisse disparaître de la sorte sans faire le moindre bruit. Peut-être l’avais-je sous-estimé, dans le fond ? Il était plus riche et plus jeune que moi, mais j’avoue que je ne m’attendais pas à autant de technique et de précision dans la traque. Un adversaire de taille, en somme. Je me laissais emporter l’espace d’un instant, cédant à la panique, liquidant deux balles de mon précieux chargeur. Ce qui s’avérait être ma seule chance de m’en sortir s’appauvrissait de plus en plus, mais j’étais résolu ; si je n’avais aucune chance de sauver ma peau, la dernière balle de ce foutu chargeur terminerait dans Lulah, peut importe ce que je pouvais penser d’elle. J’étais le seul dans cette pièce à pouvoir donner des leçons aux autres, allant même jusqu’à oser bafouer la mémoire du père Standford. Bien sûr, c’était une technique comme une autre, mais elle semblait porter ses fruits. Je sentis un souffle dans mon dos. C’était déjà trop tard. Son bras vint violemment se caler sous ma gorge. Je ne devais pas flancher, pas si près du but. je lâchais mon arme pour pouvoir porter mes deux mains à ma gorge. Bon sang, il ne faisait pas semblant de serrer. « Fermez là ! Vous ne connaissez rien de mon père, vous ne savez rien de ma famille ! Mon père valait mille fois mieux que vous ! » J’eu un rictus qui se changea en un ricanement étouffé. J’avais encore beaucoup d’autres armes dans mon arsenal et je n’allais pas hésiter à les utiliser. « Non bien sûr, la médaille du mérite c’est plutôt à ta chère Maman qu’il faudrait la décerner.  » Je n’avais jamais eu de limite concernant ce genre de choses, je savais ou je devais frapper, je me contentais juste de le faire. Je prenais les avantages qui me revenaient de droit en sachant parfaitement aux risques qui m’attendaient. L’emprise se libéra un court instant, avant que je ne reçoive un coup violent au visage. Ma lèvre explosa sous la violence du coup et à en juger par la sensation chaude sur le haut de ma lèvre que mon nez ne devait pas être dans un meilleur état. Son regard croisa le miens. Aucun de nous deux ne semblait connaître la peur ou la douleur. Mon sourire narquois ne me quittait pas, même insulter la défunte famille de ce petit avorton ne faisait rien à ma conscience. «  Vous avez peur hein ? Pour frapper les jeunes femmes sans défense ça vous savez faire mais dès qu'il s'agit de se battre avec un homme qui vous tient tête vous vous pissez dessus. » Un nouveau coup. Je ne pouvais cette fois pas contenir un gémissement de douleur. Souffle coupé, j’écoutais sa requête. Peur ? Non, je n’avais plus peur depuis longtemps. « Alors, ça fait quoi d'être battu ? De se voir infliger le même cocktail d'humiliation et de douleur que celui que vous avait fait endurer à votre fille pendant des années ?! » J’éclatais d’un nouveau rire froid. « Je dispose comme bon me semble de ma propriété et ce n’est pas un petit prétentieux dans ton genre qui va changer ça. Tout ce que Lulah a ramassé était mérité, cent fois, mille fois mérité.  » Je perdis cependant un peu de contenance lorsque je sentis le métal froid de mon propre couteau se glisser sous ma gorge. Alors c’est ainsi que les choses allaient se terminer ? Egorgé comme un chien. Il faut bien une fin comme une autre, n’est-ce pas ? Je décide cependant d’affronter son regard. Non, il ne le fera pas. Nos regards s’affrontent en duel. Il jette le couteau au loin, je l’avais bien dit qu’il n’oserait pas. « Non, ce serait trop facile, je vais vous démembrer os par os pour vous faire subir pleinement la douleur au point de me supplier de vous tuer pour abréger vos souffrances. » Cette fois-ci, je décide de ne pas me terrer dans mon silence et mon petit sourire narquois. « Tue-moi, fais-toi plaisir. Mets-y le temps que tu veux et les méthodes que tu jugeras les plus cruelles. » , je marquais cependant une petite pause, avant de reprendre, « Mais sache que si tu choisis de le faire, elle ne te le pardonnera jamais. Elle a beau me haïr de tout son être, cette petite n’est pas fichue de ressentir une once de haine et de méchanceté intentionnelle envers qui que ce soit. » Je jouais encore sur son attachement avec elle, il était égoïste et cette relation il la voulait plus que tout pour lui. Je profitais alors de la mobilité laisser à mes jambes pour frapper un peu au dessus de la rotule, à l’aide de mon talon. Trois fois, pour être bien sûr. Viser les bons points, c’était ma seule technique. Je repoussais son corps et me dégageais tant bien que mal, trébuchant entre mes propres pieds. M’étalant de tout mon long dans la poussière. Le flingue ou le couteau, c’était mon unique chance de m’en sortir. Je balayais furtivement la pièce, sentais qu’il était en train de se relever, derrière moi.

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J'ai besoin de toi comme d'une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien, que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c'est rien. J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant mais je me force à croire qu'avec du temps tu changes d'avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m'emmènes danser jusqu'au matin. — FAUVE
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Mar 17 Fév - 16:48


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Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
Il se sentait bien, il se sentait fort, invincible. Il attendait le combat avec impatience, prêt à bondir à tout instant. Ce n'était pas lui qui se cachait, c'était l'homme en face de lui qui avait eu la lâcheté de s'enfoncer dans l’obscurité. Belle bêtise, on ne cherche pas l'obscurité quand son ennemi en joue mieux que soit, quand son ennemi sait mieux s'y tapir ou que ses yeux s'y adaptent plus rapidement. Cette erreur il allait la payer cher, très cher. Il osait le traiter de rat ? Mais à sa façon de trembler de tout son corps face à un ennemi invisible, tapi dans l'ombre, c'était lui qui était l'agneau et William le loup. Le jeune homme jouissait de cette situation, un coin de sa tête se révoltait de cette jouissant car au fond, il savait que ce n'était pas bien de la ressentir, d'avoir cette soif de pouvoir et cette envie de soumettre. Il devenait un animal, exactement comme l'homme en face de lui. Cet homme contre lequel il se battait, qu'il rejetait de tout son être depuis des mois pour êre avec Gill, pour se conformer à ce qu'elle voulait de lui. Elle essayait de le réparer pièce par pièce depuis qu'elle avait fait sa rencontre. Mais peut être qu'au fond, c'était déjà trop tard pour lui, qu'il était trop profondément abîmé et qu'il ne serait jamais l'homme qu'elle voulait, qu'il ne serait jamais celui qu'il lui fallait. Cette excitation de la chasse, ce désir de pouvoir, ils étaient toujours en lui, elle n'avait pas réussit à les faire disparaître et elle n'y parviendrait jamais. Il était tel qu'il était, abîmé, malade, mauvais, sadique. Il s'était bercé d'illusions pendant des années, pensant pouvoir contrôler la bête en lui au point d'avoir eu un jour l'espoir fou de la faire disparaître avec le temps. Mais ce qu'il était en train de vivre lui prouvait qu'il était le même homme que le père de Gill. Elle s'en apercevrait elle-même, alors quitte à la perdre, autant la débarrasser définitivement de celui qui lui pourrissait la vie depuis des années.

Il avait pourtant sous-estimé le sadisme et la capacité de nuisance de Marshall père, il n'était jamais tombé sur un ennemi de cette trempe, d'habitude les autres rampaient à ses pieds pour le supplier d'épargner leur vie. Ce fût son erreur à lui. C'était moins de ses armes qu'il fallait se méfier que de ses mots qui s'échappaient de la bouche de l'homme tel du venin qui se rependait peu à peu dans les veines du jeunes homme, faisant tomber petit à petit ses dernières barrières de lucidité. Il l’attrapa par derrière et serra son bras autour de sa gorge pour l'immobiliser, lui ordonnant de laisser sa famille en dehors de tout cela. L'homme sembla accuser le coup, mais il ne s'arrêta pas pour autant de cracher son venin, il avait trouvé sa faiblesse et il comptait bien appuyer dessus. « Non bien sûr, la médaille du mérite c’est plutôt à ta chère Maman qu’il faudrait la décerner. » Will cogna de toutes ses forces, comme pour laver l'honneur de sa mère. Savait-il ? Savait-il tout ? Peu importait au fond, cogner lui faisait du bien sur le moment, il laissait échapper ses vieux démons, ceux mêmes qu'il avait tenté d'enfouir en lui pendant toutes ces années de rédemption. Marshall avait la lèvres ouverte, le nez en sang. Il avait moins fière allure en victime qu'en bourreau. Il le frappa à nouveau lorsqu'il osa éclater d'un rire froid, non il n'avait pas peur, il était comme lui, il se délectait de cette violence. Seuls les gens sains d'esprit avaient peur, tous deux étaient bien trop fous pour avoir peur. « Je dispose comme bon me semble de ma propriété et ce n’est pas un petit prétentieux dans ton genre qui va changer ça. Tout ce que Lulah a ramassé était mérité, cent fois, mille fois mérité.  » Il glissa la lame sous la gorge de l'homme, le défiant du regard. « Et vous vous avez mérité de finir égorgé comme le porc que vous êtes, seul, dans cette usine désaffectée. Personne ne vous regrettera, personne ne saura même que vous êtes mort. Je ne serais jamais inquiété et Gillian sera définitivement libérée de votre emprise. Fin de l'histoire. » Mais l'homme ne craignait pas la mort, il le voyait dans son regard. Alors il se ravisa, il allait le faire souffrir, le détruire membre par membre pour le faire souffrir avant de le tuer, parce qu s'il ne craignait pas de mourir, tous corps humain aussi perfide que soit l'esprit qui l'habite, était sujet à la souffrance et à la douleur. Il jeta le couteau au sol. « Tue-moi, fais-toi plaisir. Mets-y le temps que tu veux et les méthodes que tu jugeras les plus cruelles. » Will l'écouta sans faiblir. « Mais sache que si tu choisis de le faire, elle ne te le pardonnera jamais. Elle a beau me haïr de tout son être, cette petite n’est pas fichue de ressentir une once de haine et de méchanceté intentionnelle envers qui que ce soit. » Ses mots étaient venin, mais ils étaient vrais. Jamais Gill ne pourrait lui pardonner ce qu'il s’apprêtait à faire. Il était un père sadique, violent et alcoolique qui avait fait de sa vie un enfer, mais jamais elle ne tolérerait qu'il tue ou qu'il torture. Elle était trop bien, elle ne pouvait pas haïr et elle était incapable de chercher à se venger ou de trouver une quelconque satisfaction dans le fait de faire souffrir un homme, même s'il avait été son bourreau. Marshall profita de son relâchement pour le frapper à son tour, à l'aide de son talon, il cogna son genou avec une force étonnante vu son âge. Il frappa trois fois. Will entendit un sinistre craquement provenant de son genou et il s'effondra sur le sol en hurlant de douleur. Le salaud lui avait probablement cassé la rotule. Ivre de colère, il se redressa et se jeta sur lui tandis que l'homme récupérait le couteau sur le sol. Il roulèrent dans la poussière mais le manque de chance voulu que Will achève sa course au dessous. Il eu tout juste le temps de parer le coup de couteau avec ses mains, maintenant fermement les poings de l'homme au dessus de lui. La lame arrêta sa course à quelques centimètres de sa gorge. L'homme poussait de toutes ces force mais Will reprit le dessus, plus fort que son ennemi.Ses muscles étaient rompus à l'exercice de lutte, tandis que Marshall, en frappant des femmes plus faibles, n'avait pas l'habitude qu'on lui résiste et qu'on lui oppose une force égale ou supérieure à la sienne. Will écarta la lame de sa gorge pour se mettre hors d'atteinte et lui envoya un coup de poing dans les côtes, se libérant ainsi de l'emprise de l'homme pour se dégager. Une douleur foudroyante traversa sa jambe au moment de relever, il perdit l'équilibre et du se rattraper à une machine en grimaçant, foutu genou. Il ne supportait plus son poids. Marshall se releva à son tour, le couteau dans la main. Will se redressa comme il pu, transférant tout son poids sur sa jambe valide. « On arrête de jouer maintenant. Finissons-en. » lâcha t-il à l'attention de l'homme. Sa jambe l'empêchait d'avancer sans se traîner et il refusait que son ennemi le voit boiter. Il avait plus de chance de le maîtriser et d'anticiper ses gestes en le laissant venir à lui.
(c) AMIANTE


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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Jeu 19 Fév - 17:28


there'll be no rest for the wicked

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Je devais arrêter de me projeter dans le futur et me concentrer sur le moment présent. Je risquais ma peau et contrairement à la petite carcasse de Lulah qui gisait non loin, ça avait énormément d’importance à mes yeux. Je ne craignais plus d’ôter la vie à ce petit crétin et de déverser sur lui toute ma colère, ma haine, tout cet univers sombre dans lequel j’avais baigné pendant toute ces années. Si personne n’était fichu de m’aimer pour ce que j’étais, personne ne pourrait le faire pour Lulah, personne ne pourrait lui donner un quelconque semblant de bonheur. Elle était née pour moi, elle était ma chaire et mon sang. Elle pouvait se cacher dans toutes les villes du monde, il existerait toujours ce lien entre elle et moi. Elle me devait la vie, elle me devait un toit et de la nourriture dans son ventre, elle me devait la santé pour chaque putain de jour passé sur cette terre et elle osait encore faire la fine bouche. J’allais vite lui rappeler l’ordre de ses priorités ; l’université, les cours et ces pseudo-rêves en lesquels elle avait foi, tout ça ce n’était que du vent. Elle allait retourner travailler et veiller au bon fonctionnement de la maison. De l’eau avait coulé sous les ponts depuis son départ ; la maison avait été saisie et j’essuyais des dettes de plus en plus conséquentes. La vie était difficile, mais je n’avais en rien changé mon mode de vie : j’avais toujours tendance à forcer plus que de raison sur la bouteille, jusqu’à ce que le monde tourne et que toute cette foutaise me semble un peu plus cohérente. Lulah avait toujours dit que j’avais un sérieux problème avec l’alcool, et avant elle sa mère me l’avait dit. Elles se ressemblaient beaucoup trop à mon goût. C’est sûr, une fois de retour à la maison, je ne ferais pas l’impasse sur cette espèce de tignasse blonde qu’elle avait encore l’audace d’aborder. Trois coups de ciseaux et l’histoire serait oublier. Ah, des détails encore. Mais pour l’instant, je devais m’occuper du plus gros détail. Un détail encombrant et qui semblait me poser beaucoup plus de problème que je ne le pensais.

Il luttait, se débattait contre mes assauts. Si il avait l’avantage concernant le physique, je gardais l’avantage des mots et trouver de quoi faire péter les plombs à ce garçon était assez facile. Il avait eu une enfance tourmentée, personne n’était là pour s’occuper de lui, personne n’en avait rien à faire de lui. Il avait cru que Lulah était différente, alors que tout ce qu’elle cherchait c’était une cause perdue, peut-être plus désespérée que la sienne, à laquelle s’accrocher pour mieux sombrer. Il était sa cause perdue, et visiblement, il avait besoin d’une cause à défendre lui aussi ; j’étais la proie qu’il voulait abattre pour sécuriser les nuits de sa belle, mais qu’il ne se fasse pas de films. Si je tombais, il deviendrait la nouvelle ombre plânant sur Lulah. Il allait la détruire, peut-être encore plus fort que moi. Il allait l’user, jusqu’à ce qu’elle s’en aille à nouveau ailleurs, pour sauver sa peau. Je tenais à lui rappeler à ce propos la place de Lulah dans l’ordre des choses ; elle n’était qu’un objet dont on a beaucoup de mal à se séparer. Quelque chose d’utile. Oh bien sûr, il n’allait pas aimer. C’était le but recherché. « Et vous vous avez mérité de finir égorgé comme le porc que vous êtes, seul, dans cette usine désaffectée. Personne ne vous regrettera, personne ne saura même que vous êtes mort. Je ne serais jamais inquiété et Gillian sera définitivement libérée de votre emprise. Fin de l'histoire. » Personne n’allait me regretter parce que je n’avais plus d’attache dans ce monde. Je ne connaissais ni la peur, ni la tristesses ou même l’affection. Toutes ces choses affligeantes qui pouvaient me tirer au plus bas n’existaient pas dans mon monde. Il avait quelque chose à perdre, ce n’était pas mon cas. J’avais déjà tout brûlé, que ma carcasse pourrisse ici ou ailleurs, il n’y aurait de toute façon personne pour verser une larme sur ma dépouille. Ca aurait pu être extrêmement triste comme pensée, mais j’avais fais le deuil de ça depuis longtemps ; je mourrais seul, sans jamais rien devoir à personne. Je profitais d’un bref instant de relâchement de sa part pour frapper à nouveau ; si il osait me faire le moindre mal, si il osait mettre ses plans à exécution, ma précieuse petite Lulah allait lui en vouloir à vie. Il allait la perdre pour toujours et si j’en jugeais par l’attachement profond qui les liait, ça allait le détruire. L’achever. A ce moment, je ne pensais qu’à sauver ma propre peau. Je me dégageais en insistant sur la rotule et le hurlement de douleur qui suivit me soulagea. Nous étions enfin à armes égales. Ou presque. Je ne voulais pas me battre à arme égale, je voulais avoir l’avantage et l’anéantir. Je me dirigeais donc avec peine vers mon couteau qui gisait non loin. Je sentis toute sa masse plonger sur moi. Le duel reprenait, toujours cette même lutte, mais pour la première fois j’avais l’avantage. Je tentais de mettre fin à cela en faisant plonger la lame vers sa gorge. Encore une fois, il me bloquait le chemin vers le salut. « N’essaye pas de lutter, ça ne fera pas mal. Je ferais vite, je te le promets. » Une lueur de démence vibrait dans ma voix, mon souffle s’accélérait, je frôlais cet état de non retour. Je sentis alors un choc dans mes côtes et roulais sur le côté tandis qu’il se relevait de son côté. Nous savions tous les deux qu’il s’agissait du moment. De ce moment. « On arrête de jouer maintenant. Finissons-en. » Il ne pouvait pas mieux dire, tout ceci avait bien trop traîné. Je lui fais face, sans réussir à garder le contrôle tellement je sentais cette fin arriver. Je finis par céder à toute la haine accumulée, à toute l’attente de cette traque, et je bondis dans sa direction. Dès que le contact fut établis entre nous, je tombais sur son corps comme une masse pour le plaquer au sol. Il tenterait de garder de nouveau l’avantage, j’essayerais de garder la face de mon mieux. Nous nous empoignions, tentant de faire céder l’autre. Je devais faire vite, je sentais que je perdais l’avantage. Je le tirais d’un coup ferme vers moi et enfonçait la lame dans son côté, choisissant de me rendre vulnérable en me rendant plus proche, mais misant tout sur ce coup. La lame n’eut pas le trajet souhaité à la base, même si je sentis le bout de celle-ci entrer dans sa chaire, accompagné d’un nouveau hurlement. Je sentis alors que j’étais violemment projeté en arrière ; je tentais de me rattraper, mais hélas mon corps était déjà bien trop engagé en arrière. Je sentis ma nuque heurter violemment une des chaînes d’assemblage. Je sens mon corps glisser au sol alors que je lutte, je résiste, pour ne pas sombrer. Mais ma vue se trouble, et tout devient sombre.

Allongée sur le dos, elle n’avait cessé de se débattre avec ses liens depuis qu’elle avait entendu le terrible hurlement traverser l’entrepôt. Ca ne pouvait pas se terminer de la sorte, il n’en était pas question. Il ne pouvait pas gagner contre William, ce n’était pas comme ça que les choses devaient se passer. Abandonner ? Ce n’était pas la leçon qu’elle avait appris après tout ce temps aux côtés de William. Elle devait persévérer, encore et toujours. Elle se contorsionne du mieux qu’elle peut pour arriver à glisser sa main dans la poche de son pantalon. Ses doigts rencontrent une surface lisse et froide. Son coeur s’emballe alors que ses doigts se referment autours de l’objet en question ; elle extrait de sa poche le briquet que William lui avait laissé. C’est le moment de serrer les dents mais c’est pour la bonne cause. A l’aveugle, elle le bat une fois, deux fois. Ses dents se serrent quand la flamme vient lécher sa peau par accident, mais elle tient le coup. La corde commence à céder et lorsque les liens se rompent, Gillian arrive enfin à se remettre debout. Se traînant du mieux qu’elle pouvait entre les chaînes d’assemblage, elle entends sa propre voix cassée faire échos. « William ! Will..  » Sa voix s’éteint dans sa gorge. Deux hommes à terre. Personne ne bouge.

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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Ven 20 Fév - 11:41


TEMPORA SI FUERINT NUBILA, SOLUS ERIS


Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
Byron Marshall n'hésiterait pas à le tuer. Il n'avait que faire de son lien avec sa fille, de l'amour sincère et profond qu'elle avait pour lui. Au contraire, le détruire une bonne fois pour toutes reviendrait à anéantir le dernier obstacle sur sa route en plus de saper définitivement toute velléité de Gillian de s'en sortir. Désormais, c'était l'un ou l'autre, l'un des deux n'en réchapperait pas mais ce n'était pas ce qui faisait le plus peur à William. Il savait l'homme assez fanatique pour tenter d'emporter sa fille avec lui dans la mort s'il s’apercevait que tout était perdu. Will n'avait pas le choix, il fallait que ce soit rapide et que l'homme n'ai le temps de se rendre compte de rien. S'il avait bien comprit une chose, c'était qu'il ne pouvait pas se permettre de le laisser vivre. Leur petite discussion lui avait prouvé à quel point l'homme était atteint psychologiquement. Jamais il ne laisserait sa fille tranquille, jamais il ne lui accorderait la vie paisible et sans histoire qu'elle méritait. Même blessé, il se relèverait et dans un mois, un an, ou dix ans, il reviendrait chercher ce qu'il considérait comme son dû. Après cet épisode traumatisant, Gill ne vivrait jamais tranquille, elle serait constamment sur ses gardes, toujours en train de regarder derrière son épaule pour voir si son père ne se trouvait pas tap dans l'ombre derrière elle, attendant le bon moment pour l'emmener à nouveau. Non, il n voyit qu'une seule solution pour mettre Gill à l'abri une bonne fois pour toute et lui permettre de devenir la femme qu'elle aspirait à devenir. Tuer ou être tué, la boucle était bouclé, Will était de retour dans la jungle. Cette même loi de la jungle qui avait pour seule impératif la loi du Talion : œil pour œil, dent pour dent. Il n'avait pas oublié, cette excitation, ce frémissement, la tension dans ses muscles. Il n'avait rien oublié.

S'il savait jouer des poings avec sa fille, Marshall père savait user des mots avec lui. Cette homme était d'une d'une intelligence redoutable quant il s'agissait d'appuyer là où ça faisait mal. Bien que rongé par l'alcool et atteint d'une folie certaine, un tel sadisme ne pouvait exister que par le biais d'une intelligence malsaine et imaginative. Nul doute qu'il avait usé de son esprit créatif sur sa propre fille, imaginant les supplices les plus à mêmes de lui faire regretter ses tentatives de fuite et de la rendre toujours plus docile et obéissante. Il parlait de Gill comme d'un objet qui savait se rendre utile mais qui n'avait aucun intérêt en elle-même. Selon lui, elle n'était pas née pour être aimée, elle ne méritait d'ailleurs sans doute pas de l'être. Il assimilait sa fille à son ex-femme, la mère de Gillian, qu'il considérait comme une manipulatrice incapable d'aimer. Comment éprouver un tant soit peu d'affection pour la progéniture d'un esprit aussi diabolique. Il était tellement aveuglé par la haine de cette femme, qu'il ne voyait pas Gill comme une personne à part entière, une jeune femme dévouée, généreuse, aimante et sincère. Poussé à bout, Will tenta de le toucher là où il espérait que cela lui ferait mal. Cet homme allait mourir seul, personne ne l'aurait aimé, il ne manquerait à personne. Il disparaîtrait oublié de tous, sans avoir marqué le cœur de personne, sans laisser aucune trace. La seule chose qu'il avait fait de bien dans sa vie, il s'était appliqué à tenter de la détruire années après années. La seule chose qu'inspirerait sa mort serait le soulagement et le renouveau de l'espoir d'une vie meilleure, hors de son ombre. Byron Marshall ne sembla pas le moins du monde vexé par ses paroles, il était conscient de sa situation et se fichait bien de mourir seul et haït de tous. Cet homme était tellement empoisonné par la haine que plus rien ne pouvait l'atteindre. Ce n'était pas le cas de William, plus depuis que Gill était entrée dans sa vie. Elle l'avait sortie de la solitude amorphe dans laquelle il s'était enfermé pour se protéger. Il était redevenu vulnérable parce qu'il s'était attaché, il était de nouveau sujet aux sentiments et donc à la colère.  « N’essaye pas de lutter, ça ne fera pas mal. Je ferais vite, je te le promets. » Cette fois c'était la fin, l'épilogue de ce feuilleton qui avait duré des années et avait fini à conduire ces deux hommes à s'affronter. Une lueur de démence brillait dans les yeux de Marshall, comme s'il attendait ce moment depuis des mois. Will était prêt, il n'avait jamais été aussi prêt à défendre ce qu'il y avait de plus cher à son cœur. Il restèrent un moment à s'observer, Will attendait que l'homme fasse le premier pas, l'état de son genou ne lui permettait plus de se mouvoir avec rapidité et agilité et prendre l'initiative dans cet état serait du suicide. L'homme finit car céder sous le poids de sa haine et il se jeta sur lui, le faisait basculer en arrière. Pour un vieil alcoolique, l'homme avait de la poigne, Will ne pu s'empêcher qu'il avait du en faire voir des vertes et des pas mures à sa filles, ce qui ne fit que décupler sa force et sa rage d'en finir. Soudain il sentit quelque chose de dur et de froid s'enfoncer dans sa chaire. Il poussa un hurlement de douleur, l'enflure lui avait bien entaillé le flanc. Pourtant, en le blessant de la sorte, il décupla sa rage et signa lui-même son arrêt de mort. Les muscles du jeune homme réagirent à la décharge d'adrénaline envoyée par son cerveau et il projeta l'homme en arrière avec force. Ce dernier geste lui arrache le peu d'énergie qu'il lui reste, il a tout juste assez de force pour redresser la tête et voir que l'homme gît inconscient non loin de lui. Il laisse retomber sa tête sur le sol, il est fatigué tout d'un coup, l'adrénaline redescend, la douleur irradie son flanc. Il pose une main sur sa blessure, il saigne abondamment, il ferme les yeux, il est épuisé.

 « William ! Will..  » La voix angoissée de Gill le tire des limbes. La poussière le fait tousser, il se redresse et aussitôt il gémit de douleur et pose la main sur son flanc. Il se souvient que Byron Marshall est allongé quelques mètres plus loin, inconscient, Gill a réussit à se libérer de ses liens. Elle a prit des coups elle aussi, son joli visage est abimé. Cette vision relance la colère en lui, il va le faire payer à Marshall, il faut que cela cesse pour de bon, mais il faut faire vite avant que l'homme ne se réveille. Il se redresse, il sait que le flingue n'est pas loin, il entend à peine la voix de Gill lui demandant ce qu'il était en train de faire. Ah, le voilà, le flingue. Sans perdre une seconde il se dirige vers l'homme allongé au sol, traînant sa jambe invalide derrière lui. Il s'agenouille sur sa jambe et bon état et pose le canon du pistolet sur le front de l'homme inconscient. « C'est le moment où jamais. Je peux te débarrasser de lui une bonne fois pour toutes, pour qu'enfin tu puisses vivre tranquille. » La colère perce dans sa voix, il est persuadé que c'est la seule solution et il est prêt à prendre une vie si c'est pour libérer définitivement celle qu'il aime. Ses mains ne tremblent pas, il arme le flingue. « Retourne-toi. » ordonne t-il, il ne veut pas qu'elle voit ça. Il allait mettre fin aux années de cauchemars qu'elle avait subi, cette fois elle serait définitivement libre.
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Dim 22 Fév - 11:33


there'll be no rest for the wicked

there'll be no rest for the wicked, there's no song for the choir, there's no hope for the weary if you let them win without a fight ; I let my good one down, I let my true love die, I had his heart but I broke it every time — no rest for the wicked ©

Les nuits de Gillian avaient longtemps été hantée par l’appréhension de cette rencontre ; elle n’avait jamais souhaité que son père et son petit-ami puisse un jour se rencontrer. Elle voulait préserver William de sa vie d’avant, de la même façon qu’il semblait vouloir le faire pour son propre passé à lui. Elle n’avait pas besoin de vengeance ou d’une quelconque équivalence de traitement. Elle voulait juste vivre heureuse loin de cette souffrance, en gardant jalousement les moments précieux qu’elle vivait pour elle. Les deux parties les plus importantes de sa vie venaient de s’entrechoquer, la glace avait rencontré le feu et le choc avait été à la hauteur des deux personnages. Gillian se tenait debout au milieu des décombres ; d’un côté, son père gisait, le visage en sang. Son torse se soulevait et s’abaissant par intermittence, prouvant à la jeune femme qu’il était encore vivant. C’était bien la première fois qu’elle le voyait dans une situation pareille, une situation qui avait pourtant été son quotidien à elle pendant toute son enfance. Et pourtant, même à ce moment-là, elle ne parvenait pas à en tirer une quelconque satisfaction. Elle aurait pu, mais son regard était happé par quelque chose d’autre, quelque chose de beaucoup plus importante, de beaucoup plus grave. Un frisson remonte sa colonne et d’un coup, le froid lui saute à la gorge. William est lui aussi allongé ; lui qui était si fort, lui qui n’avait jamais faibli devant qui que ce soit. Le monde de Gillian s’effondre ; si même lui était tombé, à quoi bon rester encore debout. Sa voix qui appelait encore pleine d’espoir il y a quelques seconde venait de mourir dans le fond de sa gorge. Un frisson. Il bouge et au même instant, le coeur de Gillian redémarre. Il est encore vivant, il tousse et bouge. Faiblement certes, mais il bouge quand même. Les jambes de Gillian refusent d’avancer, même si elle ne rêvait que d’une chose en ce moment. Elle voulait se jeter à ses côtés pour voir si il allait bien, pour entendre de sa bouche que tout était enfin terminé. Il gémit et se tient le flanc. Non, il est encore blessé. Encore couvert de son propre sang, et encore une fois c’est à cause d’elle. « Ne bouge pas, s’il te plaît. Tu vas empirer les choses. » Mais lorsque leurs regards se croisent, Gillian comprend ; elle comprend qu’il ne peut plus l’entendre là ou il est. Son regard est froid, éteint, presque mort. Il est cet autre lui, celui qui par le passé lui a déjà glacé le sang.

Il se redresse sous les yeux de Gillian. Sa jambe… Bon sang, dans quel état est donc sa jambe ? Ce n’est qu’à l’instant ou il pose la main sur le révolver que Gillian retrouve sa voix. « Will, qu’est-ce que tu fais ? » Sa voix stridente résonne dans tout l’entrepôt, elle ose à peine croire et imaginer ce qu’elle voit. Elle avance d’à peine quelques pas avant d’être interrompue enfin par William. Elle ne reconnaît ni sa voix ni le ton employé. C’est un autre qui s’est glissé dans son corps, qui l’habite. « C'est le moment où jamais. Je peux te débarrasser de lui une bonne fois pour toutes, pour qu'enfin tu puisses vivre tranquille. » Gillian tremble. Son regard ne peut se détacher du canon posé contre le front de l’homme qui lui a attiré le plus de malheur dans ce monde. Mais même si la douleur était présente dans chaque jour passé à ses côtés, le poids du canon posé sur son front dépassait de loin tout. Gillian n’avait jamais eu besoin de vengeance, elle avait besoin de paix. Le « clic » caractéristique du révolver la ramène à la réalité. « Retourne-toi. » « Non ! » La réponse claque, et les jambes de la jeune femme retrouvent enfin leurs mobilités. Elle s’approche, certes d’un pas décidé, mais en mesurant quand même l’état dans lequel il se trouvait. Elle le savait particulièrement réactif dans cet état et sa main posé sur une arme prête à faire feu n’arrangeait en rien la situation. Elle s’agenouille à ses côtés. « Je sais que tu veux bien faire et que tu veux le faire pour moi, mais ça ne me soulagera en rien. Peut-être que je serais satisfaite et heureuse. Pour un jour, une semaine, peut-être un an. Jusqu’à ce que les remords viennent et eux ils persisteront jusqu’à la fin. » Elle pose doucement sa main sur la gâchette, doucement, elle cherche son regard. « Si tu tires, ce n’est pas lui que tu condamneras. Une vie, même si celle-ci est misérable au possible, reste néanmoins une vie. » Elle tremble. Elle sait que le coup peut partir à n’importe quel moment et que la cervelle de son paternel peut éclater. Elle ose même imaginer à cet instant que le coup peut partir sur elle. Son ton se fait plus implorant, et pour la première fois depuis un moment, elle le supplie. « Laisse-moi t’aider, laisse-moi appeler les secours. Tu vois, ça c’est beaucoup plus important que tout le reste pour moi. »

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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Dim 22 Fév - 19:46


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Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
La haine le consumait de l'intérieur. Il ne laissait plus de place aux sentiments mais simplement à cette rationalité  froide et cruelle qui lui indiquait que tuer cet homme était la seule chose à faire pour mettre définitivement à l'abri la femme qu'il aimait. L'instinct de survie, ou plutôt l'instinct de protection avait prit le pas sur tout le reste. Il se redressa et grimaça en posant la main sur son flanc, mais la douleur ne l'empêcherait pas de finir le job. « Will, qu'est-ce que tu fais ? » Mais Will ne l'entendait pas, son esprit n'était pas avec elle, il était focalisé sur son objectif. Il récupéra l'arme tombée non loin de là et sans un regard vers Gillian et se dirigea en traînant la jambe jusqu'à l'homme allongé par telle. Sans une once d'hésitation, il colla le canon du flingue sur le front de Byron Marshall. Il s'était donné pour mission de protéger Gillian, contre son père, mais aussi contre elle-même, contre son innocence et sa naïveté qui l'empêchaient de vouloir du mal à qui que ce soit. Il prendrait une vie, il porterait la responsabilité d'ôter cette vie et il n'en avait pas peur, parce que cette vie il la prenait pour la bonne cause. Il effaçait du monde un homme profondément mauvais et dérangé pour permettre à une femme qui rendait ce monde meilleur de vivre une belle et longue vie. Alors non, pas de regret, pas de honte, juste le sentiment de devoir accomplir une mission juste. Après tout, le destin avait mit Gillian sur sa route et il n'en avait jamais comprit la raison, lui qui ne méritait pas une seconde chance, lui qui ne méritait pas d'avoir une telle femme à ses côtés. Ce soir, ce coup du destin prenait tout son sens, le monstre qu'il était était destiné à détruire un autre monstre, qui à s'auto-détruire dans cette quête. C'était la fin logique de sa rédemption : perdre la personne à laquelle il tenait le plus pour faire une bonne action en échange de tout le mal qu'il avait fait autour de lui dans son passé et qui avait demeuré impunies jusqu'à aujourd'hui. Rien ni personne ne pourrait l'empêcher d'aller jusqu'au bout, pas même Gill elle-même.

Il est dans sa bulle, ce serait juste un mauvais moment à passer, il ne prenait aucun plaisir tuer un homme, ôter la vie ne lui procurait aucune satisfaction, mais la fin justifiait les moyens. Il enleva la sécurité, le poing serré sur la crosse du pistolet. Il lui intima l'ordre de se retourner, mais elle refusa d'obtempérer. Il entendit bientôt sa voix tout près de lui. « Je sais que tu veux bien faire et que tu veux le faire pour moi, mais ça ne me soulage en rien. Peut être que je serai satisfaite et heureuse. Pour un jour, une semaine, peut être un an. Jusqu'à ce que les remords viennent et eux ils persisteront jusqu'à la fin ». S'il était tout près physiquement, Will était allé bien trop loin dans la haine de Byron Marshall et dans la peur de perdre Gill pour que ces mots suffisent à le calmer et à le ramener vers elle. Il était loin, très loin d'elle à cet instant. Tellement loin qu'il ne la comprenait plus. «  Tu ne comprends pas, je me fiche que tu puisses avoir des remords. Les remords c'est superficiel, c'est ce qui te permets d'avoir une bonne conscience. Je me fiche des d'avoir bonne conscience, les seules regrets que tu auras sera de ne pas m'avoir laissé faire le nécessaire s'il te fait à nouveau du mal. » Dans son esprit tout était clair, limpide, rationnel, d'une froideur calculée. Les sentiments de Gillian obscurcissait son jugement, elle était trop bonne, trop naïve pour comprendre que parfois, pour faire une chose bien telle que protéger des innocents, il faut faire de mauvaises choses. Encore une fois, la fin justifiait les moyens. Elle posa doucement sa main tremblante sur la sienne, par dessus la gâchette. « Si tu tires, ce n'est pas lui que tu condamneras. Une vie, même si elle est misérable au possible, reste néanmoins une vie. »Dans l'état extrêmement fébrile dans lequel il se trouvait, ses mots n'eurent pas l'effet escomptés. A l'inverse, au lieu de l'apaiser, ils firent monter sa colère d'un cran. « Arrête de faire ta sainte ! Il a fait de ton enfance un enfer, il t'as battu, il t'as séquestrée, il t'as blessé pendant plus de quinze ans, il t'as brûlé avec un tisonnier ! Bon sang, merde Gill ! Quand j'ai su pour le tisonnier, j'ai me suis promis que j'allais le tuer. » Il refusait toujours de la regarder, il ne voulait pas voir son air implorant, il ne voulait pas qu'elle parvienne à le désarmer comme elle savait si bien le faire. Cette fois, il restait de glace. « Laisse-moi t'aider, laisse-moi appeler les secours. Tu vois, ça c'est beaucoup plus important que tout le reste pour moi. » Sa voix était désormais suppliante, et même s'il ne voulait pas, il se laissa atteindre par sa supplique et par son désespoir. Il avait beau essayer d'être inébranlable, il ne pouvait pas ignorer la détresse de la femme qu'il aimait, sa volonté vacillait. Sa main se mit à trembler. Il ne tremblait jamais. « Je ne veux pas de ton aide. » lâcha t-il froidement. Il repoussa sa main d'un geste brusque et se redressa. Il ne voulait plus qu'elle le touche, il la détestait à cet instant. Il la détestait parce qu'elle était meilleure que lui, il la détestait parce qu'une fois encore, elle lui donnait le sentiment de ne pas la mériter. En étant si bonne et en refusant de se laisser aller à la haine, à la vengeance à la violence, elle le confrontait lui à son image de monstre haineux et violent. Il replaça le cran de sûreté, s'éloigna et dans un élan de rage il balança l'arme le plus fort qu'il pu. Le son métallique du pistolet heurtant des conduits de répercuta en écho dans l'usine. Il était tellement en colère  que des larmes de rage lui embuaient les yeux. Soudain, il eut le vertige, le sol se mit à tourner, il tituba. Il porta les mains à son flanc, son tee-shirt était imbibé de sang, l'adrénaline puis le sentiment d'avoir une mission à accomplir l'avait maintenu debout et il ne s'était pas rendu compte qu'il en avait tant perdu. Sa dernière pensée avant de s'évanouir fut que finalement, il aurait besoin de l'aide de Gill. Puis il s’effondra sur le sol, inconscient.
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Lun 23 Fév - 21:19


there'll be no rest for the wicked

there'll be no rest for the wicked, there's no song for the choir, there's no hope for the weary if you let them win without a fight ; I let my good one down, I let my true love die, I had his heart but I broke it every time — no rest for the wicked ©

T[i]apis dans l’ombre, Gillian attendait. Elle ne savait pas si elle devait avancer ou reculer, si elle devait avoir peur de lui ou si elle devait intervenir. Si elle devait se réjouir de voir son père à terre ou bien blâmer William d’avoir été trop loin. Gillian ne savait pas ou sa colère voulait se diriger, parce que le mal était fait des deux côtés, et même si elle ne donnerait jamais raison à son père, elle ne pouvait pas approuver les agissements de William. Il était retombé dans ce qu’il y avait de plus sombre en lui. Mais Gillian n’était pas meilleure ; elle n’avait pas été assez forte et assez confiante pour pouvoir faire face sans lui. Il avait pourtant tout fait pour la protéger, pour faire en sorte qu’elle soit saine et sauve, alors pourquoi tremblait-elle toujours ? Pourquoi n’osait-elle pas le regarder dans les yeux ? Elle s’était toujours jurée de ne jamais faire d’amalgames entre son père et lui, mais cette situation la renvoyait également dans ses instincts les plus primaires ; elle savait de quoi un homme pouvait être capable à son égard, elle savait qu’elle devait craindre ce genre de choses même si elle tentait de garder à l’esprit que William était différent. C’était dur. Dur de rester sur ce jugement alors qu’elle avait entendu de sa propre bouche qu’il ne trouverait la paix qu’une fois son père mort de sa propre main. Il pouvait tuer de sang froid et pour quelqu’un comme Gillian, qui ne connaissait rien au feu des armes et au poids des corps morts, c’était quelque chose. Elle le savait, même si la situation avait dégénéré au possible, elle n’aurait pas été capable de tuer son père. Elle n’en aurait pas été capable, sa conscience l’aurait empêché d’appuyer sur la gâchette. Gillian devait faire face également à sa propre réalité ; une nouvelle fois, elle restait en retrait. Elle était faible, presque trop facilement manipulable par ses émotions. Et pire encore, c’est la deuxième fois que son imprudence et sa faiblesse poussaient William dans une situation critique.

Il s’était refermé en bloc d’un seul coup. Il était de retour, si froid et si lointain à la fois. Elle essayait de lui parler avec douceur et calme, pour éviter de le relancer. Elle savait mieux que quiconque à quel point il pouvait partir au quart de tour et le fait qu’il tienne une arme entre ses mains n’arrangeait en rien la situation. Mais Gillian devait néanmoins dealer avec ce qui était en train de se passer. Mais ses mots n’eurent aucun effet sur lui, c’est comme si elle avait crié ces mots dans le vent. «  Tu ne comprends pas, je me fiche que tu puisses avoir des remords. Les remords c'est superficiel, c'est ce qui te permets d'avoir une bonne conscience. Je me fiche des d'avoir bonne conscience, les seules regrets que tu auras sera de ne pas m'avoir laissé faire le nécessaire s'il te fait à nouveau du mal. » Sa bonne conscience, c’est bien là que l’on était rendu. Si elle assumait le fait sa conscience était en train de la faire faiblir, elle ne pouvait cependant pas s’accorder sur sa vision des remords ; il en était l’exemple même, il n’avait pas encore fait le deuil de l’ancien lui-même parce que toutes les choses qu’il regrettait avoir fait le rongeaient encore et toujours. « Arrête de faire ta sainte ! Il a fait de ton enfance un enfer, il t'as battu, il t'as séquestrée, il t'as blessé pendant plus de quinze ans, il t'as brûlé avec un tisonnier ! Bon sang, merde Gill ! Quand j'ai su pour le tisonnier, j'ai me suis promis que j'allais le tuer. » Elle plaque sa main sur sa propre bouche pour étouffer le gémissement qui manqua d’y glisser. Ainsi depuis le jour ou elle lui avait raconté cette bribe d’histoire, il avait eu envie de régler le problème de cette façon. Quand il la couvait du regard dans son sommeil, une partie de lui-même demeurait pourtant tout aussi « intense ». Depuis ce jour, il voulait tuer. La douleur n’est que plus intense quand il la repousse. Le geste fait mal, c’est comme se prendre une gifle au visage. Parce qu’au fond si ils en étaient tout les deux là, c’était à cause d’elle, il s’agissait de ses histoires. Elle le regardait s’éloigner, sentant les larmes lui monter au yeux. Le voir s’éloigner, si furieux après elle, c’était à peine tenable. Ils s’étaient pourtant enflammés tant de fois pour au final se rabibocher. Mais jamais il ne s’était emporté sur elle de la sorte. Les dés étaient jetés. « Je ne veux pas de ton aide. » Un nouveau couteau qui s’enfonce en elle, et cette fois-ci, les larmes sont bien réelles. Gillian s’effondre comme un château de carte. Gillian se replie sur elle-même et lorsque le son de l’arme se répercute dans tout le bâtiment, elle se recroqueville sur elle-même. Il lui fait peur. Encore une fois, elle est inutile, bonne à rien. Elle avait pourtant cru pendant longtemps qu’elle était une personne, ce genre de personne qui a le pouvoir de vous faire un peu changer. Entre ses larmes, elle voit son corps tituber, avant de tomber. Un corps de la taille et de la masse du sien tombant sur le sol était un spectacle assez impressionnant. « Will ! » Elle se relève, trébuche, manque de tomber, se relève et s’agenouille auprès de lui. L’attrapant par l’épaule, elle le retourne. Il ne bouge plus, sa tête repose en arrière, il ne réagit même pas aux secousses vigoureuses qu’elle appliques sur ses épaules, il ne grogne même pas quand elle touche son côté pour mesurer l’étendue des dégâts. Elle l’allonge sur le dos, et se débarrasse de sa propre veste avant de la rouler en boule pour la comprimer d’une main sur la blessure. De son autre main, elle tâtonne la poche de son pantalon pour y trouver son téléphone. « Je vais t’aider, que tu le veuilles ou non. » Il devait tenir, il devait être fort. Elle le pensait capable d’endurer tout, mais sa confiance commençait à faiblir. Elle le contemplait alors que d’une main tremblante elle composait déjà le 911. « Si tu ne luttes pas, William Knox Standford, je te le ferais regretter jusqu’à la fin de tes jours. » marmonnait la jeune femme entre ses larmes, tentant de garder les idées claires du mieux qu’elle le pouvait. Elle n’avait jamais été si proche de le perdre. Elle fut mises en relation directement avec les urgences et s’effondra en explications décousues et entrecoupées de sanglots. Elle était en train de craquer. Et malgré les paroles calmes et avisées de la personne au bout du fil, lui suggérant de se calmer car les secours étaient déjà en route, Gillian était inconsolable. Les minutes étaient longues et interminables, le silence n’était entrecoupés que par les plaines, gémissements et sanglots d’une Gillian plus misérable que jamais. Et quand enfin les premières sirènes se firent entendre, elle eut le réflexe de porter sa main au niveau du cou ; il était glacé, toujours inconscient, tachycardie, mais il était bel et bien en vie. Tenir, tenir… La réalité s’est détachée de tout le reste ; c’est à peine si elle réalise que l’un des ambulanciers est en train de l’emmener, de la détacher. Elle a beau hurler, se débattre, il l’emmène loin, dans un étau de fer. Elle le regarde être emmené, et fini par supplier pour pouvoir être avec lui, à ses côtés. Elle fini par se tasser dans un coin de l’ambulance, toute frêle et menue, se contentant de l’unique faveur qu’on pouvait lui accorder ; alors que tous s’affairaient autours de lui comme des abeilles dans une ruche, elle soutenait sa tête posée sur ses genoux, laissant son pouce glisser à la base de son cou. Elle ne savait même pas si son père avait été emmené. Elle était dans un tourbillon, ou tout était à la fois si lent et si rapide. Ce n’est qu’à l’arrivée aux urgences qu’on les sépara définitivement. C’était la chose la plus difficile à supporter pour elle ; c’était peut-être la dernière fois qu’elle le voyait, c’est pourquoi elle tenta de se raccrocher à sa main une dernière fois. Mais cette dernière, molle et inerte, glissa dans la sienne comme de l’air qu’on tenterait de retenir.

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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Mar 24 Fév - 16:15


TEMPORA SI FUERINT NUBILA, SOLUS ERIS


Le Parrain III ▽ Je brûlerai en enfer pour te protéger
Tout était sombre, noir, froid. William tourbillonnait entre la conscience et l’inconscience, il parvenait parfois à capter des mots, des gestes, des sons, mais il ne parvenait pas à réagir, à faire bouger le moindre muscle de son corps. C’était comme s’il était sous l’eau, qu’il voyait la surface, nageait vers elle mais était retenu par du leste qui l’empêchait de l’atteindre. Alors il replongeait dans les eaux profondes et troubles, dans les limbes de l’inconscience. A quoi bon se battre, il allait perdre Gill de toutes façons, elle ne lui pardonnerait jamais d’avoir voulu tuer son père, d’avoir délibérément souhaité ôter une vie. Il était fatigué, épuisé de lutter depuis tant d’années contre sa nature profonde, tout ça pour en revenir au point de départ. Quoi qu’il puisse faire, il était et resterait un monstre. Il voulait simplement que tout cela se termine et qu’une fois pour toutes on l’oubli, qu’on le laisse tranquille. Soudain, il entend sa voix « Si tu ne luttes pas, William Knox Standford, je te le ferais regretter jusqu’à la fin de tes jours. » Il reprend espoir, elle veut le garder près d’elle, elle veut le protéger. Le lien entre eux ne s’est pas rompu définitivement, elle ne le déteste pas, il a encore de l’importance pour elle. Il a encore quelqu’un pour qui se battre, quelqu’un qui vaut le coup de vivre. Il ne peut pas partir, pas comme ça. La dernière chose qu’il lui a dite a été qu’il ne voulait pas de son aide, et il l’a repoussée. Maintenant il a besoin de ses bras, il a besoin de sa présence à ses côtés, il refuse de partir et de l’abandonner dans ce monde, seule. Un long moment passe, il croit percevoir ses sanglots, son cerveau semble en partie éveillé mais son corps refuse toujours de réagir. Puis l’obscurité vient de nouveau l’envelopper et il sombre dans l’inconscience.

Il sent qu’on s’agite autour de lui, il revient à un niveau de conscience où il peut percevoir les sons et les mouvements. Il est dans une sorte d’entre-deux. Il a mal, il a froid, il a envie de hurler mais son cerveau l’a coupé de la réalité pour se protéger de la souffrance insupportable infligée à son corps. Il ne peut pas bouger, il ne peut pas communiquer, c’est un cauchemar. Il sent par contre un picotement agréable au sommet du crâne, comme si on lui caressait les cheveux. Gillian était là, pourvu que ce soit elle, pourvu qu’elle reste avec lui. Elle était la seule chose qui lui permettait d’essayer d’atteindre la surface et de ne pas se laisser happer par les profondeurs, là ou ça fait moins mal, là où il ne ressent rien, plus de souffrance, plus de douleur. Il sent sa main dans la sienne, il veut la retenir, la serrer, mais son corps refuse d’obéir et la main de Gill fini par lâcher la sienne, elle s’éloigne. Il ne sent plus sa présence, il n’entend plus sa voix, il ne sent plus ses doigts dans ses cheveux. Il est tout seul, elle n’est plus là. Alors il lâche prise, il veut se reposer, il veut cesser de souffrir, et il retourne dans les profondeurs.

Il ouvre les yeux sur un plafond blanc, il est dans un environnement propre et stérile. Son flanc le brûle, il a soif. Il reste immobile quelques minutes, les yeux ouverts, il a l’impression que chaque geste est difficile, douloureux. Il parvient enfin à tourner la tête. Gillian est là, assise sur un fauteuil, la tête reversée sur le côté, en arrière. Elle dort, qu’est-ce qu’elle est belle quand elle dort, ses traits sont détendus, apaisés. Bon sang qu’est-ce que c’est douloureux, il passe une main sur son flanc et ne sent que le toucher rugueux d’un large bandage qui entoure son abdomen et son dos, rembourré à l’endroit de la blessure. Il observe la pièce, il est dans une chambre d’hôpital, un gobelet en plastique est posé près de lui sur la table de chevet. Il meure de soif, sa bouche et sa gorge sont terriblement sèches. Il tend le bras mais le geste est douloureux et maladroit, il lui arrache un gémissement tandis que le gobelet tombe par terre. Le bruit réveille Gill en sursaut et elle se relève brusquement. « Salut » fait-il d’une voix éraillée. « Désolé je ne voulais pas te réveiller, j’avais soif et j’ai fais tomber le verre. » Il est encore dans la brume du sommeil, sa voix est rauque, sa bouche toujours aussi sèche. C’était comme s’il s’était éveillé après un long somme, il n’avait pas vécu les heures d’angoisse qu’elle avait vécu elle. Il avait perdu conscience dans l’ambulance est était resté dans un sommeil profond jusqu’à son réveil quelques minutes plus tôt. « Je suis resté combien de temps dans les vapes ? » Les évènements récents étaient encore flous pour lui, contrairement à elle, probablement l’effet de l’anesthésie. Il n’avait pas encore réalisé qu’il était passé si près de la mort.
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je serai comme ton ombre
Et si le ciel s'écroule, si les continents plongent, je te suivrai même jusque dans tes songes. Tu me trouveras toujours dans ton sillage, dans les lignes droites et les virages (⚡️) Fauve - Tallulah
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MessageSujet: Re: « tempora si fuerint nubila, solus eris » — WILLIAN.    Mer 25 Fév - 20:50


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D[i]ès l’instant ou elle avait vu le corps de William disparaître, le temps s’était figé. Elle sentait encore la froideur de sa main dans la sienne, sa nuque reposer sur ses genoux tandis que ses yeux clos ne répondaient pas à sa voix. C’était peut-être la fin, mais l’esprit de Gillian était beaucoup trop loin pour le réaliser. Son coeur battait encore, il y avait encore cet espoir fragile et ténu de le voir un jour ouvrir les yeux de nouveau. De voir son regard bleu et impénétrable, peut-être assorti de son éternel sourire railleur. Si l’envie lui reprenait un jour de sourire à la jeune femme, elle l’avait quand même mise dans cette situation. Le temps s’était suspendu et Gillian était restée au milieu des urgences, debout, les yeux rivés vers la porte qui s’était refermée quelques instants plus tôt. Elle resta une vingtaine de minute de la sorte, jusqu’à ce qu’on s’approche d’elle, qu’on la prenne par la main et qu’on la fasse assoir ; on lui parlait, mais elle ne prêtait aucune attention aux mots qui passaient par une oreille avant de ressortir de l’autre côté. Elle hochait pensivement la tête à tout ce qu’on lui disait, le choc n’était pas encore passé et elle ne retrouva ses esprits que lorsqu’une infirmière lui glissa une tasse de café entre les mains en lui adressant un sourire compatissant ; elle avait du en voir passer plus d’une comme Gillian, condamnée à l’attente. Elle avala sa tasse de café en silence et retrouva petit à petit ses esprits ; le lieu lui était plus familier ainsi que les évènements. Dans sa tête, une liste de choses s’imposaient à elle, tant de questions qu’elle s’efforçait de refouler pour la plupart. Si elle se laissait submerger une nouvelle fois, elle allait craquer et s’effondrer, ce qui était certes une réaction saine, mais Gillian ne voulait pas s’infliger ça ; elle avait assez pleuré pour ce soir. Il était temps de se remonter les manches et d’agir comme une grande personne et pas comme la potiche de service de William. Après plus d’une heure enfermée dans le silence à contempler sa tasse de café maintenant froide, Gillian abandonna le siège sur lequel elle se trouvait. Elle commença par appeler Alexander, qui n’avait pas vu ni William ni Gillian rentrer et qui fidèle à lui-même s’était inquiété. Elle lui avait expliqué la situation avec le plus de neutralité possible en tentant de retenir les tremblements dans sa voix. Alexander n’avait posé que quelques brèves questions avant d’ajouter qu’il serait là dans l’heure. Il était presque quatre heures du matin lorsqu’elle avait appelé. Alexander était un ami comme on en possède peu. Elle avait ensuite flâné dans les couloirs, faisant des aller et retours entre la machine à café et le comptoir ou la réceptionniste se contentait de petits hochements de tête désolés pour lui signifier qu’elle ne savait toujours rien.

Elle appela cependant une demi-heure après Gillian à la réception, d’un petit signe de main. Dans un espoir d’avoir enfin des nouvelles, elle se précipita jusqu’au poste. La dame lui indiqua de la main trois hommes en uniforme au bout du couloir. « Ils vont pouvoir vous recevoir, mademoiselle. » Gillian cligna des yeux un bref instant, ne se souvenant même pas que la police ait été mentionnée un seul instant. Mais qu’importe, elle avance donc sans se poser de question, si ils voulaient entendre des choses à propos de ce qui s’était passé, elle allait leur délivrer la vérité enfermée depuis trop longtemps en elle. Elle savait que son apparence était des plus misérables, elle ne le remarqua qu’en entrant dans la pièce, mais elle était elle-même couverte du sang de William. Ils la firent assoir dans une pièce à part et l’interrogèrent assez sommairement sur les évènements. Elle donna assez de détail sur les lieux et sur l’état des deux hommes pour voir son témoignage concorder avec ce qu’ils avaient pu voir. Elle ajouta quelques mots de plus sur sa séquestration et sur le fait que si cet homme était bel et bien son père, il n’était là que pour la reprendre et l’enfermer dans sa vie d’avant. Des propos qui semblaient intéresser l’un des trois hommes, qui demanda à la jeune femme de décliner l’identité de son père ainsi que la sienne. Elle s’exécuta sans poser plus de question et fut remerciée. Elle n’avait plus conscience du temps, elle était plongée dans une torpeur qui la rendait amorphe et peu réactive. Elle retrouva cependant un peu de couleur lorsqu’elle aperçu Alexander assis dans la salle d’attente. Voir un visage familier et réconfortant dans cet endroit qu’elle arpentait depuis des heures maintenant était presque une bénédiction. Elle se jeta dans ses bras, oubliant qu’elle était sale, couverte de poussière et de sang. Il n’en modéra pas son étreinte pour autant ; il la serra dans ses bras en lui frottant vigoureusement le dos, marmonnant que c’était bien le genre de William de se fourrer dans des situations pareilles. Il avait apporté un sac de vêtements pour Gillian et lui proposa même de la déposer à son studio pour qu’elle se repose un peu, assurant qu’il pouvait assurer la relève sans aucun problème, ce que Gillian refusa en bloc. Elle resterait, quoi qu’il arrive, quoi qu’il puisse se passer. Elle profita cependant de la présence d’Alexander pour s’accorder un bref moment et passa un linge humide sur son visage avant de s’emparer des vêtements propres que Alexander avait apporté. Même si son apparence était moins miséreuse qu’avant, elle gardait un teint pâle et blafard, une mine tirée, des cernes prononcées et quelques ecchymoses sur la nuque et le visage.

Elle retourna attendre une nouvelle poignée d’heures avec Alexander qui la question très sommairement sur ce qui s’était passé ; Gillian aborda pour la toute première fois avec lui son père, sans aller plus loin dans la vie qu’il lui avait fait mené jusqu’ici ; Alexander était un homme intelligent, il pouvait comprendre de lui-même et il avait lui-même son lot de bagages. Il était mieux placé que tout le monde pour comprendre ce qui se passait. Il avoua cependant à Gillian avec beaucoup d’embarras qu’il ne pourrait pas rester ; il devait aller bosser et prendre un jour de congé alors qu’il était sur un projet des plus importants serait très mal interprété au boulot. Gillian se contenta de sourire, pour la première fois depuis son arrivée et de le remercier d’être venu, assurant qu’elle lui enverrait des nouvelles toutes les heures. Elle resta donc de nouveau seule en fantôme morose, enchaînant café sur café pour ne pas céder. Jusqu’à ce qu’une infirmière vienne la chercher ; elle bondit de son siège, son visage s’anima tout entier, le sang battait à tout rompre à ses tempes. « Il vient d’être transféré en chambre. Il est stable, mais nous devrons le garder ici pour une durée encore indéterminée, c’est aux médecins de décider ce qu’il en sera. » Gillian n’avait plus suivi la conversation dès que les mots magiques eurent été prononcés. Il était vivant et il allait s’en sortir ; elle porta ses deux mains à sa bouche pour étouffer un sanglot tandis que l’infirmière la poussait déjà gentiment dans le dos ; celle-ci avait compris que ça ne servait à rien de demander à la jeune femme si elle voulait le voir. C’était plus qu’une évidence. Elle rappela cependant à la jeune femme qu’il avait besoin de calme. Le coeur de Gillian manqua un battement quand elle entra enfin dans la salle ; il était là, allongé, faible, pâle, dans un piteux état. Elle s’arrêta un bref instant en face du lit, le couvant du regard avec toute la compassion du monde. Elle aurait voulu lui prendre la main ou lui parler doucement pour lui signifier qu’elle était là, mais il lui semblait si faible en cet instant que le simple fait de lui toucher la main aurait pu le faire tomber en poussière. Elle se contenta donc de pousser un siège aux côtés de son lit et le regarda dormir, songeant qu’il avait l’air si paisible, avant de céder elle-même au sommeil. Un sommeil sans rêve, qui vint l’attraper presque trop brutalement. Et son réveil fut tout aussi soudain. Elle fut tirée de son sommeil par un bruit et songeant qu’il s’agissait de quelqu’un entrant dans la chambre, elle fut sur ses pieds en un instant. Le bouleversement qu’elle ressentit en voyant William, inerte depuis des heures, s’animer sous ses yeux, la regarder, ce fut indescriptible. C’était comme si on remplissait à nouveau ses poumons d’oxygène. Ses jambes sont aussi consistante que du coton et la boule dans sa gorge est si grosse qu’elle n’ose pas parler. Il est vivant, bon sang, il est vivant. « Salut » Elle lui sourit, d’un sourire béat et ahurit, elle a envie de rire et pleurer en même temps. « Désolé je ne voulais pas te réveiller, j’avais soif et j’ai fais tomber le verre. » Etourdie, elle regarde à ses pieds pour enfin voir le verre. Elle se baisse alors pour le ramasser et débouche une bouteille d’eau d’un plateau repas posé non loin. « Laisse, je m’en occupe. » murmure-elle avant de lui servir un verre et de poser la bouteille sur la table à côté de son lit. Elle ne lui demande même pas si il veut de son aide, cette fois elle a comprit la leçon ; elle s’impose d’elle-même. Elle soutient sa nuque et porte le gobelet à ses lèvres pour le faire boire. Inutile pour lui de forcer. « Je suis resté combien de temps dans les vapes ? » Gillian pince les lèvres avant de jeter un coup d’oeil à l’horloge suspendue au mur. Elle en avait presque oublié que le monde continuait de tourner au dehors. « Un peu plus de vingt heures, je pense. Ca fait seulement huit heures que les médecins m’ont autorisé à être ici. » Elle s’autorise alors à attraper sa main et à glisser ses doigts dans les siens. La tension accumulée pendant tout ce temps redescend et il semble même à Gillian que la pièce tourne un peu. « Les médecins ont dit qu’ils allaient devoir te garder un petit moment ici. Je sais que c’est une perspective qui ne t’enchantera pas beaucoup, mais sache que tu n’es pas passé loin. J’ai même bien cru que c’était terminé quand tu es tombé inconscient dans mes bras… » murmure Gillian en serrant un peu plus fort ses doigt autours des siens.
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