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 Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.

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MessageSujet: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Mer 8 Oct - 22:36



 
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Le destin, quoi qu’on puisse en dire, avait toujours eu la fâcheuse habitude de délaisser Gillian, qui avec le temps avait fini par abandonner l’idée qu’une force naturelle et supérieur puisse diriger sa vie. Elle ne pouvait s’en remettre qu’à elle-même et ne devait compter que sur elle-même pour prendre soin d’elle. C’était encore vrai il y a quelques temps de cela. Comme si il se sentait coupable de l’avoir fait ployer sous une vie de souffrance, la chance semblait enfin sourire à Gillian qui avait arrêté sa course folle, sa fuite contre le temps et les gens dans les bras de William. Gillian apprenait la vie à deux, sans la crainte de représailles ou de gestes violents à son égard. Le chemin avait été long, mais la confiance que la jeune femme avait envers son petit-ami était le meilleur remède aux maux dont elle souffrait depuis des années. C’est pourquoi, chaque jour était un nouveau pas en avant vers lui, en priant pour qu’il puisse faire également un pas dans sa direction. Et cela commençait pas se dénouer de ses vieilles habitudes : si il avait choisi Longside Creek pour être sa forteresse et s’y cacher jusqu’à la fin des temps, Gillian comptait bien sauter sur l’occasion inespérée qui s’offrait à elle pour le pousser un peu plus loin dans sa reconquête de l’extérieur. En effet, la demoiselle avait découvert à sa grande surprise au courrier, un matin, qu’ils avaient été tirés au sort pour partir un week-end en Californie, tout frais payés. De quoi faire vibrer l’aventurière qui sommeillait en Gillian et lui faire mener une campagne tenace auprès de William pour qu’il l’y accompagne, et devant l’insistance de sa petite-amie, il ne résista pas non plus à l’envie de s’évader avec elle le temps d’un week-end. C’est donc avec joie, et un peu d’appréhension que la demoiselle comptait les jours la séparant du voyage en question. Effectivement, les trajets devait être assurés par la voie des airs, une voie que la jeune femme n’avait jamais emprunté et qu’elle redoutait plus que tout. Son teint vaguement verdâtre le matin du voyage et son manque d’appétit témoignaient de son anxiété et lorsqu’elle prit enfin place dans l’avion aux côtés de William et que les premières secousses du décollage se firent sentir, elle attrapa la main du jeune homme pour la serrer un peu trop fermement dans la sienne, refusant de se laisser aller à une quelconque crise de panique. Les multiples angoisses de Gillian ainsi que son insistance pour avoir son gilet de sécurité sur son dos et non en dessous de son siège (parce que selon elle ‘on ne sait jamais’) se dissipèrent après la première demi-heure de vol. L’angoisse retomba d’un seul coup et elle laissa sa tête retomber contre l’épaule de William et ne se réveilla qu’une fois l’avion au sol, à San Francisco.

Ce n’est qu’une fois revenue à la terre ferme que Gillian retrouva son éternel enthousiasme, pressant William pour aller chercher leurs affaires, s’émerveillant devant la grandeur de l’aéroport et battant des mains à chaque fois qu’un nouvel avion approchait. Une vraie enfant. Elle se laissa cependant entraîner dehors et ne décolla pas son nez de la fenêtre du taxi jusque’à leur arrivée à l’hôtel qui leur était attribué. Juste le temps de tout déposer et de passer la chambre en revue, l’envie de partir faire un tour fourmillait déjà dans les jambes de Gillian. « Alors, par quoi est-ce qu’on commence ? Tu veux faire un tour dans le centre-ville ? Ou bien on pourrait aller déjeuner tout les deux  ? Ou mieux encore, on peut aller flâner du côté du Golden Gate Bridge, j’ai toujours rêvé de voir à quoi il ressemblait en vrai ! » La fusée Gillian était repartie pour un nouveau tour, son enthousiasme la poussait à débiter un nombre incroyable et incalculables de mots à la seconde. « Je te le dis, aujourd’hui va être une très belle journée, quatre heure plus longue que la journée d’hier. » Elle secoue fièrement la tête, avant d’ajouter, « C’est à cause de ce qu’on appelle le ‘décollage horaire’. » Oh, Gillian n’en avait plus sortie des aussi belles depuis un bon moment. Elle faisait pourtant d’énormes efforts depuis les cours de rattrapage et elle ne manquait jamais une occasion pour partager ce qu’elle avait appris avec William, même si ce dernier connaissait déjà les sujet abordés depuis longtemps. Jamais il ne se moquait d’elle, jamais il ne faisait preuve d’agacement ou d’impatience. Consciente que quelque chose ne va pas, et semble même plutôt l’amuser, Gillian fronce les sourcils, la mine un peu boudeuse, avant d’ajouter en croisant les bras, « Qu’est-ce qu’il y a, j’ai dis quelque chose de drôle ? »
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Dernière édition par T. Gillian Marshall le Jeu 9 Oct - 22:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Jeu 9 Oct - 21:57


 
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Will n’avait jamais cru au destin, sans doute parce qu’il ne supportait pas l’idée qu’il ne puisse pas contrôler les évènements. Il était né maniaque du contrôle et il le resterait toute sa vie. Le seul élément qui t ne pouvait trouver d’explication que dans un coup du sort ou de la chance était l’arrivée de Gill dans sa vie. Entre tous, c’était elle qu’Alexander avait choisi, il avait été là ce jour là pour  la ramener chez eux. C’était la seule chose à laquelle il ne trouvait aucune explication logique mais c’était aussi le plus bel évènement de sa vie. Un chouette coup du sort, le destin, pourquoi pas ? Et décidément la chance leur souriait en ce moment, Gill découvrit un jour un courrier leur indiquant qu’ils avaient gagné droit à un voyage en Californie tous frais payés. Croyant d’abord à un canular ou à une arnaque, Will avait appelé la compagnie aérienne et l’hôtel qui leur avait affirmé qu’ils avaient bien deux réservations payées d’avance, à leurs noms. Gillian était folle de joie à l’idée de partir en Californie, Will était beaucoup plus modéré, cela faisait à peine quelques mois qu’il mettait un pied dehors et voilà qu’il partait à l’autre bout du pays. Il était déjà allé à San Francisco. Travailler dans l’immobilier obligeait ses parents à voyager beaucoup pour acheter des terrains, des locaux ou faire construire un nouvel immeuble. Mais tout ça c’était bien avant les évènements traumatisants qui l’avaient transformé en homme taciturne et replié sur lui-même. Néanmoins, l’enthousiasme de Gillian était communicatif et c’était l’occasion rêvé de sortir de leur cadre habituel, de quitter Longside Creek pour un week end en amoureux à l’autre bout du pays, au soleil, et le tout gratuitement. Il était hors de question de la décevoir ou de laisser sa vie être dirigée par la peur de l’extérieur.

La fébrilité et la peur de Gillian au moment du décollage n’échappa pas au jeune homme, ses ongles enfoncés dans sa chair non plus. Il conserva le silence, se contentant de serrer sa main dans la sienne, Gill n’avait jamais pris l’avion, sa peur était tout à fait compréhensible, il avait beau lui avoir tenu le discours bien connu de l’avion comme le moyen de transport le plus sûr au monde, il savait qu’il n’était plus question d’être rationnel une fois que l’avion quitte le sol et nous plaque contre le siège. Lorsque l’avion fût dans les airs, elle se détendit et s’endormi contre son épaule tandis que Will, incapable de fermer l’œil, lisait tour à tour le journal et un magazine spécialisé dans la photo. Arrivés sur le sol californiens, ils récupérèrent leurs affaires, Gill en avait pris trois fois trop pour un week-end… les femmes. Il attrapa sa main et l’entraîna vers la sortie en secouant la tête faussement excédé mais en réalité amusé par l’émerveillement de la jeune femme. C’était une des choses qu’il aimait le plus chez elle, sa capacité à s’émerveiller d’un rien, voir son regard briller de bonheur était un cadeau précieux pour son petit ami. Gillian ne tenait pas en place, à peine eurent-ils posé leurs affaires à l’hôtel qu’elle sautillait sans la pièce d’excitation pour ressortir voir la ville. « Alors, par quoi est-ce qu’on commence ? Tu veux faire un tour dans le centre-ville ? Ou bien on pourrait aller déjeuner tout les deux  ? Ou mieux encore, on peut aller flâner du côté du Golden Gate Bridge, j’ai toujours rêvé de voir à quoi il ressemblait en vrai ! » William posa ses mains sur les épaules de la jeune femme pour la calmer un peu. « Doucement Speedy Gonzales, on va faire une chose après l’autre. Qu’est-ce que tu dirais d’aller déjeuner et se promener d’abord, mes parents m’ont amené une fois dans un très bon resto pas loin d’ici. Ensuite on pourrait aller au Golden Gate, je connais un endroit d’où on a une superbe vue sur San Francisco au soleil couchant, tu verras c’est splendide. » Gillian était une vraie pile électrique, impossible de l’arrêter. « Je te le dis, aujourd’hui va être une très belle journée, quatre heure plus longue que la journée d’hier. C’est à cause de ce qu’on appelle le ‘décollage horaire’. » William éclate de rire, le décollage horaire, c’était vraiment trop craquant, mais Gillian se renfrogne, la mine boudeuse. « Qu’est-ce qu’il y a, j’ai dis quelque chose de drôle ? » Will dépose un baiser plein de tendresse et d’affection sur ses lèvres tandis que ses mains viennent entourer sa taille pour l’empêcher de s’écarter de lui. « Oui, tu me fais rire, on dit décalage horaire, pas décollage horaire. On dirait que cette virée en avion t’a plus traumatisée que ce que j’avais imaginé. » Il vient frotter doucement son nez contre le sien pour se faire pardonner. Bon sang qu’il l’aime ce petit bout de femme, elle est le soleil de sa vie. « Mais c’est absolument craquant, j’adore quand tu te trompes dans les expressions et que tu fais cette moue boudeuse. Tu es adorable » Il la serre contre lui et vient déposer une bise sonore sur sa joue avant de la relâcher pour lui tendre la main. « On y va ? Parce que si on reste là une minute de plus je vais céder à l’envie de t’allonger sur ce lit pour te montrer un décollage à la façon Standford et on ne pourra pas visiter San Francisco »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Sam 11 Oct - 21:10



 
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L’envie do voyage coulait dans les veines de la jeune femme depuis toujours, même si pour la plupart de ceux qu’elle avait pu expérimenter, le confort n’était pas au rendez et le tourisme n’était certainement pas l’objectif qu’elle visait. Gillian expérimentait donc son premier voyage, dans une ville qu’elle n’avait encore jamais vu en vrai, avec la furieuse envie de découvrir tout ce qui pouvait être découvert. Le temps du bonheur se comptait maintenant sur les doigts de la main, le départ de Gillian allait arriver d’un jour à l’autre et la demoiselle ne voulait rien d’autre, si ce n’est de profiter un peu de William. Elle voulait céder à l’envie de se faire de délicieux restaurants et promenades avant de terminer au petit matin à l’hôtel pour se répéter comme tout les jours du coin des yeux à quel point ils ne pouvaient se passer l’un de l’autre. Et puis, Gillian n’était pas dupe, elle savait très bien que William allait prendre soin d’elle comme d’une princesse et que même si il n’était pas à son aise hors de son petit confort, il pouvait faire l’impasse pour le bonheur de la jeune femme. Et en parlant de zone de confort, Gillian fut littéralement propulsée hors de la sienne en faisant la connaissance pour la première fois des joies de l’avion. Si la main de son petit-ami devait se souvenir mieux que personne du trajet, il n’avait pas bronché, encore une fois il avait pris la peur de Gillian entre ses mains pour la maîtriser et pour la réduire à néant. Le trajet s’était passé ensuite dans le plus grand calme, tandis que Gillian récupérait de ses émotions sur son épaule.

Et si William connaissait déjà San Francisco, ce n’était pas du tout le cas de Gillian qui avait l’impression de se retrouver au bout du monde, dans une contrée lointaine. Incapable de rester en place un seul instant de plus, la jeune femme sautillait déjà partout dans la pièce, cherchant du mieux qu’elle pouvait à occuper le week-end de rêve qui s’offrait à eux. Elle savait qu’elle en faisait de trop, qu’elle agissait bien trop souvent comme une enfant, mais cela ne semblait pas déranger son petit-ami qui semblait s’accommoder de son humeur et de ses fantaisies. Le contraste était toujours saisissant entre les deux ; ce jeune homme calme, posé et froid avec une petite nerveuse, excentrique. Les contraires s’attirent, c’est bien là l’expression qui les représentaient le mieux. Là ou la jeune femme se dispersait , il était là pour intervenir et la recarder avant qu’elle ne se perde et se dépense en énergie. Doucement, il pose les mains sur ses épaules. Gillian comprend tout de suite qu’elle doit redescendre et canaliser un petit peu plus son enthousiasme. « Doucement Speedy Gonzales, on va faire une chose après l’autre. Qu’est-ce que tu dirais d’aller déjeuner et se promener d’abord, mes parents m’ont amené une fois dans un très bon resto pas loin d’ici. Ensuite on pourrait aller au Golden Gate, je connais un endroit d’où on a une superbe vue sur San Francisco au soleil couchant, tu verras c’est splendide. » Elle hoche la tête, les yeux brillants. C’était toujours un peu étrange pour elle, lorsqu’il parlait de l’emmener manger dans un restaurant que ses parents avaient l’habitude de fréquenter. Gillian était à la fois flattée et gênée qu’il veuille l’emmener dans un endroit qui avait sans doute une très bonne réputation, mais ce qui la touchait le plus était sans doute qu’il désirait l’emmener dans un endroit qui le rattachait à son passé et à ses parents. Tout le monde aurait pu trouver ça complètement banal, mais tout le monde ne connaissait pas William comme Gillian. « Est-ce qu’il y a beaucoup de couverts à utiliser dans ton restaurent ? Alexander a déjà essayer de m’apprendre mais dès qu’on passe à plus d’une fourchette je panique complètement. J’ai pas envie de te mettre la honte, tu comprends ? » Et déjà, Gillian était en train de songer à si elle avait oui ou non pris une belle robe avec elle. Elle se serait giflée pour peu, pourquoi est-ce qu’elle pensait jamais à ce genre de chose. Gillian était tête-en-l’air, c’était bien connu, et ce trait de caractère s’accentuait lorsqu’elle voulait montrer à William et Alexander l’étendue de ses connaissances. Ca avait l’habitude de faire sourire les deux garçons, mais c’était beaucoup moins drôle pour la jeune femme qui se sentait terriblement bête pour le coup. Et à en juger par l’éclat de rire sonore de son petit-ami, elle ne s’est pas loupé encore une fois. Et malgré son air renfrogné et boudeur, elle se laisse faire lorsqu’il vient pour l’embrasser et la serrer contre lui. « Oui, tu me fais rire, on dit décalage horaire, pas décollage horaire. On dirait que cette virée en avion t’a plus traumatisée que ce que j’avais imaginé. » Gillian ne lâche pas sa mine boudeuse. « Eh, c’était ma première fois ! Tout le monde a quand même le droit d’avoir peur la première fois, non ?  » Elle avait toujours cette crainte d’un écart entre eux, même si elle faisait de son mieux pour être à la hauteur et même si elle prenait du plaisir dans ce soudain élan de culture qu’il lui offrait. « Mais c’est absolument craquant, j’adore quand tu te trompes dans les expressions et que tu fais cette moue boudeuse. Tu es adorable » Mh. Gillian se laisse à moitié convaincre, peut-être qu’elle était effectivement mignonne. « On y va ? Parce que si on reste là une minute de plus je vais céder à l’envie de t’allonger sur ce lit pour te montrer un décollage à la façon Standford et on ne pourra pas visiter San Francisco » Elle rougit furieusement, sans baisser les yeux, avant d’attraper son sac. « Désolé de te freiner sec dans tes ardeurs, mais le traumatisme de l’avion m’a donné extrêmement faim. » Ce n’est qu’en sortant de l’hôtel et après avoir attrapé la main du jeune homme qu’elle lui demande, « Même après tout ce temps tu saurais retrouver ce restaurant ? Ca fait pourtant longtemps que tu n’es plus venu ici, non ?  »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Dim 12 Oct - 22:56


 
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Aussi loin qu'il puisse s'en souvenir, William avait toujours aimé les voyages. Il avait eut la chance de grandir dans un milieu aisé, et de pouvoir suivre ses parents dans leurs voyages un peu partout dans le monde. Sa curiosité pour les nouvelles découvertes, la variété des cultures, son œil de photographe sur les paysages. Il avait voyagé en Europe, en Asie, en Australie, en Afrique. Il parlait couramment plusieurs langues étrangères, visité des sites superbes, goûté à des plats typiques, rencontrés des gens étonnants. Les voyages lui avait ouvert l'esprit dès son plus jeune âge. Gill n'avait pas eu cette chance, et il comptait bien y remédier s'il parvenait à dépasser sa peur de l'extérieur. De ce point de vue, ce week end à San Francisco était une première étape. C'était aussi leur premier séjour en amoureux en dehors de Longside Creek, une occasion rêvée de passer du temps ensemble, de laisser les cours, le travail, les souci du quotidien et le déménagement imminent de Gill loin derrière eux. La jeune femme avait bourlingué aussi, mais dans des conditions différentes, sur les routes, dans les rues avec un simple sac à dos sur les épaules. Avec William, elle aurait la possibilité de voyager confortablement jusqu'à l'autre bout du monde. Prendre l'avion fût d'ailleurs une première épreuve difficile pour la jeune femme mais elle allait devoir s'y habituer si elle voulait le suivre dans les voyages qu'il comptait entreprendre.

Pour ce premier week end en amoureux, Will avait envie de lui offrir ce qu'il y avait de mieux. Gillian était surexcitée et pleine d'enthousiasme, c'était une des nombreuses raisons que faisait que William était tombé amoureux d'elle, bien que parfois, il devait la calmer et la canaliser pour pouvoir parler un peu plus sereinement avec elle. Il posa ses mains sur ses épaules et lui proposa un programme pour la journée qu, au regard de la lueur brillante qu'il voyait dans ses yeux, convenait parfaitement à la jolie blonde. « Est-ce qu’il y a beaucoup de couverts à utiliser dans ton restaurent ? Alexander a déjà essayer de m’apprendre mais dès qu’on passe à plus d’une fourchette je panique complètement. J’ai pas envie de te mettre la honte, tu comprends ? » Will afficha un petit sourire amusé mais sa voix se fit rassurante. « Ne t'en fais pas, je n'ai pas l'intention de t'emmener dans un restaurant de luxe, mes parents n'était pas le genre de milliardaires et ne manger que dans des grands restaurants, ils aimaient se faire discrets lorsqu'il voyageaient. C'est un bon restaurant où ils servent de la cuisine italienne. Tu n'as pas besoin de compter les couverts. » Il lui repousse doucement une mèche de cheveux derrière l'oreille. John et Hannah Standford n'étaient pas du genre à aimer faire la une de la presse ou à chercher à se faire remarquer plus qu'ils ne l'étaient pas leur richesse et leur influence. Ils travaillaient beaucoup, donnaient de leur temps et de leur argent à la fondation qu'ils avaient créé à leur nom, mais ce n'était pas le genre de couple à faire des scandales. William était extrêmement fier de ses parents et il reconnaissait avoir eu beaucoup de chance de les avoir, Gill et Alexander n'avaient pas eu cette chance, violent ou négligeants d'un côté, trop exigents et strictes de l'autre. Il avait essayé de parler d'eux à Gill, il avait réussi à parler un peu de sa mère, mais à chaque fois quelque chose se coinçait dans la gorge et lui comprimait les poumons, l'empêchant ainsi d'aller plus loin au risque d'exposer ses faiblesses. Emmener sa petite amie dans un lieu que ses parents avaient connus était un moyen pour lui d'essayer de créer un lien entre eux à travers le temps, comme un pont entre son passé et son avenir. Attendrit, il se moqua gentiment d'elle et de sa peur de  l'avion. « Eh, c’était ma première fois ! Tout le monde a quand même le droit d’avoir peur la première fois, non ?  »  Il acquiesça, il ne pouvait que se ranger à son avis, voler à des centaines de km au dessus du sol pour la première fois avait de quoi donner des frissons. Elle ne sembla pas croire qu'il puisse la trouver mignonne avec ses fautes d'expression mais elle se trompait, elle le faisait littéralement fondre et lui donnait même des envies pas très catholiques.Il ne pu s'empêcher de sourire lorsqu'il vit le rouge monter aux joues de la jeune femme, lui donnant ainsi un air plus craquant encore.  « Désolé de te freiner sec dans tes ardeurs, mais le traumatisme de l’avion m’a donné extrêmement faim. »  « Je suis content de l'entendre, tu n'as presque rien mangé ces dernières 24 heures. » Entre l'angoisse du départ et sa sieste dans l'avion, Gillian n'avait rien avalé et Will commencait à s'inquiéter. Ils sortirent de l'hôtel rapidement et une fois dehors, elle lui prit la main. « Même après tout ce temps tu saurais retrouver ce restaurant ? Ca fait pourtant longtemps que tu n’es plus venu ici, non ?  » William l’entraîna à travers les rue de San Francisco, il connassait très bien la ville. « Je suis venu plusieurs fois quand j'étais gosse, ça fait un bail oui, mais au cas où tu ne l'aurais pas encore remarqué j'ai une très bonne mémoire. » Ils marchèrent dix minutes et arrivèrent devant un bâtiment en brique rouge qui affichait une pencarte. « Cosa nostra ». L'intérieur était en brique rouge, du lierre montait sur les murs de façon agencée, les tables et les chaises étaient en bois sombre, de petits paravents permettait de leur donner de l'intimité. Les murs étaient décorés par des affiches de "la dolce vita", "le parrain" ou d'autres posters d’inspiration italienne. Ils se firent installer à une table pour deux personne et commandèrent du vin. « Ne t'inquiètes pas, contrairement à ce que le nom pourrait faire croire, on est pas dans un repère de la mafia sicilienne. » Il pose doucement sa main sur la sienne, caressant le dos de sa main du bout des doigts. « Alors, qu'est-ce que tu veux prendre ? »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Mar 14 Oct - 19:33



 
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La nature curieuse de Gillian l’avait poussé à mettre de côté ses appréhensions à propos de l’avion pour savourer le week-end qui allait s’offrir à elle. Elle ne connaissait pas San Francisco, elle en avait entendu parler à la télévision et dans des livres mais elle savait très bien que jamais elle n’aurait eu les moyens de se payer un voyage de ce genre. Mais ça, c’était avant que la chance ne vienne mettre son nez dans le quotidien de la jeune femme. Voyager était quelque chose de bien différent pour son petit-ami, qui avait eu l’occasion de faire plusieurs fois le tour du monde pendant son enfance. Ce petit week-end devait presque lui paraître la porte à côté, alors que Gillian avait l’impression d’être au bout du monde, dans une contrée lointaine et perdue. Gillian oubliait bien souvent à quel point la richesse de celui qui partageait sa vie maintenant était impressionnante en terme de quantité ou même de simple pouvoir sur le marché. Elle le traitait comme n’importe quelle autre personne et n’avait jamais montré aucun signe d’intérêt pour son compte en banque. Elle était même plutôt du genre à refuser le moindre cadeau qu’il pouvait lui faire, prétextant qu’il essayait de l’acheter, même si dernièrement elle avait accepté un cadeau matériel de sa part, qu’elle abordait aujourd’hui fièrement autours du cou au quotidien.

Et si l’idée même de visiter la ville rendait la jeune femme impatiente, l’écart de classe sociale qui existait entre elle et William la ramena bien vite sur terre. Elle avait toujours cette crainte de ne pas être à la hauteur, d’être peu raffinée, pas assez sophistiquée,… Car la jeune femme le savait, sa principale caractéristique était d’être quelqu’un de simple qui se contentait de peu. C’est pourquoi lorsqu’il mentionna le fait qu’il voulait l’emmener déjeuner dans un restaurant que ses parents appréciaient à l’époque, le sang de la jeune femme ne fit qu’un tour. Un bref regard sur sa tenue, son allure ainsi que ses connaissances peu développées du protocole des restaurants huppés et voilà qu’un petit vent de panique souffla sur Gillian. Et devant le petit sourire de son petit-ami, elle afficha une mine désolée. « Ne t'en fais pas, je n'ai pas l'intention de t'emmener dans un restaurant de luxe, mes parents n'était pas le genre de milliardaires et ne manger que dans des grands restaurants, ils aimaient se faire discrets lorsqu'il voyageaient. C'est un bon restaurant où ils servent de la cuisine italienne. Tu n'as pas besoin de compter les couverts. » Elle hocha la tête, satisfaite et soulager de ne pas devoir se donner en spectacle encore une fois en hésitant devant chaque couteau ou cuillère. Parfois, elle se demandait si cette histoire appartenait vraiment au commun des mortels. Le riche héritier milliardaire qui emmenait la pauvre malheureuse manger dans un restaurant. Au delà de leurs rangs respectifs, ils s’étaient trouvés sur des plans beaucoup plus importants que l’argent ou les manières. Et c’est lorsqu’elle le voyait parler aussi ouvertement de ses parents que Gillian pouvait se dire avec certitude qu’elle avait une place spéciale auprès de lui. Une place tellement spéciale qu’il ne manquait pas de la remettre à sa place en la taquinant à chaque fois qu’il le pouvait. Et si il avait pris un malin plaisir à se moquer d’elle pendant l’aller, il n’allait pas être déçu au retour, lorsqu’elle viendrait une nouvelle fois lui écraser la main sous le coup de la peur. Mais plutôt que de lui répondre de façon cinglante et cynique, Gillian préféra laisser parler son ventre ; la peur l’avait mise à la diète et une fois celle-ci passée, l’estomac de la jeune femme réclamait un bon repas. « Je suis content de l'entendre, tu n'as presque rien mangé ces dernières 24 heures. » « Je sais qu’on partage beaucoup, mais je n’avais pas forcément envie que tu puisses voir l’intérieur de mon estomac si ça se passait mal avec l’avion.  » se contenta-elle de préciser avec autant de délicatesse que possible. Elle se laissa bientôt entrainer par la main dans les rues de la ville, non sans se renseigner sur la destination finale. « Je suis venu plusieurs fois quand j'étais gosse, ça fait un bail oui, mais au cas où tu ne l'aurais pas encore remarqué j'ai une très bonne mémoire. » Une sacrée bonne mémoire qui avait d’ailleurs presque tendance à flanquer la frousse à la jeune femme. « Une sacrément bonne mémoire.  » complète Gillian toujours aussi admirative devant les capacités cognitives du jeune homme, « Je suis sûre que tu as déjà appris tout ce qui pouvait s’apprendre.  » Et après dix minutes de marche, où Gillian passa la plupart de son temps à se dévisser le cou pour ne rien manquer de la splendeur des rues, ils arrivèrent bientôt dans un petit restaurant à l’ambiance bien typée. Oh, encore une fois, William avait sorti le grand jeu, ce qui était loin de déplaire à Gillian. « Ne t'inquiètes pas, contrairement à ce que le nom pourrait faire croire, on est pas dans un repère de la mafia sicilienne. » Gillian rit de bon coeur… à moitié. Elle connaissait ses activités et ne mettait pas de côté qu’il avait un jour pu avoir de quelconque lien avec une mafia du coin. Juste le temps d’un petit frisson dans le cou, avant qu’elle ne retrouve la bonne humeur. « Même si c’était le cas, je pense que aucun des types ici présent n’a envie de rigoler avec toi. »  Car même si William était des plus doux avec elle, il n’en était pas pour autant quelqu’un qu’on avait envie d’intimider ou de provoquer. Sa stature et son regard suffisaient en général à décourager quiconque voudrait tenter l’aventure. Elle sent sa main glisser sur la sienne avec délice. « Alors, qu'est-ce que tu veux prendre ? » Elle pince les lèvres en contemplant le menu. Elle savait qu’elle aurait du prendre une petite salade agrémentée de quelques olive et d’une rondelle de mozzarella, mais encore une fois, la jeune femme écoutait son ventre et son solide appétit. « Je vais prendre une pizza —celle du chef, d’ailleurs, j’ai bien envie de voir ce qu’il a dans le ventre. Et puis des bruschetta à la truffe, pour partager avec toi, et on verra après pour un dessert. » Elle lève les yeux du menu, décrochant soudain de ses aventures culinaires, s’enfonçant un peu plus sur son siège, « A moins que… tu voulais peut-être prendre quelque chose de plus léger. » elle toussote légèrement avant de continuer, « Une salade aussi, c’est très bien et ça fera l’affaire. »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Mer 15 Oct - 20:40


 
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S’enrichir dans la découverte de nouveaux paysages, de nouvelles cultures, de modes de vie différents avaient permis à William de se créer une solide culture générale en plus de sa curiosité naturelle qui le poussait à dévorer des livres ou à aller voir des films pour en apprendre toujours plus. Il faut dire que le milieu duquel était issu le jeune homme l’avait beaucoup aidé à s’intéresser à la culture : ses parents l’emmenaient au théâtre, au cinéma, lui conseillaient des livres et l’emmenaient en voyage avec eux partout dans le monde. Enfin pour être parfaitement honnête, il fallait reconnaitre que l’argent avait un rôle fondamental, sans lui pas de places de théâtre, de dvd de grands classiques du cinéma ou de voyage autour du monde. Et l’argent, c’était tout ce dont Gill manquait pour accéder à la culture. Elle était curieuse, ouverte d’esprit et intelligente, elle avait tout le reste, il ne lui manquait plus que le coup de pouce financier que pouvait lui apporter son petit ami et il le faisait avec plaisir, parce que pour lui la culture et le savoir ne devait pas être l’apanage des plus riches, ce n’était pas les valeurs que ses parents lui avaient transmis. Gillian n’arrivait toujours pas à s’habituer à la fortune de son petit ami, elle culpabilisait toujours sur ce point, elle avait l’impression de ne pas mérité la chance d’être tombé sur un homme riche sans comprendre qu’en fait il ne s’agissait que d’un juste retour de choses dont elle avait été privée de façon arbitraire à la naissance et qui lui avait toujours manqué. On ne choisit pas dans quel milieux on nait, Will avait eu une bonne donne de départ, Gillian une mauvaise, alors que rien de tout cela n’était justifié. Permettre à la jeune femme de voyager, de reprendre les études, lui faire découvrir des livres, des œuvres théâtrales ou cinématographiques était pour le jeune homme un moyen de rétablir un peu les choses. Le fait qu’elle se sente achetée les rares fois où il lui offrait quelque chose avait tendance à l’irriter et à le blesser, comment pouvait-elle croire un instant qu’il achetait ses faveurs en lui faisait des cadeaux sous prétexte qu’il était bien plus fortuné qu’elle ? Il n’achetait personne, il voulait simplement faire plaisir à sa petite ami comme le font de nombreux garçons avec leurs copines, le fait qu’il soit riche n’y changeait rien. Il savait qu’elle n’avait jamais cherché à le séduire ou à le garder avec elle pour sa fortune, à partir de là, elle pouvait accepter qu’il lui offre des cadeaux comme n’importe qui le ferait, non ?

Décidé à faire de ce week-end un agréable moment et à lui offrir l’occasion de visiter et de bien manger, Will conduisit Gillian dans un restaurant où il venait manger à chaque fois que ses parents l’emmenait avec eu à San Francisco. Le choix d’un restaurant italien était parfait, la jeune femme devait mourir de faim et elle ne dirait sans doute pas non à un délicieux plat de pate ou à une de leurs fameuses pizzas. Elle lui fit remarquer qu’il avait une sacrée mémoire pour se souvenir de l’endroit exact où se trouvait le restaurant après tant d’années. « En réalité, j’ai une mémoire quasi photographique, j’oubli très peu de choses et je retiens peut retenir des détails pendant très longtemps. » C’était en autre ce qu’il faisait qu’il était un très bon élève sans avoir à travailler beaucoup, contrairement à Alexander, ce qui attisait pas mal de jalousie et le mettait souvent à l’écart des autres : en plus d’être peu loquace et taciturne, c’était un espèce d’ovni surdoué. A cet âge, être différent ne pardonnait pas. Cette caractéristique à l’origine positive l’avait maintenu à l’écart des autres pendant longtemps, d’où le fait qu’il n’aimait pas spécialement s’en vanter. « Je suis sûre que tu as déjà appris tout ce qui pouvait s’apprendre.  »  Will haussa les épaules. « On a toujours des choses à apprendre. Toi par exemple, tu m’as appris à être plus positif, a essayer de voir les bonnes choses chez les gens, et à ressentir des choses que je pensais ne jamais pouvoir ressentir » conclu t-il avec un sourire timide. Ils entrèrent dans un restaurant à l’ambiance typiquement italienne et s’installèrent à une table dont l’intimité était protégée par un paravent. William la rassura quant au faut qu’il ne s’agissait nullement d’un repère de la mafia et elle en sourit. « Même si c’était le cas, je pense que aucun des types ici présent n’a envie de rigoler avec toi. » Pas faux, William n’était peut être plus le chef de gang qu’il était autrefois à New-York et sa réputation ne l’avait pas suivi jusqu’à San Francisco, mais il restait un jeune homme à la carrure solide, athlétique et intimidant dont on sentait instinctivement qu’il ne valait mieux pas lui chercher des noises. Une fois installés, Will commanda du vin et ils se plongèrent dans les menus, la main du jeune homme vint tendrement se poser sur la sienne. « Je vais prendre une pizza —celle du chef, d’ailleurs, j’ai bien envie de voir ce qu’il a dans le ventre. Et puis des bruschetta à la truffe, pour partager avec toi, et on verra après pour un dessert. » Eh bah dites donc, elle avait effectivement une bonne fringale. « A moins que… tu voulais peut-être prendre quelque chose de plus léger.  Une salade aussi, c’est très bien et ça fera l’affaire. » William lui sourit tendrement, visiblement amusé par le malaise de la jeune femme. Elle se tasse sur son siège, un peu honteuse, toussotant pour garder contenance. « Prends ce que tu veux, ne te censure surtout pas pour moi. Tu n’as pas mangé depuis longtemps, c’était plutôt rassurant de voir que tu as faim. » répondit-il en souleva la main de la jeune femme pour y déposer un très léger baiser. « Moi je vais prendre les fettucine al pesto, mes préférées » Ils passent commande auprès du serveur et on leur amène très rapidement le vin. Ils trinquent avant de porter le verre à leurs lèvres, ah un bon chianti, c’était parfait. « Soulève la nappe de ton côté » lance t-il soudain. La jeune femme s’exécute, laissant apparaître un discret « WS » gravé au couteau sur le bois de la table.« C’est bien ce qu’il me semblait, c’était à cette table qu’on s’installait avec mes parents. J’étais dans ma période un peu bêbête ou j’aimais bien laisser une trace dans les endroits où j’étais passé. »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Ven 17 Oct - 21:17



 
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Gillian aimait souvent qualifier William de ‘Standford’, se contentant bien souvent de ce simple sobriquet pour le nommer lorsqu’elle voulait aller sur une note plus douce ou qu’elle voulait lui parler plus sincèrement. Utiliser ce nom au quotidien était un gage pour elle de sa sincérité ; il était ce garçon qui avait tout, et pourtant, elle n’était pas en train de pleurer à ses pieds pour qu’il la couvre de cadeaux et de sorties. La sobriété de Gillian ne convenait pas à ce train de vie excessif. Elle aimait bien sûr sortir en sa compagnie, mais elle ne ressentait pas le besoin qu’on la regarde en temps que femme de millionnaire. Elle aimait cet anonymat et réalisait la chance qu’elle avait de pouvoir se promener au quotidien à ses côtés. Si il avait été cet homme riche et puissant, jamais elle n’aurait pu profiter de cette petite bulle de bonheur qui les entouraient, elle aurait du dealer avec les soirées mondaines, la presse et tout ce qui caractérisait son univers. Et connaissant Gillian, elle aurait pu craquer sous la pression. Et pire encore, elle s’en serait voulu toute sa vie si elle n’avait pas été assez forte pour porter ses craintes et ses peurs, si elle n’avait pas été assez présente pour l’empêcher de tomber à nouveau. Malgré sa frêle carrure, Gillian voulait être un pilier pour lui. Elle voulait s’assurer que même la distance ne pourrait pas l’empêcher de se tourner vers elle si il en ressentait le besoin. Elle savait qu’il avait horreur d’exposer ses faiblesses, mais elle allait lui rappeler avant son départ qu’il avait l’obligation de l’appeler si il se sentait faiblir. Gillian n’hésiterait pas un seul instant et sauterait dans le premier train pour Longside Creek, peut importe l’avis de William. Si l’Université était bel et bien une priorité pour elle maintenant, il en existait d’autres qui ne pourraient jamais être égalée.

Et Gillian était bien décidée à profiter de chaque petit instant qu’on lui donnait avant le grand départ. Ce voyage à San Francisco était l’occasion rêvée pour eux de se rapprocher un petit peu plus et de suspendre ces moments de bonheur qui allaient se faire de plus en plus rares. Et comme si l’idée d’un voyage ne réjouissait pas assez la jeune femme, elle allait pouvoir profiter du guide touristique le plus en vue de tout San Francisco. A la fois instruit, vif et cultivé, son petit-ami en connaissait un rayon sur la ville, de quoi remplir d’admiration les yeux de la jeune femme qui ne cessait de s’émerveiller sur ses ressources. « En réalité, j’ai une mémoire quasi photographique, j’oubli très peu de choses et je retiens peut retenir des détails pendant très longtemps. » Encore une fois, tout revenait à la photographie, à cette passion qui s’imprégnait en lui jusqu’à sa mémoire, jusqu’à son appareil photo qu’il considérait comme une propre extension de son bras. Gillian s’était souvent demandé à quoi pouvait ressembler le monde dans ses yeux et elle avait eu l’occasion de le voir au vernissage. « Vraiment ? » répond-elle avec un sourire malicieux, prête à le tester au mot près sur sa mémoire si exceptionnelle, « Où est-ce qu’on se trouvait la première fois que tu m’as dit que tu m’aimais ? » Le genre de détail que les garçons se gardaient bien de mémoriser, mais puisqu’il s’était lui-même vanté d’avoir une excellente mémoire, pourquoi ne pas le tester sur ses propres propos. Mais même si il ne pouvait pas répondre à cette question qui relevait plus de l’enfantillage qu’autre chose, Gillian n’en demeurerait pas moins impressionnée par tout ce qu’il savait. « On a toujours des choses à apprendre. Toi par exemple, tu m’as appris à être plus positif, a essayer de voir les bonnes choses chez les gens, et à ressentir des choses que je pensais ne jamais pouvoir ressentir » Il n’en faut pas moins à Gillian pour fondre. « Pour ma part, j’ai appris ça aussi facilement et naturellement que si je l’avais fait toute ma vie. » C’était ça, toute la magie de cette relation : rien n’avait été calculé, tout était venu aussi naturellement que possible. Et quoi de plus naturel pour la jeune femme d’avoir faim après avoir jeuné pendant au moins vingt-quatre heure. Elle énuméra à son petit-ami son choix concernant ce qu’elle allait prendre avant de se rendre compte de sa gourmandise et de faire rapidement marche arrière. Son ventre avait parlé et William pouvait admirer toute l’étendue de son appétit malgré sa petite taille. « Prends ce que tu veux, ne te censure surtout pas pour moi. Tu n’as pas mangé depuis longtemps, c’était plutôt rassurant de voir que tu as faim. » Gillian lui adresse un sourire timide, laissant sa main aller jusqu’à ses lèvres. « Moi je vais prendre les fettucine al pesto, mes préférées » Les yeux gourmands de Gillian s’illuminèrent, elle savait déjà qu’elle allait lui faire les yeux doux pour avoir une fourchette. « Et moi je vais rapidement apprendre à en faire maintenant que je sais que tu aimes ça. » ajoute-elle avec un sourire. Gillian trinque avec bonheur, se délectant du vin qu’il avait choisi. Encore une fois, il ne se trompait jamais dans le choix des vins et avait le don d’éveiller le palais de la jeune femme. « Soulève la nappe de ton côté » « Pardon ? » Elle n’était pas sûre d’avoir bien entendu ce qu’il lui demandait. Elle s’exécute et sous ses doigts, une inscription tracée dans le bois vieilli lui décroche un sourire. « William Standford. » répète-elle en laissant courir ses doigts sur le bois de la table. « C’est bien ce qu’il me semblait, c’était à cette table qu’on s’installait avec mes parents. J’étais dans ma période un peu bêbête ou j’aimais bien laisser une trace dans les endroits où j’étais passé. » Gillian rit doucement. Il ne parlait pas beaucoup de cette époque de sa vie, et les quelques fois ou il s’aventurait sur cette pente, ce n’était pas généralement pour raconter des choses heureuses. « Tu penses que des gens se sont déjà interrogés sur la signification de ces mystérieuses initiales ? Si seulement ils pouvaient se douter que l’illustre William Standford a tracé de sa propre main ce chef d’oeuvre…  » continua-elle en se saisissant de son couteau, « Ca te dérange si je laisse ma trace avec toi ? » murmure-elle en traçant un discret ‘GM’ à ses côtés, avant de rabattre la nappe à l’arrivée du serveur. Elle lui adressa son plus beau sourire tandis qu’il était occupé à les servir et leur souhaita un bon appétit avant de se retirer. Gillian huma le délicieux fumet venant de sa pizza, avant de se saisir de ses couverts. « Tu veux que je te garde une part ? » commença-elle alors qu’elle fourrait déjà un morceau de pizza encore chaud dans sa bouche, « Parce que vraiment, c’est délicioso ! »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Lun 20 Oct - 21:12


 
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Riche, bel homme, charismatique, intelligent, Will avait tout pour plaire et aurait probablement fait des ravages dans la gente féminine de la haute société s’il avait mené la vie à laquelle il était destiné à la naissance. Seulement voilà, le sort en avait voulu autrement et lui avait arraché ses parents bien trop tôt pour qu’il puisse se construire une personnalité stable. On dit que perdre ses parents lorsqu’on est enfant est le plus difficile à surmonter. Mais quand ses parents disparaissent aussi tôt, qu’on est si jeune, on parvient à se construire sans eux, on s’habitude dès le plus jeune âge à s’occuper de soi ou on laisse une famille d’accueil le faire à sa place. Quand on a seize ans c’est une autre affaire, on attend déjà de vous d’être fort et capable d’endurer ça alors que vous  vous trouvez dans la période la plus perturbante de votre vie. Un adolescent lambda dans une famille normale se sent déjà paumé alors imaginez un gamin de seize ans qui vient de perdre ses seuls modèles. Will avait apprit à vivre avec ses parents pour l’épauler et au moment où il avait le plus besoin d’eux, à l’âge où on change et où on se construit une vraie personnalité et où on a besoin de repères pour vous guider, vous perdez les deux personnes qui comptent le plus dans votre vie. Oui, l’adolescence était sans aucun doute  le pire moment pour devenir orphelin, on le supporte beaucoup moins bien. La seule façon qu’avait trouvé Will pour supporter la douleur avait été de se transformer en un homme qui était l’exact opposé de ce que ses parents auraient voulu qu’il devienne, comme pour mettre une séparation entre son passé et son présent, comme pour devenir un autre et se détacher du petit garçon timide et taciturne qu’il était autrefois et qui partageait de nombreux souvenir avec ceux qui l’avaient élevé. C’était aussi une révolte, un moyen de venger de l’abandon de sa mère qui avait choisi le suicide au lieu de prendre soin de son fils. Gillian et lui se ressemblait tellement, ils étaient tout deux victimes de la lâcheté de leur mère.

Les parents de William s’étaient rapidement aperçu que leur enfant était doté une mémoire et des capacités cognitives exceptionnels. Ce n’était pas un géni au sens psy du terme mais il comprenait très vite, se souvenait de détails et parvenait à disserter sur des sujets comme s’il les connaissait par cœur alors qu’il avait lu la documentation rapidement dix minutes avant. Mais c’était sans compter la malice de Gillian qui préféra en profiter pour le tester. « Vraiment ? » répond-elle. « Où est-ce qu’on se trouvait la première fois que tu m’as dit que tu m’aimais ? » William afficha un grand sourire, sûr de lui. « Trop facile, on était dans la voiture, garés à côté du parc, c’était après que je me sois tapé une petite crise de jalousie à cause d’un gars de tes cours qui t’avais embrassé sur la joue. Je peux me rappeler de détails infimes alors des évènements aussi importants que la première fois où j’ai dis je t’aime à une femme je suis pas prêt de l’oublier. » William était, certes un garçon et donc à ce titre, moins romantique que la grande majorité des femmes, mais ce moment était très important que lui, c’était le point de départ de leur couple, l’instant où il avait accepté d’être à nouveau vulnérable et d’avouer qu’il était capable de sentiments comme tout être humain. « Pour ma part, j’ai appris ça aussi facilement et naturellement que si je l’avais fait toute ma vie. » Will hocha la tête, touché par l’aveu de la jeune femme. Aimer dans leur cas était facile, c’était accepter d’être aimé  et de se sentir digne de cet amour qui était plus compliqué pour eux, chacun avec ses complexes. Cela n’empêchait pourtant pas William de vouloir inclure sa petite amie un peu plus dans son monde, de lui faire partager des souvenirs d’enfance et pour cela, il l’emmena dans un restaurant italien délicieux qu’il avait autrefois fréquenté avec ses parents. Il commanda du vin et choisit des fetuccine al pesto au parmesan et pignons de pin, son plat préféré que le chef du restaurant -s’il était toujours le même- exécutait parfaitement. « Et moi je vais rapidement apprendre à en faire maintenant que je sais que tu aimes ça. » Pour toute réponse, William lui offrit un tendre sourire et ses yeux à lui se mirent à briller, il était toujours impressionné par la capacité de sa petite amie à se couper en quatre pour lui faire plaisir. Il suffisait qu’il suggère une chose pour qu’elle s’en empare et en fasse une occasion de le satisfaire. Il lui indiqua de soulever la nappe de la table pour lui montrer ses initiales gravées au couteau lorsqu’il était plus jeune. « Tu penses que des gens se sont déjà interrogés sur la signification de ces mystérieuses initiales ? Si seulement ils pouvaient se douter que l’illustre William Standford a tracé de sa propre main ce chef d’oeuvre…  » William ne pu s’empêcher de lever les yeux au ciel. « Je n’ai rien fait qui permette de me qualifier d’illustre » se contente t-il de répondre. Gillian le voit toujours comme cet homme célèbre, comme si sa seule célébrité d’antan permettait de lui donner un caractère d’homme puissant alors qu’il n’avait fait que naitre avec un nom connu. « Ca te dérange si je laisse ma trace avec toi ? » Le jeune homme secoue la tête pour lui signifier de ne pas se gêner et observe le résultat. Dorénavant les initiales de Gill et de William resteront gravées pour de nombreuses années sur la table de ce restaurant italien de San Franscisco. Aucun d’entre eux n’avait connu les histoires romantiques d’adolescents amoureux, et ils passaient par cette phase un peu étrange et un brin niaise, à l’approche de la trentaine, c’était plutôt mignon. « Tu veux que je te garde une part ? » propose t-elle en portant une part de pizza à ses lèvres, « Parce que vraiment, c’est délicioso ! » William sourit tendrement, il adorait son enthousiasme et sa joie de vivre, ça le faisait craquer. Il aquieça et se lança à son tour dans la dégustation de son plat. Il parlait italien couramment mais il n’avait pas envie de faire le type qui se la joue devant elle. « Goûte ça, c’est encore plus delizioso » répond t-il simplement en lui tendant sa fourchette. La suite du repas se passa dans la tendresse et la complicité, ils partagèrent un tiramisu et prirent un café bien serré en dessert. « Tu veux faire un tour au Golden Gate Bridge ? »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Ven 24 Oct - 21:36



 
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William avait été le premier à dire à la jeune femme qu’elle était belle. Elle s’était toujours trouvé des défauts et excellait dans l’art de les masquer à sa façon. Ce n’est qu’à ses côtés qu’elle avait appris à accepter son apparence et même à se mettre en valeur avec le temps. Il aimait le bleu de ses yeux, le blond de ses cheveux, il ne la couvrait pas de compliment mais ses yeux débordaient d’admiration à chaque fois qu’elle croisait son regard au petit matin. Même avec les yeux bouffis, les cheveux emmêlés et la tête encore dans l’oreiller, il arrivait à la trouver belle. William entrait petit à petit dans sa vie et elle s’y attachait tout entière, et ce n’est que lorsqu’elle serait loin de lui que le manque la frapperait de plein fouet. Même son sale caractère et ses humeurs allaient lui manquer, c’est pour dire si son affection pour lui ne semblait pas avoir de limite. Et même si dans un premier temps elle l’avait cru incapable d’éprouver le moindre semblant de sentiment à l’égard de ses semblables, elle s’était bien vite rendue compte qu’il avait érigé une barrière entre lui et le monde dans le seul but de se protéger. Il avait déjà tellement souffert dans son enfance qu’il avait du trouver une solution pour diminuer cette souffrance au maximum, cette souffrance qui avait bien faillis le détruire. La demoiselle l’avait appris dans la foulée, en plein coeur d’une dispute, et depuis une nouvelle facette de sa personnalité lui était apparue ; une personnalité plus fragile, abîmée, faible. Celle qu’il s’efforçait d’enterrer au plus profond de lui-même. Celle qui rappelait à Gillian pourquoi elle devait rester forte, pourquoi elle devait le protéger elle aussi.

Et mieux encore que de porter ses faiblesses, se sentir rattacher à sa vie d’avant était un privilège qu’elle savait apprécier à sa juste valeur. Son petit-ami faisait de son mieux pour l’inclure dans sa vie et ses passions, et en retour, elle faisait de son mieux pour partager également avec lui tout ce qu’elle pouvait. Parfois, elle avait cette impression étrange qu’ils ne venaient pas du même monde. Il avait cette culture et cette maturité qui l’impressionnaient toujours, au point qu’elle se sentait presque comme une enfant à côté de lui. Mais lorsqu’il parlait de sa mémoire incroyable, Gillian eu envie de le prendre aux mots et de voir jusqu’à quel point il était capable de se souvenir. « Trop facile, on était dans la voiture, garés à côté du parc, c’était après que je me sois tapé une petite crise de jalousie à cause d’un gars de tes cours qui t’avais embrassé sur la joue. Je peux me rappeler de détails infimes alors des évènements aussi importants que la première fois où j’ai dis je t’aime à une femme je suis pas prêt de l’oublier. » Elle hocha la tête, admirative de voir jusqu’où sa mémoire était capable d’aller lorsqu’il s’agissait d’aller dans les détails. Et mieux encore, il disait de vive voix qu’elle était la toute première femme à laquelle il avouait des sentiments aussi sincères et profonds. Elle était la première, de la même façon qu’il avait été le premier. « Brillante analyse, Monsieur Standford. Vraiment, je suis impressionnée. » ajouta-elle en parvenant à attraper ses doigts dans les siens. C’était plus fort qu’elle, cet amour qui était en train de la consumer toute entière. Gillian lui retournait ses sentiments sincères, sans se poser plus de question. Après tout, il s’agissait de William, de la seule personne dans ce monde qui ne blesserait jamais ses sentiments ou sa personne. Pour rien au monde elle ne cesserait de se plonger de plus en plus dans cette relation. Elle ne voulait pas que cela puisse s’essouffler, c’est pourquoi elle y mettait du coeur et du siens, même lorsqu’ils étaient tout les deux en voyage. Leurs vies les attendait là-bas, dans leur appartement de Seymour Street. En attendant, ils profitaient du temps qui s’offrait à eux et des bribes de souvenirs que William racontait à propos de son enfance. « Je n’ai rien fait qui permette de me qualifier d’illustre » Gillian lève les yeux au ciel, il n’en ratait donc jamais une. « Effectivement, c’est pour ça que je me permets de te qualifier à ta place. Quoi que tu puisses faire, ça sera toujours plus illustre que pour moi. » ajouta-elle d’un ton joyeux. Elle ne voulait pas rejouer encore une fois la scène de l’enfance malheureuse et pauvre. Elle était heureuse maintenant, tout cela était bel et bien derrière elle, même si son père avait décidé de faire basculer un peu son quotidien. Il ne pourrait de toute façon pas l’arracher aux bras du jeune homme sans en payer le prix fort. Il l’aimait et la protégeait comme une trésor précieux. La gourmandise de Gillian l’emporta bien vite et elle le vin et la pizza eurent bien vite raison de son débit de parole. Elle prit cependant la parole pour proposer à William une part. « Goûte ça, c’est encore plus delizioso » Ah, évidemment. Avec l’accent et la tonalité parfaite, elle n’en attendait pas moins de sa part. Elle goûta cependant avec plaisir et ses yeux brillèrent de gourmandise. « Promet-moi que ce n’est pas la dernière fois qu’on vient manger ici. Je crois que mon estomac vient de tomber littéralement amoureux… » Et le dessert et le café eurent bien vite fini de la convaincre, elle insisterait dès demain pour revenir manger ici. « Tu veux faire un tour au Golden Gate Bridge ? » La jeune femme ne se fait pas prier et déjà, elle se laisse à nouveau entraîner dans les rues de la ville par William. « On est quand même à San Francisco, ce serait bête de ne pas en profiter ! » Et lorsqu’elle sent que le moment est venu de se confronter à l’immense pont, la demoiselle arrête soudain sa course « Attends. » un sourire enfantin se dessine sur ses lèvres, « Je vais fermer les yeux et serrer très fort ta main. J’ouvrirais seulement les yeux quand on sera arrivé, je veux garder la surprise le plus longtemps possible, qu’est-ce que tu en penses ?  »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Lun 27 Oct - 21:02


 
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Gillian n’avait absolument pas conscience de son potentiel de séduction. Elle commençait à l’effleurer du bout des doigts aux côtés de son petit ami mais son maque de confiance en elle l’empêchait de l’exploiter pleinement. Il était le premier à lui dire qu’elle était belle et qu’elle était même très sexy. Toute son enfance, elle s’était entendue dire qu’elle était commune, qu’elle n’avait rien d’exceptionnel. Mais là ou le père de la jeune femme trouvait ses cheveux trop blonds et ses yeux trop bleus, Will était sous le charme de ses jolis yeux de biche et de ce visage de poupée encadré par une chevelure claire et soyeuse. Elle commençait tout juste à vouloir se’ mettre en valeur à ses côtés, à porter des vêtements plus moulant et ajustés, à se coiffer de façon plus sophistiquer et à se maquiller avec application. Elle restait cette fille au charme naturel et n’en faisait pas des tonnes, ce n’était et ce ne serait jamais son genre mais ça convenait parfaitement au jeune homme qui n’avait aucune envie de se trimballer avec une poupée Barbie à son bras. Et déjà, le regard des hommes se faisait plus insistant et certain se retournaient sur le passage de la jolie blonde, ce qui ne pouvait rendre Will que plus fier de l’avoir à ses côtés.

Il était facile de répondre à la question de Gill et ce n’était pas grâce à sa mémoire ultra-developpée qu’il pu lui décrie où ils étaient la première fois qu’il lui avait dit qu’il l’aimait mais grâce à l’intensité du moment. Personne ne pouvait décemment oublier ce moment ou le cœur palpite, les mains tremblent et le souffle s’accélère. C’est un moment unique, et Gill était celle qu’il avait choisit. « Brillante analyse, Monsieur Standford. Vraiment, je suis impressionnée. » Will baissa modestement la tête, il de demandait que ça, l’impressionner. L’emmener dans un restaurant délicieux où il avait déjeuné plusieurs fois avec ses parents avait également pour but de lui faire plaisir. Il ne se laissait jamais de lui faire découvrir de nouvelles choses, de nouveaux endroits, parce qu’elle se prêtait toujours au jeu avec enthousiasme. Elle ramenait toujours sur la table le fait qu’il était célèbre, mais ça ne faisait pas quelqu’un de lui quelqu’un d’illustre et méritant, il n’avait rien fait de bien de sa vie, il avait passé sa jeunesse à faire des conneries avant de s’enfermer dans un appartement. Il n’avait pas de quoi être fier. Gill leva les yeux au ciel, visiblement agacée qu’il lui tienne toujours le même discours, discours qui pour lui était parfaitement objectifs et rationnel. « Effectivement, c’est pour ça que je me permets de te qualifier à ta place. Quoi que tu puisses faire, ça sera toujours plus illustre que pour moi. » Ce fût à son tour de lever les yeux au ciel. « Toi tu as réussis à vivre dans la rue sans tabasser qui que ce soit, à t’en sortir et à entrer à l’université. Je ne parle pas d’argent ou de chance ici, tu n’aurais rien eu de tout ça si tu n’avais pas fait preuve d’autant de force et de détermination. Tu mériterais bien plus que moi d’être reconnue. » Ils dinèrent en parlant de tout et de rien, comme n’importe quel couple, savourant leurs plats. Gill sembla d’ailleurs conquise par ses fettucine au pesto et aux pignons de pin. « Promet-moi que ce n’est pas la dernière fois qu’on vient manger ici. Je crois que mon estomac vient de tomber littéralement amoureux… » William afficha un sourire satisfait, le premier objectif de la journée était atteint. « Ton estomac est bien plus facile à satisfaire que ton cœur alors, parce que ça n’a pas été si facile de le faire succomber. Eet j'ai encore d'autres très bons restaurants à te faire découvrir » Si l’attirance s’était rapidement faite ressenti pour les deux amoureux, il avait fallu du temps pour qu’ils acceptent de se laisser aller et de prendre le risque de se lancer dans une vraie relation. Ils s’étaient tournés autour pendant des moins sous l’œil atterré d’Alexander. Ils achevèrent leur repas et William proposa à le jeune femme de poursuivre leur visite par le pont le plus fameux de la côté ouest. « On est quand même à San Francisco, ce serait bête de ne pas en profiter ! » Will l’entraina à travers les rue de San Francisco qui lui revenaient en mémoire aussi facilement que s’il avait quitté la ville la veille. Ils prirent un taxi qui les fit   traverser le pont d’où ils purent se rendre compte de la hauteur de l’édifice. Pas étonnant que des gens se jettent du pont pour se suicider, la chute d’une hauteur vertigineuse qui s’achèvent par une percée dans l’eau à plusieurs dizaine de kilomètres par heure était fatale. Puis le taxi les conduisit jusqu’au bas de la colline d’où il y avait une superbe vue sur le pont et sur la ville de San-Francisco. Avant d’entamer la petite ascension, Gill se stoppa. « Attends. » Will lui lança un regard interrogateur. « Je vais fermer les yeux et serrer très fort ta main. J’ouvrirais seulement les yeux quand on sera arrivé, je veux garder la surprise le plus longtemps possible, qu’est-ce que tu en penses ?  » Un tendre sourire s’afficha sur ses lèvres, décidément la jeune femme avait le don de le faire craquer. Il détacha doucement la fine écharpe du cou de la jeune femme et passa derrière elle pour lui bander les yeux. « Comme ça, tu ne seras pas tentée de tricher. » Il lui prit la main doucement et l’aida à gravir, la colline, la guida par ses parole à chaque passage difficile et l’entourant ses bras protecteur pour s’assurer qu’elle ne tombe pas. Arrivés au sommet, Will se glissa derrière Gillian pour lui murmurer à l’oreille. « Prête ? » Elle acquiesça et il lui ôta le bandeau pour révéler une splendide vue sur le pont et la ville de San Francisco en arrière plan. Il entoura doucement sa taille pour la ramener contre lui. « Alors qu’est-ce que tu en dis ? Plutôt chouette, non ? Ça valait le coup de garder la surprise jusqu’au bout.»
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Mar 28 Oct - 22:53



 
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Les moments qu’elle passait en dehors du quotidien ne faisaient que renforcer ses convictions ; elle avait sa place aux côtés de William même si ses propres préjugés l’avaient empêchés dans un premier temps de s’imaginer comme possible petite-amie. Elle s’était sentie rattrapée par son rang et sa richesse avant de se rendre compte une fois le moment venu que tout ceci n’était que de la foutaise. Il la rendait plus belle et plus vivante que n’importe quel homme qu’elle aurait pu connaître, il l’enveloppait d’amour dès les premiers instants du soirs jusqu’à ce que le soleil se couche. Plus le temps passait et plus elle ne pouvait se passer de lui. Il était cette addiction qui se répandait dans ses veines, chaque jour un peu plus fort. Il s’était immiscé au creux de ses sentiments et même si elle avait eu mille et une raisons d’abandonner, elle ne l’avait pas abandonné. Elle avait préféré se lancer un pari, le pari fou de l’aimer malgré les apparences, pour cette personne qu’il voulait être et qu’elle apercevait en lui. Sentir qu’il pouvait l’aimer, en se fichant éperdument de son passé et de ce qu’elle avait pu vivre. Sentir qu’il la voyait bien au delà des apparences et qu’il pouvait lui rendre l’amour qu’elle pouvait lui porter. Le coeur de Gillian s’imprégnait de sa voix, de ses mimiques boudeuses et de la fâcheuse habitude qu’il avait de toujours avoir raison. Elle aimait ses qualités autant que ses défauts, et c’était peut-être ça le plus incroyable.

Et même si William était la personne la plus orgueilleuse qui soit, il avait quand même mis un jour son amour propre de côté pour un jour ouvrir son coeur à la jeune femme, prenant même le risque de se faire briser ce dernier. Et si elle en profitait pour saluer sa mémoire exceptionnelle, elle prenait plaisir à se rappeler de ce moment riche en émotion. Elle en avait même pleuré à l’instant ou elle avait entendu les mots sortir de sa bouche. Il l’aimait et il voulait même officialiser les choses avec elle, lui qui n’avait jamais été friand des relations stables et qui était incapable de la moindre affection envers quiconque. Ce n’est qu’en considérant tout ces détails qu’elle se rendait compte de toute l’importance qu’elle avait à ses yeux. Avec elle, il n’était plus cet homme rude et violent. Il jetait un pont entre elle et son autre vie pour l’inviter à entrer dans son passé. Ce passé ou il était ce riche héritier qui avait vu s’abattre sur lui le drame avant d’être noyé dans la vague médiatique. Si seulement ces serveurs savaient à qui ils s’adressaient, peut-être que ce repas en aurait été tout autrement… « Toi tu as réussis à vivre dans la rue sans tabasser qui que ce soit, à t’en sortir et à entrer à l’université. Je ne parle pas d’argent ou de chance ici, tu n’aurais rien eu de tout ça si tu n’avais pas fait preuve d’autant de force et de détermination. Tu mériterais bien plus que moi d’être reconnue. » Elle rougit doucement avant de baisser les yeux, peut-être qu’il avait raison même si pour elle il serait toujours ce jeune homme au noble milieu et aux douces manières. « Même si ce que tu cites est élogieux, tu sais aussi bien que moi que j’ai aussi mes passes obscures, et ça, ça n’a rien d’illustre.  » soupire-elle, navrée de constater qu’il se rabaissait toujours et la mettait sur un piédestal, comme si il la considérait comme une martyr et lui un horrible bourreau. Mais l’histoire était bel et bien différente, et à mesure qu’elle en apprenait sur lui, elle lui dévoilait un peu plus des pages de son histoire. Et avec le temps, elle avait appris à tout lui confier, comme à un ami, allant jusqu’à trouver plaisant de le taquiner, ne lésinant jamais sur une occasion de lui montrer tout l’enthousiasme qu’elle avait en elle. « Ton estomac est bien plus facile à satisfaire que ton cœur alors, parce que ça n’a pas été si facile de le faire succomber. Et j'ai encore d'autres très bons restaurants à te faire découvrir » Cette fois-ci, son oeil flamboie alors qu’elle passe ses mains sous son menton, lui décrochant son regard le plus malicieux. « Non, tu as raison. Je suis horriblement difficile à conquérir quand il s’agit du coeur, mais je ne l’offre pas à n’importe qui. » continue-elle pour flatter indirectement son égo comme elle savait si bien le faire. Et Gillian savait bel et bien de quoi elle parlait, cette relation avait été une lutte de tout les jours, un enchaînement de jeu dangereux et passionnés qui avait terminé plutôt bien. Le dîner se termina dans une ambiance assez joyeuse et William en profita pour lui demander si elle voulait aller voir le fameux Golden Gate Bridge. Gillian ne se fit évidemment pas prier et s’émerveilla une nouvelle fois de l’aisance de son petit-ami dans les rues de la ville. Elle traversa une première fois le pont en voiture, serrant un peu la main de William devant la hauteur de ce dernier. Elle ne s’en était jamais rendue compte avant, mais une telle hauteur lui prenait vraiment à la gorge et lui coupait le souffle. Ce n’est qu’en arrivant de l’autre côté qu’elle proposa à William de l’emmener jusqu’en haut de la colline en fermant les yeux, pour préserver le suspens. Et comme à son habitude, le jeune homme se prêta au jeu en lui nouant son écharpe pour les yeux. De quoi faire monter la tension un peu plus pour la jeune femme. « Comme ça, tu ne seras pas tentée de tricher. » « Pfff, comme si ça m’arrivait de tricher. » ajouta-elle en plaisantant à moitié, sachant très bien qu’elle était la pire filoute qui soit. Elle se laisse une nouvelle fois entraîner et prend confiance en sentant ses bras et ses mains l’entourer pour la guider et l’empêcher de tomber. Ce n’est qu’une fois au sommet, les sens en alertes que le bandeau tombe enfin et que la vue superbe s’offre à la jeune femme. Elle écarquille les yeux et un ‘Oooooh’ d’émerveillement vient naître sur ses lèvres. C’était réellement sublime. Elle sent ses mains passer autours de sa taille et vient un peu plus s’enfoncer contre son torse en se laissant légèrement tomber. « Alors qu’est-ce que tu en dis ? Plutôt chouette, non ? Ça valait le coup de garder la surprise jusqu’au bout.» Elle hoche énergiquement la tête, avant de voir son regard attiré par le vide de la vallée. « C’est vraiment magnifique ! » souffle-elle émerveillée avant de resserrer un peu plus fort son étreinte autours de sa taille, « Tiens-moi un peu plus fort ou alors je vais tomber. » souffle-elle, visiblement mal à l’aise par rapport à la hauteur à laquelle ou elle se trouvait. Elle n’avait jamais vraiment eu l’occasion d’expérimenter la hauteur et même lors de son bref passage en avion, elle s’était interdit toute vue au travers du hublot. Une première rencontre avec l’altitude qui semblait un peu plus compliquée que ce qu’elle avait imaginé.
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Dim 2 Nov - 20:15


 
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William ne s’était jamais soucié de ce que les autres pensaient de lui. Il s’était toujours targué d’être un esprit indépendant pour qui l’opinion des autres comptait peu. Au départ, l’opinion que Gill avait de lui ne le touchait pas du tout, au contraire, qu’elle puisse l’imaginer comme un sombre connard imbu de lui-même et hautain l’arrangeait car cela maintenait la distance entre eux, à une époque où il était encore loin de lui faire confiance. Aujourd’hui, tout était différent. Il avait envie de s’améliorer pour Gillian, il avait envie de voir de l’admiration dans ses yeux, comme à chaque fois qu’il lui parlait de photo, de littérature, d’art ou de cinéma. Elle buvait ses paroles et il se sentait important, il voulait qu’elle puisse se projeter avec lui, pas seulement profiter de l’instant sans savoir si le lendemain une de leurs disputes mettrait fin à leur relation. Il essayait d’être moins flippé du contrôle, de maitriser ses changements d’humeur, de lui laisser de l’espace dans leur vie de couple et dans leur vie intime, il essayait de garder son calme et moins partir au quart de tour. Parfois ça fonctionnait, parfois non ; mais il faisait des efforts. Il n’était plus habitué à prendre soin de quelqu’un, Alexander s’était tellement occupé depuis lui pendant des années qu’il avait été infantilisé au possible. Prendre soin de Gill était un booster pour lui, mais c’était aussi une source d’angoisse qu’il avait encore du mal à gérer. Il avait toujours peur de ne pas être à la hauteur.

S’il avait la chance d’avoir accès très jeune à la culture, aux livres, aux musées, au cinéma, ce n’était pas le cas de la jeune femme mais elle s’illustrait pas d’autres qualités tout aussi importantes : la force, le courage, la détermination. Il l’avait respectée très rapidement parce qu’il avait reconnu en elle quelque chose de spécial, une fille pas comme les autres, blessée par la vie, ayant connu les pires atrocités et pourtant toujours capable d’espérer l’arrivée de jours meilleurs. « Même si ce que tu cites est élogieux, tu sais aussi bien que moi que j’ai aussi mes passes obscures, et ça, ça n’a rien d’illustre. »  Il resserra ses doigts dans les siens lorsqu’il la vit quitter son regard et soupirer. Gillian avait connu des choses horribles qu’aucune enfant ne devrait avoir à subir, mais c’était aussi ce qui l’avait construite, c’était ce qui avait fait d’elle la femme forte et courageuse qu’elle était aujourd’hui, elle n’avait pas à avoir honte de son passé. Sentant que cette conversation prenait une connotation beaucoup plus triste que ce qu’il avait prévu pour ce week end en amoureux, il préféra changer de sujet. « Non, tu as raison. Je suis horriblement difficile à conquérir quand il s’agit du coeur, mais je ne l’offre pas à n’importe qui. » Will afficha un sourire en coin, elle savait toujours le flatter et lui faire des compliments indirectement pour ne pas trop le mettre dans l’embarras. Elle le connaissait, elle savait comment il fonctionnait. C’était perturbant de voir qu’en si peu de temps elle était parvenu à le connaître aussi bien. Alexander avait mit des années. « Y’a plutôt intérêt, maintenant que je l’ai, je le garde. » Ils terminèrent le dîner dans la bonne humeur, le goût délicieux des plats, du dessert et même du café serré et riche en goût italien n’y furent pas totalement étranger. Puis ils sortirent et prirent la direction du Golden Gate, puis d’une des deux « Twin peaks » dont Will voulait absolument faire découvrir à sa petite amie la superbe vue. Elle voulait fermer les yeux pour garder la surprise, Will entra dans son jeu et pour s’assurer qu’elle ne rouvrirait pas les yeux en court de route, il lui banda les yeux à l’aide de l’écharpe de la jeune femme « Pfff, comme si ça m’arrivait de tricher. » Will ne répond pas, il sait parfaitement que Gill est une petite maligne qui peut parfois se montrer impatiente. Hors de question de prendre le risque de gâcher la surprise. Il agite la main devant ses yeux pour s’assurer qu’elle ne voit vraiment rien, elle ne réagit pas. Rassuré, il se met en route en prenant bien soin d’aider Gillian à surmonter les obstacles, la guidant à l’aide de sa voix et de ses mains. Il s’émerveille lui-même de constater à quel point elle lui fait confiance, elle n’hésite pas un seul instant, elle ne s’arrête pas, elle l’écoute et fait exactement ce qu’il lui indique sans chercher à voir par elle-même. Cette preuve d’amour, parce qu’un tel niveau de confiance en est une, lui allait droit au cœur. Arrivés au sommet de la colline, il lui enlève l’écharpe et ne la quitte pas des yeux au moment où elle découvre et s’émerveille de la vue. « C’est vraiment magnifique ! » Il entoure ses bras de sa taille et il sent instantanément le poids de son corps reposer contre le sien. « Tiens-moi un peu plus fort ou alors je vais tomber. » dit-elle en resserra ses mains autour des bras de son petit ami. Répondant à sa demande, Will la serre un peu plus fort contre lui, il la sent tremblante dans ses bras, ses muscles son terriblement tendus. Elle doit avoir le vertige, elle n’a sans doute jamais été confrontée à la hauteur. « On est sur l’un de des nombreuses collines qui entoure San Francisco, une des deux colline les plus connues, les Twin peaks. Là bas, c’est le Mont Sutro avec au dessus la tour rouge est blanche c’est une tour de transmission télé, la Sutro Tower. En bas évidemment le Golden Gate Bridge et on ne la voit pas d’ici mais par là bas, il y a la faille de San Andreas, crée suite à un des nombreux tremblements de terre que connais la région. La ville a d’ailleurs été en grande partie détruite par le séisme et l’incendie de 1906 mais il reste encore des maisons victorienne qu’on peut aller voir dans le quartier de Nob Hill si tu veux, on les appelées les painted ladies parce qu’elles se touchent tellement elles sont proches et sont toutes peinte d’une couleur différente. Là bas, tu distingue la Coit Tower, une tour de style Art déco construite dans les années 1930, très chouette également. Dans le style Beaux-Arts hérité de l’influence française, tu as le Civic Center là bas avec l’hôtel de ville, l’opéra et la bibliothèque et puis le Ferry Building. La plus haute tour en forme de pyramide c’est la Transamerica Pyramid, de style contemporain. San Francisco est une ville très cosmopolite, tu as Chinatown, un quartier chinois, un jardin japonais, un quartier hispanique et comme tu l’as vu tout à l’heure, un autre où se concentre la population immigrée Italienne. C’est une ville très chouette » . Son monologue terminé, il jeta un œil inquiet à Gillian. Il connaissait sa curiosité naturelle et il avait songé que parler de l’histoire et de l’architecture de la ville détournerait son attention de son vertige. « Et tu vois la grande tour de verre à droite ? Ce sont mes parents qui l’ont faite construire. »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Jeu 6 Nov - 21:11



 
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Elle avait mis un certains temps avant de pouvoir avoir assez de cran pour glisser sa main dans la sienne. Elle l’avait toujours vu comme un homme avec un caractère imposant, à la richesse sans limite, qui pouvait s’offrir tout les plaisirs de ce monde mais qui avait préféré donner sa chance à quelqu’un qui n’avait rien. Gillian se sentait pourtant de moins en moins pauvre à ses côtés, elle en apprenait chaque jour un peu plus et elle sentait qu’elle avait également énormément à lui apporter. Gillian avait le pouvoir de calmer ses colères mais elle avait également la fâcheuse habitude de réveiller le pire en lui. Si il comptait énormément à ses yeux, il en était de même pour elle et son habitude de la protéger de tout et n’importe quoi l’emportait bien souvent sur le bon sens de la demoiselle. Faire comprendre à Gillian que son sort intéressait quiconque était un défi qu’il s’appliquait à relever chaque jour. Pour la jeune femme, c’était différent, elle devait accepter de ne plus compter seulement sur elle-même. Lorsqu’elle se sentait faible ou en danger, elle devait accepter de pouvoir livrer le fond de sa pensée, de demander aide et protection de la part de ceux qui pouvaient la lui offrir en arrêtant de penser qu’elle pourrait s’en sortir en serrant les dents. Personne ne pouvait endurer une vie seule, à attendre, à souffrir, surtout depuis que Gillian avait goûté à la vie à deux, à cette amitié qui s’était transformé en passion. La jeune femme le savait, elle devait faire confiance et cesser de douter d’elle-même. Elle ne pouvait pas continuellement se mettre des barrières, surtout quand on ne lui voulait que du bien.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que William avait toujours l’art de voir les choses en grand quand il s’agissait de mettre des étoiles dans les yeux de la jeune femme. Et pour une fois, Gillian n’était pas en train de rougir et marmonner qu’elle ne voulait pas qu’il lui offre quoi que ce soit. Elle avait fini par accepter depuis l’histoire du collier les attentions qu’il pouvait lui faire, préférant accepter avec un large sourire que de taper des pieds en râlant. Et pour le coup, il l’avait gâtée comme pas possible en lui offrant un repas ou son estomac en avait largement profité. Elle avait pu partager avec lui des souvenirs concernant sa famille, sa vie d’avant. Le genre de souvenir qu’il ne partageait que trop rarement, mais qui avait le don de ravir la jeune femme et de dessiner sur son visage son sourire si particulier avec ses adorables fossettes. Il avait toujours le don de créer chez elle la joie, la douceur comme la passion. Il la rendait importante et arrivait à lui insuffler la confiance qu’elle n’avait jamais eu auparavant. Elle avait fait le choix de lui remettre son coeur, certes un peu cabossé et fragile, mais elle ne regrettait aujourd’hui pas ce choix qui aurait pu paraître insensé dans un premier temps. « Y’a plutôt intérêt, maintenant que je l’ai, je le garde. » Gillian n’avait pas besoin de sourire davantage, le rose de ses joues et l’éclat lumineux de son visage ne trompaient pas sur le message. Elle serait heureuse tant qu’il pourrait le garder, le conserver, tant qu’il ne serait pas tanné par ses petites manies d’enfants et qu’il arriverait à lui ouvrir ses bras. Et il n’en avait visiblement pas fini avec les fantaisies de sa petite-amie, qui en plus de vouloir aller voir le Golden Gate Bridge, exigeait maintenant le coup de la surprise et contre toute attente, William respecta cette demande, la conduisant au sommet, la guidant à l’aide de sa voix. Gillian lui prouvait là une nouvelle fois qu’elle pouvait avoir une confiance aveugle en lui. Elle ne devait pas avoir peur d’avancer dans le noir. Ce n’est que lorsqu’il fit tomber le rideau qu’elle pu enfin noyer son regard dans le paysage, un paysage qui lui coupa le souffle et lui fit quelque peu tourner la tête. Elle ne manqua pas de lui faire remarquer, en resserrant un peu plus son étreinte contre lui. Il commence alors à lui détailler toute la vue, et le regard de Gillian perdu dans un premier temps dans le vide se relève doucement et suit chaque étape de ce qu’il est en train de lui montrer, se concentrant à la fois sur tout les détails qu’il lui donnait et sur la vue qui s’offrait à elle. Peu à peu, la peur du vide quittait l’esprit de la jeune femme dont l’attention était maintenant toute portée sur le paysage. « Et tu vois la grande tour de verre à droite ? Ce sont mes parents qui l’ont faite construire. » La jeune femme cligna doucement des yeux, distinguant la tour dont il parlait qui surplombait la ville de toute sa taille. La taille de l’édifice lui coupait une nouvelle fois le souffle. C’est tout un monde, un univers dont elle s’imaginait à peine l’ampleur. Son père et sa mère avaient fait bâtir cet endroit, est-ce que c’était seulement possible de pouvoir se dire ça ? « Ton monde me paraît parfois tellement grand et tellement loin. » souffle-elle avant d’étendre sa main devant elle pour toucher l’horizon du bout des doigts, « Tellement vaste, comme si on ne pouvait pas le saisir ou même le toucher. » Elle referme ses doigts sur le vide, avant d’attendre un petit instant, « Et si un jour tu venais à reprendre leur place, si tu n’étais plus seulement ‘William’, tu crois qu’il resterait encore une place pour cette vie, ou même pour des moments comme celui-là ? »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Lun 10 Nov - 22:36


 
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La relation amoureuse des deux jeunes gens était doucement en train de s'encrer dans le temps, et surtout dans leurs esprits respectifs. Et ce n'était pourtant pas gagné d'avance. Entre l'une qui n'avait jamais été dans les bras d'un homme et l'autre qui n'avait jamais laissé une femme approcher près de son cœur, on peut dire que ces deux là s'en sortaient très bien. Ils avaient chacun leurs démons, mais ils s'en accommodaient. Leurs défauts eux-mêmes s'équilibraient. Lui, surprotecteur et colérique se voyait apaisé par la douceur et la patience de Gillian, elle peu sûre d'elle et craintive, se voyait rassurée par la force et le soutien infaillible de son petit ami. Ils avaient mis du temps à se parler, mais dès ce fameux soirs où ils s'étaient apprivoisés, ils n'avaient plus voulus se quitter, ils étaient devenus inséparables. Pendant longtemps, ils avaient essayé de faire taire les sentiments naissants qui les habitaient par peur de ne pas être à la hauteur de l'autre ou de risquer de lui faire du mal. Mais aucun d'ente eux ne regrettait cette période où ils avaient pris le temps de se connaître et de se faire confiance, parce que c'était aujourd'hui ce qui constituait la solidité des fondations de leur couple. Tout semblait tellement naturel avec elle, William ne voulait entrelacer ses mains qu'avec les siennes, il ne voulait embrasser que ses lèvres, ne toucher que sa peau. Elle était devenue indispensable à son bonheur.

Enlacés au sommet d’une des collines qui surplombait la ville, les deux amoureux profitaient de la vue. Peu habituée à la hauteur, Gill éprouva bientôt un vertige et, comme à chaque fois qu’elle avait  peur, elle s’accrocha un peu plus à son petit ami. William resserra doucement son étreinte autour de sa taille pour lui montrer qu’il était  là et qu’il ne la laisserait pas tomber, au sens propre comme au sens figuré. Mais plus que de la rassurer pour calmer son angoisse, il voulait qu’elle oublie sa crainte pour profiter de ce moment et de cette vue splendide sur la Golden Gate Bridge et sur la ville de San Francisco. Il lui parla alors de la ville et de son histoire, son architecture, sa culture éclectique. Elle sembla se détendre petit à petit, ses muscles se firent moins raide, ses épaules redescendirent doucement, sa respiration s’apaisa. Il constata non sans une certaine satisfaction que lui aussi, malgré ses humeur et son côté soupe au lait, pouvait avoir un effet rassurant et apaisant sur elle. « Et tu vois la grande tour de verre à droite ? Ce sont mes parents qui l’ont faite construire. » lance t-il fièrement, il avait toujours été extrêmement fier et heureux de l’ouvrage de ses parents. Ils avaient passé un temps fou au travail, au point de négliger parfois leur vie de famille et en particulier leur fils unique, mais au moins, William savait pourquoi. « Ton monde me paraît parfois tellement grand et tellement loin. » Il la voit doucement tendre la main vers l’avant, comme si elle voulait toucher la tour de verre, mais ses doigts se referment sur du vide « Tellement vaste, comme si on ne pouvait pas le saisir ou même le toucher. » Il sent une profonde mélancolie dans sa voix, et cela lui brise le cœur. Doucement, il tend à son tour les bras, vient enlacer ses doigts dans les siens et ramène leurs deux bras contre elle. « Je suis là moi, juste là. » Mais la jeune femme semble ne pas l’entendre, plongée dans ses pensées. « Et si un jour tu venais à reprendre leur place, si tu n’étais plus seulement ‘William’, tu crois qu’il resterait encore une place pour cette vie, ou même pour des moments comme celui-là ? » Will poussa un soupir et posa ses mains sur les épaules pour la faire pivoter vers lui et l’obliger à le regarder dans les yeux. « Pour être tout à fait franc avec toi, je ne sais pas si je reprendrais ou non ma place comme PDG de la firme de mes parents ou non. J’adore la photo, mais cette firme c’est l’œuvre d’une vie pour mes parents et tout ce temps enfermé dans l’appartement m’a donné quelques idées pour étendre le champ d’activité de la boîte. Je ne sais vraiment pas ce dont l’avenir sera fait, je peux aussi bien être un petit photographe inconnu qui publie dans les feuilles de chou locale que reprendre ma place à la tête de l’un des plus puissantes entreprises américaines. Mais une chose est certaine, quoi que je puisse choisir, si tu m’aimes quelque soit mon choix, il y aura toujours de la place pour des moments comme celui là, parce qu’au fond c’est le plus important. Et c’est toi qui m’en a fait prendre conscience. » Il posa doucement et chastement ses lèvres sur les siennes. « Je te promets qu’il y aura toujours de la place pour toi et que je n’entreprendrai rien de mon côté sans t’avoir consultée d’abord, c’est ce qu’on fait quand on est en couple, non ? On prend les décisions à deux quand ce qu’on choisit a un impact sur notre vie. Et toi tu es la seule chose que je suis certain à 100% de vouloir dans la mienne. »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Ven 14 Nov - 21:41



 
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Protéger l’identité de William n’avait jamais été un problème pour la jeune femme. Elle n’avait rien vu venir et avait découvert du jour au lendemain que ce colocataire peu loquace qu’elle ne voyait que trop peu souvent était en faire un homme riche et puissant. De son côté, il avait connu l’horreur humaine dans toute sa splendeur et connaissait sans doute mieux que personne de quoi certaines personnes étaient capables quand il s’agissait d’intérêts. Gillian n’avait jamais voulu mettre main basse sur le moindre centime de sa fortune et était déjà assez gênée de pouvoir avoir sa propre chambre dans un si bel appartement sans devoir payer quoi que ce soit. Elle commençait seulement à accepter qu’il puisse lui faire des cadeaux sans se sentir horriblement gênée. Elle prenait plaisir à le voir prendre des initiatives pour visiter la ville et ne bronchait pas ; elle était plus heureuse qu’il l’emmène pour sortir et lui faire découvrir la ville que de s’inquiéter pour la note du restaurant. Il avait fait des progrès considérables et Gillian se félicitait de ne pas avoir relâché ses efforts. Le chemin avait été long et difficile et même si aujourd’hui il arrivait à sortir de lui-même, il restait encore beaucoup de chose à réparer. Et inconsciemment, Gillian priait pour que le goût de l’extérieur lui revienne et qu’il ne profite pas de son départ à Columbia pour renouer avec ses vieilles habitudes. Là était la plus grande crainte de Gillian, qui devait pourtant se forcer à laisser William vivre sa vie de son côté sans chercher à mettre son nez dans toutes ses affaires. C’était le moyen le plus sûr pour l’un et l’autre de mettre de la tension dans une relation qui se passait pourtant pour le mieux.

Gillian devait juste apprendre à combattre cette crainte, qui n’en était qu’une parmi tant d’autre. Elle en apprenait tout les jours un peu plus sur elle-même et la leçon de vie du jour était le vertige. Si la demoiselle était aussi à l’aise qu’un poisson quand il s’agissait de nager, elle devenait tout de suite moins à l’aise quand il s’agissait de prendre un peu de hauteur. L’expérience de l’avion lui avait laissé quelques sueurs froides et ça ne s’arrangeait visiblement pas du haut de cette colline. La différence résidait cependant dans le fait que maintenant, peu importe l’ampleur de cette peur, elle pouvait compter sur une présence réconfortante. L’étreinte qui se resserrait un peu plus autours d’elle parvenait bien souvent à venir à bout de tout ses doutes. Mais il subsistait encore dans son coeur des doutes que les bras de William ne pouvaient pas éteindre. Il s’agissait de William Standford, de ce riche héritier dont on avait plus entendu parler depuis des années, mais qui était bel et bien de ce monde. Et le monde auquel il appartenait semblait toujours aussi lointain. Il pouvait à tout moment la rejeter, trouver une jeune femme plus belle, plus intelligente, de son milieu,… Quelqu’un qui pourrait entrer dans sa vie et la sublimer, sans le freiner comme la demoiselle avait parfois tendance à le faire. Il lui apparaissait lointain parfois, comme un rêve. Ses doigts attrapent les siens, avant de revenir contre son corps. « Je suis là moi, juste là. » Elle tente de lutter contre l’envie de céder à ses doutes. La clocharde et le milliardaire, parfois c’était beaucoup plus simple de le dire que d’y croire. Il pose cependant ses mains sur ses épaules, elle sait qu’elle ne pourra pas lutter et qu’il arrivera à emprisonner son visage entre sa main. « Pour être tout à fait franc avec toi, je ne sais pas si je reprendrais ou non ma place comme PDG de la firme de mes parents ou non. J’adore la photo, mais cette firme c’est l’œuvre d’une vie pour mes parents et tout ce temps enfermé dans l’appartement m’a donné quelques idées pour étendre le champ d’activité de la boîte. Je ne sais vraiment pas ce dont l’avenir sera fait, je peux aussi bien être un petit photographe inconnu qui publie dans les feuilles de chou locale que reprendre ma place à la tête de l’un des plus puissantes entreprises américaines. Mais une chose est certaine, quoi que je puisse choisir, si tu m’aimes quelque soit mon choix, il y aura toujours de la place pour des moments comme celui là, parce qu’au fond c’est le plus important. Et c’est toi qui m’en a fait prendre conscience. » Elle hoche doucement la tête, rassurée par ses paroles. Qu’il soit le William célèbre ou le plus modeste, tant qu’il restait avec elle, le reste avait peu d’importance. Ils pouvaient vivre d’amour et de leur passion, dans un appartement moins grand, même sans le champagne et autres. Les petits plaisirs se trouveraient ailleurs. Ses lèvres vinrent trouver celles de la jeune femme, mais lorsqu’il voulut arrêter son baiser, elle vint insister. Pas tout de suite. Qu’il lui laisse encore un peu de temps comme ça. « Je te promets qu’il y aura toujours de la place pour toi et que je n’entreprendrai rien de mon côté sans t’avoir consultée d’abord, c’est ce qu’on fait quand on est en couple, non ? On prend les décisions à deux quand ce qu’on choisit a un impact sur notre vie. Et toi tu es la seule chose que je suis certain à 100% de vouloir dans la mienne. » Son sourire se fait plus large et par dessus le pull qu’elle porte, elle fait ressortir la chaine en or qu’elle porte tout les jours depuis qu’il lui en a fait cadeau. Ils fonctionnaient à deux maintenant et même si Gillian avait de temps en temps l’impression d’être à la traîne, il ne cessait de la rassurer et de lui faire comprendre que tout allait bien se passer. « Tout ce que je te demande, c’est d’être heureux.  » murmure-elle timidement, « Et tant que je peux y contribuer un peu, à ma façon, c’est tout ce que je demande. J’ai du mal à me le dire mais ce qui me fait le plus peur c’est moi. Je sais que dans l’une ou l’autre profession, tu brilleras. Tu t’en sortira très bien parce que tu as ça au fond de toi, tu es quelqu’un d’incroyable comme on en rencontre que trop rarement. Parfois j’ai peur d’être à la traîne, mais tu verras, tu feras moins le malin une fois que j’aurais mon diplôme.  » termine-elle avec un peu plus de confiance dans la voix.
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Lun 24 Nov - 13:35


 
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C’était pourtant impensable à l’époque mais Will avait  rapidement fait confiance à Gill concernant son identité. Lui qui s’était donné tant de mal pour que personne ne sache jamais ce qu’il était advenu de William Standford et, s’il était encore de ce monde, où il se cachait… et voilà qu’une jolie blonde propose de partager une soupe un soir d’hiver pour qu’il abandonne toute précaution. On dit souvent que nous avons le choix entre des centaines de chemins différents, tous sont potentiellement un tournant dans la vie d’un homme ou d’une femme. Ce moment où elle avait frappé à sa porte pour lui proposer de dîner ensemble était un de ces choix cruciaux qui peut faire basculer une vie. Ça semble futile, peu important au premier abord, et pourtant, si Gillian n’avait pas eu le courage de frapper à sa porte, il n’aurait jamais su d’où elle venait et ce qu’elle avait enduré, elle n’aurait jamais su qui il était réellement, il ne lui aurait jamais donné l’occasion de faire des études et elle n’aurait jamais pu l’aider à s’ouvrir de nouveau au monde. Cet instant qui avait en tout et pour tout duré quelques secondes, avait changé leur vie à tous les deux. Il aurait suffit qu’elle hésite une seconde de plus pour finalement renoncer et ils n’auraient pas connu ce bonheur d’être en couple et d’avoir le sentiment d’avoir enfin un avenir.

Partir à l’université était une chance pour elle mais aussi pour leur couple. Cela lui permettrait enfin de mettre un terme à ses complexes vis-à-vis de lui. Cela n’enlevait rien au fait que la séparation serait difficile et qu’elle allait terriblement lui manquer, mais débarrassée de son complexe d’infériorité, la jeune femme pourrait pleinement s’investir dans leur relation sans avoir l’impression de ne pas mériter d’être avec un homme riche et cultivé, sans avoir l’impression d’être achetée à chaque fois qu’il voulait lui offrir un cadeau. En attendant, riche ou pauvre, elle aurait toujours les bras de son petit ami pour la protéger, Will tenait à ce qu’elle le sache. La rente du jeune homme lui permettait de vivre aisément toute sa vie, il n’empêche que pour avancer, le jeune homme avait besoin de se relancer dans une activité professionnelle, que ce soit la photo ou les affaires. Il pouvait vivre toute sa vie sans avoir à travailler s'il le voulait, mais être rentier ne lui suffisait plus maintenant qu'il apprenait à laisser entrer des gens dans sa vie. Il avait besoin d'avoir un rôle dans la société, être utile à sa façon. Il avait été tour à tour néfaste pour le monde qui l'entourait, puis inutile, il était temps pour lui de faire des choses biens, des choses qui auraient rendu ses parents fiers de lui. N'est-ce pas ce ce que nous cherchons tous ? Remercier ceux qui ont pris soins de nous et nous aiment quoi qu'il arrive en faisant ce qu'ils considéraient comme valorisé. Voir Gill croire si fort en lui lui donnait l'espoir que tout n'était pas perdu pour lui, qu'il pouvait encore rendre hommage à ses parents. William avait besoin que Gill comprenne qu'il ne s'éloignerait pas d'elle, peu importe d'où il venait et s'il y retournait ou non un jour. Gill avait sa place auprès de lui et il ne voulait d'aucune autre prétendument plus brillante et plus cultivée. Aucune autre n'aurait la capacité de Gill à l'apaiser, le rassurer, le challenger. Il l'embrassa tendrement pour achever de la convaincre, préférant encore l'action aux mots. Elle lui rendit son baiser et s'accrocha à sa nuque pour prolonger le baiser. Will sourit doucement contre ses lèvres, laissant descendre ses bras de ses épaules pour venir entourer sa taille et la serrer davantage contre lui. Il chercha de nouveau son regard pour lui affirmer qu'elle était la seule dont-il était certain dans sa vie. Tant qu'elle était là, qu'il redevienne célèbre ou qu'il demeure anonyme, tout irait bien. Elle fit ressortir sa chaîne en or au petit pendentif en forme de trèfle qu'il lui avait offert sur la plage quelques semaines plus tôt, symbole de leur chance de s'être trouvés. «Tout ce que je te demande, c’est d’être heureux. » l'entend t-il murmurer « Et tant que je peux y contribuer un peu, à ma façon, c’est tout ce que je demande. J’ai du mal à me le dire mais ce qui me fait le plus peur c’est moi. Je sais que dans l’une ou l’autre profession, tu brilleras. Tu t’en sortira très bien parce que tu as ça au fond de toi, tu es quelqu’un d’incroyable comme on en rencontre que trop rarement. Parfois j’ai peur d’être à la traîne, mais tu verras, tu feras moins le malin une fois que j’aurais mon diplôme. » La fin de sa phrase est plus convaincue, plus assurée, Will sourit tendrement, elle faisait plus que contribuer à son bonheur, c'était elle qui en était la raison. « Je n'en doute pas un seul instant. » se contente t-il de répondre. Il préfère éviter de parler de lui, il ne sait pas s'il a suffisamment de talent pour faire de la photo son métier ou assez de courage et de compétences pour reprendre la multinationale crée par ses parents. Aucune de ces deux voies n'était simple. « Et comme je suis une personne incroyable selon tes dires, je vais te proposer un programme tout aussi incroyable : que diras-tu d'une promenade en ville vers les charmantes "painted ladies" dont je te parlais tout à l'heure. Je connais un super bar pas très loin, ambiance film noir américain des années 30, ancien bar clandestin de l'époque de la prohibition. Ils servent un très bon Bourbon et des supers cocktails. Qu'est-ce que tu en dis, on y va ? »
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Sam 29 Nov - 20:56



 
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Depuis l’enfance, Gillian n’avait pu s’inspirer que de la relation houleuse entre ses parents pour se construire une définition du couple. L’homme avait la place principale, il dominait le couple quand à la femme, elle avait un rôle plus effacé et secondaire. Elle supportait et encourageait toutes les idées mais ne pouvait pas pour autant affirmer les siennes. Même lorsqu’elle avait commencer à officialiser les choses avec William, elle avait eu peur de s’affirmer dans cette relation. Non pas parce qu’elle craignait de quelconques violences de sa part mais parce qu’elle avait toujours été habituée au silence. Les premières fois ou elle avait manifesté son désaccord avec William n’étaient que le résultat de son caractère spontané. Avec le temps, elle s’y était fait et ne se gênait maintenant plus pour lui dire sa façon de penser sans y aller par quatre chemin. La confiance aveugle qu’elle avait en lui était un confort, elle savait qu’elle pouvait se reposer sans crainte contre lui, que malgré tout ce qu’elle avait pu entendre à son sujet, il ne lui ferait aucun mal. Au contraire, peu importe la taille ou l’origine de la menace, il se dresserait entre elle et ce qui pourrait lui faire du mal, même si il s’agissait de lui. Et cette simple idée avait le don de briser le coeur de Gillian, au point de lui rappeler à quel point tout son univers ne reposait que sur sa simple personne. Elle ne possédait pas grand-chose mais elle aurait renoncé à tout sans se poser de question si il le lui avait demandé. Curieusement, quand il était à ses côtés, elle se sentait assez forte pour pouvoir soulever des montagnes.

Ou tout simplement affronter le vertige, ce qui était un bon début pour la jeune femme. Elle avait connu quelques situations extrêmes dans sa vie, mais jamais elle n’avait été confronté à la hauteur auparavant. Une peur qu’elle rencontrait dans le plus mauvais moment, mais cette fois-ci, elle n’était pas seule face à sa peur. La solitude avait hanté la demoiselle pendant tellement d’année, elle n’avait plus la force de retourner vers cette vie d’ermite. La course-poursuite était terminée, et même si Gillian craignait pour la sécurité de William, elle pouvait apprécier pour la première fois dans sa vie un sentiment de sécurité qui lui plaisait. Elle pouvait enfin s’abandonner et être elle-même ; elle pouvait lâcher prise et apprécier la vie un petit peu plus. Elle en était arrivé à un point ou ce qu’elle redoutait le plus n’était pas que son père puisse la retrouver, mais plutôt que William la laisse, à cause de ses obligations. Il était dit depuis le début qu’ils ne venaient pas du même monde, mais ils s’entendaient pourtant si bien que Gillian voulait y croire plus que tout. Elle savait de toute façon qu’elle était incapable d’aimer quelqu’un avec la même force, la même intensité et la même passion que William. Elle lui avait donné tout ce qu’elle possédait, jusqu’au plus profond d’elle-même et elle ne pourrait jamais revivre ça avec quelqu’un d’autre. Plus le temps passait et plus la jeune femme était intimement persuadée que son destin était lié à celui du jeune homme. Il la faisait grandir un peu plus à chaque instant et c’était sans doute ça le plus magique dans cette relation. Certes, elle n’est pas parfaite, mais elle constate dans les petites touches de la vie quotidienne qu’il ne l’est pas non plus. Et ça lui convient. Même si il a tendance à la serrer trop fort dans ses étreintes, elle s’en fiche, ça l’aide davantage à s’enfoncer dans son torse chaud et réconfortant. Il avait toujours le don de la rassurer, il avait réussi la tâche presque impossible de lui donner à nouveau confiance en elle. « Je n'en doute pas un seul instant. » Elle hoche la tête, sans détacher ses prunelles de son beau regard bleu. Avoir un tel support était presque inespéré pour Gillian qui puisait en lui la force d’y croire. Il avait le courage pour deux. « Et comme je suis une personne incroyable selon tes dires, je vais te proposer un programme tout aussi incroyable : que diras-tu d'une promenade en ville vers les charmantes "painted ladies" dont je te parlais tout à l'heure. Je connais un super bar pas très loin, ambiance film noir américain des années 30, ancien bar clandestin de l'époque de la prohibition. Ils servent un très bon Bourbon et des supers cocktails. Qu'est-ce que tu en dis, on y va ? »  Elle sauta sur l’occasion pour se retirer de l’instant un peu trop émotionné dans lequel ils venaient de se plonger tout les deux. Après tout, ils étaient là pour s’amuser, non ? La nuit était encore longue, Gillian avait envie de découvrir, de s’amuser, d’explorer, de goûter des saveurs inconnues, de s’émerveiller devant l’impensable, de marcher et danser toute la nuit jusqu’à en avoir mal au pieds. Elle avait faim de cette découverte et son regard enfantin pétillait rien qu’en entendant son programme. « La nuit nous attends. » souffla-elle avec un large sourire aux lèvres. Elle glisse sa main dans celle du jeune homme, avant d’insister pour qu’il passe sa main autours de sa taille. Elle pouvait bien faire ce genre de caprice, n’est-ce pas ? Elle lui ferait son petit regard de poupée, sa moue adorable et il râlerait en traînant les pieds. Mais en la laissant quand même faire. « Mais dis-moi, comment est-ce qu’ils font pour servir des bourdons ? Et ça ne pique pas au moins, sinon ça va me donner mal au ventre et je vais être malade toute la nuit…» commence-elle avant de rougir de plus belle en entendant son petit-ami éclater de rire. Son rire qui résonne dans toute la vallée, et qui dure quelques secondes de plus à ses oreilles. Ca n’arrivait que trop rarement… Elle reprend un peu de contenance avant de lancer d’un air mi-amusé, mi-piqué, « Qu’est-ce que j’ai encore fait ? »
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J'ai besoin de toi comme d'une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien, que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c'est rien. J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant mais je me force à croire qu'avec du temps tu changes d'avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m'emmènes danser jusqu'au matin. — FAUVE
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MessageSujet: Re: Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.    Sam 6 Déc - 22:52


 
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Gillian avait réussit un véritable tour de force, celui d’obtenir la confiance du jeune homme et plus important encore, son amour. Il attendait son retour le soir avec impatience, il voulait lui faire plaisir et en même temps la rendre fière de lui, il prenait toujours en considération ce qu’elle avait à dire, même s’il n’était pas d’accord avec elle. Elle l’avait changé, elle l’avait adoucit parce qu’elle avait fait de lui un homme moins torturé, moins destructeur. Il ne souhaitait plus s’autodétruire parce qu’il avait enfin des perspectives d’avenir : construire quelque chose avec quelqu’un. Il avait le sentiment qu’ils avaient une longue route à parcourir ensemble, et que leur histoire n’était pas juste le conte de fées mielleux et trop beau pour être vrai de la clocharde et de son prince millionnaire. Non, tout n’était pas parfait et ça lui allait très bien. Il avait besoin que quelqu’un le challenge, le mettre face à ses contradictions, l’ennui d’une relation lisse et plate ne lui convenait pas. Certes il râlait, il lui arrivait aussi de s’énerver mais il ne serait pas resté longtemps avec un mannequin lui disant amen à tout. Il n’avait pas toujours raison même s’il était buté, orgueilleux et de mauvaise foi lorsqu’il se savait dans l’erreur. Cependant, aussi difficile que ce soit pour lui d’accepter d’avoir tord et davantage encore, de les reconnaitre, il trouvait dans leurs débats un équilibre et une liberté d’expression au-delà de celle dans laquelle il s’aventurait habituellement.

Il avait besoin d’être pour elle celui auquel elle se raccrochait lorsqu’elle ne se sentait pas bien ou qu’elle avait des difficultés dans quelque domaine que ce soit. Et il était heureux de constater à l’occasion de son léger vertige, que c’était le cas. C’était peut être égoïste, mais il avait besoin qu’elle ait besoin de lui, il lui était nécessaire de se sentir utile dans une relation, l’impuissance était le pire des sentiments pour lui. Il s’employa du mieux qu’il pu à la distraire de son vertige en lui parlant de l’histoire et de l’architecture de la ville de San Francisco. Gillian l’écoutait, concentrée, attentive, il faut dire que quand elle faisait cette mine sérieuse, elle était absolument craquante. Préférant changer de chapitre plutôt que de développer plus longuement celui de ses parents, dont la fin était et resterait irrémédiablement tragique, il préféra lui faire part du programme qu’il avait en tête pour la soirée, même s’il leur faudrait une bonne par, ravi de voir sue ses yeux enfantins pétillaient d’excitation, Gillian était toujours prête à faire de nouvelles découvertes, sa curiosité serait son point fort dans ses études mais c’était surtout l’une des qualités chez elle qui lui plaisait le plus. Cette curiosité mêlée à une naïveté touchante et à une ignorance de certains codes culturels faisaient d’elle la seule femme qui parvenait à lui faire fondre le cœur et à le faire rire. « Mais dis-moi, comment est-ce qu’ils font pour servir des bourdons ? Et ça ne pique pas au moins, sinon ça va me donner mal au ventre et je vais être malade toute la nuit…» répondit-elle lorsqu’il lui parla du bourbon qu’on servait dans un de ces anciens bar clandestins datant de l’époque de la prohibition. Lorsqu’elle était drôle malgré elle, il ne pouvait pas résister et éclatait d’un rire franc qui le rajeunissait d’un coup. Les marques de son passé n’avaient pas encore totalement disparu, mais lorsqu’il rirait de bon cœur, on ne voyait plus ses traits tendus par des années d’excès et de violence, puis par les ténèbres de l’enfermement. « Qu’est-ce que j’ai encore fait ? » William l'embrassa tendrement sur le front pour se faire pardonner, il ne voulait pas se moquer, mais la spontanéité avec laquelle la jeune femme parlait lui donnait toujours le sourire. « Du Bourbon, pas du bourdon » répondit il une fois qu’il eu reprit ses esprits. « Le Bourbon c’est une sorte de Whiskey, un alcool de maïs. Dans le Whiskey tu as plusieurs familles : le Scotch, produit en Ecosse et le Bourbon, produit aux Etats-Unis. » Il relâcha sa taille et lui tendit la main en se penchant en avant de façon théâtrale à la manière des grands gentlemen. « Voudriez vous m'accorder l'honneur de m'accompgner pour cette soirée ? » Il lui décocha son plus beau sourire dragueur lorsqu'elle glissa sa mains dans la sienne et ils se mirent en route pour une soirée belle et pleine de surprises dans la ville sur la Baie.
FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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je serai comme ton ombre
Et si le ciel s'écroule, si les continents plongent, je te suivrai même jusque dans tes songes. Tu me trouveras toujours dans ton sillage, dans les lignes droites et les virages (⚡) Fauve - Tallulah
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Le destin a décidé pour nous — WILLIAN.

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