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 I'll wait for you • William & Gillian

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MessageSujet: I'll wait for you • William & Gillian   Jeu 2 Oct - 22:08



Don't worry, I'll wait for you

william & gillian 

Le spleen du dimanche en fin d’après-midi était quelque chose que William n’avait pas ressenti depuis des années. Aujourd’hui, il avait de nouveau la sensation d’avoir une boule au fond du ventre, une boule qui grossissait au fur et à mesure que l’heure du départ approchait. Gill avait d’abord du faire ses au revoir à Alexander et Will n’avait jamais vu son meilleur ami aussi triste. Lui qui avait l’habitude de briller par son enthousiasme et sa bonne humeur avait eu beaucoup de mal à laisser partir sa petite protégée à laquelle il s’était tant attaché.. Ils avaient pris la route le samedi après-midi, la voiture chargée des affaires de Gillian. Pour Gillian, dire au revoir à Alexander avait été une première épreuve difficile, l’émotion de la jeune femme était palpable dans la voiture durant le trajet vers Columbia, elle se retenait de pleurer mais elle avait les larmes aux yeux. Le studio qu’elle louait était meublé, ce qui leur évitait d’embarquer des meubles ou de faire un passage à l’ikéa du coin. Ils avaient installé ses affaires et nettoyé le studio de fonds en comble, d’une part  pour que tout soit nickel quand elle commencerait à y vivre, et d’autre part pour s’empêcher de penser au fait que c’était leur dernier week end ensemble. Ils avaient ensuite partagé leur dernière soirée en amoureux, dans leur petite bulle. Elle et lui. Ce n’est que très tard dans le nuit qu’il avaient finis par s’endormir blottis l’un contre l’autre dans le lit une place de la jeune femme. Le lendemain, ils s’étaient levés tard, ils avaient eu du mal à quitter le lit et à interrompre leurs câlins. Ils ne pourraient retrouver ces tendres matins que dans une semaine au plus tôt, pour eux qui avaient l’habitude de se réveiller chaque jour aux côtés de l’être aimé, c’était extrêmement difficile de se faire à l’idée qu’ils se réveilleraient seuls chacun dans leur coin pendant de longs mois. Après le petit-déjeuner, ils avaient décidé de faire connaissance avec les voisins de la résidence, bon nombre d’entre eux seraient en cours avec Gill, avoir des voisins sympathiques et s’en faire des amis pouvait conduire la jeune femme à se sentir moins seule alors qu’elle était une nouvelle fois déracinée. Au grand soulagement de William, les voisins en question semblaient sympathiques et la plupart d’entre eux étaient en couple ; ce qui éviterait à Gill d’avoir à éconduire un certain nombre d’admirateurs. Il n’avait aucun doute sur elle, et il savait qu’il n’avait pas de raison d’être jaloux ou inquiet, mais savoir qu’elle n’aurait pas (trop régulièrement) à subir les assauts de coureurs de jupons invétérés était rassurant.

Plus ils approchaient de l’heure fatidique de la séparation et plus l’ambiance se faisait tendue, l’atmosphère silencieuse. Ils s’efforçaient d’essayer de rester occupés pour accaparer leurs pensées. Regarder la télé, faire une partie d’échecs (Alexander avait apprit à jouer à la jeune femme), lire des magazines…rien n’y faisait, la boule dans le ventre de Will ne cessait de grandir. Il ne parvenait pas à oublier ne serait-ce qu’une seconde que dans quelques heures il serait loin d’elle et qu’il tournerait en rond dans l’appartement sous les yeux impuissants d’Alexander. Les deux amis dîneraient le soir dans le silence en fixant la chaise vide de Gillian, Alex n’essaierait même pas de redonner le sourire à son ami puisqu’il n’y aurait pas le cœur lui non plus, et William finirait par aller se coucher, seul. Il poussa un soupir, il n’y tenait plus, il ne voulait pas passer leurs dernières heures ensemble à déprimer ensemble dans l’appartement. Il n’était pas du genre à se laisser aller et il savait que si la tristesse le gagnait, ce devait être dix fois pire pour Gillian qui allait se retrouver toute seule dans un milieu totalement inconnu. Il fallait qu’ils fassent quelque chose, n’importe quoi pourvu que cela les sorte de cette torpeur et leur permettre de cesser de ressasser tout cela, même si ce n’était que pour quelques minutes. Il s’approche doucement d’elle dans son dos, enlace sa taille pour la serrer contre lui et dépose un tendre baiser à la base de son cou. « Qu’est-ce que tu dirais d’une petite promenade, rien que toi et moi. » murmure t-il à son oreille sur un ton tendre et aussi enjoué que possible. « Ça nous permettrait de sortir un peu et de visiter le campus. » conclu t-il en embrassant sa tempe cette fois. Et de profiter de nos derniers moments ensemble, pensa t-il avec une mélancolie qu’il refusait de lui montrer.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Sam 4 Oct - 23:45



 
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Gillian avait fait ça plus de fois que n’importe qui. Elle pensait avoir une longueur d’avance sur tout le monde, elle pensait même naïvement que ça passerait sans qu’elle s’en rende compte. Oh, encore une fois, Gillian se leurrait. Elle avait pincé très fort les lèvres lorsqu’elle avait dit au revoir à Alexander, qui avait décidé pour cette fois de ne pas jouer la carte de la légèreté. Il allait terriblement lui manquer et ce n’est qu’en le serrant contre lui qu’elle se rendit compte à quel point il représentait également une présence rassurante pour elle. Il lui avait sauvé la vie, si aujourd’hui elle était saine, sauve et heureuse, c’est à lui qu’elle le devait. Elle resta silencieuse pendant une majeur partie du trajet, se concentrant sur le tableau de bord ou la radio pour ne pas avoir à regarder Longside Creek s’éloigner. Ce n’est qu’à mi-trajet qu’elle entrelaça ses doigts brièvement avec ceux de William. Il était encore là, il sentait qu’elle luttait contre elle-même et ne fit pas de commentaire. Le silence ne rendait pas l’ambiance lourde et palpable. Les mots étaient justement de trop. Un peu de silence, pour se souvenir de ce qui fut autrefois le bon vieux temps. Columbia lui semblait déjà moins étranger. Elle était venue avec William et Alexander pour des visites et pour son inscription et avait eu le loisir de se familiariser un peu avec le décor de cette grande ville à mille lieux de la petite ville portuaire qu’elle quittait. William usa une nouvelle fois de tact et fit de son mieux pour distraire Gillian, l’aidant à s’installer et à faire le ménage de fond en comble. L’idée de ne plus pouvoir l’avoir à ses côtés tout les jours lui filait un cafard monstre, mais elle tentait de faire bonne figure pour ne pas ruiner tout ses efforts. Elle insista pour commander à manger le soir. Elle n’était pas d’humeur à cuisiner et préférait amplement consacrer sa soirée à William, s’enivrer de lui avant qu’il ne lui manque. Il lui manquait déjà, même si elle était serrée tout contre lui. Au moins, son lit une place avait l’avantage d’être au moins plaisant pour ce genre de situation. Elle manifesta la même flemme au réveil, refusant de laisser William sortir du lit jusqu’à ce qu’il trouve un bon argument pour l’expulser. En déjeunant, elle songeait avec une pointe de tristesse qu’elle n’aurait plus de nuit avec lui avant un bon moment. Il insista pour visiter le voisinage, Gillian traînant des pieds derrière lui. Une scène presque surnaturelle quand on y pensait. Elle n’avait pas envie de sortir et de s’amuser, de bavasser avec des inconnus. Elle voulait juste déprimer seule dans son petit chez-elle, même si elle savait que c’est cette idée-même qui poussait William à faire la causette avec tout les voisins. Ou peut-être était-ce pour s’assurer d’avoir quelques visages en tête, sait-on jamais…

Les dernières heures étaient les plus difficiles. Gillian avait du mal à retourner dans les bras de William. Se serrer contre lui était plaisant, mais ça ne ferait que raviver la douleur au moment ou il prendrait ses affaires pour s’en aller. La blondinette s’occupait l’esprit comme elle le pouvait, aidée encore une fois par son petit-ami. Cédant à la tristesse d’être à la fois si proche et si loin de lui, elle choisi de s’isoler un instant pour ranger la vaisselle du matin. Il ne faut pas longtemps pour que deux bras protecteurs viennent s’enrouler autours de sa taille et qu’un baiser se dépose dans sa nuque. C’était si doux, si agréable. Pourquoi est-ce que ça faisait donc tant de mal au final ? « Qu’est-ce que tu dirais d’une petite promenade, rien que toi et moi. » Il essayait de faire de son mieux pour paraître enjoué. « Ça nous permettrait de sortir un peu et de visiter le campus. » Elle saute sur l’occasion et presse sa tête un bref instant contre la sienne, tentant d’adopter le même ton enjoué. « Oui, c’est une bonne idée. Je commence à étouffer. » L’air frais lui remit les idées en place en un rien de temps. Main dans la main, elle entraîna William vers le grand parc se trouvant à deux pas de son studio. L’herbe verte et les quelques étudiants flânant dans les alentours arrivaient presque à lui faire oublier sa tristesse. Un joli sourire vint se dessiner sur son visage alors qu’elle se tournait vers William. « Je viendrai courir ici tout les jours. » , commence-elle, un air presque pétillant dans les yeux, « Tu as tout intérêt à bosser de ton côté, même si je sais que je te mettrais quand même la misère au jogging de dimanche prochain.. » termina-elle avec un brin de témérité. Elle n’avait pas peur de lui dire ce genre de chose, ce genre de phrase à moitié pour plaisanter, à moitié dissimulant un pic. Elle savait qu’il allait ruminer de son côté et savait qu’il allait compenser d’une façon ou d’une autre. Elle voulait juste qu’il le fasse d’une façon qui ne lui serait pas nuisible. Elle tremblait à l’idée qu’il puisse se renfermer et retomber dans ses vieux démons une fois loin d’elle. Plus que pour elle, Gillian avait peur pour lui.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Lun 6 Oct - 22:07



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Depuis la mort de ses parents, Will avait toujours tout fait pour ne plus s’attacher aux gens. C’était un moyen de défense pour ne plus s’exposer à la douleur de perdre quelqu’un. Les premières heures de sevrage de la cocaïne, il les avaient passées prostré dans son lit à trembler, avoir des sueurs froides et des terreurs nocturnes. Il ne perdait pas Gillian, elle restait sa petite amie, mais cela faisait maintenant presque deux ans qu’elle habitait avec eux et se passer d’elle allait certainement l’empêcher de dormir. Il avait pris l’habitude de la serre contre lui la nuit et ce d’avantage encore depuis qu’elle avait faillit le quitter. Il avait besoin, de sentir sa poitrine se soulever, d’entendre sa respiration calme. Depuis qu’elle partageait son lit il ne faisait presque plus de cauchemars, mais ceux-ci allaient revenir au galop, au lieu de revivre le drame de la mort de sa mère, il serait terrifié de perdre sa petite amie. Il savait qu’ils allaient passer de mauvais moments mais c’était une raison de plus pour en profiter maintenant tant qu’ils étaient encore ensemble. Il ne comprenait pas l’envie de Gill de s’isoler, la séparation avec Alexander l’avait éprouvée mais il ne voulait pas gâcher leur temps à déprimer et à appréhender le moment de se dire au revoir. Ils étaient ensemble, il voulait en profiter jusqu’au bout, ils auraient bien assez de temps après pour ruminer dans leur coin. Il vint rompre l’isolement dans lequel elle s’était renfermée pour ranger la vaisselle et passa ses bras autour de sa taille, déposant un tendre baiser sur sa nuque. La jeune femme fût réceptive à sa proposition de ballade en amoureux sur le campus. « Oui, c’est une bonne idée. Je commence à étouffer. » William s’efforça de dissimuler son soulagement, il n’en pouvait vraiment plus de cette ambiance de condamné juste avant sa mise à mort.

Le soleil commençait à décliner en cette fin d’après-midi mais il faisait encore bon,  sa lumière baignait le campus d’une lueur chaude et agréable. Il entrelaça ses doigts dans ceux de Gill. « Je viendrai courir ici tout les jours. » Gillian avait toujours été une grande sportive, elle nageait, courrait et gardait une taille fine et un ventre plat, ce qui était loin de déplaire à son petit ami. « Tu as tout intérêt à bosser de ton côté, même si je sais que je te mettrais quand même la misère au jogging de dimanche prochain.. » Elle parvint à arracher un sourire à Will. « Tu as peur que je prenne du poids et que je devienne obèse parce que tu n’es plus là ? Rassure-toi, j’ai toujours pris soin de ma ligne et tu ne pourras jamais me battre. » Le regard du jeune homme se charge de malice, un petit sourire marque le coin de ses lèvres. Il passe un bras autour de ses épaules pour la maintenant contre lui. « Et pour te le prouver je vais te laisser partir devant, on fait une course jusqu’à l’arbre là bas » lance-t-il en montrant un tilleul un peu plus loin. « Si je te double tu me paye une glace, si tu arrives au bout sans que j’ai pu te rattraper, je t’en offre une, top là ? » achève t-il en levant la main afin de toper leur accord. Il la connait, elle est comme lui, il sait qu’elle ne pourra pas résister à ce petit challenge et à l’envie de doucher l’arrogance et le soupçon de machisme de son petit ami. C’était immature, puéril mais c’était aussi amusant et ça avait le mérite de leur faire oublier leur morosité pendant un instant. Will aimait ce côté joueur dans leur relation, il n’aurait pas supporté d’être avec quelqu’un qui se prenait toujours au sérieux, c’était ennuyeux à mourir. Gill avait cette spontanéité, ce petit grain de folie qui la rendait unique. Ils étaient des amoureux, et aussi des amis qui aimaient s’amuser, se défier, c’était leur façon de fonctionner. C’est donc sans surprise qu’elle relève le défi. Elle se lance sans prévenir, se défaisant de son bras, et il la regarde s’éloigner comme il l’avait fait quelques mois plus tôt sur la plage de Longside Creek. Son cœur se serre, elle va terriblement lui manquer elle, son sourire aux fossettes craquantes, ses yeux pétillants de malice, sa joie de vivre, son enthousiasme, son petit air désolée quand elle ne sait pas à quoi il fait référence quand il lui parle de littérature, de cinéma ou de d’histoire. Il chasse ces pensées de sa tête, il refuse de la laisser gagner, il était bien trop orgueilleux pour être l’homme galant qui laissait la fille gagner. De toute manière, Gill n’apprécierait pas, et il ne voulait surtout pas qu’elle le prenne pour de la condescendance. A son tour il s’élance pour la rattraper, ses jambes sont plus puissantes, mais il lui a laissé beaucoup d’avance, elle est sportive et très bien entraînée. Alors, est-ce que ça suffira ?
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Jeu 9 Oct - 22:02



 
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La solitude, c’est quelque chose que Gillian connaissait depuis longtemps. Ca ne l’avait jamais véritablement dérangé et ce n’est qu’aujourd’hui que la jeune femme réalisait que ce qui rendait la solitude si peu supportable, c’était tout les liens qu’elle avait tissé pendant le temps qu’elle avait passé à Longside Creek. Son quotidien qui la mettait en confiance depuis quelques mois maintenant allait basculer et Gillian allait devoir faire appel à tout l’amour et la confiance qu’elle avait en sa relation pour ne pas céder à l’envie d’y retourner. Pour continuer à être heureuse et épanouie. Pour ne pas se faire des films concernant William dans les bras d’une autre femme, une vision qu’elle jugeait totalement absurde et grotesque, mais qui lui déchirait complètement le coeur les rares fois ou elle y pensait. Le coup de blues allait frapper Gillian de plein fouet et elle savait déjà comment elle allait régler le problème : elle allait s’enfermer dans ses cours et dans une routine jusqu’à ce que le week-end arrive. Jusqu’à ce qu’elle puisse mettre derrière elle la semaine qu’elle allait avoir et emmagasiner assez de détails pour pouvoir tout raconter à William. Ca serait difficile, autant de son côté que de celui du jeune homme. Gillian accepta avec plaisir la ballade qu’il lui proposa, jugeant qu’il était inutile de s’enfermer encore un peu plus dans la solitude pour ces derniers moments ensemble. Elle ne voulait pas qu’il s’en fasse pour elle, il était déjà bien assez remonté comme ça depuis que son père était revenu en ville. Il pensait peut-être qu’elle serait plus en sécurité une fois éloignée de Longside Creek, et avec un peu de chance, peut-être que son père finirait par croire qu’elle aurait une nouvelle fois disparu dans la nature.

Et quoi de mieux pour combattre la morosité et l’ambiance pesante que d’aller se promener au grand air. Le soleil les baignait de ses derniers rayons, l’air était encore un peu chargé et sentait l’herbe coupée. Main dans la main, Gillian s’efforçait de faire quelque chose qui ressemblait à un sourire, ne perdant pas une occasion pour provoquer William. C’était presque un moyen de défense pour elle , ça lui permettait de glisser sur la plaisanterie, sur le jeu. Sur quelque chose qui les rapprochait. Et le petit sujet de son attaque était sa condition physique. Gillian savait mieux que personne à quel point il avait la ligne et qu’il ne négligeait pas l’activité physique. Mais pour que Gillian soit réellement aux anges, William allait devoir travailler sur sa santé et bouter hors de sa vie le plus grand ennemis de Gillian : la cigarette. Elle savait bien qu’il n’était pas prêt de décrocher et ce n’est pas son départ qui allait l’aider. « Tu as peur que je prenne du poids et que je devienne obèse parce que tu n’es plus là ? Rassure-toi, j’ai toujours pris soin de ma ligne et tu ne pourras jamais me battre. » Elle manqua de s’étouffer et préféra tousser bruyamment. Depuis quand la cigarette combiné à la consommation excessive de chinois était bon pour la santé ? C’est presque comme si il essayait de se moquer ouvertement d’elle. Elle se laisse cependant attirer contre lui, cessant immédiatement de lui faire la tête. A croire que ses étreintes étaient toutes magiques, au même titre que ses baisers. « Et pour te le prouver je vais te laisser partir devant, on fait une course jusqu’à l’arbre là bas » Gillian cligne des yeux, il n’était quand même pas en train de lui lancer un défi ? Il lui montra de la main un arbre un peu plus loin. « Si je te double tu me paye une glace, si tu arrives au bout sans que j’ai pu te rattraper, je t’en offre une, top là ? » Gillian gonfle le torse et fronce les sourcils, l’air victorieux, avant de taper dans sa main. Tu parles qu’elle accepte ! Elle va lui mettre la misère, avec ou sans avance. Gillian avait envie de gagner, envie de se dépasser et de lui montrer qu’elle était capable d’y arriver. D’aller toujours plus haut, toujours plus loin. Elle entame donc sa course légère, ses jambes l’entraînant le plus vite possible. Hélas pour elle, elle sent bientôt l’ombre de William dans son dos. Non, il ne peut pas gagner, il ne va pas gagner. Et pourtant, sa stature semble l’emporter sur la sienne. « Ah ! » Gillian se stoppe nette, sautillant sur un pied avant de grimacer et de se tenir la cheville. Elle s’agenouille avant de refermer ses petites mains autours de sa cheville, soufflant doucement. William ne met pas longtemps avant d’arriver à ses côtés. Le loup protecteur dans toute sa splendeur. « Je crois que je me suis fait mal. », commence-elle d’une voix tremblante en regardant William s’agenouiller pour regarder de plus près, « Je crois que c’est ma cheville. » et en prononçant le dernier mot, un sourire large et fière vient se dessiner sur ses lèvres, alors que Gillian se dérobe et détale comme un lapin jusqu’au tilleul. Pire que de provoquer une Marshall, berner un Standford n’était pas sans conséquence. « Et la victoire est pour Maître Marshall ! » s’écrie la demoiselle avant de taper sa main sur le tilleul, avant de se rendre compte qu’au même instant, une main beaucoup plus large vient frapper le tilleul au même moment. Sa petite tête blonde se décompose alors qu’elle se tourne pour apercevoir son petit-ami à ses côtés. Et zut, égalité. Adieu belle glace à la fraise-vanille noyée dans un lit de chantilly.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Sam 11 Oct - 0:15



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Etre fort, c'est ce que William se répétait sans cesse. Il devait être fort pour deux, il savait que pour Gillian, cette période qui l'emmenait vers l'inconnu était extrêmement difficile, en particulier au regard du fait qu'elle devait y faire face seule. Il serait toujours à portée d'un coup de fil, mais au quotidien elle devrait affronter les études et toutes les incertitudes et les angoisses qu'elles peuvent apporter par elle-même. Le rôle rassurant et apaisant qu'il devait tenir pour elle commençait dès maintenant, il n'avait pas le droit de trop montrer ses émotions. Il devait la booster dans cette nouvelle période de sa vie, il devait être son moteur comme elle avait été le sien ces derniers mois. Dédramatiser les choses, la soutenir dans les moments difficiles, lui changer les idées, l'encourager à continuer, la féliciter dans ses réussite c'étaient là toutes ces missions et si il parvenait, alors peut être seulement qu'il pourrait dire avoir contribué à faire que le rêve de la jeune femme se réalise. La voir partir était un déchirement, mais depuis le retour du père de Gill à Longside Creek, William n'était pas tranquille. Il avait toujours peur qu'elle ne rentre pas un soir, il avait du mal à la laisser partir seul mais en même temps, il ne pouvait pas toujours être derrière elle au risque de l'étouffer. Gillian restait Gillian, elle tenait à son indépendance et avait besoin de faire les choses par elle-même. Alors savoir qu'elle allait mettre de la distance entre elle et son père le rassurait, mais qui pouvait savoir si ce taré ne les espionnait pas et n'était pas déjà au courant qu'elle s'en allait ? Rien ne pouvait le confirmer ou l'infirmer, mais Gill le lui avait bien dit quelques semaines plus tôt : elle n'allait pas vivre dans la peur constante de voir son père réapparaître. Si elle agissait en fonction de ce qui'il pourrait lui faire ou de là où il pourrait être, elle s'empêcherait de vivre et ne ferait plus rien. Hors de question qu'elle renonce à ses rêves à cause de lui, il avait déjà brisé son enfance, Will n'avait pas l'intention de le laisser détruire son avenir.

Prendre l'air lui semblait être une bonne idée, bien meilleure en tous cas que de compter les minutes avant de se séparer enfermés dans le studio exiguë de Gill. L'ambiance redevint immédiatement plus légère et bientôt ils se provoquèrent l'un l'autre. Elle s'étrangla lorsqu'il annonça qu'il saurait prendre soin de lui et de sa santé. Will n'avait jamais été attentif à son hygiène de vie, c'est à peine q'il savait faire cuire un steak haché alors ne voulant pas s'embêter aà faire la cuisine alors qu'il pouvait manger très facilement en commandant sans s'embêter. Mais s remarque n'avait pas du tout pour but de se moquer d'elle, il voulait simplement qu'elle cesse de s'inquiéter pour lui Il l'attira contre lui et le visage de la jeune femme s'illumina à nouveau. William proposa même une petite course pour pousser la provocation de Gill jusqu'au bout, mettant une glace en jeu. Il la laisse partir en premier et s'élance à sa poursuite lorsqu'il juge qu'elle s'était suffisamment éloignée.  Il la rattrape bientôt, usant de ses muscles et de ses jambes plus puissante que les siennes, il allait bientôt la dépasser lorsque soudain elle s'arrête net et sautille sur un pied en poussant un gémissement de douleur. Il se stoppe immédiatement en la voyant s'agenouiller en se tenant la cheville et l'inquiétude le gagne. Il s'en voudrait terriblement si par ses bêtises Gillian s'était blessée juste avant sa rentrée et n'était pas dans de bonnes conditions pour suivre ses premiers cours. « Je crois que je me suis fait mal. » ce qu'il craignait s'était concrétisé, il s'approche d'elle rapidement et s'agenouille à ses côtés, l'interrogeant de ses prunelles anxieuses et se tenant prêt à la porter illico jusque chez le médecin. Le simple fat qu'elle puisse ressentir de la douleur le mettait hors de lui, son rôle était de la protéger, pas de lui faire courir des risques inutiles au pire moment.  « Je crois que c’est ma cheville. » A ce dernier mot, elles'élance à nouveau à pleine vitesse, signe que sa cheveille va parfaitement bien. Surpris, Will reste un moment sans réagire avant de taper du poing sur le sol, énervé contre elle de lui avoir fait une frayeur pour rien et contre lui-même de s'être fait berner si facilement. Il s'élance à son tour, plus déterminé que jamais à ne pas la laisser gagner, pas après qu'elle lui ait fait un coup pareil, il accélère la cadence s'aidant de ses bras pour le propulser. « Et la victoire est pour Maître Marshall ! »  Il frappa sur le tilleul au même instant. Egalité. Mais William ne s'était pas départit de sa mauvaise humeur. « Ca va pas de me faire peur comme ça ! j'ai cru que tu t'étais vraiment blessée. » Ce n'était sans doute pas le moment de se mettre en colère mais il ne pouvait pas s'en empêcher, il était furieux qu'elle lui ait fait croire qu'il était responsable de sa blessure, et sans doute aussi était -il blessé dans son orgueil qu'elle se soit moquée de lui aussi ouvertement.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Sam 11 Oct - 23:36



 
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Gillian pouvait encore renoncer, fondre en larmes et supplier William de rester encore un peu avec elle. La jeune femme le savait, il serait capable de rester pour elle, mais si elle le faisait, elle ne se rendrait absolument pas service et ne prendrait jamais son envol. Pire encore, elle enchaînerait son petit-ami dans une ville ou il ne se sentirait pas du tout à l’aise et là ou il serait plus susceptible que jamais de replonger dans ses vieux démons. Si elle l’aimait, elle devait le laisser partir, de la même façon qu’il ne pouvait plus la retenir. Ils s’éloignaient parce que tout les deux voulaient pour l’autre ce qu’il y avait de meilleur. Elle n’avait pas à avoir peur, William avait déjà prouvé à maintes fois à quel point il tenait à elle et à quel point il était prêt à faire l’impossible pour faire naître les jolies fossettes de son sourire. Gillian ne cesserait jamais de le clamer, elle avait eu énormément de chance de trouver William sur sa route. Si tout ceci était possible aujourd’hui, c’était grâce à lui. Il lui avait rendu le bonheur et il s’en irait avec lui. Gillian avait déjà caché dans un coin de la cuisine un pot de pâte à tartiner et un album de blues pour faire passer un peu plus facilement le départ de William. Mais plutôt que de penser à tout ce qu’elle devrait faire pour surmonter son départ, la jeune femme préférait se concentrer sur le présent et sur son petit-ami. Elle avait déjà eu l’occasion de s’imprégner de lui tout entier la veille au soir et le matin, en refusant de le laisser partir du lit sans le noyer de câlin en tout genre. Gill devait le laisser une nouvelle fois partir, le laisser retourner vers Alexander, vers Longside Creek et vers les rues sombres ou elle rêvait chaque soir de voir son père apparaître. L’idée même de laisser son petit-ami dans la même ville que son père la mettait potentiellement mal à l’aise. Peut-être connaissait-il la nature du lien qui les unissait ? Peut-être avait-il compris que sa petite fille chérie avait trouvé la force auprès d’un homme ? Peut-être…

Non. Elle refusait d’y penser, préférant sauter sur l’idée de ballade proposée par son petit-ami. Il faisait de son côté d’énorme efforts pour essayer de paraître enjoué, même si la jeune femme était persuadée qu’il n’avait pas forcément le coeur à la fête. Il arriva bientôt à faire passer l’état de morosité qui s’était emparé de la jeune femme, arrivant même à lui faire croire qu’il saurait bien prendre soin de lui. Elle avait peine à croire à ce qu’il disait, se souvenant de l’état de l’appartement lorsqu’elle était arrivé là pour la première fois. C’est à peine si les deux connaissaient les tomates autrement que sur des pizzas. Encore des souvenirs qui venaient s’ajouter à la mélancolie de la jeune femme. Encore une fois, William trouvé les mots justes pour détourner sa tristesse et pour occuper son esprit ; l’enjeu était une glace, le jeu était une course. Il n’en fallait pas moins à la jeune femme pour faire ressortir son esprit de compétition. Décidée à dépasser pour une fois son petit-ami et à exceller dans une discipline ou il est normalement roi, la jeune femme s’élance d’un coup, usant de toute son énergie pour essayer d’arriver le plus vite possible au tilleul. Mais c’est sans compter sur les longues jambes souples et entraînées de William, qui ne mets pas longtemps avant de revenir à sa hauteur. Dans un ultime élan pour sauver sa place, Gillian simule alors une foulure. Et il n’en faut pas moins à William pour s’arrêter net, retourner vers elle et la couvrir d’inquiétude en se penchant directement sur sa cheville. Il la voyait encore et toujours comme un petit être fragile qu’il se devait de protéger au péril de sa vie. Elle en avait pourtant essuyé des bien pires avant lui, une cheville foulée était presque une bénédiction à côté des nombreux coups qu’elle avait déjà essuyé de la main de son père. Se prêtant au jeu, elle le laisse alors en plan et redémarre en direction du tilleul, pas peu fière de sa petite ruse. Savourant déjà sa victoire, elle pousse une exclamation de surprise en voyant qu’il est arrivé à égalité en même temps qu’elle. « C’est bon, tu as gagné ; je me rends. Tu as le droit de choisir le parfum de ta glace et de mettre autant de supplément que tu veux. » ajoute Gillian en souriant, avant de voir que son petit-ami ne plaisantait pas du tout. Il avait même plutôt l’air de mauvaise humeur. « Ca va pas de me faire peur comme ça ! j'ai cru que tu t'étais vraiment blessée. » Gillian écarquilla ses grands yeux de poupées, dans un premier temps impressionnée par l’ampleur de sa petite plaisanterie. Elle n’avait pas eu l’intention de l’inquiéter à ce point. Elle n’ose cependant pas le toucher, comme à chaque fois qu’il montre des signes d’énervement. C’est mieux pour lui et pour elle. C’est une façon de se jauger. « Eh, doucement. C’était juste une plaisanterie, inutile de se mettre dans un état pareil, Mr. le Mauvais Joueur. » commence-elle en fronçant les sourcils, les poings sur les hanches en le regardant fixement, sans se démonter devant sa mauvaise humeur. « Et puis, même si ça s’était vraiment passé, ce n’est qu’une cheville. Il y a bien plus grave dans la vie. Tu vas vraiment m’en vouloir pour ça ? » termine-elle en le regardant avec ses grand yeux bleu de poupée. Gillian visait ses points faibles dans l’espoir de faire revenir sa bonne humeur et elle savait que son air angélique et innocent étaient des plus utiles pour arriver à ses fins.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Lun 13 Oct - 22:12



Don't worry, I'll wait for you

william & gillian 

William avait songé à de nombreuses reprises à l’idée de déménager à Columbia avec Gill. Après tout, elle était là pour un long moment et Alexander aurait parfaitement comprit qu’il souhaite habiter avec sa copine comme ils habitaient ensemble depuis presque deux ans maintenant. Alex aurait même été ravi de voir son meilleur ami s’installer avec une fille et faire de vrais projets d’avenir sur le long terme. Ils auraient pu prendre un appartement plus grand, Will pouvait exercer son métier/hobby de photographe partout. Seulement voilà, le jeune homme n’était pas encore prêt à un tel engagement. Le concept de la relation durable était encore tout nouveau pour lui. Quant à Gillian, aussi dur soit-il de se retrouver seule, elle avait besoin d’air et de temps pour étudier, avoir son petit ami constamment à portée de main pouvait être tentateur aussi bien en terme de sorties, de soirée télé ou sous la couette. Plus que de la voir tous les jours, il voulait qu’elle réussisse et qu’elle puisse se construire à l’avenir une carrière professionnelle, or le meilleur moyen pour cela était de la soutenir tout en se tenant éloigné. Ce n’était pas pour autant qu’elle n’allait pas terriblement lui manquer. Elle se montrait plus démonstrative à son égard, refusant qu’il quitte le lit sans l’avoir couvert de câlins. William se laissait aller également, profitant de chaque contact, mais il était plus dans la retenue, c’était un homme après tout. S’il avait su qu’elle planquait un pot de Nutella en prévision de la petite déprime qui allait suivre le départ de son petit-ami, il ne se serait pas privé de lui faire remarqué qu’elle devrait d’abord s’occuper d’elle avant de lui faire des remarques sur son hygiène alimentaire à lui.

Il avait horreur de se morfondre dans la tristesse d’une séparation imminente, il préférait de loin sortir, penser à autre chose, passer un moment agréable avant de devoir, bien assez tôt, replonger dans les au revoir. Pour se changer les idées, il proposa une course avec Gillian, en mettant en jeux une glace pour donner un peu de piment au challenge. Il n’an fallut pas plus à Gillian pour se lancer dans une course folle, déterminée à gagner. Quant elle le voulait, Gill savait faire preuve d’un grand esprit de compétition. Mais c’était loin d’égaler celui de son petit ami pour lequel gagner était une question d’honneur. Alors quand elle s’arrêta en simulant une foulure, provoquant la fibre surprotectrice de son petit ami, elle déclencha une vague d’inquiétude chez lui sans commune mesure avec ce qu’il pouvait ressentir pour qui que ce soit d’autre. Oui, elle avait connu bien pire, il se souvenait en particulier de cet évènement traumatisant qu’elle lui avait raconté pour expliquer la présence de sa cicatrice sur l’épaule : son père l’avait balancée par-dessus la rambarde de l’escalier avant de la trainer dans le salon pour la marquer sa peau au fer rouge. Mais c’était plus fort que lui, il se sentait le devoir de la protéger et l’idée qu’elle puisse souffrir, aussi bénigne soit la blessure, l’insupportait. Mais elle repartie de plus belle, le laissant hébété avant de la rattraper boosté par la colère pour franchir la ligne d’arrivée en même temps qu’elle. « C’est bon, tu as gagné ; je me rends. Tu as le droit de choisir le parfum de ta glace et de mettre autant de supplément que tu veux. » Qu’elle puisse jouer de ça pour se moquer de lui et le ridiculiser le mit hors de lui et il le lui fit sentir en lui criant littéralement dessus. « Eh, doucement. C’était juste une plaisanterie, inutile de se mettre dans un état pareil, Mr. le Mauvais Joueur. » Plus que de le calmer, sa remarque ne fit qu’énerver le jeune homme d’avantage, il la fusilla du regard. « C’est moi que tu traites de mauvais joueur ! Je te signale que c’est toi qui as triché en cherchant délibérément à appuyer sur mon point faible. Avant de me traiter de mauvais joueur, apprend à respecter les règles. » William pouvait être très psychorigide quand on touchait à son orgueil, c’est un aspect de sa personnalité qu’elle allait devoir tempérer sans pour autant pouvoir définitivement l’en défaire. Ce n’était pas pour rien que son meilleur ami l’appelait « grincheux » depuis l’adolescence. « Et puis, même si ça s’était vraiment passé, ce n’est qu’une cheville. Il y a bien plus grave dans la vie. Tu vas vraiment m’en vouloir pour ça ? » Oh non, il était hors de question qu’il se laisse avoir par ses yeux d’ange et son visage de poupée. C’était trop facile de s’en sortir de cette façon, en usant de son regard angélique qui fonctionnait à merveille sur lui pour le faire craquer. « Bon, on va la chercher cette glace oui ou non » lâche t-il pour changer de sujet en enfilant ses mains dans les poches, grognon mais plus calme. Il faisait tous les efforts du monde pour rester en colère et fâché, mais encore une fois elle était parvenue à le désamorcer. Ils marchèrent deux minutes l’un à côté de l’autre, en silence, avant que la main de William ne vienne à nouveau trouver la sienne. Il ne voulait plus perdre une seule minute à faire la tête alors qu’il n’en restait plus beaucoup avant de rentrer à Longside, pour une fois il devait mettre son orgueil de côté et cesser d’être aussi buté. Ils commandèrent deux glaces en cornet au glacier du coin, Will choisit son parfum préféré : la pistache. Puis ils se remirent en route. « Pas trop anxieuse pour demain ? » demanda t-il en faisant référence à la rentrée et au début des cours pour la jeune femme.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Mer 15 Oct - 21:50



 
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Gillian se demandait à quoi allait ressembler sa rentrée. Elle n’avait que de rares souvenirs de l’école, et même si son retour sur les bancs l’avait familiarisé à nouveau avec l’enseignement, elle n’en demeurait pas moins anxieuse à l’idée de retourner dans le monde réel. Elle allait se retrouver dans un milieu ou elle pourrait à nouveau être jugée sur sa personne, mais elle le savait, les épreuves de la vie l’avaient bâtie plus solide que jamais. Gillian avait confiance en sa force, elle était cependant beaucoup moins en confiance concernant le manque qu’elle allait ressentir vis-à-vis de l’absence de son petit-ami. Elle s’en voulait terriblement de lui imposer ce caprice, cette séparation pour qu’elle puisse courir après son propre rêve. Elle avait essayé de renoncer, de lui dire que ce n’était pas si grave en fin de compte, et qu’elle pouvait rester à la piscine municipale. Il avait balayé d’un revers de main toutes ses vaines propositions, l’envoyant lui-même à l’université, se chargeant de propulser Gillian dans un univers dont elle rêvait depuis toujours. Rien de tout ce qu’elle avait imagine en matière de séparation ne rejoignait ce qu’elle était en train de ressentir en ce moment ; c’était douloureux et ça ne le serait que davantage une fois qu’il aurait repris la route. Gillian devrait lutter contre l’envie de vouloir rester enfermée chez elle, résister contre l’envie de lui téléphoner, résister contre l’envie de fondre en larme en entendant sa voix. Oh, rien que d’y penser, c’était déjà une épreuve.

Mais Gillian ne pouvait pas se résoudre à attendre la séparation. Elle luttait contre l’envie de l’éloigner d’elle, songeant que la distance qu’elle installait déjà allait atténuer la sensation de manque, mais elle ne faisait que se tromper. Elle devait profiter au maximum des derniers instants à ses côtés, même si au fond d’elle-même cela ne faisait que lui écorcher un petit peu plus le coeur. Sa main dans la sienne, son regard à la fois doux et protecteur, la manie qu’il avait de toujours s’inquiéter pour elle,… D’une certaine façon, elle le laissait partir aussi de son côté, priant pour qu’il réussisse à s’intégrer un petit peu plus. Sa plus grande crainte était sans aucun doute qu’il retombe dans ses vieux travers et qu’il s’isole une fois de plus. Elle avait donné des consignes claires et précises à Alexander, usant même de ses gros yeux pour le persuader de l’importance de la chose. William avait besoin d’être stimulé et d’être ouvert au monde. Un trait de caractère qui semblait s’accorder à la perfection avec l’esprit de compétition de sa petite-amie, même si cette dernière ne plaçait pas la réussite sur le même palier que William. Elle le savait mauvais joueur et facilement blessé dans son orgueil, mais le savon qu’il lui passa directement allait bien au delà de la simple plaisanterie. Piquée à vif, la jeune femme préféra lui répondre franchement que si il s’emportait pour une simple foulure, la vie à distance n’allait pas être de tout repos. Il n’allait pas débarquer ici tout les deux jours pour faire la police et lui faire un bilan sanguin pour vérifier si tout était au point. Il allait devoir apprendre à lui faire confiance et à la laisser aller aussi de son côté. Et pour ne pas changer, il lui répondit de façon autoritaire, refusant de plier.  « C’est moi que tu traites de mauvais joueur ! Je te signale que c’est toi qui as triché en cherchant délibérément à appuyer sur mon point faible. Avant de me traiter de mauvais joueur, apprend à respecter les règles. » Elle pince les lèvres, encore une fois, il n’y allait pas de main morte avec elle et encore une fois, il allait beaucoup trop loin. Elle n’avait pas délibérément appuyé là ou ça faisait mal, elle venait juste de constater que son côté surproducteur était presque trop abusif. « Et c’est toi qui parle de respecter les règles ? » continua-elle en roulant des yeux. Le type le plus anti-conformiste de la terre lui parlait de respecter les règles ? Mais se rendait-il seulement compte qu’il nageait en plein délire !  « Si tu veux mon avis, tu vas devoir apprendre à gérer ton point faible avant que ça ne te pourrisse la vie. Je ne suis pas ta responsabilité, je peux m’occuper de moi-même. » continua-elle plus doucement, tout en sachant qu’il n’allait pas du tout apprécier son petit commentaire. Et comme si il s’était passé le mot, il changea directement de sujet, ne cherchant pas à épiloguer davantage sur cette petite altercation. « Bon, on va la chercher cette glace oui ou non » Elle croise les bras, copiant sa mine boudeuse, répondant du tac au tac, « Je ne fais que t’attendre. » Elle marche silencieusement à ses côtés, se perdant dans ses pensées, cherchant les bons mots pour relancer la conversation sur un bon pied. Mais rien ne venait. Ce n’est qu’en sentant sa main prendre la sienne qu’elle retrouva un peu de contenance. Elle serre ses doigts dans les siens, n’osant toujours pas prendre la parole. Elle commanda sa glace en silence, à la fraise, et la dégusta en silence. « Pas trop anxieuse pour demain ? » Assise sur un petit muret, les jambes dans le vide, Gillian se contente de fixer ses pieds. « Je suppose que ça finira par passer une fois que je m’y ferais. » Tout comme le manque, elle l’espérait. « J’ai un beau studio situé dans un beau quartier, je vais faire les études de mes rêves,… Pourquoi est-ce que je serais malheureuse ? Ce n’est pas comme si j’avais l’impression d’être un château de carte sur le point de s’effondrer, hein ? C’est pas comme si j’étais en train de me dire que le manque allait être encore pire que ce que je m’étais imaginé… » Oh si, justement. C’est ce qui était en train de tourner dans la tête de Gillian, inlassablement.  
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Jeu 16 Oct - 23:14



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Repartir à Longside en laissant Gillian ici n’allait pas non plus être une partie de plaisir pour William. S’il l’avait refusé au départ, il comprenait maintenant qu’il était devenu dépendant de sa petite amie : il avait besoin de la voir tous les jours, d’échanger avec elle voir parfois de se confronter à elle, de se réveiller à ses côtés, de l’embrasser tendrement le soir lorsqu’ils étaient rentrés à l’appartement. C’était tous ces moments quotidiens qui allaient lui manquer le plus, mais le jeu en valait largement la chandelle. Il avait confiance en leur couple, suffisamment pour l’inciter à partir réaliser ses propres rêves et il refusait qu’elle renonce pour rester avec lui à Longside, elle avait toujours fait passer les autres avant elle, il était temps qu’elle fasse quelque chose pour elle. Il n’allait pas se laisser mourir de faim, en revanche, pour ce qui concernait les relations sociales, il savait que sans elle ça allait être plus compliqué. Elle était toujours là pour le pousser à s’ouvrir aux autres, et petit à petit, il commençait à se faire un cercle de nouvelles connaissances mais elle pour l’encourager, il craignait de manquer de motivation et de retourner à ses habitudes confortables. Alexander allait devoir le surveiller comme le lait sur le feu pour que son ami maintienne les fragiles liens qu’il s’était créé en dehors de sa relation avec Gill.

Il se demandait encore parfois pourquoi elle l’avait choisit lui, il n’était pas l’homme le plus gentil ni le plus attentionné du monde, il avait un sale caractère, un orgueil démesuré et un besoin de contrôle sur tout ce qui l’entourait. Elle aurait sans doute du le fuir au lieu de chercher à se rapprocher de lui. Le jeune homme savait pourtant de faire des efforts, de lui laisser de l’espace. Mais c’était plus fort que lui, il ne pouvait pas s’empêcher de chercher à tout contrôler. Si elle trouvait cela infantilisant et lui affirmait qu’elle savait très bien se débrouiller toute seule, Will se sentait responsable. Il était sans doute étouffant mais il avait perdu presque tous ceux qu’il avait aimés un jour, et il ne cherchait qu’à la protéger d’un monde dont il avait vu largement les ténèbres et dans lequel elle venait à peine de faire entrer la lumière. « Et c’est toi qui parle de respecter les règles ? » Il la fusilla du regard, son insolence quand elle se permettait de lever les yeux au ciel de cette manière l’énervait au plus haut point. « Si tu veux mon avis, tu vas devoir apprendre à gérer ton point faible avant que ça ne te pourrisse la vie. Je ne suis pas ta responsabilité, je peux m’occuper de moi-même. » Il n’aimait pas du tout sa remarque, personne ne lui avait jamais dit qu’il devrait apprendre à gérer son point faible, personne ne lui avait dit quoi faire.  « Si tu le dis » lâche t-il d’un ton tranchant, coupant nette la conversation et refroidissant l’ambiance. Il n’avait pas envie d’épiloguer parce qu’il savait comment ça se terminerait s’il se mettait en colère et lui criait dessus, et il n’avait aucune envie qu’ils se séparent sur une dispute. Ils marchèrent un moment en silence, le temps pour William de se calmer, ses traits étaient durs, fermés, on ne pouvait rien en tirer lorsqu’il se renfermait. Finalement sa main vint prendre la sienne, la jeune femme accentua légèrement l pression sur ses doigts mais elle demeura silencieuse tandis qu’ils achetaient leurs glaces. Au bout d’un moment, William brisa le silence, lui demandant comment elle se sentait vis-à-vis de la rentrée. « Je suppose que ça finira par passer une fois que je m’y ferais. »  Il acquiesça sans rien dire. « J’ai un beau studio situé dans un beau quartier, je vais faire les études de mes rêves,… Pourquoi est-ce que je serais malheureuse ? Ce n’est pas comme si j’avais l’impression d’être un château de carte sur le point de s’effondrer, hein ? C’est pas comme si j’étais en train de me dire que le manque allait être encore pire que ce que je m’étais imaginé… » William glisse sa main sous le menton de la jeune femme pour l’inciter à le regarder.  « Regarde-moi » , ordonne t-il avec une douceur qui contrastait avec la froideur qui à laquelle elle avait laissé place quelques minutes plus tôt.  « Tu n’es pas sur le point de t’effondrer, tu vas réaliser tes rêves et tu sais que je ne serais jamais loin. On se verra les week ends, pour le reste il y a le téléphone. C’est le prix à payer pour que tu puisses faire un métier que tu aimes et ça en vaut la peine. Il y a peu de gens qui ont une seconde chance dans la vie, tu sais que c’est ce qu’il faut faire. » Son regard change et se fait plus malicieux, comme à chaque fois qu’il a une idée en tête, il veut alléger l’ambiance, lui changer les esprits et il sait comment faire. Il lève son cornet et met de la glace sur le visage de la jeune femme qui se défend. Si ses petits bras ne peuvent rien face à la force de William, elle envoie valser son cornet de glace sans le faire exprès et ce dernier se retrouve par terre.  « Mademoiselle Marshall vous exagérez, je vais devoir venir récupérer moi-même les dernières traces de glace à la pistache. » Il se cale entre ses jambes et vient poser ses lèvres sur son nez, ses joues, la ligne de sa mâchoire, le haut de son cou, suivant les traces de glace fondue, laissant sa langue titiller sa peau au passage. « Hum, j’aimerais ne pas me limiter à ton visage mais t’en mettre sur tout le corps » murmure t-il à son oreille sur un ton plein de sous-entendus.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Sam 18 Oct - 14:08



 
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Le lit allait paraître immense et froid dans un premier temps. Elle passerait une partie de la nuit à se tourner, recherchant en vain le cercle chaud et protecteur d'une étreinte. Elle aurait du mal à ouvrir les yeux le matin, attendant le contact apaisant de ses lèvres sur son front. Elle n'aurait plus l'occasion de partager le petit-déjeuner avec lui, de lui préparer son café en se félicitant à chaque fois qu'il le trouvait à son goût. Elle ré-apprendrait à faire sa vie seule, et toute sa semaine ne serait portée que vers l'unique moment de la semaine ou elle allait à nouveau croiser son regard. Elle espérait qu'il tiendrait le coup de son côté et surtout, qu'il ne ferait rien de stupide. Il avait un caractère compliqué et il avait encore parfois des réactions que la demoiselle avait du mal à comprendre. La logique selon William Standford, peut-être quelque chose d'aussi tordu et compliqué qu'un théorème de physique quantique. Il avait fait tellement de progrès, il était monté si haut que si il venait à retomber encore une fois, la chute n'en serait que plus douloureuse. Plus encore que pour elle-même, elle avait peur pour lui. Son père avait beau être dans les parages, peut-être déjà à sa recherche, elle n'en avait que faire. Il pouvait bien la ramener autant de fois qu'il le voulait à Northville, Gillian retrouverait toujours le chemin de la maison et de ceux qui comptent réellement pour elle. Et puis, il y a peut de temps elle avait fait promettre à William de ne le laisser gagner sous aucun prétexte. Si elle venait à manquer, elle avait la presque certitude qu'il ferait tout son possible pour essayer de la retrouver. Oui, Gillian avait bon espoir qu'il viendrait la rechercher.

Et visiblement, William prenait un peu trop au sérieux son rôle de protecteur, au point d'en oublier quand sa petite-amie voulait plaisanter avec lui. Et Gillian n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, même par un homme qui pouvait la battre à plates coutures sur tout les plans. C'était ce qui faisait la force de leur couple : elle ne baissait pas les yeux devant chacune de ses remarques, elle ne le suivait pas en baissant la tête et en disant 'amen' à tout. Elle avait plutôt tendance à le recarder lorsqu'il allait trop loin, et généralement elle ne lésinait pas sur les mots et les moyens. Elle trouvait cependant cela triste d'avoir à se disputer avec lui alors qu'ils allaient se séparer dans peu de temps. Gillian se connaissait, elle savait qu'elle allait ruminer dans son coin et s'en vouloir pendant toute la semaine si elle ne recollait pas les morceaux avant qu'il ne retourne à Longside Creek. Et pourtant, l'image des yeux inquiets de William tournaient en boucle dans sa tête. Il avait déjà perdu tant de personne, c'était stupide pour elle de jouer sur ça, même si l'intention première n'était pas de le blesser. Elle tenta cependant de le raisonner un minimum, il s'emportait encore une fois un peu trop à son sujet. « Si tu le dis » Fin de la discussion. Gillian part de son côté avec ses pensées, laissant William ruminer également dans son coin. Elle n'avait pas envie de provoquer davantage la dispute, surtout en sachant que William pouvait partir très vite. Elle n'avait ni le temps ni l'envie de le titiller davantage, et déjà, elle regrettait cet altercation. Elle sent cependant ses doigts se refermer autours des siens et la jeune femme retrouve un peu le moral, au point de se confier concernant ses appréhensions face à sa rentrée prochaine. L'amertume était aisément palpable dans sa voix, et pourtant, elle refusait de céder à la tristesse. Pas maintenant, pas devant lui. Elle sent sa main se glisser sous son menton et impuissante et désarmée, elle se laisse faire. « Regarde-moi » C'est comme être sous hypnose, c'est plus fort qu'elle au point de ne pas pouvoir lutter, au point de frissonner devant autant de douceur. « Tu n’es pas sur le point de t’effondrer, tu vas réaliser tes rêves et tu sais que je ne serais jamais loin. On se verra les week ends, pour le reste il y a le téléphone. C’est le prix à payer pour que tu puisses faire un métier que tu aimes et ça en vaut la peine. Il y a peu de gens qui ont une seconde chance dans la vie, tu sais que c’est ce qu’il faut faire. » Les mots vont droit au coeur de la jeune femme qui trouve un peu de réconfort dans cette idée de seconde chance. Elle n'avait pas le droit de se plaindre ou de baisser les droits. C'est une chance qu'on lui offrait, elle ne pouvait pas en faire n'importe quoi. Elle hoche doucement la tête, avant de voir son regard changer pour se faire plus malicieux. N'était-il pas encore fâché il y a quelques instants ? D'un coup de cornet précis, la jeune femme se retrouve avec de la glace sur le bout de son nez. « Ne me dis pas que tu as osé faire ça… » commence-elle avec un regard à la fois flamboyant et espiègle, cherchant à son tour à lui faire goûter à son cornet. Malheureusement, sa petite taille et son manque de chance jouent en sa défaveur et elle parvint seulement d'un geste maladroit à envoyer le cornet de William au sol. Ses yeux de poupées s'écarquillent tandis qu'un petit sourire désolé vient naître sur ses lèvres. « Oups. » Sa maladresse avait encore fait des siennes, et pourtant, William ne sembla pas s'énerver. Au contraire. « Mademoiselle Marshall vous exagérez, je vais devoir venir récupérer moi-même les dernières traces de glace à la pistache. » Elle hoche la tête, satisfaite de voir qu'il avait de la suite dans les idées. « Faites, je vous en prie.  » Et déjà, ses lèvres viennent à la rencontre de son visage, l'inondant de douceur. Comme à chaque fois, il va plus loin et vient effleurer du bout des doigts les sentiments de Gillian qui glisse déjà ses mains autours de son cou, se mordant la lèvre pour ne pas céder à la tentation. Ils s'embrassaient comme deux adolescents qui découvraient l'amour pour la première fois. « Will, tout le monde nous regarde…  » murmure-elle d'une voix qui trahissait tout le plaisir que lui procurait ce petit écart. Déjà, elle resserrait un peu plus son étreinte, plongeant dans son cou pour se délecter de son odeur. Un garçon timide ? Mon oeil. « Hum, j’aimerais ne pas me limiter à ton visage mais t’en mettre sur tout le corps » Le visage de Gillian se colore légèrement, même si l'éclat dans ses yeux n'en devient que plus ardent. Voilà déjà la deuxième fois qu'il lui faisait des avances de ce genre en public, et Gillian se surprenait à aimer ce petit jeu, cette petite bulle qui se refermait autours d'eux. Si il était plus facile pour lui d'exposer ouvertement ses fantasmes, c'était une chose beaucoup moins spontanée pour Gillian qui en était toujours à se poser mille et une question dans les recoins de son esprit. Pourtant, cette fois la réponse fusa sans attendre. « Et si tu me laissais plutôt faire ? » Dans son regard, il y avait presque une lueur de défi. Il allait avoir de quoi penser toute la semaine. « Si tu n'oublies pas de passer aux courses pendant la semaine avant mon retour et qu'il y a de la glace à l'appartement quand je rentre, je pense que tu ne pourras pas y échapper. » elle resserre un peu plus fort son étreinte, « Je peux compter sur toi pour ne pas oublier ? Ca serait vraiment dommage de devoir attendre une semaine de plus, tu ne trouves pas ? » 
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Jeu 23 Oct - 20:16



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william & gillian 

En choisissant William comme petit ami, Gill n’avait pas pris la voie la plus facile. Entre son caractère de cochon, son côté surprotecteur et maniaque du contrôle et son incroyable capacité à changer d’humeur aussi vite que d’enfiler une veste, William n’était pas forcément un cadeau. La jeune femme aurait eu la vie bien plus facile aux côtés d’un homme simple et jovial comme Alexander. Certes, Will s’était considérablement adoucit depuis qu’ils sortaient ensemble, mais Gillian avait parfaitement comprit qu’il conserverait son caractère difficile quoi qu’il arrive. Quelque part, elle devait apprécier ça chez lui, même s’il lui arrivait de s’en plaindre, elle aimait son côté râleur et cynique. Son côté lunatique avait tendance à l’excéder mais personne mieux qu’elle n’arrivait à le désamorcer quand il se mettait en colère ou à calmer ses ardeurs quand il devenait un peu trop entreprenant. D’un autre côté, elle savait le surprendre, le challenger, afficher clairement son désaccord et si sur le coup il râlait ou s’énervait, il aimait qu’elle le défit. C’était de cette manière qu’il apprenait à prendre compte de l’avis des autres, à nuancer ses propos et à mettre de l’eau dans son vin en acceptant les compromis. Certes, le chemin restait encore long et il ne se départira jamais de son envie d’avoir toujours raison et de tout contrôler, mais il apprenait peu à peu à lâcher du leste et à devenir moins intransigeant. C’était la condition pour la garder auprès de lui aussi longtemps qu’on leur permettrait, elle finirait inévitablement par se lasser de son côté dominateur autrement.

Pour le moment, l’orgueil démesuré et un brin macho de William avait du mal à accepter qu’une femme puisse le recadrer. Il n’avait jamais plié devant une femme et le fait qu’elle puisse le sermonner en public de cette manière ne fit que faire monter d’un cran encore sa colère. Il s’enferma alors dans un mutisme absolu qu’il conserva pendant quelques minutes en marchant aux côtés de sa petite amie. Lorsque sa main vient à nouveau  chercher la sienne, il ne reste pas une trace de colère en lui. Les doutes de la jeune femme lui vont droit au cœur, mais il refuse de la laisser croire que c’est la fin de quelque chose, au contraire, c’est un commencement d’une nouvelle vie qui les empêcherait de se voir autant qu’il le voudrait pendant un certain temps mais qui n’était pas incompatibles avec une relation de couple, et qui allait permettre à Gill de faire ce qu’elle rêvait de faire sans en avoir eu la chance auparavant. Il lui relâche doucement le menton une fois qu’il la sent convaincue et prend un air malicieux. Sans prévenir, il la barbouille de glace. « Ne me dis pas que tu as osé faire ça… » lâche t-elle en se défendant et en entrant dans son jeu. Elle fait malencontreusement tomber son cornet de glace qui se retrouve au sol. Sans se départir de sa bonne humeur Will la gronde gentiment et elle consent à ce qu’il vienne lui-même récupérer les quelques centilitres de glace restant. Poussant toujours plus loin le jeu de la provocation, Will embrasse son visage tendrement aux endroits où se trouve un peu de glace et fini dans son cou. Une nouvelle fois, la douceur de sa peau le fait déraper et lorsqu’il glisse dans son cou ses baisers deviennent beaucoup plus sensuels. « Will, tout le monde nous regarde… »  Il se fige et recule, l’air confus, comme un enfant prit en faute. Gillian était sa friandise préférée et il avait tendance à ne pas pouvoir y résister, et d’en oublier par là même qu’ils étaient en public. Il glisse à son oreille pour s’assurer que personne ne pourra entendre ses fantasmes. A l’évocation de celles-ci, les joues de Gillian se colorent d’un rose adorable. Elle resserre son étreinte autour de son cou, soudain plus aguicheuse  « Et si tu me laissais plutôt faire ? »  propose t-elle sur le ton d’un nouveau défi tandis que Will la regarde d’un air interrogateur, suspendu à ses lèvres. « Si tu n'oublies pas de passer aux courses pendant la semaine avant mon retour et qu'il y a de la glace à l'appartement quand je rentre, je pense que tu ne pourras pas y échapper. »  Les yeux du jeune homme s’écarquillent de surprise, si elle s’était plus ouverte ces derniers temps à l’idée de prendre les rênes, ça lui faisait toujours drôle de la voir prendre le contrôle de cette manière. C’était très plaisant de la laisser faire, mais ça ressemblait peu à la Gillian timide qu’il connaissait. « Je peux compter sur toi pour ne pas oublier ? Ca serait vraiment dommage de devoir attendre une semaine de plus, tu ne trouves pas ? »   Will affiche un petit sourire et hoche la tête, tout cela annonçait de bons moments en perspective.  « Tu peux compter sur moi. Je risque pas d’oublier » répond t-il une fois qu’il se fut ressaisit. Oh que la semaine allait être longue en attendant le week end. Il lui tend alors le bras galamment. « J’ai cru comprendre qu’en public tu voulais que je me comporte en gentleman. On continu notre petit tour ? »
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Ven 24 Oct - 22:47



 
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Des hauts et des bas, c’était ainsi que leur relation évoluait depuis le début. La jeune femme l’avait pourtant voulu, puisque même lorsqu’il avait essayé de la détourner de lui, elle avait fini par retourner dans ses bras. L’attraction était bel et bien là, et quoi qu’elle puisse faire ou penser, Gillian n’était pas capable de lutter contre cette force qui la poussait encore et toujours vers lui. Elle avait beau lui avoir dit les mots les plus durs et en avoir entendu bien pire de sa part, elle n’avait jamais été pris du moindre doute le concernant. Sa place était avec lui et les moindres petites parcelles de son quotidien lui montrait qu’elle avait raison d’avancer dans cette direction. Il lui offrait tout ce que la vie lui avait toujours refusé, il donnait sans compter et même si sa personnalité s’entrechoquait parfois avec la sienne, il la rendait plus importante que tout, il réussissait à lui rendre la confiance qui lui avait été arraché sous les coups. Il pouvait se trouver tout les défauts de la terre, ce n’était pas suffisant pour décourager la jeune femme. Il semblait se considérer comme le pire des hommes, mais il n’avait pas encore fait la connaissance du cauchemar de la jeune femme. Peut-être que lorsque ce jour arriverait, il réaliserait enfin à quoi ressemble un homme qui lui veut du mal et qui n’a aucune raison de se priver de le faire. William lui avait appris à être plus forte, non seulement en la préparant à se défendre, mais également en consolidant sa fragile personnalité au prix de rudes efforts. Il prenait sur lui tout les jours, mais apprenait également à lâcher prise et à sortir de son petit confort. Il progressait, de la même façon que la jeune femme, mais tout les deux avaient encore tant à apprendre sur eux-mêmes et cette séparation était le moyen d’en savoir plus.

Se disputer avec son petit-ami n’était jamais quelque chose qu’elle faisait de bon coeur. Mais elle se savait excessive et lui-même n’était pas du genre à changer d’avis pour ses beaux yeux. Ils se prenaient la tête en permanence, pour des stupidités mais jamais ils ne restaient bien longtemps fâchés. La peur de perdre l’autre l’emportait bien souvent sur le sujet dérisoire de la dispute, et Gillian ne supportait de toute façon pas le fait d’être en mauvais terme avec la seule personne qui pouvait la comprendre. Ce n’est que lorsqu’elle sentit sa main dans la sienne qu’elle se détendit enfin et qu’elle retrouva un peu de contenance. Se séparer alors qu’ils allaient être loin l’un de l’autre n’était pas une bonne idée. Chacun resterait dans son coin, à se demander qui ferait le premier pas et lorsqu’ils se retrouveraient, il règnerait une tension et un climat qui mettrait la jeune femme mal à l’aise. Il ne semblait plus lui en vouloir, la colère était passée aussi vite qu’elle était venue. Ils savourèrent la glace dûment gagnée avant de se laisser encore une fois emporter par les évènements. Un genre d’ambiance que la jeune femme préférait beaucoup plus et elle se prêta volontiers au jeu, quitte à envoyer la glace de William au sol. Et ce n’était pas pour déplaire à son petit-ami qui en profita pour venir récupérer à même son visage les derniers morceaux de glace. Et comme à chaque fois qu’ils entraient tout les deux en contact prolongé, la température ambiante se fit bien plus élevée qu’à l’ordinaire, à tel point que la jeune femme fit une remarque. Passé un certain point, elle perdait sa lucidité et le fait de se trouver dans un endroit public n’arrangeait pas ses affaires. Il recule et se fige, Gillian ne peut peut s’empêcher de le trouver terriblement mignon lorsqu’il fait ça. Le contrôle et lui, c’est toujours un peu délicat en ce qui le concernait. Il reprit cependant des couleurs et alla même un peu plus lui, jusqu’à lui confier le fond de sa pensée. Mh, ce n’était pas vraiment le temps de faire ça, surtout qu’ils allaient être séparé pendant une semaine entière. Un mauvais calcul pour la jeune femme qui tente quand même de ne pas se laisser emporter en se laissant aller à son impulsion, de quoi lui donner à lui aussi du grain à moudre. « Tu peux compter sur moi. Je risque pas d’oublier » Elle hocha la tête avant de venir doucement happer ses lèvres. Il lui laissait plus d’espace dans leur vie plus intime, et la laissait même prendre des initiatives ce qui était plutôt bon signe. Elle prend son bras alors, souriant devant tant de galanterie, « J’ai cru comprendre qu’en public tu voulais que je me comporte en gentleman. On continu notre petit tour ? » Elle hoche la tête, venait se blottir contre lui. « On a pas besoin de s’afficher comme ça devant tout le monde, si tu veux mon avis je suis assez avare et je n’aime pas partager mon bonheur. » continue la jeune femme, cédant à sa possessivité, sachant très bien qu’il aimait lorsqu’elle se manifestait de la sorte, « Est-ce qu’on ne t’a pas appris les manières avec les jeunes filles dans ton pensionnat ? » s’amuse Gillian en passant sa main autours de sa propre taille, « A leur baiser la main et leur tenir la porte pendant qu’elles te font des belles révérences. » elle courbe alors l’échine dans une posture ridicule, « Comme celle-là par exemple. Avoue qu’elle est bien, n’est-ce pas ? » 
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Mer 29 Oct - 20:50



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William avait toujours préféré choisir la facilité : fuir plutôt qu’affronter la douleur de la perte d’un être cher, fuir encore au lieu de reconnaitre ses responsabilités, se cacher dans une petite ville mais dans un grand appartement. Accepter ses sentiments pour Gill et entamer une relation de couple étaient les premières choses compliquées qu’il entreprenait. Non, cette relation n’allait pas lui faciliter la vie, il allait devoir accepter de faire des compromis, voir sa domination remise en cause par une femme venue de la rue, la laisser l’atteindre et par là même, lui donner la possibilité de le blesser. Pourtant, Will ne regrettait pas ce choix une seule seconde. Certes, tout n’était pas aussi simple qu’avant qu’elle n’entre dans sa vie et dans son cœur, mais tout était beaucoup plus lumineux, elle l’avait aidé à s’ouvrir au monde et a accepter de renouer avec le bonheur alors qu’il s’en était privé des années, persuadé qu’il ne le méritait pas. Grâce à elle, il ne faisait plus de sur-place, il avançait dans la vie, et tant qu’elle se tenait à ses côtés tout irait bien. Gillian avait réussit le tour de force de se rendre indispensable, il avait besoin d’elle pour le soutenir dans les moments difficile autant que pour lui donner des coups de pieds aux fesses lorsqu’il lui prenait l’envie de se reposer sur ses acquis au lieu de chercher à aller plus loin dans son ouverture aux autres et de son épanouissement. Alors de ce point de vue, se compliquer la vie était bien peu de chose à côté de tout ce qu’elle lui apportait au quotidien. Cela en valait largement la peine.

Autrefois, il se fichait de son avenir, en grande partie à cause du fait qu’il n’avait rien à perdre. Aujourd’hui, il avait recommencé à espérer grâce à elle, mais l’espoir avait ramené la peur avec lui. Il avait peur de la perdre, peur qu’elle le quitte à cause de son caractère impossible ou de sa violence contenue qui pouvait déborder à n’importe quel moment. Jamais il ne lui ferait de mal à elle, mais s’il la sentait en danger, il pouvait perdre les pédales et retomber dans ses vieux démons. Il pouvait redevenir cet homme incontrôlable, plongé dans une transe dont il ne pouvait se sortir seul. Il ne voulait plus jamais qu’elle le voit comme ça mais si c’était la seule manière de la protéger alors il n’hésiterait pas. Si le jeune homme faisait des progrès dans la gestion de sa colère, il d’en demeurait pas moins vrai qu’il ne pourrait sans doute jamais se départir totalement de son sang-chaud. Il démarrait au quart de tout, et Gillian pouvait en être la victime lorsqu’elle titillait un peu trop son orgueil. Il avait également tendance à perdre le contrôle lorsqu’il se retrouvait en contact prolongé avec elle, elle était son talon d’Achille, ce pour quoi il acceptait de perdre sa retenue jusque dans un lieu public. Il sentit son corps se tendre lorsqu’il glissa dans son cou, mais elle garda les pieds sur terre et il accepta de renoncer et de se comporter en gentleman…du moins pour le moment elle ne perdait rien pour attendre le week end prochain quant ils seraient seuls dans l’appartement. Elle prend le bras qu’il lui tend, et ils se remettent en marche. « On a pas besoin de s’afficher comme ça devant tout le monde, si tu veux mon avis je suis assez avare et je n’aime pas partager mon bonheur. » Elle souhaitait clairement préserver son orgueil cette fois, en adoucissant son refus par l’affichage de sa possessivité. Elle savait qu’il aimait l’idée qu’elle souhaite être la seule et l’unique, parce que lui avait le même sentiment à son égard. Il avait moins de scrupules qu’elle à afficher son bonheur, être heureux ne lui était plus arrivé depuis presque quinze ans, il était légitime qu’il veuille en profiter à chaque instant, non ? « Est-ce qu’on ne t’a pas appris les manières avec les jeunes filles dans ton pensionnat ? » Will la regarda médusé, son insolence le surprenait toujours. « A leur baiser la main et leur tenir la porte pendant qu’elles te font des belles révérences. » Il la voit se pencher légèrement en avant, mimant une révérence de femme, tenant les pans d’une robe imaginaire. « Comme celle-là par exemple. Avoue qu’elle est bien, n’est-ce pas ? »  Il se secoua la tête, affichant un sourire calculateur et la dépassa pour se retrouver derrière elle. « Pour les demoiselles de la bonne société oui, mais pour toi… » répondit-il en répondant à sa provocation par une autre plus choquante encore. Et pour couronner le tout, il lui donna une petite tape discrète sur les fesses, histoire de bien montrer qui était l’homme, le dominant. «Toi tu as été une vilaine fille et les vilaines filles ne méritent que la fessée. » Ah elle voulait jouer à ce jeu, et bien elle avait trouvé son homme.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Lun 3 Nov - 21:26



 
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Courir de ville en ville n’avait plus de sens maintenant que Gillian avait trouvé son vrai foyer. Cet endroit ou elle avait d’abord trouvé timidement ses marques avant de devenir un des piliers du trio. Elle connaissait Alexander et William sur le bout des doigts, non pas comme de simples colocataires qu’on croise vite fait au déjeuner, mais comme des amis fidèles et sincères, comme cette famille qu’elle n’avait jamais eu la chance d’avoir. Pour Gillian, le futur qui avait longtemps été noyé dans une brume incertaine se clarifiait de plus en plus. Elle ne savait pas encore ou elle en serait dans ses études, si elle serait encore à Longside Creek, mais une chose est sûre, son coeur espérait secrètement pouvoir toujours se réveiller avec son doux visage à côté du siens. Mieux que tout ce que pouvait lui offrir la richesse ou autre, elle était bien avec William. Elle transpirait le bonheur au point d’en être radieuse tout les jours et de renouer enfin avec le sourire. Même si elle savait bien qu’une nouvelle menace plânait sur Longside Creek, cela ne l’empêcherait certainement pas d’y retourner au galop pour y retrouver William. Mieux que d’apprendre à se défendre seule, elle avait appris que l’union faisait la force, même si lors de leurs disputes enflammées elle constatait avec amertume qu’il était également devenu sa faiblesse. Elle l’aimait au point que chaque éloignement ou chaque écart était un poignard qui la blessait à sang. Un doute s’installait dans l’esprit de Gillian et la jeune femme était en train de se demander si la distance n’allait pas s’ajouter à la liste des poignards. Faire sa semaine seule allait être difficile mais s’imaginer tout ce que lui pourrait être en train de faire en luttant contre l’envie de sauter sur son portable pour vérifier allait être encore plus dur. La confiance, voilà ce qui devait être l’arme de la jeune femme.

Et si les plus beaux moments avaient toujours une fin, Gillian refusait de voir celui-ci se terminer. Même si son petit-ami ne cessait de la taquiner et de jouer avec ses nerfs, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il s’agissait exactement du genre de chose qu’elle allait regretter de ne plus avoir. Même si il se pourrait qu’elle s’entende bien avec ses voisins ou ses futurs amis, personne ne pourrait la prendre dans les bras et lui murmurer au creux de l’oreille que tout allait bien se passer. Et si Gillian était un peu tendue par le stress de rentrer dans la cours des grands, elle refusait de se laisser abattre, comme si elle voulait montrer à William que cette entreprise houleuse était possible. Y croire, c’était la seule chose qu’ils leur restaient. Tout les deux savaient que ce jour allait arriver, mais ils n’imaginaient certainement pas en être à ce point, amoureux, entichés comme des amoureux. Au point de perdre la tête à chaque fois qu’ils entraient en contact l’un avec l’autre, même si ce petit détail n’était pas nouveau. Depuis toujours à chaque fois que ses lèvres venaient titiller ses lèvres ou une autre partie de son corps, le cerveau de la jeune femme refusait d’obéir à quoi que ce soit de logique ou rationnel. Et même si Gillian lui souffle à demi-mot que tout le monde les regarde, elle n’en est pas moins toute enflammée et émoustillée. La jeune femme avait toujours été peu sûre d’elle et le bonheur n’avait jamais vraiment frappé à sa porte, c’est pourquoi lorsqu’elle l’avait sous la main, elle refusait de le partager ou de le laisser partir. Ce n’était certainement pas le moment d’être triste, et la parade préférée de Gillian dans ce genre de moment restait la plaisanterie. Mimant une révérence tout en le taquinant sur son éducation, elle prit un malin plaisir à tourner ce geste en quelque chose de grotesque. « Pour les demoiselles de la bonne société oui, mais pour toi… » Gillian fronça les sourcils, non mais pour qui est-ce qu’il la prenait ? « Pour moi quoi ? The rain in Spain stays mainly in the plain , j’ai déjà prouvé à tout le monde que j’avais tout ce qu’il fallait dans le ventre pour être une grande dame ! » Mais la suite la prit de court, lorsqu’il lui asséna une petite tape sur les fesses. Décidément, il ne reculait devant rien, quitte à faire sursauter Gillian qui mit un moment à réaliser. Parcourant les alentours d’un rapide coup d’oeil, elle se tourne vers lui, les poings sur les hanches. «Toi tu as été une vilaine fille et les vilaines filles ne méritent que la fessée. » Gillian hausse un sourcil, sans ôter son petit sourire en coin, «  Et les méchants garçons, qu’est-ce qu’on leur fait ? Parce que au cas ou tu ne le saurais pas, les vilaines filles ont souvent le béguin pour les méchants garçons. » Pas besoins d’attiser le feu, Gillian savait mieux que personne à quel point il pouvait brûler d’amour et de désir pour elle. Elle pousse un soupir, à moitié souriante et à moitié pensive. « Tu sais bien que si tu me mets dans des états comme ça, je vais m’accrocher à la roue de ta voiture pour ne pas te laisser partir, ou alors je me coucherais devant, ça sera peut-être mieux…» [/color][/color]

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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Sam 8 Nov - 23:34



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Depuis la mort de ses parents, William avait toujours été seul. Même dans la rue, entourée de tout un gang, partageant le lit d’une femme différente tous les soirs, il s’était senti extrêmement seul. Aujourd’hui, il avait une vraie famille, ils n’étaient que trois, mais ils étaient toujours là les uns pour les autres et les liens qu’ils avaient créés n’étaient pas prêt de disparaitre, ni la distance ni le temps n’avaient d’emprise sur eux. Bien sûr, le départ de Gillian allait rendre les choses plus difficiles. William avait confiance en elle mais il n’était d’un naturel impulsif et jaloux et il ne cesserait de s’inquiéter de savoir où elle se trouvait, ce qu’elle faisait et avec qui. On ne change pas un maniaque du contrôle du jour au lendemain. Il savait que cette période transitoire pouvait être très longue et mettre potentiellement leur couple en danger, mais elle était nécessaire. C’était la chance de Gill non seulement d’exercer un métier qui lui plairait mais en plus de se mettre sur un pied d’égalité avec son petit ami. L’amour intense et passionné c’était bien beau, mais sur le long terme il fallait plus. Gill ne cessait de complexer vis-à-vis de lui, du fait de sa culture, de son milieu de naissance et de sa richesse. Un jour ou l’autre, cela risquait de les éloigner. Acquérir des compétences, des connaissances et une culture bien à elle allait permettre à la jeune femme de mettre fin à cette situation d’infériorité. Cet éloignement était un sacrifice à faire pour donner à leur couple une chance de durer, mais c’était aussi un très gros risque à prendre. C’était quitte ou double.

Savoir que cette période d’éloignement était nécessaire ne rendait pourtant pas la séparation plus facile. Alors pour dédramatiser les choses, les deux jeune gens préféraient rire et se provoquer comme à leur habitude. Cette fois-ci, Gill entama une révérence ridicule ce a quoi Will répondit en renchérissant qu’elle n’était pas une demoiselle de la haute société. « Pour moi quoi ? The rain in Spain stays mainly in the plain , j’ai déjà prouvé à tout le monde que j’avais tout ce qu’il fallait dans le ventre pour être une grande dame ! » « Non ça c’est sûr, tu n’as rien à envier à Audrey Hepburn. » répondit-il, complice. Il ne pu s’empêcher d’assortir sa remarque d’une petite tape sur les fesses. La jeune femme sembla d’abord choquée par tant d'audace avant de poser les mains sur les hanches d'un air faussement désapprobateur. «  Et les méchants garçons, qu’est-ce qu’on leur fait ? Parce que au cas ou tu ne le saurais pas, les vilaines filles ont souvent le béguin pour les méchants garçons. » Will afficha un sourire satisfait, il aimait lorsqu'à sa façon à elle, discrète et pudique, elle lui disait qu'elle l'aimait. Il s'approcha et passa tendrement un bras autour de ses épaules. « Du moment que je suis ton unique bad boy, tu peux me faire tout ce que tu veux. » répondit-il, lui montrant par là même, qu'elle avait un pouvoir important sur lui. Il serait prêt à tout pour elle, pour la protéger et la garder auprès de lui. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle lui dire au revoir était si difficile pour lui. Il préférait se cacher derrière l'humour et la provocation, mais en réalité il était déprimé et angoissé de la laisser toute seule dans un environnement inconnu, entourée de personnes qu'elle ne connaissat pas et avec son père quelque part dans la nature. Seulement voilà, cacher son véritable état d'esprit allait faciliter la vie à Gillian, lui montrer son axiétét etsa tristesse rendrait les choses plus difficiles pour la jeune femme et risquerait d'éroder sa détermination à aller jusqu'au bout. Non, il devait être fort, ne rien montrer, et fort heureusement, il savait faire. « Tu sais bien que si tu me mets dans des états comme ça, je vais m’accrocher à la roue de ta voiture pour ne pas te laisser partir, ou alors je me coucherais devant, ça sera peut-être mieux…» Will se stoppa alors qu'ils arrivaient à sa voiture pour l'observer les yeux emplis de tendresse et d'amour. Son visage redevint sérieux. Il repoussa doucement une mèche de ses cheveux derrière son oreille. C'était le moment de se dire au revoir. « Si c'est ta façon de me dire que je vais te manquer, il faut que tu saches que je ressens la même chose. C'est pas parce que je sais qu'il faut qu'on en passer par là et que c'est ce qu'il y a de mieux pour toi que ce ne sera pas difficile pour moi aussi. Mais j'ai choisi de parier sur nous, parce que je sais qu'on est assez forts pour ça. » Il n'était pas encore prêt à quitter Longside pour venir vivre à Columbia avec Gill. Il faisait des progrès et s'ouvrait au monde petit à petit, mais pour qu'il continue sur cette voie, il devait être dans un environnement qu'il connaissait, un endroit qui le rassurait. Partir vivre dans un lieu qu'il ne connaissait pas, empli d'inconnus risquerait de le brusquer et pourrait avoir pour seule conséquence un repli sur lui-même et dans le cocon rassurant de leur couple. Gill le savait, et c'était la raison pour laquelle, elle ne lui avait jamais demandé de venir vivre avec elle à Columbia. Ils devaient avancer chacun de leur côté pour mieux se retrouver, cela ne signifiait pas mettre leur couple entre parenthèses, ce qui serait une vraie catastrophe pour le jeune homme. Au contraire, cela signifiait avoir suffisamment confiance l'un en l'autre pour se laisser avancer dans son propre chemin, deux chemins qui allaient se retrouver d'une façon ou d'une autre à la fin pour mieux avancer ensemble.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Jeu 13 Nov - 20:32



 
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Gillian revoyait défiler devant elle les derniers mois passés avec William. Elle l’avait d’abord craint, osant à peine lui adresser la parole, avant de craquer et de lui avouer à demi-mot ses faiblesses et ses peurs. Il aurait pu utiliser ça de mille et une façon, il aurait pu s’en balancer et retourner à sa petite vie d’ermite reclus, mais il avait choisi un tournant qu’elle n’attendait pas. Il avait choisit de se lever pour prendre sa défense et par la même occasion, de faire tomber le masque de son côté. Certes, il restait toujours un jeune homme de caractère, qui préférait apprécier le silence plutôt que de bavarder gaiement, mais contrairement à ce qu’elle avait pu penser dans un premier temps, il possédait bel et bien un coeur. Il le gardait juste enfermé, pour le protéger. Et ces derniers mois, la demoiselle s’était appliqué du mieux qu’elle le pouvait pour tenter de percer le secret qui se cachait derrière ce regard parfois triste et mélancolique. Elle s’était lancée dans cette quête, allant jusqu’à en perdre son propre coeur dans la bataille, réalisant avec stupeur que depuis un moment déjà il le tenait entre ses mains. Elle avait joué l’amitié, se perdant dans des disputes enflammées sans oser s’avouer à elle-même que si ses mots le blessaient autant, c’est qu’il y avait bien plus. Un ‘bien plus’ qu’elle n’osait pas s’avouer, jusqu’à ce que fatigué de se tourner autours, ils en viennent enfin aux faits. Et depuis ce jour, la vie avait pris une saveur beaucoup plus douce, même si dans sa bouche il y avait toujours cette arrière-pensée amère concernant ce jour. Ce jour qui était enfin arrivé. Lui et elle, se séparant, pour le meilleur sans doute, même si pour elle cela annonçait le pire.

Ou peut-être pas. Le pire, elle l’avait déjà vécu à l’époque ou elle ne le connaissait pas encore, à cette époque ou elle attendait en tremblant sous l’escalier les pas lourds et mal assurés de son père encore ivre, cette époque ou elle attendait que le froid vienne enfin la faire plonger dans le silence. Gillian pouvait s’estimer heureuse d’en être là aujourd’hui et plus que jamais, elle décidait de croquer la vie pleine dents, sans chercher à se priver de quoi que ce soit. Bien sûr, cet aspect était tout à fait relatif quand on savait qu’elle passait un temps considérable à se remettre en question, se comparant toujours à l’image parfaite qu’elle avait de William. Il se considérait comme la plus horrible des personnes mais aux yeux de Gillian il restait cette personne qui lui avait sauvé la vie et qui ne cessait de la porter toujours plus haut, vers ses rêves. Il en faisait d’ailleurs partie, ce qui poussait Gillian à toujours s’appliquer, pour lui. « Non ça c’est sûr, tu n’as rien à envier à Audrey Hepburn. » Gillian leva les yeux, un mince sourire aux lèvres. Dès le premier film qu’elle avait vu, elle avait été complètement subjuguée par le charme de cette anglaise. « Je t’en prie, on a tous quelque chose à envier à Audrey Hepburn. » répondit de suite la jeune femme dont les yeux pétillaient d’admiration. Et comme à son habitude, lorsqu’il prenait la peine de la taquiner, elle en faisait de même pour lui rappeler qu’il n’avait pas affaire à une blonde écervelée qui se contenterait de glousser à toutes ses blagues. Si elle était une vilaine fille, il n’y avait aucune raison qu’il échappe au doux surnom de ‘vilain garçon’. Et pour couronner le tout, cela ne sembla même pas le vexer. Il se contenter de passer son bras autours de ses frêles épaules. « Du moment que je suis ton unique bad boy, tu peux me faire tout ce que tu veux. » La jeune femme se contenta de hocher la tête, satisfaite de cette réponse. Elle n’avait pas peur de lui confesser ses états d’âmes ou bien de s’opposer à lui quand la situation le demandait. Il avait raison, elle pouvait lui faire tout ce qu’elle voulait, tant que cela ne lui faisait pas de mal. Mais bientôt, Gillian commença à perdre de la contenance ; elle aurait voulu le prendre par le bras pour l’emmener en arrière, il devait bien y avoir une armoire mal vissée dans son petit studio ou bien une tâche qui nécessiterait son ingéniosité… Gillian était prête à n’importe quoi pour l’empêcher de monter dans sa voiture. Elle ose à peine le regarder dans les yeux, elle sent qu’il est redevenu sérieux à son tour. « Si c'est ta façon de me dire que je vais te manquer, il faut que tu saches que je ressens la même chose. C'est pas parce que je sais qu'il faut qu'on en passer par là et que c'est ce qu'il y a de mieux pour toi que ce ne sera pas difficile pour moi aussi. Mais j'ai choisi de parier sur nous, parce que je sais qu'on est assez forts pour ça. »  Même lorsqu’il glisse sa main dans ses cheveux, elle n’ose toujours pas le regarder. Il le sait maintenant, qu’elle peut être fragile la petite Gillian. Elle met un peu de distance, pour éviter de s’accrocher désespérément. Elle hoche doucement la tête en l’écoutant, touchée de voir que malgré son départ il gardait toujours confiance en elle. Si elle n’avait pas réussi à lui dire qu’il allait lui manquer, elle devait constater qu’il avait trouvé le courage de le lui dire. « Ouais, bien sûr qu’on va y arriver… On est forts, tu l’as dit. »  marmonne-elle en fixant ses pieds, avant de relever doucement la tête. Il suffisait de ça, de le voir pour que ses grands yeux bleus deviennent brillants. Fort, c’est ce qu’elle s’était dit, hein ? Elle avance doucement, avant de plonger contre lui, s’enveloppant de sa chaleur et de son odeur, glissant ses bras trop cours autours de sa taille, allant même jusqu’à enfoncer son visage dans son torse. Inspirer son odeur une bonne fois, pour que ça lui monte à la tête. Elle glisse doucement ses mains dans la poche de sa veste, ses doigts se referment autours d’un petit objet qu’elle tire doucement. « Tu me le laisse ? » murmure-elle doucement en faisant rouler entre ses doigts le briquet qu’elle avait tiré de sa poche.

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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Jeu 20 Nov - 21:45



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Will ne s'était jamais imaginé avoir la moindre relation amoureuse sérieuse. L'adolescent taciturne, renfermé et hautain qu'il était n'attirait pas vraiment les filles. Par la suite, sa vie débridée de gangster était incompatible avec une vie de couple. Il n'avait de toute façon jamais eu l'envie de se caser, de construire quelque chose sur le long terme, de s'attacher à quelqu'un. Enfin, son enfermement et sa perte de foi en l'humanité avait détruit toute trace d'espoir de jours meilleurs. L'arrivée de Gillian dans sa vie avait tout chamboulé, il avait bien tenté de la maintenir à distance, mais c'était comme si une force invisible les avaient poussés l'un vers l'autre. Mais Will n'avait pas seulement le sentiment qu'il pouvait vivre une relation de long terme avec la jeune femme, il était profondément amoureux d'elle, au point de ne plus pouvoir se passer d'elle, de ne pas pouvoir imaginer sa vie future sans Gillian à ses côtés. Elle le poussait à reprendre le court de sa vie là ou lui-même avait baissé les bras. Il avait abandonné l'idée d'avoir une belle vie et elle lui avait redonné l'espoir. Chaque jour, elle s'employait à lui prouver qu'il valait mieux que ce qu'il pensait de lui même, et à force de patience, de ténacité et de compréhension, elle parvenait à lui faire doucement entrer dans la tête qu'il méritait le bonheur qu'elle lui offrait. Le jeune homme avait la tête dure, mais elle seule pouvait le convaincre de se laisser vivre en paix avec lui-même et avec son passé.

Le fait qu’elle ne le voyait pas comme un monstre cruel et sanguinaire mais comme l’homme qui la protégeait et veillait sur elle était dû en grande partie à la méconnaissance qu’avait la jeune femme de son passé houleux. Il se gardait bien de lui parler des détails, des choses cruelles qu’il avait commises dans son passé et dont il avait honte aujourd’hui. Alexander lui-même était dans l’ignorance de ce genre de sombres histoires. Le regard que Gillian portait sur lui lui permettait de regagner petit à petit l’estime de lui-même et sa plus grande crainte était de la voir s’éloigner de lui le  jour où elle apprendrait ce qu’il avait fait autrefois. Ce qu’il s’était passé n’avait pas eu lieu dans une autre vie, c’était bien lui qui avait commit toutes ces exactions et la souffrance constante qu’il avait  éprouvé à cette période de sa vie n’excusait pas tout. Elle avait un meilleur fond que lui, Gillian était quelqu’un de bien, il n’était  pas sûr de pouvoir en dire de même pour lui. « Je t’en prie, on a tous quelque chose à envier à Audrey Hepburn. » Il sourit tendrement, songeant par la même occasion qu’il n’avait jamais autant sourit que depuis qu’elle était entrée dans sa vie. On ne pouvait pas dire qu’il avait été sensible à l’humour dans sa vie passée. Il ne pouvait pourtant pas la contredire, Audrey Hepburn était une femme au charme fascinant et mystérieux, c’était aussi une actrice remarquable, capable de jouer toute une palette de rôles et d’émotion, un vrai caméléon. Le silence ne dura pas longtemps et leur jeu de taquinerie reprit de plus belle. Sous couvert d’humour, Will revint tout de même sur l’idée qu’il voulait être le seul et l’unique, il ne comptait partager l’exclusivité avec personne. La mélancolie les rattrapa bien vite, le temps de la séparation était arrivé. Gillian ne parvenait plus à le regarder dans les yeux. Il essaya d’attraper son regard pour la rassurer et lui répéter sa foi en leur relation et aux sentiments forts et sincères qui les unissaient. Il caresse tendrement ses cheveux, mais elle refuse toujours de le regarder. « Ouais, bien sûr qu’on va y arriver… On est forts, tu l’as dit. » La tristesse dans sa voix lui fend le cœur, il se sent terriblement impuissant, il ne sait pas quoi lui dire de plus pour la rassurer complètement lui faire comprendre que tout allait bien se passer. A vrai dire, lui-même se sentait profondément mélancolique et aurait tout fait pour retarder l’échéance du départ. Il serait volontiers resté une nuit de plus mais ça n’aurait pas rendu service à Gillian qui devait se préparer psychologiquement pour sa rentrée. Elle avait besoin d’un peu de temps et de penser avant tout à elle pour être prête pour le lendemain. Redouter le départ de son petit ami le lendemain ou passer la soirée à éviter de penser à sa rentrée. Elle rentrait dans un univers qu’elle ne connaissait pas, rempli d’inconnus, complexée sur son niveau intellectuel, Gill avait besoin d’un minimum de préparation psychologique et en la présence de son copain, ce serait impossible. Elle relève finalement la tête et dès qu’elle plonge les yeux dans les siens, son regard s’illumine et elle s’anime. Elle passe doucement les bras autour de sa taille et plonge contre lui. Surprit par ce brusque changement d’attitude, il faut quelques secondes à William pour réagir et passes ses bras autour des épaules de la jeune femme. Il sa main glisser dans la poche de sa veste pour en retirer un petit objet en argent : son zippo. Will n’avait jamais aimé les objets tape-à-l’œil mais il tenait à son zippo, vintage et en argent massif, bien plus classe qu’un briquet en plastique. « Tu me le laisse ? » Le visage du jeune homme se couvrit d’un voile de tristesse. Ce briquet était, avec sa montre, un des seuls objets qui lui restait de son père, lui aussi fumeur invétéré. Le soir de son accident, il était parti à un gala de charité, oubliant son zippo à la maison. Depuis, Will ne se séparait jamais du briquet en argent. « Il appartenait à mon père. Si tu me promets d’y faire attention, tu peux le prendre. » répond t-il d’une voix grave mais affirmée. Il lui avait toujours fait confiance pour prendre soin de ce à quoi il tenait.
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Mer 26 Nov - 22:07



 
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Gillian essayait de se convaincre que tout allait bien se passer. Dans des situations comme celles-là, le jeune homme était toujours beaucoup plus doué qu’elle, et il arrivait bien souvent à faire taire le moindre de ses tracas. A croire qu’il avait fait ça toute sa vie ! Elle avait toujours beaucoup de mal à le croire lorsqu’il affirmait être un homme avec peu de patience, il en usait tellement au quotidien avec la jeune femme, peut-être que c’était elle qui lui pompait toute la patience qu’il possédait… Quoi qu’il en soit, Gillian avait la sensation d’être une femme différente ; craintive, renfermée sur elle-même et sur son passé qu’elle n’arrivait pas à oublier, elle ne vivait que dans la seule crainte d’être retrouvée un jour. Elle avait mis entre parenthèse ses rêves et son histoire pour ne se focaliser que sur sa seule survie, allant même jusqu’à oublier ce que ça faisait d’être heureuse. Et si il lui arrivait de frissonner lorsque du bout des lèvres William laissait échapper des éléments de son passé, elle n’était pas le moins du monde convaincue qu’elle partageait la vie d’un homme violent et cruel. Il ne s’était jamais montré sous ce jour avec elle, préférant la couvrir d’amour et d’attention sans rien lui demander en retour. Gillian ne savait pas si elle avait pu changer William, mais de son côté, la transformation était complète et totale. Son entrée à l’université n’était que le début, la chenille qui devient enfin un papillon après de longues années à se cacher. Il lui avait un jour fait la promesse de l’emmener jusque là, jusque sur les bancs de Columbia, et la jeune femme se devait de constater qu’il n’avait pas manqué à sa promesse.

Le départ, elle l’avait imaginé en rêve depuis déjà un moment. Elle s’imaginait la silhouette de William s’en aller au loin, partir pour ne devenir qu’un minuscule point noir sur l’horizon. Et à mesure qu’il s’éloignait d’elle, le froid s’intensifiait, l’air se faisait plus lourd à respirer, le ciel semblait même se faire plus gris et chargé. Elle ressentait toujours un sentiment de déchirement lorsqu’elle ouvrait les yeux le lendemain matin et elle filait aussitôt se blottir dans ses bras, sans se poser plus de question. Aujourd’hui, nous étions arrivé à l’instant crucial, celui ou ils allaient certes devoir se séparer, mais pour mieux se retrouver par la suite. C’est ce que Gillian ne cessait de se répéter, pour mieux faire passer la pilule. Elle ne savait pas si elle se leurrait ou non, mais elle voulait y croire plus que tout. Il ne lui avait pas fait tout ces beaux discours pour la planter dès qu’elle aurait le dos tourné. Non, il n’était pas de ce genre-là. Il tenta même de la rassurer une dernière fois par de belles paroles, en cherchant à accrocher son regard, sans insister en voyant qu’elle ne voulait pas céder. Elle ne voulait pas rencontrer ses belles prunelles, c’était une nouvelle occasion de fléchir et de s’effondrer comme un château de carte devant lui alors qu’elle s’efforçait depuis qu’ils avançaient vers sa voiture de garder un peu de contenance. Elle pourrait le faire, elle était habituée à dire ‘au revoir’ même si cette fois-ci tout semblait mué d’une intensité complètement différente de ce qu’elle avait pu connaître. Elle cède cependant à l’envie de le serrer une dernière fois contre lui, de s’enivrer de son odeur, de frotter son nez doucement,… Des petites touches de la vie quotidienne qui allaient lui manquer, même si elle n’allait être là que pour une semaine. Une misérable semaine, ça allait passer plus vite, elle aurait à peine le temps de prendre ses marques qu’elle retournerait déjà dans son petit confort. Tout allait se faire doucement, petite touche par petite touche. Et même si Gillian n’allait pas être là, elle comptait quand même bien laisser une petite marque, quelque chose qui rendrait aussi son quotidien différent. Du bout des doigts, elle se saisit de son imposant briquet en argent ; un objet à la fois tellement beau et fascinant mais qui lui fait lever les yeux au ciel à chaque fois qu’il le dégaine en sa présence. Elle ose lui demander si elle peut le garder avec elle, fronçant de suite les sourcils devant la tête qu’il faisait. C’était donc si important que ça ? « Il appartenait à mon père. Si tu me promets d’y faire attention, tu peux le prendre. » La jeune femme déglutit difficilement, ses yeux tombant de suite sur l’objet qu’elle tenait entre ses mains. Elle lui avait piqué le briquet de son père et il ne lui faisait pas une scène ? Gillian réalisait à quel point il était en train de prendre sur lui, non pas parce qu’elle lui privait de son petit rituel quotidien mais plutôt parce qu’il était en train d’accepter qu’elle garde auprès d’elle un objet d’une valeur inestimable à ses yeux. C’est dans des moments comme celui-là qu’elle réalisait à quel point elle pouvait compter pour lui, bien plus que dans des mots d’amour ou des actions chevaleresques. « Tu es sûr ? » continua-elle d’une petite voix en l’interrogeant du regard. Elle n’aurait pas été plus anxieuse si il l’avait investi d’une mission ultra-confidentielle. Ne jugeant pas nécessaire de continuer à se fixer les larmes au yeux, Gillian préféra une nouvelle fois se réfugier dans ses moyens de défense. Elle se hissa sur la pointe des pieds, vint embrasser le coin de sa mâchoire, avant de glisser le briquet dans sa poche et de s’éloigner à reculons, doucement. « Bon, il faut croire qu’on y est. » elle se racle la gorge, avant de lancer avec son sourire creusé de petites fossettes, « T’as intérêt à être à l’heure pour venir me chercher à la gare, pas question que je t’attende pendant trois heures. Et si l’appartement ne ressemble à rien, je m’occupe personnellement de votre cas à tout les deux.  »

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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Ven 28 Nov - 22:30



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william & gillian 

Ils en avaient fait du chemin depuis le soir où ils avaient acceptés de faire un pas l’un vers l’autre. William avait vu Gill changer, elle était passé de cette jeune fille timide, discrète et craintive à une femme épanouie, prête a faire tous les efforts nécessaires pour réussir et se donner les moyens d’avoir une vie professionnelle riche. William n’avait aucun doute sur le fait qu’elle allait réussir, il savait qu’elle en avait l’envie et les moyens intellectuels. Il était juste là pour lui donner un coup de pouce financier, elle lui avait prouvé pendant ses cours de rattrapage et sa préparation à l’entrée à l’université qu’elle était bosseuse et déterminée. Enfin, il avait fait d’elle une vraie femme, plus sûre d’elle, plus féminine. L’amour et les plaisirs de la chaire y sont pour beaucoup dans la transformation d’une fille timide en jeune femme accomplie. La transformation n’était pas complète, il lui faudrait des années avant de parvenir à s’imposer dans un monde de requins comme le milieu des avocats, mais elle avait ça en elle, elle ne se laissait jamais marcher sur les pieds, a fortiori par des hommes. Il sentait ce désir en elle de faire qu’il soit fier d’elle, de voir qu’elle s’était servi de son cadeau qu’étaient ses études pour arriver à force de travail et de détermination, à devenir la femme qu’elle voulait être en réalisant son potentiel. Lui aussi avait changé depuis qu’il la connaissait, elle avait une influence très positive sur lui, il était plus calme, plus loquace, plus joyeux et drôle. Il était moins renfermé, moins taciturne, moins cassant et mois cynique. Il avait réapprit à voir la vie du bon côté, mais il était persuadé que s’il perdait Gillian, il perdrait également tous ces éléments bénéfiques qu’elle lui apportait et il retournerait à la case départ.

Le moment était venu de se séparer, William faisait le fier, il savait qu’il devait être fort pour Gill, même si au fond, la laisser toute seule dans cet environnement inconnu lui brisait le cœur et rendait malade le maniaque du contrôle qu’il était. S’il lui arrivait quelque chose ici, il ne pourrait rien faire depuis Longside Creek. Il détestait le sentiment d’impuissance, en particulier en ce qui la concernait-elle, elle était la personne qui comptait le plus au monde à ses yeux. Il songea à la loi de Murphy " Tout ce qui peut mal tourner, va mal tourner ". Il chassa ses pensées de son esprit, il devait faire confiance à Gill pour faire attention à elle, à juste titre, elle n’apprécierait pas qu’il cherche à la fliquer à distance, à la harceler au téléphone ou par textos pour savoir où elle se trouvait et avec qui. Fidèle à lui-même et à ce qu’il s’était promis, il ne montre rien de son inquiétude et de sa tristesse de la quitter.Se réveiller le matin sans elle à ses côtés allait être une déception à chaque fois. Gill faisait des cauchemars depuis quelques temps, elle se blottissait tous les matins contre lui, comme pour s'assurer qu'elle était bien là, ce ne serait as facile pour elle non plus. Refusant de le regarder dans les yeux, probablement par pudeur et pour ne pas se laisser submerger par ses émotions, elle se vient se blottir contre lui pour le retenir un peu plus. Il passe doucement ses bras autour de ses épaules, touché par cet élan d’affection en public, elle qui n’était pourtant pas adepte de ce genre de pratique. Elle glissa la main dans la poche de sa veste pour retirer son zippo en argent, elle l’observe un instant, avant de lui demander si elle pouvait garder cet objet qu’il tenait de son père. Elle semble surprise qu’il l’autorise à le conserver, anxieuse aussi, elle avait parfaitement conscience qu’il tenait à son zippo comme à la prunelle de ses yeux. « Tu es sûr ? » William acquiesce en affichant un sourire rassurant. « Garde-le » se contente t-il de répondre d’une voix affirmée. Gillian a parfaitement comprit ce que ce geste représentait pour lui, il se hisse alors sur la pointe des pieds et vient doucement embrasser le coin de sa mâchoire. « Bon, il faut croire qu’on y est. » lance t-elle finalement en s’écartant de lui, brisant ainsi leur étreinte passionnée. « T’as intérêt à être à l’heure pour venir me chercher à la gare, pas question que je t’attende pendant trois heures. Et si l’appartement ne ressemble à rien, je m’occupe personnellement de votre cas à tout les deux. » William afficha un tendre sourire, elle ne leurrait personne avec ses petites blagues qui ne servaient que de prétexte à retarder l’heure du départ. Il lui prit le bras pour l’attirer de nouveau contre lui et vint capturer ses lèvres pour lui offrir un baiser à la fois tendre et passionné. Sa langue se mêla à la sienne dans un ballet sensuel qu’il voulu le plus long possible. Ses bras entourèrent sa taille pour la serre contre lui, sans doute un peu trop fort mais il avait beaucoup de mal à contenir ses émotions, il la voulait toujours plus proche de lui. Il quitta ses lèvres à regret, s’écartant doucement d’elle et leva la main pour montrer ses cinq doigts. « On se voit vendredi soir, dans cinq petits jours, ça va passer vite, tu auras à peine le temps de t’apercevoir que je serai parti avant d’être à nouveau dans mes bras. En attendant, n’oublie pas que je t’aime et que s’il le faut, je t’attendrai trois heures sur le quai d’une gare.» acheva t-il en ‘s’éloignant pour ouvrir la portière avant de la voiture. Il se glissa dans la voiture, mit le contact, et entendit toquer contre la vitre. Il eut à peine le temps d’abaisser la vitre que Gillian attrape son visage pour venir l’embrasser à son tour. « Je t’appelle demain, je veux un compte-rendu exhaustif de ta première journée à la fac. » Il démarre doucement, leurs mains se raccrochent l’une à l’autre pendant quelques secondes puis se lâchent. William passe le bras à travers la vitre pour lui faire signe de la main et c’est le ventre noué qu’il la voit s’éloigner dans le rétroviseur. Pour la première fois de sa vie, il comprend pourquoi, même pour quelques jours, les gens sont tellement malheureux de laisser partir ceux qu’ils aiment.

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Et si le ciel s'écroule, si les continents plongent, je te suivrai même jusque dans tes songes. Tu me trouveras toujours dans ton sillage, dans les lignes droites et les virages (⚡️) Fauve - Tallulah
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MessageSujet: Re: I'll wait for you • William & Gillian   Ven 5 Déc - 20:00



 
don't worry, i'll be there
L’heure était venue de tourner la page pour en écrire une nouvelle. Il n’était pas rare pour la jeune femme d’avoir à changer de vie, elle clamait elle-même haut et fort ne jamais avoir d’attache mais les choses étaient maintenant différentes. Elle avait quelqu’un pour l’attendre, quelqu’un pour veiller et regarder après elle, même si la distance allait être un peu plus longue maintenant. Elle avait plus que jamais peur de se retrouver une nouvelle fois toute seule, mais elle se rassurait à chaque fois qu’elle croisait le regard de son petit-ami. Cette période était bel et bien derrière elle, elle n’avait plus à se soucier de cette solitude qui l’avait rongée pendant des années ; elle devait maintenant se montrer digne de l’opportunité qui se présentait à elle et faire en sorte que William soit fier d’elle. Elle ferait de son mieux, parce que c’était un trait de son caractère qu’on ne pouvait pas changer, mais dans la longue liste de toutes ses motivations venait s’ajouter son petit-ami, ce personnage au caractère si fort qui avait réussi à lui insuffler à nouveau la petite flamme de l’espoir.

Et voilà, il s’en va. Il la laisse au milieu de Columbia. C’est nécessaire, mais rien que d’y penser et Gillian a envie de pleurer. Elle s’était pourtant promis de ne pas le faire, de se mordre la lèvre quitte à en saigner. Hors de question de le laisser partir avec des remords ou des inquiétudes à son sujet. Elle allait sourire jusqu’au dernier moment. Elle n’en est que plus désarçonnée quand il accepte de lui laisser son briquet, un objet qui avait pourtant une valeur inestimable à ses yeux. Elle le glisse dans sa poche et laisse ses doigts courir le long du métal froid. Une nouvelle façon pour elle de se rassurer au travers de ce petit gri-gri. Fixant toujours ses pieds, elle en vient enfin à lui dire ‘au revoir’, du bout des lèvres. Elle ne voulait pas entrer dans le drame, dans les larmes et les émotions, elle voulait juste qu’il s’en aille le plus sereinement possible. Même si il ne montrait pas ses émotions dans ce genre de situation, cela ne l’empêchait pas de pouvoir faire des bêtises en son absence. Et alors qu’elle veut s’en aller pour mettre fin à cette torture, il l’attire une dernière fois contre lui. Il est fou, il sait que ce n’est pas bien, qu’elle risque de craquer. Ses lèvres viennent rejoindre les siens et le coeur avide de la jeune femme s’exprime enfin. Quand ses bras l’enlacent, elle perds pied et se laisse une dernière fois emportée par l’ivresse. Elle l’aime, c’est tellement flagrant et évident. Elle ne l’aime pas comme dans les films à l’eau de rose, avec le baiser hollywoodien et la grande musique. Elle l’aime à s’en faire éclater la cage thoracique, à en avoir les mains moites et les jambes tremblantes. Elle s’écarte enfin de lui, à regret, les joues roses.  « On se voit vendredi soir, dans cinq petits jours, ça va passer vite, tu auras à peine le temps de t’apercevoir que je serai parti avant d’être à nouveau dans mes bras. En attendant, n’oublie pas que je t’aime et que s’il le faut, je t’attendrai trois heures sur le quai d’une gare.» Elle hoche frénétiquement la tête, la boule dans sa gorge est bien trop serrée pour laisser passer le moindre son. Elle le regarde s’éloigner, son coeur refuse de reprendre une cadence normale. Toutes les émotions qu’elle tentait de contenir en elle explosaient l’une après l’autre. Une impulsion, un soubresaut qui la secoue et la voila en train de frapper contre la vitre de sa voiture. Il abaisse sa vitre avant de prendre son visage entre ses mains et de l’embrasser. « On se voit dans cinq jours. » « Je t’appelle demain, je veux un compte-rendu exhaustif de ta première journée à la fac. » Elle garde sa main dans la sienne le plus longtemps possible. Elle le sent s’éloigner, son ventre se serre tellement fort qu’elle en a les larmes aux yeux. Elle sent enfin arriver les premières marques de tristesse arriver. Mais son sourire est tellement large, et ses bras s’agitent tellement fort que de là ou il est, il ne peut pas voir que son visage est baigné de larmes. Bientôt. Cinq jour. Cinq minuscule petit jour et elle retrouvera la paix.


FIN DU SUJET

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❝ tallulah gillian marshall ❞

J'ai besoin de toi comme d'une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien, que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c'est rien. J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant mais je me force à croire qu'avec du temps tu changes d'avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m'emmènes danser jusqu'au matin. — FAUVE
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