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 (beach house 2. MEADE-PLUM&DUNCAN) you look like my little sis'

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MessageSujet: (beach house 2. MEADE-PLUM&DUNCAN) you look like my little sis'   Lun 8 Sep - 21:41


 

 
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« Si Cora ne s’en sort pas, tu seras comme mort à mes yeux ! » Cette phrase résonnait encore à ses oreilles. Il se réveillait en pleine nuit après avoir encore et encore revécu ce moment dans ses cauchemars. Il avait dit cette phrase à son petit frère, Matthew. « Nous avons perdu une sœur. Mais, crois-moi, tu as également perdu ton frère ! » Duncan se réveilla en sursaut. Ça faisait huit ans que la tempête avait sévi et pourtant, il continuait régulièrement de revivre cette scène. Lorsqu’ils étaient à l’hôpital, espérant que Coraline s’en sorte. Mais, elle ne s’en était pas sorti. Il n’avait jamais reparlé à son frère. Jamais. Au fond, il lui en voulait autant qu’à lui-même. Comme il s’en voulait autant qu’à Nelha-Isaline pour le fait que leur couple ne s’en sorte pas. Il fallait se rendre à l’évidence, toutes ses relations tombaient en morceaux. Heureusement, il avait son fils, Jeremy. Ce dernier était devenu tout pour lui. C’était ironique quand on savait qu’il n’en voulait pas. Quand Nelha lui avait annoncé sa grossesse, il avait été furieux. Comme si un enfant se faisait tout seul. Il avait été idiot. Idiot mais après maintes disputes, il n’avait pas repris conscience de son idiotie. Jamais. Duncan avait du mal à reprendre ses esprits. Il n’en pouvait plus de repenser à cette tempête. Nelha lui permettait de ne plus y penser. Ou, du moins, de moins y penser. Maintenant que tout était fini, ses démons revenaient. Alors, il faisait comme à son habitude, il se plongeait dans le travail. Il se leva et enfila son pantalon de pyjama. Il n’y avait plus qu’à se mettre au travail. Dans quelques heures, le soleil se lèverait, alors il enfilerait son costume et irait travailler. Il prendrait part à plusieurs rendez-vous, plusieurs projets. La routine. Ensuite, il irait chercher Jeremy à l’école. Il lui offrirait une glace et ensuite, il l’amènerait à sa mère. Il y avait alors deux scenarii possibles : soit Nelha et lui se parleraient à peine, soit ils se disputeraient. Il rentrerait chez lui, et s’assoirait à son bureau, dessinerait quelques croquis en regardant la mer. Et puis, quelqu’un sonna à la porte. Intrigué, il se leva pour aller ouvrir. « Salut minus. » Duncan eut un sourire. Il donnait souvent des surnoms idiots. Meade-Plùm avait une place particulière pour lui. Une place très particulière. Elle lui rappelait sa petite sœur. Coraline. Il était devenu protecteur avec Meade comme il l’était avec Cora. Il voulait la protéger. Envers et contre tout. « Qu’est-ce que tu viens faire ? Tu cherches un peu de compagnie ? » Parfois, entre eux, ce n’était que cela. Un peu de compagnie. Juste de la compagnie. Sans jugement. Sans confidence. Sans faux semblant. Un silence apaisant dont ils avaient besoin. Ensemble.



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MessageSujet: Re: (beach house 2. MEADE-PLUM&DUNCAN) you look like my little sis'   Lun 15 Sep - 13:01



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Tantôt sur le dos, tantôt sur le côté. Comme incrustée dans son esprit, les diverses paroles de Jolene allaient et venaient, semaient le trouble, perturbaient ses courtes de nuit de sommeil. Meade-Plùm avait les yeux grands ouverts, elle observait le plafond tout juste éclairé par les réverbères. Son compagnon dormait profondément sans même se rendre compte de l'état de sa jeune amie. Un état devenu malsain, destructeur. « Ouvre les yeux, Meadow, ça ne peut plus continuer comme ça. Regarde-toi merde. » Sa petite sœur ne cessait de lui redire ses mots, l'encourageant à sortir de sa léthargie, de son mutisme, de sa dépression devenue trop longue à présent. Huit ans avaient passé depuis que la tempête avait ravagé la ville, huit ans qu'elle n'était qu'un fantôme. Jamais plus elle n'avait été elle-même, jamais plus elle n'avait retrouvé la joie de vivre qui l'avait autrefois habité.  Quittant le lit sans même un regard pour l'homme qui y dormait, elle avait finalement enfilé des vêtements pour mieux fuir de l'appartement. La vie de cette jeune femme était une fuite permanente. Fuir, toujours fuir. Elle n'avait rien trouvé de mieux, tout était toujours plus simple. Elle savait qu'au petit matin, son petit-ami l'appelerait, s'inquiétant. Elle le rassurerait, comme à chaque fois. Elle inventerait un mensonge, sans aucune difficulté. Meade-Plùm en plus d'être lâche était devenue une parfaite menteuse, une comédienne hors-pair. Rare étaient ceux qui arrivaient à la cerner, à la comprendre.

D'un pas lent, mal assuré, elle déambulait dans les rues sombres et quasi-désertes de la ville. La capuche de son sweat rabattue sur ses longs cheveux bruns ne laissent entrevoir que le bout de son nez, rougi par la fraîcheur de la nuit. Elle entendait des ivrognes s'adressaient à elle, elle entendait des paroles crues dans la bouche des dealers de Paularino Road. Elle avait fini par ne plus y prêter attention, ses sorties nocturnes étaient devenues habituelles, trop sans doute. Elle avait pourtant un but précis, cette fois-ci. Ses pas l'avaient conduite devant une belle maison sur la plage. Au loin, elle pouvait entendre les vagues s'écrasaient sur le sable puis repartir, bruit qu'elle aimait entendre. Une faible lumière à la fenêtre lui permettait de savoir qu'il était réveillé. Duncan. Ami, sans doute avait-il aussi le rôle d'un confident parfois. Depuis huit ans, il se fréquentait régulièrement. Elle avait connu beaucoup de lui, sa vie avec son fils, son ex petite-amie, son métier. La perte de sa sœur surtout. C'est ce qui les avait rapprochés. Dans les couloirs froids de l'hôpital, lors de la tempête, ils s'étaient croisés dans un moment de désespoir. Coraline était morte tandis que Jolene finirait sans doute ses jours dans un fauteuil roulant. Une peine qui les avait atteint tous les deux pour mieux les rapprocher. Elle avait sonné à sa porte. Il était apparu, sans même être surpris par sa venue. « Je n'arrivais pas à dormir. Tu dois être la seule personne que je connaisse qui ne dorme pas à cette heure-ci. » Elle ne connaissait pas énormément de monde, de toute manière. Du genre solitaire, du genre renfermée. Du genre à faire peur, son visage sans âme, sans joie. Le bonheur avait disparu de son regard, son sourire n'était plus qu'une grimace sans assurance. Elle n'était plus qu'un pantin, un vulgaire robot. « Tu accepterais que je reste un peu ? » Elle ne s'imposait jamais. Elle n'était jamais très bavarde, du moins, elle parlait toujours plus avec lui qu'avec les autres. « Jusqu'au levé du jour, après je disparais. » Elle cherchait du réconfort et elle savait qu'elle pourrait le trouver chez lui. Il était le seul à comprendre ce qu'elle pouvait vivre. Et vice versa, sans doute. Elle ne voulait pas le gêner, ni l'embêter longtemps. Juste le temps que la nuit passe. « Mais … qu'est-ce que tu fais debout à cette heure ? » Elle était persuadée de savoir. C'était toujours la même chose de toute façon.
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MessageSujet: Re: (beach house 2. MEADE-PLUM&DUNCAN) you look like my little sis'   Lun 6 Oct - 18:45



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Duncan avait rarement de visites impromptues et, surtout, aussi tardive. La seule qui faisait ça était Meade-Plùm. Ça ne le dérangeait pas. Avec elle, il pouvait décider de ne pas parler s’il n’en avait pas envie. Et inversement. C’était bien de sentir une compagnie sans pour autant devoir dire ou faire quoi que ce soit. Alors, lorsqu’il avait ouvert la porte et découvert la jeune femme, il n’avait pas été le moins du monde surpris. Il s’était même laissé aller à un sourire. Il était content de la voir. Il préférait ça plutôt qu’une nouvelle dispute avec Nelha-Isaline. Il était fatigué de ces disputes. Fatigué de ces cauchemars, de toutes ces choses qui l’empêchaient de dormir, qui lui faisaient faire des cauchemars. Il se rappelait Coraline constamment. Il se rappelait toujours cette tempête, cette nuit d’attente interminable à l’hôpital. Le regard du médecin. Il avait compris que c’était terminé. Terminé pour sa sœur. Terminé de sa relation avec son frère. Il lui en voulait tellement. Sans doute pour se cacher qu’il s’en voulait à lui également. Il aurait dû être présent. Il n’aurait pas dû partir en voyage avec sa petite-amie de l’époque. Meade-Plùm avait demandé si elle pouvait rester. La réponse était évidente. « Bien sûr. Entre. » Duncan s’écarta de la porte afin de la laisser entrer. Elle ajouta qu’elle allait seulement rester jusqu’au lever du jour et, qu’ensuite, elle partirait. Il sourit. « Sans problème. » Il referma la porte derrière eux. Il se dirigea vers la cuisine. « Tu veux un truc à boire ? À manger ? » Il ouvrit la porte du frigo et en sortit deux bières. La bière était la boisson de tous. Pas trop alcoolisée mais tout de même un peu lorsqu’on avait besoin de ça pour penser à autre chose. Duncan ouvrit les deux avant d’en tendre une à Meade-Plùm. Pour ce qui est de la nourriture, il ne savait pas si elle souhaitait quelque chose alors il attendit simplement sa réponse. Il avait sorti la bière tout simplement parce que c’était ce qu’on sortait chaque fois. Ce qu'il faisait debout à cette heure tardive ? Duncan posa son regard sur la jeune femme. La grande question. Cela faisait des années qu’il était parfois levé aussi tardivement. Tout simplement parce qu’il n’arrivait pas à dormir sans faire de cauchemars. Et qu’une fois le cauchemar passé, il n’arrivait pas à se rendormir. Alors, il préférait se lever pour travailler. Il préférait. Son travail prenait beaucoup de place dans sa vie. Beaucoup trop, selon Nelha-Isaline. Mais, il lui permettait de penser à autre chose. En outre, il se devait de faire prospérer la cabinet d’architecture de son père. C’était ainsi. Il n’avait pas le choix. La recherche de la fierté paternelle, Nelha connaissait ça aussi. À l’époque, c’était ce qui les rapprochait aussi. Aujourd’hui, seul Jeremy les rapprochait. Il en avait l’impression, du moins. Duncan haussa légèrement les épaules. « Oh, tu sais, c’est toujours pareil. Cauchemar, et énormément de travail à faire. Alors, autant travailler. J’ai un cabinet à tenir. » Il n’arrivait plus à sourire. À faire semblant de sourire. Parler de ses cauchemars les lui remettait en tête. « Et toi alors, qu’est-ce qui t’a amené ce soir ? »



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MessageSujet: Re: (beach house 2. MEADE-PLUM&DUNCAN) you look like my little sis'   Mar 14 Oct - 17:41



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Tout naturellement, elle s'était rendue chez Duncan. Compagnie qu'elle appréciait car chaque fois qu'elle se rendait là-bas, elle s'en trouvait apaiser, d'une certaine manière. Elle avait pénétré sa petite maison de bord de mer, charmante bâtisse qu'elle aurait aimé posséder, dans d'autres circonstances. Elle ne passait que très peu de temps chez elle. Trop peu de temps, si bien qu'il lui arrivait parfois encore de chercher la vaisselle dans les placards. Elle était constamment ailleurs. Elle n'aimait pas rester seule, se sentir enfermer dans cette solitude et après tout, la caserne était un meilleur refuge pour elle. Elle l'avait suivi jusqu'à la cuisine, où elle avait pris possession d'un siège. Il avait sorti deux bières, et ça tombait bien. C'est ce qu'elle souhaitait lui demander. C'était si simple, si universel. « Une bière. » Comble de la féminité, croyez-le. Meade-Plùm n'avait que très peu de chose féminine dans son apparence, dans son comportement encore plus. Elle avait tendance à se comporter comme un homme la plupart du temps. Sans doute dû à son métier. Elle était constamment entourée par la gente masculine, par les muscles et le machisme. Elle avait appris à s'y faire, à s'intégrer, au dépend de sa féminité. Seuls ses longs cheveux et sa poitrine avaient subsisté. Le reste n'était qu'un corps longiligne, trop fin par endroit, trop musclé à d'autre. « Et des fruits. Quoique, tu n'en as peut-être pas. » Elle ne mangeait quasiment que ça. Elle aurait pu demander des chips, elle les aurait trouvées trop grasse. Elle aurait pu choisir autre chose mais les fruits étaient la seule chose qui lui venaient à l'esprit. Souvent, on la regardait de travers mais ceux qui la connaissaient bien avaient fini par comprendre qu'elle n'aimait que très peu de choses à côté de tous les fruits que le monde pouvait proposer. « S'il te plait, Duncan. » Un mince sourire s'était affiché sur son visage, sourire qui n'en était pas un. Cela ressemblait plus à un rictus rapide, presque invisible.

Les cauchemars de Duncan, elle les connaissait. Toujours les mêmes, toujours la même chose. Il était hanté par la mort de sa soeur, comme elle était hantée par l'accident de la sienne. Le cas, si différent, était pourtant si similaire. « Il marche bien, ce cabinet ? » Elle n'y connaissait rien en architecture. C'était comme le chinois ou l'espagnol. Elle n'y avait jamais rien compris et n'y comprendrais sans doute jamais rien. Elle voulait juste des nouvelles. Son travail n'était pas un sujet trop sensible. Contrairement à sa sœur, sa famille, à son ex-petite-amie et parfois même à son fils. Duncan était un homme sensible, même s'il ne voulait pas trop le montrer. Il restait mystérieux, il avait cette façade, à la fois calme et pleine de secret. Elle avait souvent du mal à le cerner, le comprendre alors qu'ils se connaissaient depuis plusieurs années maintenant. Huit pour être exacte. Huit ans et un événement dramatique qui les avait réunis. Une chose était certaine, jamais elle ne revenait sur ses cauchemars. « Jolene. » Elle ne dit rien de plus, sur le moment. Sachant qu'il comprendrait très bien où elle voulait en venir. Jolene était sa petite sœur, devenue handicapée. « Tu connais ses sermons. Plus les années passent, plus ils sont virulents. Je m'inquiète pour elle, elle ne le comprends pas. » Là était le fond du problème entre elle. Leur amour mutuel les déchirait peu à peu. Leur inquiétude pour l'autre était trop importante pour qu'elles ne se disputent pas. Meade-Plùm avait cessé de vivre après la tempête, se renfermant. Mais ce n'était pas les seuls choses qui l'empêchaient de dormir. Des petits choses venaient troubler son quotidien. « Et Sam. » Sam, ou plutôt Samaël était son compagnon. Un homme charmant, pour qui elle éprouvait quelques sentiments, lointains, flous. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait vraiment de lui pour le moment. Mais lui, il avait des projets de vie, des envies. « Il veut des enfants. Qu'on vive vraiment ensemble, dans un appartement que l'on achèterait ensemble et pas une fois chez l'un, une fois chez l'autre. Il veut qu'on officialise réellement notre relation. » Elle marqua une pause, prenant ainsi une gorgée de la bière que Duncan lui avait offert peu avant. « Je crois qu'il a l'intention de me demander en mariage. » Et qu'allait-elle lui répondre ? Elle n'en savait rien.  
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MessageSujet: Re: (beach house 2. MEADE-PLUM&DUNCAN) you look like my little sis'   Jeu 6 Nov - 21:42



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Le choix de la jeune femme ne l’avait pas étonné. Ce n’était pas un choix très féminin, il fallait l’avouer, mais Duncan s’y attendait. Ils commençaient à bien se connaître tous les deux. Il avait même sorti deux bières avant même qu’elle ne lui répondre. Son second choix était, non pas étonnant venant d’une femme cette fois, mais étonnant pour aller avec la boisson. Des fruits. « Bien sûr que j’en ai. Qu’est-ce que tu crois ? Je mange correctement moi aussi. » Il avait dit cela avec un sourire, laissant échappé un clin d’œil. Il s’était retourné pour prendre la corbeille de fruits qui était, quelques secondes auparavant, caché par lui-même. Il avait simplement posé la corbeille sur l’îlot central, laissant à Meade-Plùm le soin de choisir le fruit dont elle avait envie. Duncan avait préféré ne rien dire sur le sourire de la jeune femme. Enfin, si l’on pouvait appeler cela un sourire. En haussant les épaules, il avait attrapé une pomme et avait croqué dedans. C’était si simple entre eux. Aucun faux semblant. Ils se montraient tel que leur état d’esprit était. Détruit. Cauchemars de l’un. Cauchemars de l’autre. Chacun connaissait ceux de l’autre par cœur. Ils en avaient parlé. Simplement parlé. Comme ça. Ça faisait du bien. Pour l’heure, la discussion n’était pas à leurs cauchemars. Duncan invita son amie d’un geste de la main à rejoindre le salon, et donc le canapé, alors qu’il répondait à sa question. « Plutôt bien oui. Bien sûr, ce n’est pas assez selon mon père. Mais les clients sont satisfaits. J’ai plein de dossiers sur les bras. » Il avait alors ajouté en s’asseyant. « Tu connais mon côté maniaque du contrôle, je préfère faire les choses moi-même ou les vérifier. On dit que la confiance n’exclut pas le contrôle. » Cette phrase, c’était son père qui le lui avait apprise. En vérité, on ne pouvait pas dire qu’il le lui avait appris. Il lui avait simplement répété tant de fois qu’elle s’était imprégnée dans son esprit. Son père passait toujours après le travail de Duncan, prétextant toujours que la confiance n’excluait pas le contrôle. Qu’est-ce qu’il avait pu détester cette phrase ! Et voilà qu’il la disait lui-même. Il s’était transformé en un maniaque du contrôle, tellement perfectionniste. Sans doute trop. C’était au tour de Meade-Plùm de parler de ce qui l’amenait chez lui. Il s’en doutait. Depuis leur rencontre, tous les deux poursuivaient leurs vies en ayant toujours un coin de leurs têtes leur sœur respective. Un coin qui devenait parfois plutôt envahissant. « Ses fameux sermons. » Duncan savait très bien de quoi elle parlait. Lui aussi avait le droit à ses sermons. Mais de la part de sa mère, ou plus encore, de la part de son ex-petite-amie. « Tu sais, je crois qu’elle s’inquiète encore plus pour toi. C’est pour ça qu’elle devient aussi virulente. Tu dois recommencer à vivre. » Duncan émit un soupir avant de reprendre. « Jolene est en vie, tu devrais profiter d’elle. Je sais que c’est difficile pour toi, mais ça aurait été encore plus difficile si elle n’était simplement plus là. Crois-moi. » Effectivement, elle était forcée de le croire puisque c’était exactement la situation dans laquelle il était. Et il aurait préféré voir Cora en fauteuil mais en vie, plutôt que de l’avoir perdue sans avoir été là pour elle. Sans crier gare, sans pouvoir lui dire au revoir. Meade-Plùm ajouta alors Sam. Son petit-ami. Tout était devenu compliqué avec lui. Un peu comme entre Nelha-Isaline et Duncan. Ils avaient commencé à s’éloigner quand Nelha était tombée enceinte. Duncan se plongeait déjà dans le travail, mais plus les années passaient, plus il s’y plongeait. La mort de Cora, le manque étaient de plus en plus fort. Alors que ça aurait dû être l’inverse. Il aurait dû pouvoir faire son deuil, depuis toutes ces années. Il se demandait parfois pourquoi. Il se demandait ce qui n’allait pas chez lui. Les enfants. Apparemment, Sam en voulait. Apparemment, Sam voulait plus. Beaucoup plus qu’elle, elle ne voulait. Elle n’était plus heureuse dans cette relation, ou elle ne voulait plus l’être. Il n’en savait trop rien. « Tu l’aimes encore ? » Il posait la question mais la réponse, il la voyait dans ses yeux. Elle l’aimait mais elle n’était pas amoureuse. Du moins, c’était l’impression qu’il en avait. « Tu dois être honnête avec lui. Et avec toi. Tu mérites d’être heureuse, tu sais. Et Sam aussi. Alors, si tu penses ne pas pouvoir être heureuse avec lui, laisses-le s’en aller. » Duncan eut un mouvement hésitant, prêt à prendre la main de son amie mais il se ravisa, il n’était pas sûr que c’était ce qu’il fallait faire. « Je suis désolé, je suis un piètre ami. » Tout comme il avait été un piètre petit-ami ou un piètre père.Il avait dit cela en avalant une gorgée de bière.
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MessageSujet: Re: (beach house 2. MEADE-PLUM&DUNCAN) you look like my little sis'   Jeu 13 Nov - 17:56



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« Tu pourrais avoir des … chips à la place. C'est tout de même plus accordé à la bière, non ? » Cliché, énorme cliché. Elle avait tant vu les hommes de la caserne se faire des soirées une bière à la main, un bol de chips sur les genoux qu'elle s'était mise à imaginer la même chose chez Duncan, lui qui avait tout de même un mode de vie assez sain, du peu qu'elle en savait. Elle avait pris un fruit, sachant qu'elle en reprendrait sûrement un autre par la suite. Une pomme puis des clémentines, peut-être une banane et un kiwi, elle verrait selon les envies. Duncan avait un peu de choix et les fruits de saison ne manquait pas. Elle allait se ressourcer un peu, le temps d'une discussion dont elle avait besoin. Duncan était architecte, un architecte brillant du peu qu'elle comprenait. Elle n'y connaissait pas grand-chose, elle se contentait de regarder. Elle n'avait pas vraiment fait d'étude, elle était entrée à la caserne très rapidement. « Ton père est trop exigeant avec toi. Tu devrais te ménager. » L'hôpital se moquait de la charité, réellement. Meade-Plùm travaillait sans doute plus que Duncan. Seuls les repos obligatoires la faisait rentrer chez elle, sans quoi elle ne quittait pas la caserne. Une façon pour elle d'échapper un peu à sa vie qu'elle n'arrivait pas vraiment à maîtriser. « Le contrôle n'exclut pas le repos, de temps en temps. » Le contrôle n'exclut rien, de toute manière.

Les mêmes sujets revenaient constamment. Jolene était sans doute le thème principal de leurs conversations. La petite sœur de Meade-Plùm, jeune femme au tempérament de feu, vivait une vie plus ou moins normale. Une vie que Meade n'arrivait pas à retrouver, à avoir. Elle regardait sa sœur vivre ses folles années comme elle aurait dû le faire. Comme elle devrait le faire, en ce moment même. Elle était restée bloquée huit ans en arrière, le regard horrifié à la vue de sa sœur accidentée lors de la tempête. Elle aurait pu se réjouir de la savoir en vie alors que Duncan avait perdu sa sœur. Mais non, elle ne voyait que ce fauteuil, encombrant et réducteur. Elle voyait le handicap de sa sœur d'un œil mauvais, elle refusait de la savoir à vie dans une chaise. « C'est moi qui devrait être à sa place, Duncan. J'aurais dû être là pour l'empêcher d'être stupide et la protéger. » Elle le répétait sans cesse tant sa culpabilité était profonde. Elle n'arrivait pas à se remettre de l'accident de sa sœur, même huit après. Elle n'arrivait pas à la regarder, assise dans ce fauteuil roulant. Elle se sentait impuissante face à Jolene. Impuissante face à ce qu'elle voulait vraiment, impuissante face à sa volonté de fer. Jolene était si forte, si courageuse qu'elle se sentait mal à côté d'elle. Elle ne pouvait pas rester près d'elle sans avoir la sensation d'être à l'origine de sa maladie. « Je ne supporte pas de la voir ainsi. Son handicap me paralyse. Et je sais que tu dis ça en pensant à Coraline, je sais ce que tu penses … Je n'arrive tout simplement pas à la regarder sans culpabiliser. » Elle aurait pu l'empêcher de sortir ou tout simplement, elle aurait pu la protéger.

Il y avait Jolene. Puis il y avait Samaël. Deux gros points noirs à la vie de la jeune femme. Et elle n'arrivait tout bonnement pas à s'en sortir seule. Sans cesse en questionnement, elle cherchait souvent à déterminer d'où venait le problème. Et finalement, la réponse était simple. Le problème c'était elle. « Je l'aime. Je l'aime d'une façon différente. » Samaël l'archétype du petit-ami idéal, parfois trop. Elle ne l'avait jamais aimé de la même manière que lui pouvait l'aimer. Elle l'aimait de manière vague, sans savoir réellement sur quoi elle pouvait s'engager, sans avoir envie de changer les choses surtout. Ce petit quotidien lui plaisait. Et elle redoutait les projets qu'il avait pour leur couple. Elle voulait fuir avant qu'il ne soit trop tard, en brisant ce cocon qu'elle avait doucement réussi à se forger. Après quasiment deux ans de relation, elle arrivait enfin à se sentir plutôt bien près de lui, à accepter sa présence dans son monde assombri. Sam était peut-être l'homme de sa vie, sans doute finirait-elle par s'imaginer dans un futur avec lui. Pour le moment, elle avait besoin de changer. Comment pouvait-on avoir envie d'épouser une fille comme elle ? Froide, distante, dont le sourire ressemblait à une grimace, dont le rire ressemblait à des plaintes. Meade-Plùm est l'archétype de la fille triste, qui se pourrit la vie à la moindre occasion sans se soucier des autres, de ce qu'il y a autour. « Je ne sais pas si je suis prête à aller de l'avant, avec lui ou avec un autre. Me marier, avoir un enfant … C'est peut-être trop pour moi. Sam est un garçon formidable mais est-ce que je suis celle qu'il lui faut ? » Elle refusait de le faire souffrir. Elle refusait de le voir malheureux par sa faute. Mais à ses yeux, c'était peut-être trop rapide. Trop soudain. Il voulait sans doute de choses pour eux. Sans doute avaient-ils besoin d'une sérieuse discussion. « Je ne veux pas qu'il regrette un jour d'être rester avec moi. » Elle sous-entendait qu'elle ne voulait pas qu'il la voit périr, souffrir encore et encore.  « Pas si piètre que ça tout de même. »  
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MessageSujet: Re: (beach house 2. MEADE-PLUM&DUNCAN) you look like my little sis'   

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