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 (004) just listen to me. (poppy-ann)

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MessageSujet: (004) just listen to me. (poppy-ann)   Mer 20 Aoû - 18:31

JUST LISTEN TO ME.


d'un coup de poignet, elle redessinait un monde parfait. surfait. un monde magique, un monde qu'elle voulait idéaliste, idyllique. d'aquarelle, de techniques propres à elle, elle s'emportait dans un autre monde. elle était seule, seule au monde. seule dans cette petite pièce qui lui servait d'atelier, le son de ses musiques préférés s'échappant de la petite enceinte non loin d'elle. rien n'aurait pu gâcher ce moment.
Stupeur. Elle sort d'un rêve éveillé, maudissant son téléphone portable. Maudissant ces gens qui ne connaissaient pas le sens du mot repos. Intérieurement, elle bouillonnait de rage et pourtant sa voix restait douce, sans la moindre onde de colère. Qualité requise dans son métier, sans doute. Un regard sur sa toile, nostalgique. Elle devait arrêter pour se replonger dans le travail le temps d'un instant. Stupide boulot, pensait-elle. Elle l'adorait pourtant. Elle aimait ce contact avec les clients, les gens malheureux qu'elle pouvait aider. Les gens dans le besoin qu'elle pouvait consoler à coup de bonnes paroles et d'espoir. L'espoir, voilà ce dont les gens avaient besoin. L'espoir de trouver une issue à leur problème. Peut-être aurait-elle dû se reconvertir en assistante sociale ou en psychologue. Elle n'y avait songé que récemment. Idée qu'elle avait vite chassé en repensant aux années d'étude qu'elle avait entrepris.

Elle fouillait dans ses dossiers, confidentiels et mis dans un coffre, derrière un tableau qu'elle avait elle-même confectionné. Une de ses plus belles œuvres selon elle. Elle cherchait, sans parvenir à remettre la main sur ce qu'elle voulait. Un maudit acte de décès, un maudit testament qui faisait de sales histoires entres deux familles et un malheureux inconnu. Des histoires comme celle-ci, elle en avait traité plusieurs. Elle avait fini par comprendre le but des uns comme des autres. L'argent, plus que tout. Elle n'avait rien trouvé qui l'intéressait, si ce n'est un dossier qui ne lui appartenait pas, un dossier qu'elle avait fait copié par un de ses confrères. Le dossier de son cousin, Graham. Elle avait promis qu'elle l'aiderait et jusqu'à présent, elle n'avait rien fait pour lui. Pas même rendre visite à cette jeune femme, Poppy-Ann. Graham l'avait appelé ainsi. Un coup d'oeil à l'horloge et elle était déjà partie, chaussée sur des talons vertigineux claquant à chaque pas. Un cliquetis incessant, bruyant même. Paularino Road, voilà où elle allait. Loin de la petite banlieue chic où elle vivait elle. Un endroit malsain, malfamé. Un endroit qu'elle n'aimait pas. Drogues, alcools, sexe. Elle n'était pas du genre sainte-ni-touche mais elle avait grandi dans une famille respectable. Dans une famille riche, pour tout dire. Elle s'était rendue à l'adresse que Graham lui avait indiqué lors de sa dernière visite. Un petit appartement où la demoiselle vivait avec sa fille, filleule de son cousin. Est-ce que Nelha-Isaline pouvait se considérer comme étant un peu de la famille ? Non. Bien sûr que non et pourtant, elle allait essayer de s’immiscer dans leur vie, de comprendre ce qui pouvait bien pousser Graham à lui prouver son innocence.

Toc, toc, toc. Trois coups, simple. Des pas derrières la porte qui avait fini par s'ouvrir laissant apparaître une femme, si jeune. Elle était belle, elle semblait si fragile qu'elle en devenait attendrissante. « Bonjour. Vous ... enfin, tu dois être Poppy-Ann ? » Ce ne pouvait être qu'elle. Elle n'avait aucun doute là-dessus. « Je suis Nelha-Isaline Lewis, la cousine de Graham. Je dois absolument te parler. De lui. » Elle se voulait suppliante. Poppy-Ann avait été une personne importante dans la vie de la jeune femme, elle en était certaine. Elle avait besoin d'en savoir plus pour l'aider, de savoir ce qu'ils avaient dit lors de sa dernière visite. Elle était peut-être sa dernière chance de venir en aide à Graham.
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MessageSujet: Re: (004) just listen to me. (poppy-ann)   Dim 24 Aoû - 14:23

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Il ne faut pas imaginer Dieu ni trop bon, ni méchant. La justice est entre l'excès de la clémence et la cruauté, ainsi que les peines finies sont entre l'impunité et les peines éternelles. (denis diderot)

« Ce bouquet est magnifique. Ma femme va adorer. Merci. » J’esquissais un sourire. Aujourd’hui, rare était les hommes qui poussaient la porte d’un fleuriste pour offrir un bouquet à leur femme sans avoir besoin d’une occasion particulière. Pourtant, il y en avait encore. Comme Monsieur Palmer. C’était un homme qui devait avoir l’âge de mon père et qui était avec sa femme depuis le lycée. Je le savais car cela faisait depuis mes débuts chez Au bonheur des fleurs qu’il venait toutes les semaines, sans aucune exception, commander un bouquet différent pour l’offrir à sa bien-aimée. Il essayait toujours de varier les fleurs et les couleurs. Chaque fois qu’il venait, il me racontait une anecdote sur leur mariage. J’adorais ses visites. Il vivait une belle histoire avec sa femme. Je l’enviais. J’étais persuadée que, moi aussi, j’aurais vécu une magnifique histoire avec Noah. Notre histoire était déjà magnifique. Elle s’était brutalement stoppée. Cela faisait deux ans qu’il était mort. Deux ans. Et je continuais de ne vouloir que lui. Je continuais de n’aimer que lui. J’aimais les belles histoires, comme celles de Monsieur Palmer. Mon histoire était une belle histoire qui s’était mal finie. J’espérais qu’il n’arriverait pas la même chose à cet homme. « Merci, Monsieur Palmer. » Il était reparti avec son bouquet. Tout sourire. Noah aussi m’offrait des bouquets de temps en temps. Ce n’était pas toutes les semaines, et c’était des bouquets beaucoup plus modestes. Mais l’intention était merveilleuse. Quand il m’avait demandée en mariage, il m’avait d’abord offert un bouquet de roses. Il m’avait dit d’aller les mettre dans un vase. Nous n’avions qu’un seul vase, et dans ledit vase se cachait la bague. J’étais tellement surprise que j’avais carrément laissé tomber le vase. Chaque fois que j’y repensais, je ne pouvais pas m’empêcher d’en rire. Rire de ma maladresse. Rire de tout l’amour qu’on ressentait l’un pour l’autre à cet instant. Il ne m’était pas venu à l’esprit de refuser, peu importe que je sois trop jeune. Nous n’avions même pas prévu de nous marier rapidement. Nous voulions nous marier, voilà tout. Ça pouvait prendre quelques mois, comme quelques années. Malheureusement, ça n’arrivera jamais. Jamais nous ne pourrons être comme Monsieur Palmer et sa femme. J’étais rentrée chez moi, après avoir récupéré Lucy à la crèche, d’une humeur assez mitigée. J’étais fière que la fleuristerie que la vieille Madame Figg m’avait laissée reste un succès. Mais, je ne pouvais m’empêcher de penser à Noah. Mes journées finissaient toujours comme ça. C’était une éternelle routine. Noah me manquait tellement. C’était toujours avec la même force. Ça ne changeait pas. J’avais fini par coucher Lucy. Elle n’était qu’une enfant. Elle n’était pas encore en âge de demander où était son père. Heureusement. Parce que je ne savais pas si j’avais la force de tout lui dire. Lorsqu’elle poserait la question, je devrais être en mesure de lui dire la vérité sans fondre en larmes. Ce n’était pas gagné. Je regardais ma fille s’endormir. J’avais du mal à me détacher d’elle. À peine était-elle endormie que quelqu’un frappa à la porte. J’allais ouvrir. J’avais ouvert la porte sur une jeune femme brune. Trop élégante pour le quartier. Je n’eus pas le temps de dire quoi que ce soit. « Bonjour. Vous ... enfin, tu dois être Poppy-Ann ? » Cela devait se voir dans mon regard, je me demandais qui était cette femme. Elle savait qui j’étais mais je ne savais pas qui elle était. Cela me semblait injuste. Elle répondit bien vite à mon interrogation. « Je suis Nelha-Isaline Lewis, la cousine de Graham. Je dois absolument te parler. De lui. » Je sentis mes sourcils se froncer. La cousine de Graham. Je ne voulais rien à voir à faire avec Graham ou sa famille. Nous n’étions pas du même monde. Et Graham avait tué Noah, mon fiancé et son meilleur ami. Je n’avais pas envie de l’écouter. Un homme capable de tuer son meilleur ami d’enfance ne méritait pas d’être écouté. Pourtant, je m’entendis répondre. « Qu’est-ce que vous voulez ? Votre cousin a tué son meilleur ami. Et il pourrit en prison pour ça. C’est tout ce qu’il y a à dire. » Mon ton était sec. Je me surprenais moi-même de l’assurance avec laquelle je lui avais répondu. J’étais peut-être fragile mais j’avais encore du caractère. Comment osait-elle se pointer chez moi ? Cependant, je ne pouvais nier qu’elle avait du courage de venir jusqu’ici. Vu son allure, je supposais qu’elle devait vivre sur Seymour Street, bien loin de la banlieue de Paularino Road. Une partie de moi était donc curieuse de ce qui l’avait poussée à venir me parler jusqu’à ce quartier qui ne lui siait guère.
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MessageSujet: Re: (004) just listen to me. (poppy-ann)   Ven 29 Aoû - 17:39

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« Qu’est-ce que vous voulez ? Votre cousin a tué son meilleur ami. Et il pourrit en prison pour ça. C’est tout ce qu’il y a à dire. » Elle se prenait une belle claque en pleine figure. Cette jeune femme qu'elle ne connaissait pas avait du caractère. Il n'était pas difficile de croire que Graham lui avait fait beaucoup de mal. Elle ne savait rien d'elle, si ce n'est son nom et son adresse. Quoiqu'il en soit, Nelha-Isaline n'était pas du genre à se laisser faire, surtout pas par une jeune femme ayant tout juste passé la vingtaine. Elle n'était pas venue ici pour finir sur les roses, elle s'était déplacée pour discuter. « Du calme ! » Son regard s'était fait froid. Glacial. Jamais elle n'accepterait de se faire marcher sur les pieds sans raison. Et il n'y avait aucune raison valable pour que Poppy-Ann le fasse. « Ai-je simplement dit que mon cousin était innocent ? » Elle eut un petit rictus. Elle savait que son cousin n'était pas en prison pour rien, lui même lui avait confié sa bêtise. Une erreur de débutant, selon lui. Un mauvais coup mal préparé. Quoiqu'il advienne, elle avait décidé de l'aider malgré qu'elle n'est pas le droit de le défendre. « Il m'avait dit que tu réagirais comme ça. Il te connait plutôt bien, non ? » Il ne lui avait pas vraiment parlé d'elle. Il semblait simplement désolé, désolé de l'avoir laissé, d'avoir fait tout ce qu'il a pu faire. Il regrettait ses choix mais le savait-elle seulement ? Nelha-Isaline savait que la jeune femme lui avait rendu visite, une unique fois. Elle n'en savait pas réellement plus, si ce n'est qu'elle n'était plus jamais revenue. Elle ne savait pas pourquoi et elle était bien décidée à le découvrir. « Je reste sur le palier ou bien tu acceptes que j'entre ? Ce n'est pas que je n'aime pas le quartier, mais il y a plus sympa comme endroit tout de même. » Evidemment pour quelqu'un qui avait vécu dans les beaux quartiers, qui y travaillait même, elle avait de quoi de se plaindre en venant à Paularino Road. Et pourtant, elle y venait plus qu'il n'y paraissait. Le plus grand nombre de délinquant vivait ici, certains de ses clients aussi.

Elle avait fini par intégrer l'appartement. Ce n'était pas très grand mais ce n'était pas aussi miteux qu'elle aurait pu l'imaginer en voyant l'aspect général de l'immeuble. Elle avait aussi remarqué la présence de jouets pour enfants, chose qu'elle connaissait bien. « Vous avez un enfant ? » Graham ne l'avait jamais mentionné, étonnant pourtant. Lui qui adorait les enfant connaissait sans doute celui de la jeune femme. Elle paraissait d'ailleurs bien jeune pour être mère mais tout était possible après tout. Elle-même avait eu son fils assez tôt, trop à son gout surtout, à vingt-deux ans. « Je suis désolée de venir ici. Mon cousin n'a pas toujours été un enfant de cœur. Il n'est certainement pas du bon côté de la famille. » Elle faisait parti d'une bonne famille, des avocats pour la plupart. Le cabinet en ville était suffisamment prestigieux pour que tous les habitants en connaissent l'existence. Le fait que Graham soit en prison avait quelque peu entaché leur réputation mais ils avaient su faire face. Quoiqu'il en soit, Nelha-Isaline était issue d'une bonne famille, respectable. « Qui est Graham pour toi ? Il m'a dit de venir te parler, mais je n'en sais malheureusement pas plus. »



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MessageSujet: Re: (004) just listen to me. (poppy-ann)   Mar 9 Sep - 21:36

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Il ne faut pas imaginer Dieu ni trop bon, ni méchant. La justice est entre l'excès de la clémence et la cruauté, ainsi que les peines finies sont entre l'impunité et les peines éternelles. (denis diderot)

« Du calme ! » Je vis son regard devenir glacial. Le mien aussi pouvait l’être. Je n’avais pas peur d’elle. Je n’avais pas peur des personnes de son genre. Riche et qui le montrait bien en se croyant supérieur. C’était ce genre de personnes qui se moquaient de moi au lycée. J’avais appris à m’endurcir au fil des années. J’avais appris à tenir tête, tout comme Maggie l’avait toujours fait. « Ai-je simplement dit que mon cousin était innocent ? » Effectivement, elle ne l’avait pas dit. Mais elle ne pouvait pas m’en vouloir de réagir comme ça face à la famille de l’homme qui avait tué mon fiancé, le père de mon enfant. Je n’étais pas particulièrement heureuse de la voir. Deux ans après la tragédie, que pouvait-elle bien me vouloir ? « Vous allez me dire que vous êtes là pour me dire que vous pensez que Graham a tué Noah ? Le procès l’a déjà établi pourtant. » Mon ton était plus calme. Cependant, il me restait une pointe de colère. J’étais tellement en colère. Constamment. Pas contre cette Nelha-Isaline. Contre Graham. Contre Noah. Contre moi. Contre le monde entier, il me semblait. « Il m'avait dit que tu réagirais comme ça. Il te connait plutôt bien, non ? » Effectivement, il me connaissait plutôt bien. Pas autant que Noah. Au début, je détestais Graham. Et, au fil du temps, j’avais appris à l’apprécier. Je le considérais comme un véritable ami. Parfois même comme un meilleur ami. C’était pour cela que je n’avais pas hésité à le choisir comme parrain pour Lucy. La trahison était d’autant plus difficile et plus douloureuse. J’avais simplement hoché la tête. Apparemment, il me connaissait même mieux que je ne le pensais. Il savait exactement comment j’allais réagir. « Je reste sur le palier ou bien tu acceptes que j'entre ? Ce n'est pas que je n'aime pas le quartier, mais il y a plus sympa comme endroit tout de même. » Je secouais légèrement la tête en m’écartant de la porte. « Oui, entrez. Je suis désolée. » Désolée pour quoi ? Pour ma politesse qui laissait à désirer. Je n’avais pas très envie de discuter avec elle. Cependant, je ne pouvais pas la laisser sur le palier. Elle n’était pas venue jusqu’ici pour rien. Autant l’écouter. Je refermais la porte après qu’elle soit rentrée dans mon petit appartement. J’avais un peu honte. Elle devait habiter un logement luxueux. Alors que moi, ce n’était qu’un petit appartement, voire minuscule, avec des jouets qui traînaient. Je la regardais jeter un rapide coup d’œil. Je gardais simplement le silence. « Vous avez un enfant ? » J’acquiesçais d’un signe de tête. « Lucy. Elle a presque deux ans et demi. » Lucy. Ma petite fille. Si elle n’était pas là, je serais sûrement dans un tout autre état à l’heure qu’il était. « Je suis désolée de venir ici. Mon cousin n'a pas toujours été un enfant de cœur. Il n'est certainement pas du bon côté de la famille. » Du bon côté de la famille. Pendant une seconde, j’eus de la compassion pour Graham. Chose qui ne m’était pas arrivé depuis toute cette histoire. Comment pouvait-on être du bon ou du mauvais côté ? C’était tellement condescendant de dire cela. J’avais préféré ne rien répondre. J’avais préféré la laisser continuer. « Qui est Graham pour toi ? Il m'a dit de venir te parler, mais je n'en sais malheureusement pas plus. » J’étais intriguée. Je me demandais pourquoi il voulait que sa cousine vienne me parler. Finalement, j’avais pris la parole. « Comment ça 'pas du bon côté' ? J’veux dire, je détestais Graham parce qu’il était ce petit gosse de riche prétentieux et ambitieux, prêt à tout pour réussir. Un seul acte de sa part a fait de lui un monstre. Graham est le parrain de Lucy. Il était comme un frère pour Noah. Il était un meilleur ami pour moi. » Je repris mon souffle quelques secondes. « Mais il a tué Noah. Il méritait la prison. Je pourrais jamais lui pardonner. Jamais. Il a détruit ma vie. » Je le pensais vraiment. Il avait détruit ma vie. J’avais construit ma propre famille. J’allais me marier avec l’homme que j’aimais plus que tout au monde. Nous avions une petite fille merveilleuse et si jolie. Ça s’était fini, en un claquement de doigts. « Il m’avait promis d’arrêter Noah. Il avait promis. Au lieu de ça, il l’a aidé, et il l’a tué quand tout a dérapé. »
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MessageSujet: Re: (004) just listen to me. (poppy-ann)   Mer 24 Sep - 17:26

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« A quoi bon venir pour quelque chose que tu sais déjà ? Je n'ai pas l'intention de mentir, d'inventer une réalité erronée pour lui donner meilleure conscience. Graham a fait une erreur, terrible mais irréversible. » Elle était présente le jour de son procès, elle savait même qu'avec le meilleur avocat du pays, il n'avait aucune chance de s'en tirer sans la prison. Lui-même voulait être puni pour ce qu'il avait fait, qu'importe la façon dont cette punition devait tomber. La prison ne changerait rien pourtant. Jusqu'à la fin de ses jours, Graham resterait avec la mort de son meilleur ami sur la conscience, il ne s'en remettra pas et n'oubliera jamais ce qu'il a fait. Il avait laissé beaucoup de monde derrière lui. Mais peu importait maintenant, le mal était fait. Elle était entrée dans l'appartement après avoir demandé elle-même. Elle ne s'était pas démontée, sachant parfaitement que c'était quelque peu grossier de se comporter ainsi. Elle s'en moquait. « Merci. » Elle avait pu découvrir l'appartement. Différent de ce qu'elle avait toujours connu mais moins désagréable qu'elle aurait pu l'imaginer. Elle n'en dit rien, l'appartement n'avait rien de luxueux, des jouets d'enfants gisaient sur le sol. Rien d'extraordinaire. Nelha-Isaline comprit simplement que tous les jeux n'étaient pas pour des séances de baby-sitting tardives. Elle en eut la confirmation. « Je suis certaine qu'elle est adorable et Lucy est un très beau prénom. » Son instinct maternel avait toujours été plus fort que le reste. Depuis qu'elle avait donné naissance à Jeremy, Nelha-Isaline devenait mielleuse, presque niaise lorsqu'elle se trouvait en présence d'une jeune mère ou d'un enfant tout simplement. Parfois, elle finissait par penser qu'elle n'avait pas choisi le bon métier en devenant avocate. Et pourtant, à ce moment-là, elle se surprit à rester plus ou moins neutre. Sans doute dû à la froideur de la jeune femme à son égard. Elle trouvait Poppy-Ann tellement jeune pour avoir une petite fille. Bien plus jeune qu'elle en tout cas. Elle la trouvait courageuse mais elle ne l'admirait pas. Elle n'enviait pas sa situation. Son statut de femme seule avec enfant, son habitat, rien ne faisait envie. Mais elle se gardait bien d'en parler. Elle n'était pas là pour la juger ou pour lui apprendre à vivre.

L'interlude sur la petite fille n'aura été que de courte durée. A peine eut-elle arrêtée de parler que la jeune femme s'énervait à ses mots. Peut-être n'avait-elle pas choisi les bons termes ? Seulement, c'est ce qu'elle avait pu entendre lorsque Graham a été arrêté. Il n'avait pas forcément été bien vu par la famille, il avait rapidement été catégorisé de délinquant, de monstre par certain. Les joies d'avoir de l'argent, les joies d'être une famille réputée dans le monde de la justice. « J'ai grandi dans une famille pleine de conventions, de diktats. Tu sais, certaines familles s'imaginent plus puissante parce qu'elles semblent avoir une vie équilibrée, sans troubles. J'ai grandi dans ce genre de famille. Graham aussi. » La famille Lewis a souvent eu pour caractéristique l'équilibre. Une famille bonne sous tous rapports, sans défauts. C'était ce que les gens voyaient en façade. En interne, un autre monde s'ouvrait. Des disputes, des départs, des mauvais choix. Nelha-Isaline avait pu voir la colère dans le regard de ses parents lorsque son frère a décidé de vivre une autre vie que celle recommandait. Elle avait pu voir la déception dans les yeux de sa mère lorsqu'elle a volontairement refusé de se rendre à l'église. « Ce bon côté représente l'idéal familial imposé. Avoir un travail, se marier, avoir des enfants. Être riche, peut-être même avoir une réputation. »  Elle ne connaissait pas de Lewis plus célèbre que son père, brillant avocat reconnu dans les quatre coins des Etats-Unis. Bien entendu, elle rêvait à la même carrière même si la présence de Jeremy ne lui permettait pas d'étendre son réseau en dehors de l'état. L'argent n'a jamais manqué dans leur famille. Elle restait persuadée que Poppy-Ann n'avait pas connu ce genre de milieu. C'est propos avant sans doute pu lui paraître brutal, sans doute même affreusement dégradant pour le prisonnier. « Si tu te conformes à ce schéma préétabli, tu comprends facilement que Graham est sorti des rangs. » Il avait sans doute fait pire que sortir du cadre parfait, il avait perdu l'estime de beaucoup de gens autour de lui, dans sa famille principalement. Et à en croire les paroles de la jeune femme, il l'avait perdu elle-aussi. « Moi-même j'ai quitté les rangs et je tente chaque jour de prouver à mes parents que je peux me racheter une conduite. Je suis un peu comme lui sans l'être totalement. » Nelha-Isaline avait eu un enfant sans même songer à se marier. Elle avait tout fait à l'envers selon ses parents. Avoir un enfant sans même finir ses études et sans être mariée était presque un crime pour eux. Et pourtant, et sans doute grâce à ça, elle avait réussi à rester dans leur estime à cause de ses études de droit et à son désir de devenir avocate. « On fait tous des mauvais choix.  Je ne suis pas là pour le défendre. Ni même pour transmettre un message. Mais je pense sincèrement que tu devrais retourner lui parler. Lui accorder un peu de temps pour que lui puisse t'expliquer. » Elle savait qu'elle ne lui avait pas rendu visite depuis longtemps. Graham le lui avait dit. Sans même qu'il le lui dise, elle avait compris qu'il avait besoin de discuter avec elle. Raison de sa venue. Bien sûr, si elle ne voulait pas y retourner, elle pourrait toujours jouer au médiateur entre eux, sans savoir comment elle pourrait s'y prendre pour ne rien oublier. « J'apprécie beaucoup Graham, tu sais. Je sais qu'il est malheureux. Qu'il regrette réellement ses choix. Ça ne change sûrement rien pour toi mais je pense que lui même ne se pardonnera jamais. »
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MessageSujet: Re: (004) just listen to me. (poppy-ann)   Dim 9 Nov - 18:34

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« À quoi bon venir pour quelque chose que tu sais déjà ? Je n'ai pas l'intention de mentir, d'inventer une réalité erronée pour lui donner meilleure conscience. Graham a fait une erreur, terrible mais irréversible. » Et bien, au moins, je ne pouvais pas dire qu’elle n’avait pas conscience que son cousin avait mal agi. C’était un bon point pour elle. Ça ne la rendait pas moins… disons, éloignée de tout ce que j’étais. Il n’y avait qu’à nous regarder pour remarquer qu’elle et moi n’avions rien à faire dans la même pièce. Enfin, surtout, qu’elle n’avait rien à voir avec ce quartier. Mon quartier depuis mon enfance. Un quartier qui pouvait parfois faire si peur. Pourtant, c’était chez moi. Par la force des choses, évidemment, mais tout de même. J’avais simplement hoché la tête. Elle avait alors demandé à entrer, ce que je l’avais invité à faire. En étais-je ravie ? Je ne pouvais pas dire ça. Seulement, il fallait bien dire que la politesse m’avait appris à écouter. Et elle avait l’air de vouloir me dire ou me demander pas mal de choses. Parler de Graham ne m’enchantait pas. Ça voulait dire reparler encore de tout ce qu’il s’était passé. « Merci. » Encore une fois, j’hochais simplement la tête. Je me sentais terriblement idiote. Je n’avais, dans le fond, aucune envie qu’elle soit là. Et, en même temps, elle m’impressionnait. Elle était tout ce que je ne serais jamais. Élégante, avec sans doute une belle carrière. Pas que je n’aimais pas mon métier, bien au contraire, je l’adorais. Mais c’était différent. Ce n’était pas la même vie. Absolument pas. « Je suis certaine qu’elle est adorable et Lucy est un très beau prénom. » J’eus un léger sourire. Parler de ma fille me faisait toujours cet effet. Il n’y avait plus qu’elle pour réussir à m’arracher un sourire. Un vrai sourire en tout cas. Sincère. Bienveillant. Fier. « Merci, elle est vraiment géniale. » Dès que je voyais le sourire que me lançait Lucy chaque fois qu’elle me voyait, je sentais mon cœur se remplir d’une petite joie. Elle était ma plus grande fierté. Peu importait mon jeune âge. La seule chose que j’appréhendais, c’était quand elle me demanderait pourquoi elle n’avait pas de père, contrairement aux autres enfants. J’avais vu le regard de Nelha-Isaline en disait long sur ses véritables pensées. Alors, c’était comme si ma tête se sentit obligée d’ajouter des précisions. Comme si j’avais besoin de me justifier. « Ce n’était pas vraiment désiré. Être enceinte à dix-sept ans, c’était pas mon rêve. C’est arrivé, c’est tout. Lucy est ce que j’ai de plus précieux au monde aujourd’hui. » Je n’avais pas à me justifier. Seulement, je n’aimais pas voir les jugements des gens. J’en avais plus qu’assez. Peut-être ne pensait-elle pas de mal. Cependant, c’était écrit dans son regard. Je lisais parfaitement le ’bien trop jeune pour être mère, célibataire de surcroît’ dit avec un ton vindicatif. Je n’avais pas voulu être mère si jeune. Tout comme je n’avais pas voulu que mon fiancé, et père de mon enfant, meure et me laisse seule. La vie était cruelle. Mais la conversation dériva de Lucy à Graham. Ses mots. Je les trouvais étrange. Ne pas être du bon côté. Il me semblait que Graham était bel et bien du bon côté. Seul son geste avait fait de lui un monstre à mes yeux. Mais, avant cela, il était du bon côté. Il était même devenu mon meilleur ami. J’avais confiance en lui. C’était difficile de se remémorer tout ça. Très. « J'ai grandi dans une famille pleine de conventions, de diktats. Tu sais, certaines familles s'imaginent plus puissante parce qu'elles semblent avoir une vie équilibrée, sans troubles. J'ai grandi dans ce genre de famille. Graham aussi. » Je le savais. C’était bien à cause de ça que Graham était, pour moi, un petit con prétentieux. C’était d’ailleurs ce qu’il était vraiment. Et puis, il avait évolué. Ça m’avait surprise. On s’était rapprochés, et ça m’avait semblé normal qu’il soit le parrain de Lucy. Il devait être le témoin de Noah quand lui et moi devions nous marier. Nelha-Isaline avait poursuivi. « Ce bon côté représente l'idéal familial imposé. Avoir un travail, se marier, avoir des enfants. Être riche, peut-être même avoir une réputation. » Je le comprenais. Mais, je ne pouvais pas dire que je savais ce que cela faisait. C’était impossible. Mon père ne m’avait jamais imposé d’idéal familial. Nous n’avions jamais été riches. « Si tu te conformes à ce schéma préétabli, tu comprends facilement que Graham est sorti des rangs. » Pouvait-on réellement dire qu’il était sorti des rangs ? Était-ce l’expression exacte ? Il avait tué quelqu’un. Son meilleur ami, qui plus est. Ce n’était pas simplement sortir des rangs. « Moi-même j'ai quitté les rangs et je tente chaque jour de prouver à mes parents que je peux me racheter une conduite. Je suis un peu comme lui sans l'être totalement. » Elle n’avait pas vraiment l’air de quelqu’un qui avait quitté les rangs, comme elle le disait. Que disait-elle déjà ? Être riche, peut-être même avoir une réputation.’ C’était ce qu’elle avait. Les Lewis ont toujours été connus. Je devinais que le fameux maître Lewis devait être son père. Je n’avais simplement jamais fait le rapprochement avec Graham. Peut-être parce que son nom comportait à la fois le nom de son père et le nom de sa mère. Je n’en savais trop rien. « Oui, Graham était tellement prétentieux quand je l’ai rencontré. Je le détestais pour ça. Et puis, il a changé. On s’est rapprochés. Je l’aimais vraiment. Mais, il a tout gâché. Il a gâché ma vie, il a gâché la vie d’une petite fille… » J’émis un soupir avant d’ajouter. « Et, je l’admets, il a aussi gâché la sienne. » Je ne savais pas quoi dire d’autres. « On fait tous des mauvais choix. Je ne suis pas là pour le défendre. Ni même pour transmettre un message. Mais je pense sincèrement que tu devrais retourner lui parler. Lui accorder un peu de temps pour que lui puisse t'expliquer. » De mauvais choix. Ce mot sonnait tellement anodin. Graham avait simplement fait le mauvais choix. Comme si il avait choisi de prendre du pain de mie plutôt que du pain frais. Alors qu’il avait fait le choix de rompre la promesse qu’il m’avait faite, et d’abattre son meilleur ami quand tout a mal tourné. « Que pourrait-il m’expliquer que je ne sais pas déjà ? Je ne veux pas savoir ce qu’il a ressenti quand il a tué son meilleur ami. Je ne veux pas savoir ce qu’il ressent d’avoir rendu une gamine orpheline. » Mon ton n’était pas sec, mon ton était simplement clair. J’avais l’impression qu’il était aussi triste qu’en colère. La dernière fois que j’avais été voir Graham, j’étais face à lui mais je ne l’écoutais pas. Il me suppliait de le faire, il me suppliait de le laisser s’expliquer. Je ne l’avais pas laissé faire. « J'apprécie beaucoup Graham, tu sais. Je sais qu'il est malheureux. Qu'il regrette réellement ses choix. Ça ne change sûrement rien pour toi mais je pense que lui-même ne se pardonnera jamais. » Effectivement, savoir qu’il ne se pardonnerait jamais ne changerait rien pour moi. Je baissais la tête. « Je ne peux pas aller le voir. » Encore une fois, j’émis un soupir avant de poursuivre. « Je n’en ai pas la force. La seule fois où je suis allée le voir, je n’arrivais même pas à le regarder. Même après tout ce temps, c’est toujours aussi douloureux. J’arrive pas à comprendre comment… pourquoi il en est arrivé là. Noah le considérait comme un frère. Et Graham ne cessait de lui dire qu’il admirait Noah pour avoir quitté sa richesse par amour. Il disait qu’on était un exemple. Je ne comprends pas. » J’avais relevé la tête. « Vous comprenez, vous ? »
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MessageSujet: Re: (004) just listen to me. (poppy-ann)   Jeu 13 Nov - 17:47

JUST LISTEN TO ME.



Elle en avait vu des jeunes mères. Elle en avait vu des mères célibataires. Elle en était une après tout. Peut-être pas aussi jeune mais tout aussi seule qu'elles. Poppy-Ann faisait partie de ces femmes mais elle se distinguait tout de même de certaines par un courage visible d'un regard. Lorsque Nelha-Isaline avait accouché de Jeremy, elle s'était sentie trop jeune. Avoir cet enfant n'était pas dans ses projets immédiats. Elle était étudiante en droit, elle passait beaucoup de temps à travailler et son couple battait de l'aile. Cette grossesse, elle ne l'avait pas désiré. Elle ne l'avait pas prévu. Elle aurait voulu se marier avant, elle attendait patiemment que Duncan lui fasse sa demande. Après deux ans de relation, c'est ce qu'elle attendait. Sa grossesse avait ruiné ses envies de mariage, elle avait brisé son couple et pourtant, Jeremy restait la plus belle chose qui lui soit arrivé. C'était l'enfant parfait à ses yeux. Elle pouvait comprendre la situation de Poppy-Ann, elle pouvait voir dans ses yeux sa fierté et son amour lorsqu'elle parlait de sa fille. Uniquement parce qu'elle était semblable à elle dans son rôle de mère. « Les enfants sont des êtres précieux, quoiqu'il arrive. Et je ne te juge pas, loin de là. Je veux dire, évidemment que tu es jeune pour être mère, que ce n'est pas un idéal de vie mais tu peux avoir la fierté de t'en occuper, d'être là pour elle. » Beaucoup de jeunes mères avaient choisi l'adoption, l'abandon parfois même. Sur un coup de tête, le plus souvent. Certaines le regrettaient très rapidement. D'autres finissaient par ne plus y penser. Poppy-Ann avait choisi d'être présente pour sa fille, malgré son jeune âge. Malgré tout. Et finalement, il semblerait qu'elle s'en sorte plutôt bien. Nelha-Isaline eut un sourire. Au moins, elle pouvait la comprendre en tant que mère.

Parler de sa famille à une inconnue n'était pas forcément simple. Elle se revoyait dans son monde de  trop parfait pour être vrai. Elle voulait surtout faire comprendre à la jeune femme son point de vue. Elle était persuadée qu'elle ne connaissait ce genre de famille que de loin, les voyant parfaite, riche. L'envers du décor est bien différent. Graham avait grandi dans ce monde, il s'était longtemps senti supérieur aux autres. Nelha-Isaline n'a jamais réellement su ce qui l'avait fait changé d'avis. Sans doute ses amis. Comme elle, Graham avait fait ses propres choix, préférant s'éloigner de sa famille. Finalement, il s'en était peut-être un peu trop éloigné. Nelha-Isaline a souvent entendu dans la bouche de ses parents qu'il y avait un bon et un mauvais côté de la famille. Le mauvais représentant les personnes qui n'adhéraient pas ou plus à leur pratique dictatorial. Ses parents s'étaient toujours sentis supérieurs, principalement à cause du cabinet d'avocat dont la réputation n'était plus à refaire. Son père était brillant et tout le monde en ville avait entendu parlé de lui au moins une fois. Pour son travail ou non d'ailleurs. Son père qui aurait pu défendre les intérêts de son neveu auprès de ses confrère mais qui ne l'avait pas fait de peur de salir sa réputation. Graham était en prison et Nelha-Isaline avait décidé de l'aider du mieux qu'elle pouvait sans éveiller les soupçons paternels qui pourraient lui coûter sa place dans le cabinet. Tant qu'il ne partait pas à la retraite, il avait la main mise sur tous les avocats du cabinet, même sa propre fille en faisait les frais. « Je n'en sais rien. Je ne sais pas ce qu'il pourrait te dire de plus … Comme  je te l'ai dit, il ne m'envoie pas. Je suis ici de moi-même. Il t'expliquera sans doute rien mais il aurait sans doute besoin de savoir que tu te portes bien, que Lucy va bien. » Il avait besoin de la voir, elle en était certaine. S'il ne le disait, ne pas avoir de ses nouvelles lui faisaient sans aucun doute beaucoup de mal. Il savait parfaitement qu'il avait brisé des vies, la sienne mais aussi celle de Poppy-Ann et celle de Lucy  en même temps. « Je pense qu'il a besoin de tout ça. Et je pense aussi qu'il a envie de t'aider ... » Comment le pouvait-il ? Coincé dans sa prison, il ne pouvait sans doute rien faire pour elle. « Je comprends que tu ne veuilles pas le revoir, du moins, je comprends que ce soit douloureux. Pour le reste, je ne sais pas réellement ce qu'il s'est passé. Je veux dire, je connais les grandes lignes, celles que j'ai pu entendre de sa voix, celles que j'ai pu entendre de la voix de mes collègues. Je ne sais pas comment il en est arrivé là. Je ne savais même pas qu'il avait choisi ce genre de pratique jusqu'à son procès. Ce n'est pas le genre de chose qu'il a pu m'évoquer avant cet accident. » Jamais elle n'aurait pu imaginer son cousin dans ce genre de situation. Elle l'avait appris sans ménagement, elle avait été choquée, déçue. Mais il restait son cousin, il restait un des membres de famille. Elle tenait à lui. « Je ne connaissais pas Noah, Graham m'en avait parlé une fois ou deux. Mais que penses-tu qu'il ferait s'il était à ta place ? » Elle ne connaissait pas la réponse. Mais finalement, qu'aurait fait le jeune homme ? Aurait-il pris la peine de confronter le regard de son meilleur ami ? Aurait-il pris la peine de l'écouter ? Peut-être que oui, peut-être que non. Poppy-Ann était la plus apte à répondre, sans aucun doute.
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MessageSujet: Re: (004) just listen to me. (poppy-ann)   Sam 3 Jan - 23:29

just listen to me
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Il ne faut pas imaginer Dieu ni trop bon, ni méchant. La justice est entre l'excès de la clémence et la cruauté, ainsi que les peines finies sont entre l'impunité et les peines éternelles. (denis diderot)

« Les enfants sont des êtres précieux, quoiqu'il arrive. Et je ne te juge pas, loin de là. Je veux dire, évidemment que tu es jeune pour être mère, que ce n'est pas un idéal de vie mais tu peux avoir la fierté de t'en occuper, d'être là pour elle. » La fierté d’être là pour elle. L’avais-je ? Peut-être, je ne savais pas vraiment si c’était de la fierté. Je l’aimais, il était de mon devoir d’être présente pour ma fille. J’étais jeune, certes. Je ne pouvais pas tout lui offrir, certes. Mais, je lui donnais tout l’amour et toute la présence possible. « C’est ma fille, je ne me voyais pas l’abandonner. » Je n’aurais jamais eu le courage de le faire. Je l’avais aimé dès qu’elle avait commencé à se former dans mon ventre, dès que je l’avais vue à ma première échographie. Je répondis au sourire de Nelha-Isaline. C’était un faible sourire, mais c’était tout ce dont j’étais capable étant donné la raison de la présence de la jeune femme. Cela faisait remonter tellement de choses. De la tristesse en particulier. « Je n'en sais rien. Je ne sais pas ce qu'il pourrait te dire de plus … Comme je te l'ai dit, il ne m'envoie pas. Je suis ici de moi-même. Il t'expliquera sans doute rien mais il aurait sans doute besoin de savoir que tu te portes bien, que Lucy va bien. » Bien nous porter ? Une petite voix dans ma tête avait envie de répondre que nous nous porterions bien mieux si Noah était toujours en vie. Mais je ne le fis pas. Lucy se portait bien. Elle était une petite fille souriante, pleine de joie. La seule qui arrivait à m’arracher de vrais sourires. Je savais que ça changerait peut-être quand je devrais lui expliquer que son père avait été tué. Pour le moment, personne ne lui avait fait remarquer qu’il était bizarre de n’avoir qu’une maman et pas de papa. Les enfants pouvaient être réellement méchants entre eux. Méchants ou curieux peut-être. J’haussais simplement les épaules afin de la laisser poursuivre. « Je pense qu'il a besoin de tout ça. Et je pense aussi qu'il a envie de t'aider ... » Je ne comprenais pas ce qu’elle entendait par m’aider. J’avais l’impression qu’elle entendait m’aider à faire le deuil du seul homme que je n’ai jamais aimé. Je n’étais pas sûre que ce fût possible qu’il m’aide. Pas lui en tout cas. Je ne savais pas si quiconque pouvait m’aider. « Je comprends que tu ne veuilles pas le revoir, du moins, je comprends que ce soit douloureux. Pour le reste, je ne sais pas réellement ce qu'il s'est passé. Je veux dire, je connais les grandes lignes, celles que j'ai pu entendre de sa voix, celles que j'ai pu entendre de la voix de mes collègues. Je ne sais pas comment il en est arrivé là. Je ne savais même pas qu'il avait choisi ce genre de pratique jusqu'à son procès. Ce n'est pas le genre de chose qu'il a pu m'évoquer avant cet accident. » Je déglutis rapidement. Il n’avait pas véritablement choisi ce genre de pratique. Noah l’avait choisi et j’avais fait promettre à Graham de l’en dissuader. Ce qu’il n’avait pas fait de toute évidence puisqu’il l’avait aidé. « Je ne connaissais pas Noah, Graham m'en avait parlé une fois ou deux. Mais que penses-tu qu'il ferait s'il était à ta place ? » Que ferait Noah ? J’avouais que je ne m’étais jamais posé la question. Et maintenant que j’y réfléchissais, Noah aurait voulu entendre la version de son meilleur ami. Il lui aurait fait confiance, comme il lui avait fait confiance dans cette erreur. « Graham et Noah auraient tout fait l’un pour l’autre. Quand Noah a eu son idée folle, j’ai demandé à Graham de l’arrêter. Je lui ai fait promettre. Mais il a décidé de l’aider. Enfin, c’est ce que j’en ai déduis quand on m’a appelé pour me prévenir. » J’étais perdue dans mes souvenirs. Propulsée à l’instant où j’avais reçu le coup de fil qui allait mettre fin à mon bonheur. Au fond, j’en voulais autant à Graham que je m’en voulais à moi-même. Je soupirais en fermant quelques secondes les yeux. « Vous avez raison, Noah aurait voulu l’écouter. Il avait cette capacité à vouloir tout connaître et à accorder le bénéfice du doute à tout le monde. C’était sans doute pour ça qu’il était tombé amoureux de la pauvre du lycée. Il m’avait laissé le bénéfice du doute. » Est-ce qu’admettre cela disait que j’allais lui rendre visite ? Je fixais Nelha-Isaline. « J’ai peur de ne pas y arriver toute seule. »
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MessageSujet: Re: (004) just listen to me. (poppy-ann)   Mer 14 Jan - 12:21

JUST LISTEN TO ME.



Nelha-Isaline avait une grande famille, bien plus grande que l'on pourrait l'imaginer. Des centaines de personnes, aux quatre coins du pays, peut-être même du monde. Mais dans cette ville, il ne restait plus tellement de Lewis. Graham faisait parti, malgré son incarcération, de ce qu'il restait de cette famille digne de pièces de puzzles. Inconsciemment, elle essayait de défendre l'honneur de sa famille, de conserver le peu de dignité qu'il restait à Graham. Elle tenait beaucoup à lui, elle ne savait plus quoi faire pour l'aider, pour le sortir de cette prison pour une malheureuse erreur. Aller à la rencontre de Poppy-Ann semblait être une solution, difficile. Il lui avait parlé d'elle, de sa fille, de l'affection qu'il portait à ces deux personnes. Il se sentait vraiment mal d'avoir fait subir cette épreuve à Poppy-Ann et à Lucy. « Ce n'est qu'une supposition mais peut-être qu'il a tenté d'aider Noah pour le protéger, pour être là en cas de problèmes. Il n'avait certainement pas prévu que ça se passerait si mal. S'il avait pu prévoir que ça tournerait ainsi, je pense qu'il l'aurait empêché de faire une bêtise. » Graham était à ses yeux un garçon modéré, qui ne franchissait pas vraiment les limites. Il y avait forcément une raison à ce débordement. Il ne l'avait jamais dit comme ça, il avait simplement dit qu'il avait été là pour son meilleur ami. Admirable sens de la loyauté qui l'avait conduit en prison, qui avait tué son ami. C'était un mauvais plan, une terrible idée. Et bien entendu, ils s'en étaient rendus compte trop tard. « Graham a sûrement essayé de l'en dissuader avant de prendre part à ses plans dans l'espoir de l'aider. » Elle haussa les épaules légèrement. Elle ne savait pas vraiment ce qui avait pu pousser son cousin à se retrancher dans l'illégalité. « Je n'ai pas eu l'occasion de connaître Noah, je ne l'ai vu que quelques fois quand il était avec Graham. Mais il n'est pas tombé amoureux de toi parce que tu étais la pauvre du lycée. C'était bien plus que ça. Et dans mon souvenir, il se moquait bien de ton milieu social. » Elle se souvenait avoir rencontré Noah à quelques reprises, il avait mentionné plusieurs fois le prénom de Poppy-Ann. Certaines images avaient marqué l'avocate. Des yeux brillants, une passion dans la voix. Ce garçon était profondément amoureux de cette fille qu'elle ne connaissait pas à l'époque. Il parlait d'elle avec tant d'entrain que Nelha-Isaline ne pouvait la laissait dire qu'elle n'était l'issue que d'un bénéfice du doute. Ce n'était pas le cas, elle en était persuadée. Noah lui semblait être un garçon bien, du peu qu'elle en avait vu. Graham et lui appartenait au même milieu social mais Noah ne voyait pas la richesse de la même manière. Poppy-Ann avait eu beaucoup de chance de rencontrer un garçon comme lui. Un garçon qui semblait réellement prêt à tout pour la femme dont il était amoureux, qui avait des valeurs importantes. « Je pense que je peux comprendre ta peur. Et si tu en as envie d'écouter Graham, je pourrais t'accompagner. Je pourrais venir avec toi pour permettre de jouer les médiateurs s'il le faut. » Nelha-Isaline était prête à tout pour aider son cousin à se sentir mieux, elle n'avait pas pu le défendre lors de son procès, elle pouvait au moins lui permettre de s'expliquer devant la seule personne qui semblait mériter des explications.
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