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 Le petit oiseau va sortir • Riven & William

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MessageSujet: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Jeu 14 Aoû - 18:53

Le petit oiseau va sortir

Riven-Ahri Z. Rhodes & William K. Standford

Assis sur l’un des nombreux bancs du Samuel M. Fitzpatrick Park, William attendait patiemment la venue de son amie. Il s’était pris en passant un café noir américano et avait choisit un latte pour la jeune femme dont il commençait tout juste à connaitre les goûts. William et Riven-Ahri se connaissaient depuis peu et en cette belle matinée, ils avaient décidé de se retrouver au parc pour faire un peu mieux connaissance. William s’était de nouveau ouvert aux autres depuis peu et cette fille, Riven lui semblait sympathique. Il avait l’intuition qu’il pouvait avoir confiance en elle et s’il restait encore sur ses gardes, toujours un poil distant, son instinct lui disait que la jeune femme ne lui voudrait jamais de mal. Honnête et droite mais aussi distante, d’un naturel méfiant et dotée d’un fort caractère, la jeune femme lui ressemblait beaucoup. Elle ne connaissait rien de son identité bien entendu, pour elle, il était encore ce garçon étrange mais sympathique, à des années lumières du millionnaire qu’il s’avérait être en réalité. Pourtant, leur première rencontre dans ce même parc quelques semaines plus tôt avait été explosive. Tout avait très mal démarré entre eux, si bien que personne n’aurait pu imaginer qu’un jour ces deux là finiraient par s’apprécier et vouloir passer du temps ensemble.

Flashback

Juillet 2014, Samuel Fitzpatrick Park


Le soleil était haut dans le ciel en cette douce matinée de juillet, William avait décroché depuis peu un contrat avec la Municipalité pour refaire les prises de vues de la ville qui seraient mises en lignes sur le site web de la commune ou vendue en magasin pour les plus jolies afin d’attirer les touristes. Le jeune homme arpentait donc la ville de long en large et aujourd’hui il avait jeté son dévolu sur le parc, la luminosité en cette matinée estivale étant propice pour capter de belles images. A cette heure-ci, il ya avait surtout des joggeurs, il y avait donc peu de chance qu’il soit dérangé par les enfants qui jouaient dans l’air de jeu juste à côté. Et puis, Will était matinal, il aimait le calme et la tranquillité des matins d’été, lorsque la plupart des gens étaient encore dans leur lit et qu’il ne faisait pas trop chaud. Il s’employa donc à faire des prises de vues de tout ce qu’il trouvait digne d’intérêt : le plafond de feuilles d’arbre à travers lequel filtraient les rayons du soleil, les sentiers bucoliques, les petites étendues d’herbes verdoyantes et les jolies petites fleurs qui les parsemaient… mais tout cela manquait de mouvement pour donner une réelle impression de vie. Tout d’un coup ce qu’il voulait absolument éviter lui apparaissait nécessaire pour égayer ses photos: les gens. Il reprit donc les sentiers un peu plus fréquentés et entendit bientôt le pas cadencé et régulier d’un joggeur. Pensant que celui-ci ne souhaitait pas être dérangé pendant son footing, il préféra la jouer discret et se dissimuler derrière un buisson non loin du sentier. Le joggeur s’avérait en réalité être une joggeuse. La jeune femme déboula bientôt dans son champ de vision et il admira sa longue foulée et ses mouvements gracieux. Elle possédait une belle crinière blonde qu’elle avait ramenée en une queue de cheval pour ne pas la gêner, ses mouvements étaient fluides, son allure spontanée, son visage ne semblait ni inexpressif, ni complètement rougit et transpirant. Elle avait visiblement l’habitude de courir, il y avait peut être une très belle photo à faire. Il arma donc son Canon Reflex dernier cri et déclencha la prise de vue, l’appareil émit un discret mais néanmoins audible « bip ». Merde. Il avait oublié de le mettre en mode silencieux. La jeune femme se figea et resta immobilisée quelques secondes avant de se tourner dans sa direction. Et visiblement, elle n’était pas contente du tout. William se figea à son tour, comme un gamin prit en faute, arme du crime à la main. Oups.

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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Mar 19 Aoû - 20:51

    Samuel M. Fitzpatrick Park. J’y venais souvent. Pour courir la plupart du temps. Ou simplement pour me balader. Parfois j’y allais seule, avec un bon livre et je m’asseyais sur un banc. Cela pouvait durer des heures. D’autre fois non. Comme aujourd’hui. Je devais y retrouver William. Je ne savais pas encore comment le définir. Une connaissance ? Un ami ? Je ne le savais pas. Nous ne nous connaissions pas encore assez. C’était encore trop récent pour ça. Mais, j’aimais bien parler avec lui. C’était l’avantage à être partie de New-York, les gens ne me connaissaient pas à Longside Creek. Je pouvais être qui je voulais. Je pouvais ne pas être la femme dont la mère avait été tuée par son propre mari, la femme dont le père la battait jusqu’à son départ, la femme qui avait tout quitté pour se reconstruire. Ici, personne, mis à part Caleigh, ne savait que j’étais venue pour recommencer à zéro, avoir une nouvelle vie. Et ça faisait du bien. William faisait partie de ces personnes qui ne me connaissaient pas, à qui je pouvais cacher mon passé. J’avais toujours été comme ça, préférant écouter les autres et passer ma propre vie sous silence. Sourire quoi qu’il arrive, tout simplement. Quoi qu’il en soit, j’avais connu William il y avait peu de temps. Notre relation avait commencé bizarrement. C’était le moins que l’on puisse dire.

    FLASH BACK

    Juillet 2014, Samuel M. Fitzpatrick Park

    J’avais besoin de courir. Me vider la tête. Je n’en pouvais plus de penser. De penser à ma mère. De penser à mon père. De penser à James. De penser à ma vie à New-York. Tout ce que j’avais laissé là-bas. Et tout ce que j’avais emporté avec moi. Comme la douleur, le manque, la culpabilité. Il fallait que je me vide l’esprit avant de m’effondrer totalement. Je n’étais pas du genre à m’effondrer. Il n’en était pas question. Alors, au lieu de me terrer au fond de mon lit, je m’étais levée, j’avais enfilé un pantalon de sport, un débardeur, et j’avais noué mes cheveux en une queue de cheval. J’avais rapidement pris la direction du parc. Je ne courrais pas très vite. Cela ne servait à rien. Il ne me fallut que quelques secondes pour que mon esprit commence à se vider, pour que mes pensées s’en aillent au loin. Je savais très bien qu’elle reviendrait aussitôt la course arrêtée. Mais, pour l’heure, j’avais besoin de les éloigner. Il était encore trop tôt pour qu’il y ait du monde au parc. J’aimais ce moment-là. Quand tout était calme. Tout était silencieux. « bip. » D’où venait ce bruit ? Je m’étais arrêtée instantanément. Mon regard avait défilé autour de moi. J’avais repéré rapidement un homme caché dans les buissons avec son appareil. Ni une ni deux, je m’étais dirigé vers lui. « Je peux savoir ce que vous faites, espèce de pervers ? » J’avais presque crié. Peu importait, il n’y avait pratiquement personne le matin. Surtout un mois de juillet. Je n’avais rien sous la main, sinon je lui aurais bien jeté au visage.

    /FLASH BACK

    J’eus un sourire alors que j’étais sur le chemin pour retrouver William. Ce type de rencontre ne se faisait pas tous les jours. Je le repérais vite, assis sur l’un des bancs du Samuel M. Fitzpatrick Park. Non loin du buisson où il avait pris la photo de moi d’ailleurs. Je m’approchais de lui. « Salut pervers. » Mon ton était amusé. Si cela avait été négatif la première fois que je l’avais insulté de pervers, aujourd’hui c’était plutôt devenu une blague.
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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Dim 24 Aoû - 19:49

Le eptit oiseau va sortir

Riven-Ahri Z. Rhodes & William K. Standford


FLASH BACK

Juillet 2014, Samuel M. Fitzpatrick Park

« Je peux savoir ce que vous faites, espèce de pervers ? » William resta cloué sur place, ébahit par l'aplomb et l'agressivité de la blondinette qui, sous un visage en apparence doux et naïf, semblait avoir son petit caractère. La jeune femme ne savait visiblement pas à qui elle avait à faire, Will n'était certainement pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, encore moins par une femme, une seule pouvait se dresser devant lui et c'était sa petite amie, mais il comptait bien en faire une exception. Dans l'affrontement, Will aiamit avoir le dessus et ce n'était certainement pas la blondinette qui allait remettre en cause sa domination. Sans se laisser destabiliser, William entra dans son jeu et répondit sur le même ton.  « Dites donc Lara Croft, vous feriez mieux de vous y prendre plus calmement avec les inconnus avant de dégainer tout de suite les insultes, on sait jamais sur qui on peut tomber » lâcha t-il d'une voix glaciale, la menace était à peine voilée. La jeune femme lui faisait étrangement penser à l'héroine du célèbre jeu vidéo « Tomb Raider » : les cheveux relevés en une queue de cheval, la silhouette fine et sportive, la démarche souple, la tendance à tirer sur tout ce qui bouge. Prenant conscience qu'il était en tort dans cette histoire et qu'il ne ferait qu'aggraver les choses en provoquant la jeune femme, il préféra se radoucir. Des sept péchés capitaux, l'orgueil était sans doute le plus developpé chez lui, mais il n'était pas idiot pour autant et il savait parfaitement qu'il n'aurait pas du la prendre en photo sans son consentement, comme tous les citoyens, elle avait son droit à l'image. Sa réaction était tout à fait justifiée, qu'un inconnu se cache pour la prendre en photo n'avait rien de « normal ». Il refusa néanmoins delui faire de plate excuses, il se savait en tort mais faalit quand même pas pusser. « Si vous ne me croyez pas venez jeter un œil sur mes photos, je vous promets que je ne suis pas un voyeur ni un pervers. » acheva t-il en tendant l'appareil photo dans sa direction.

FIN DU FLASH BACK


« Salut pervers. »Will se retourna lorsqu'il entendit la voix de la blondinette et lui rendit son sourire. « Salut Lara Croft. T'as laissé baskets et queue de cheval au vestiaire ? » observat-il pourla taquiner. Riven avait en effet troqué sa tenue de sport contre une tenue plus adaptée à la ville. Will aimait bien leurs chamailleries, ils avaient pris régulièrement l'habitude de se chambrer comme de vieux amis alors qu'ils se connaissaient à peine. C'était sans doute leur fort caractère à tout les deux qui leur imposait d'avoir le dernier mot , l'habitude de maintenir une certaine distance avec les autres, ou encore une vraie complicité. C'était même certainement un peu des trois. Il la laissa s'installer à côté de lui et lui tendit l'un des cobelets de cfé qu'il avait acheté en route. « Latte sans sucre. Je voulais pas ruiner tes efforts pour garder la ligne, j'espère que ça te conviens. » Profiter du soleil, du chant des oiseaux, toutes ces choses dont il avait été privé pendant des années lui faisait beaucoup de bien, si bien qu'il passait beaucoup de temps en extérieur. C'est fou comme on peut s'aperçevoir à quel point une chose nous a manqué seulement lorsqu'on la retrouve. Reprendre des conversations anodines avec des inconnus, croiser de nouvelles têtes lui faisait beaucoup de bien, mais ce n'était pas facile. Il devait réapprendre à se comporter normalement en société, sans vouloir exercer une influence, un pouvoir ou soumettre à sa volonté. Il ne savait pas comment s'y prendre, Riven était la première avec qui il avait envie de tisser des liens depuis Gillian et même s'il ne s’agissait cette fois que des balbutiement d'une amitié sans ambiguïté, il avait peur de mal faire. Sans compter qu'il devait être prudent sur ce qu'il révélait de lui même.
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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Mar 2 Sep - 22:28

    « Salut Lara Croft. T'as laissé baskets et queue de cheval au vestiaire ? » Je lâchais un léger rire. En temps normal, je détestais les surnoms de ce genre. Seulement, c’était différent avec William. Toute notre relation était différente de n’importe quelle autre. Elle avait commencé de façon atypique. Nous apprenions à nous connaître. Petit à petit. Au fil de ces petites rencontres. « Il faut bien, de temps en temps. » Il était vrai que je courais régulièrement. Ça me maintenait en forme. En outre, ça me vidait l’esprit. Tout comme les livres le faisaient. De temps en temps. Parfois, la culpabilité était si forte que rien ne pouvait l’éloigner. Lorsque j’étais avec William, je pouvais me montrer avec cette culpabilité parce qu’il ne savait pas comment j’étais sans ça. Sans tout mon passé. Toute cette histoire qui m’a fait fuir New-York. C’était si simple avec William. Nos petites taquineries comme si nous étions amis de longue date. Nos surnoms idiots. Nos sourires sans ambiguïté, sans arrière-pensées. Je m’installais à ses côtés sur le banc alors qu’il me tendait un gobelet de café. « Latte sans sucre. Je voulais pas ruiner tes efforts pour garder la ligne, j'espère que ça te conviens. » Je lâchais un léger rire. « Parfait, merci. J’espère que tu as pris la même chose pour toi. » Je lui fis un clin d’œil bref. Ma taquinerie implicite était peut-être très peu implicite. Je bus une gorgée de café. « Alors, pas d’attaque de blonde aujourd’hui ? Où est ton appareil ? » Je pouvais être assez agressive parfois. J’avais même l’impression que je l’étais beaucoup plus aujourd’hui. En y repensant, ma réaction face à Will était peut-être légèrement exagérée.

    FLASH BACK

    Juillet 2014, Samuel M. Fitzpatrick Park

    « Dites donc Lara Croft, vous feriez mieux de vous y prendre plus calmement avec les inconnus avant de dégainer tout de suite les insultes, on sait jamais sur qui on peut tomber. » Il avait utilisé le même ton de voix que moi. Peut-être même un peu plus froid que moi. Mon esprit s’était arrêté sur le surnom qu’il m’avait donné. « Lara Croft ? Sérieusement ? » J’avais arqué un sourcil. Pour qui se prenait-il ? « Si vous ne me croyez pas venez jeter un œil sur mes photos, je vous promets que je ne suis pas un voyeur ni un pervers. » J’eus un instant d’hésitation avant d’attraper l’appareil. C’était un appareil de professionnel. Ça me donnait déjà un petit indice. Les pervers avaient rarement ce genre d’appareils, uniquement pour espionner les femmes. Je faisais défiler les photos. Il avait pris toute la ville. J’en avais l’impression, en tout cas. Je continuais de faire défiler. Il n’y avait personne sur cette photo. Personne jusqu’à ma photo. J’étais simplement en train de courir. Rien de bien méchant. Je continuais de regarder les photos. « C’est votre métier ? La photo, j'veux dire, pas être pervers. » Mon ton était clairement plus gentil. J'avais souris en disant la dernière phrase. Maintenant que je m’étais rendue compte que j’avais exagéré, la moindre des choses était de me radoucir. J’étais plutôt du genre sociable, à parler aux autres. A plaisanter. « C’est un projet personnel ces photos ? » J’étais curieuse. Peut-être trop ? Tant que ce n’était pas de la curiosité malsaine, je me disais que je pouvais poser des questions. Je m’intéressais aux gens, voilà tout.  

    /FLASH BACK

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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Ven 12 Sep - 8:06

Le petit oiseau va sortir
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Riven avait aujourd’hui délaissé son débardeur et son mini-short de sport pour une tenue de ville décontractée. Peu habitué à la voir les cheveux lâchés retombant sur ses épaules et en talons, Will ne manqua pas de la taquiner gentiment sur le sujet. « Il faut bien, de temps en temps. » répondit la jeune femme visiblement amusée. Il lui tendit un latte sans sucre, prétextant voulant l’aider à préserver sa ligne au vu de tous les efforts qu’elle faisait.  « Parfait, merci. J’espère que tu as pris la même chose pour toi. » L’ombre d’un sourire passa sur les lèvres du jeune homme en réaction au clin d’œil de Riven, elle avait décidé d’entrer dans son jeu. Il aimait leurs taquineries, moyen de garder une certaine distance tout en développant paradoxalement une grande complicité. « Noir sans sucre et tu n’es pas la seule à venir courir au parc je te signale. Ce n’est pas parce que je passe le plus clair de mon temps à prendre les autres en photos que je ne fais pas attention à moi. » répondit-il  en portant à ses lèvres le gobelet. « Alors, pas d’attaque de blonde aujourd’hui ? Où est ton appareil ? » Elle contre-attaquait, décidément, même non caféinée, Riven était en forme ce matin. « Non pas ce matin, et puis j’ai eu ma dose de blondes à fort caractère qui m’en font voir de toutes les couleurs. Par contre mon appareil je le trimballe toujours avec moi, au cas où, c’est comme une extension de mon bras. » Entre Gillian et Riven, le jeune homme était servit, à croire qu’il faisait exprès de s’entourer de femmes qui aimaient le défier. C’était sans doute cette aptitude à rester fière et à ne pas se laisser marcher sur les pieds qui lui avaient plut chez les deux jeunes femmes.

FLASHBACK

« Lara Croft ? Sérieusement ? »  La blondinette arqua un sourcil, moqueuse. Refusant de se laisser démonter par son hostilité, Will leva le bras pour lui tendre l’appareil afin qu’elle constate par elle-même qu’il ne passait pas ses journées à prendre des femmes en photo à leur insu. Elle sembla d’abord méfiante, puis perplexe elle accepta de regarder l’appareil et appuya sur « play » pour faire défiler les photos.  Elle sembla se calmer, quant elle reprit la parole, son ton était nettement plus amical. « C’est votre métier ? La photo, j'veux dire, pas être pervers. »  Will éclata de rire, ce qui le surprit lui-même, il n’était jamais suffisamment détendu en présence d’inconnus pour rire de la sorte. Cette fille ne manquait pas d’esprit et ça lui plaisait, d’un coup il se radoucit. « On peut dire ça comme ça oui, disons que je travaille en free lance comme photographe pour moi si je veux exposer, pour les autres si je veux gagner un peu d’argent ». A ce stade, il ne la connaissait pas assez pour lui dire qu’il était richissime au point de ne pas avoir besoin de travailler pour vivre « C’est un projet personnel ces photos ? » La jeune femme avait totalement changé d’attitude, elle semblait curieuse, sincèrement intéressée. « La municipalité est en train de refaire toute une campagne de pub pour inciter des famille à venir s’installer et des touristes à venir dépenser à Longside, et ils ont besoin de quelqu’un pour renouveler les prises de vue de la ville. Celle que j’ai faite de vous, je n’ai légalement pas le droit de la vendre sans votre autorisation, question de droit à l’image. A titre personnel je pense qu’elle serait très bien dans la brochure environnement de la ville ou je peux l’exposer dans une gallerie de photos. Vous seriez prête à devenir l’emblème de la jeune femme sportive et dynamique de Longisde ? »
FIN DU FLASHBACK

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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Mer 17 Sep - 21:28

    Taquineries et complicité naissante. C’était ce qui pouvait qualifier le mieux la relation qui était en train de s’établir entre le photographe et la bibliothécaire que j’étais. Notre relation évoluait, simplement et sereinement. C’était exactement ce dont j’avais besoin. Une amitié simple, sans tension, sans doute, et sans connaître le passé de l’un et l’autre. Je ne voulais pas savoir ce qu’il avait vécu auparavant. Ce n’était pas de l’égoïsme, c’était simplement parce que je n’avais pas non plus envie qu’il sache ce que j’avais vécu par le passé. J’avais l’impression que ce contrat implicite nous allait bien, à l’un comme à l’autre. Je n’attendais pas de lui qu’il me console. Je n’attendais pas de lui qu’il me comprenne, qu’il m’empêche d’être mal. J’attendais de lui ce qu’il faisait très bien. Me taquiner, plaisanter, parler de la pluie et du beau temps. J’avais l’impression qu’il attendait exactement la même chose de moi. « Noir sans sucre et tu n’es pas la seule à venir courir au parc je te signale. Ce n’est pas parce que je passe le plus clair de mon temps à prendre les autres en photos que je ne fais pas attention à moi. » Cela faisait du bien. De sourire. Simplement sourire. D’être de bonne humeur sans rien pour la gâcher. « Oh, pardon monsieur, je croyais que ton seul passe-temps était de te cacher dans les buissons pour photographier les blondes ? » Le taquiner avec ça. Tellement facile mais tellement drôle. J’aimais cette facilité. Je bus une gorgée de café avant de lui demander si une autre blonde comme moi l’avait attaqué aujourd’hui. « Non pas ce matin, et puis j’ai eu ma dose de blondes à fort caractère qui m’en font voir de toutes les couleurs. Par contre mon appareil je le trimballe toujours avec moi, au cas où, c’est comme une extension de mon bras. » Je ne pouvais pas m’empêcher de rire. Une extension de son bras, c’était bien vu. « Ta dose de blonde à fort caractère ? C’est-à-dire ? Tu en connais d’autres comme moi ? » Il était temps que je sois un peu curieuse tout de même. Nous nous connaissions depuis très peu de temps alors nous savions vraiment très peu de choses l’un sur l’autre. William devait bien avoir une petite-amie. Et je soupçonnais que ladite petite-amie soit une blonde à fort caractère. C’était peut-être pour ça que lui et moi nous entendions bien. Deux forts caractères ensemble, ça passait ou ça cassait, n’était-ce pas ? Apparemment, lui et moi, ça passait.

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    Je pouvais me montrer agressive, je le savais. Mais c’était ainsi, j’étais impulsive et je démarrais au quart de tour. Parfois à tort. Comme maintenant. Apparemment, je m’étais un peu surestimée, pour penser qu’un inconnu prenait des photos de moi à mon insu. En train de faire mon jogging de surcroît. Lorsqu’il me tendit son appareil photo afin de me montrer que ce n’était pas ce que je croyais, j’étais d’abord méfiante. Et puis, en visualisant les photos, je me rendais compte que j’avais légèrement exagéré. Je m’étais radoucie de suite. Je me questionnais à présent. Était-ce son métier ? Il éclata de rire suite à la façon dont je lui avais posé la question. Je laissais également échapper un rire. « On peut dire ça comme ça oui, disons que je travaille en free lance comme photographe pour moi si je veux exposer, pour les autres si je veux gagner un peu d’argent. » J’aimais la photographie. C’était un art, et j’adorais l’art. Même si, pour ma part, j’exprimais mon art par le dessin et non la photographie. « C’est un art magnifique, je trouve. » À présent, je n’étais plus dans l’offensive, j’étais plutôt intéressée par ce projet de photographies. « La municipalité est en train de refaire toute une campagne de pub pour inciter des famille à venir s’installer et des touristes à venir dépenser à Longside, et ils ont besoin de quelqu’un pour renouveler les prises de vue de la ville. Celle que j’ai faite de vous, je n’ai légalement pas le droit de la vendre sans votre autorisation, question de droit à l’image. À titre personnel je pense qu’elle serait très bien dans la brochure environnement de la ville ou je peux l’exposer dans une galerie de photos. Vous seriez prête à devenir l’emblème de la jeune femme sportive et dynamique de Longisde ? » Je souriais. La ville voulait donc attirer de nouvelles personnes. Il était vrai que c’était une ville charmante. Je m’y plaisais beaucoup depuis mon arrivée. « La femme sportive et dynamique ? Avec plaisir. Je n’ai jamais été mannequin. Ou une sorte de mannequin en tout cas. » Je disais ça sur un ton amusé mais, de temps en temps, je me demandais ce que ça faisait de participer à un shooting photo. « Mais j’aurais le droit à l’exclusivité, n’est-ce pas ? »

    /FLASH BACK

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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Mar 23 Sep - 0:00

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Il ne l’avait pas choisit, Riven lui était tombée dessus, pratiquement au sens propre d’ailleurs. Will n’était pas du genre à engager la discussion spontanément avec un ou une inconnue, il lui fallait un petit coup de pouce pour qu’il commence à communiquer et pour cette fois, ça avait été la prise d’une photo. Il avait peur des gens parce qu’il ne volait pas les laisser approcher trop près, et la nature chez l’homme était celle de vouloir lier des lines très rapidement. Riven n’était pas comme ça, elle ne cherchait pas à vouloir en savoir toujours plus sur lui et du coup, il ne la craignait pas. Tout d’eux s’étaient mis d’accord implicitement sur une relation superficielle mais qui n’en était pas moins sincère. Ils aimaient passer du temps ensemble, discuter de tout et de rien, se taquiner l’un l’autre, sans jamais entrer dans les choses sérieuses, les confidences. Ils avaient compris chacun de leur côté que l’autre avait quelque chose d’enfouit dont il ne voulait pas parler, et ils avaient acceptés de ne pas chercher à savoir. Il ne pourrait jamais avoir de relation normale avec les gens s’il leur parlait de son passé de drogué violent et de chef de gang, et le côté brillant de strass de son héritage familiale ne reflétait pas mieux celui qu’il était aujourd’hui. « Oh, pardon monsieur, je croyais que ton seul passe-temps était de te cacher dans les buissons pour photographier les blondes ? » Il afficha un sourire, elle débutait les hostilités et elle ne perdait rien pour attendre. « La blonde est un très bon sujet de documentaire figure-toi, je trouve fascinant la manière dont les blondes se débrouillent dans la vie malgré leur handicap. » Il pouffa, les blagues sur les blondes et leur prétendue stupidité n’étaient pas franchement le summum de la subtilité mais elle l’avait cherché. Qui mieux que lui pouvait savoir que les blondes pouvaient être dotées d’une grande vivacité d’esprit, d’une curiosité insatiable et d’une capacité de mémorisation impressionnantes ? Sa petite amie était le contre-exemple parfait du cliché de la blonde idiote. « Ta dose de blonde à fort caractère ? C’est-à-dire ? Tu en connais d’autres comme moi ? » William hocha la tête et pour la première fois, un sourire timide s’afficha sur les lèvres. « Ma copine me mène la vie dure, elle n’arrête pas de me défier comme tu le fais. Moi qui pensais pouvoir respirer un peu, c’est raté. » Il préférait user d’humour, il ne voulait pas s’épancher sur sa vie affective, mais son regard s’illumina lorsqu’il évoqua les mots « ma copine », trahissant ses sentiments sincères et profonds pour elle. Il n’avait jamais été timide avec Riven, leur prise de tête d’entrée de jeu puis l’amitié sans ambigüité qui était en train de s’installer l’avaient empêché de rentrer dans sa réserve ou sa méfiance naturelle.


FLASHBACK

Juillet 2014, Samuel M. Fitzpatrick Park

La jeune femme face à lui semblait méfiante, comme si elle craignait qu’il ne lui saute dessus. Il ne pouvait pas lui en vouloir, on entendait tellement de choses sur des femmes seules agressées par les temps qui courraient. Ils étaient seuls, la plupart des gens dormaient encore en ce dimanche matin. William lui tendit l’appareil en laissant une bonne distance de bras entre eux afin de la rassurer sur ses intentions. Elle jeta un coup d’œil sur les photos qu’il avait prises et se détendit à vue d’œil. « C’est un art magnifique, je trouve. » La jeune femme s’était radoucit, elle était réellement intéressée par la photo, même si celles du jeune homme étaient plus des photos commerciales que de l’art. Le regard de Will s'illumina, comme à chaque fois qu'il se trouvait à parler de photo avec un amateur de cet art. Il ne perdait pas espoir de se faire un nom indépendamment de l’empire immobilier de ses parents et de pouvoir voyager au bout du monde pour prendre des photos de paysages sublimes. Il lui proposa de devenir son modèle pour un certain nombre de photo. « La femme sportive et dynamique ? Avec plaisir. Je n’ai jamais été mannequin. Ou une sorte de mannequin en tout cas. » Will afficha un petit sourire contrit. « Oui, une sorte de  mannequin, je voudrais pas que tu te fasses des idées, ce sera pas des photos pour GALA ou ELLE. » « Mais j’aurais le droit à l’exclusivité, n’est-ce pas ? » Il fronça les sourcils, il n’était pas sûr de comprendre. « Vous voulez dire que vous seriez mon seul modèle ou que vous voulez être seule à avoir accès à ces photos ? »

FIN DU FLASHBACK


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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Jeu 16 Oct - 23:09

    Des amitiés comme celle-ci, il y en avait peu. Simple, sans question ou jugement, juste une complicité s’installant. Juste des rires. Et c’était exactement ce dont j’avais besoin en ce moment. Simplement rire. Ne plus penser. Il se moquait de savoir qui j’étais, où j’étais avant de débarquer à Longside Creek, et pourquoi j’y avais débarqué. Ça faisait du bien. C’était l’un des avantages d’avoir emménager dans une ville où je ne connaissais en tout et pour tout qu’une seule personne. Une véritable bouffée d’air frais que cette rencontre avec William. Certains pourraient penser que ce n’était pas une amitié, juste une connaissance avec des moments de rigolade. Je ne voyais pas ça comme ça. Loin de là. Pourquoi toutes les amitiés devaient être à la vie à la mort et on se raconte tous nos secrets ? Ne pouvait-on pas simplement passer du bon temps avec quelqu’un que l’on considérait comme un ami ? Si j’avais besoin de quelqu’un à qui me confier, j’avais Caleigh. Ma meilleure amie. Je n’avais pas envie de me confier à William, de lui dire à quel point j’étais déprimée, et à quel point je me sentais seule. Je n’en avais pas envie et je ne le ferais pas. Alors, oui, cette relation qu’on pourrait qualifiée de superficielle me convenait parfaitement. Se moquer gentiment l’un de l’autre était notre spécialité. Il me taquinait, je lui répondais de la même manière. Et c’était une sorte de ping pong ainsi. « La blonde est un très bon sujet de documentaire figure-toi, je trouve fascinant la manière dont les blondes se débrouillent dans la vie malgré leur handicap. » Il riait alors que je bus une gorgée de café. « Et toi alors, comment tu fais pour te débrouiller avec ton handicap ? Je veux dire, tu n’es pas blond et pourtant… » Je mis un temps d’arrêt plein de sous-entendus. « La preuve, t’es carrément obligé de te cacher dans les buissons pour faire ton job. » J’eus un sourire. Je savais que William plaisantait et qu’il ne croyait pas vraiment que les blondes étaient stupides. D’ailleurs, c’était ce qu’il venait de sous-entendre, qu’il savait bien que les blondes n’étaient pas stupides. La stupidité n’est pas dans la couleur de cheveux. « Ma copine me mène la vie dure, elle n’arrête pas de me défier comme tu le fais. Moi qui pensais pouvoir respirer un peu, c’est raté. » Je laissais échapper un petit rire. « Tu attires les femmes de caractère, que veux-tu ? » J’ajoutais encore. William avait l’air gêné, et j’avais pu voir qu’il aimait vraiment cette femme rien qu’à sa façon de dire le mot ‘copine’. C’était bien de voir ça. Ça me rappelait James. Il me manquait. C’était la seule chose qui me manquait dans mon ancienne vie. Nous nous aimions réellement et j’avais tout quitté. Enfin, je croyais qu’on s’aimait réellement. Je l’avais quitté et il n’avait pas tenté de me retenir. Il n’avait pas tenté de se battre pour moi. Je lui en voulais. Mais je savais que je n’en avais pas le droit. Après tout, lui aussi pourrait me reprocher de ne pas m’être battue pour notre couple. J’étais simplement partie parce que je ne supportais plus ma vie. « Mon ex-petit-ami disait toujours que j’avais sale caractère, que j’attaquais d’abord et que j’écoutais ensuite. » Il ne cessait de me le répéter. Il avait raison. J’étais impulsive, alors je m’énervais de suite, et après j’écoutais. Seulement, je savais m’excuser lorsqu’il s’avérait que j’avais tort. Je ne savais pas si j’avais réussi à cacher cette pointe de tristesse ou de je ne savais quoi dans ma voix. Alors, j’avais repris d’une voix que je voulais plus joyeuse. « Vous, les hommes, vous n’aimez pas qu’on vous mette face à vos petites faiblesses. C’est vraiment masculin ! »

    FLASHBACK

    Juillet 2014, Samuel M. Fitzpatrick Park

    La photographie. Je n’étais pas une photographe, j’étais dessinatrice en plus d’être écrivaine. Mais, pour moi, toute forme d’art était beau. J’étais une véritable passionnée. Je ne pouvais pas me passer de l’écriture ou du dessin. C’était en moi. J’exprimais tout ce qu’il y avait en moi dans mes écrits ou mes dessins. Les gens ne le comprenaient ou ne le voyait pas forcément. Seulement, c’était là. C’était présent. « Oui, une sorte de mannequin, je voudrais pas que tu te fasses des idées, ce sera pas des photos pour GALA ou ELLE. » Je haussais légèrement les sourcils. « Oh mince alors, je pensais devenir riche grâce à ça. Quelle déception ! » Le sarcasme. Cela aussi, c’était un trait de mon terrible caractère. Ce qui était plutôt contradictoire avec mon côté sociable et joyeux. Ou peut-être pas. « Vous voulez dire que vous seriez mon seul modèle ou que vous voulez être seule à avoir accès à ces photos ? » Je haussais légèrement les épaules. « Seule modèle de la femme, comment vous avez dit déjà ? Ah oui, femme sportive et dynamique. » J’avais mimé des guillemets autour des derniers mots, comme pour le citer. « Si vous voulez, on fait un marché, je vous laisse prendre des photos de moi pour votre catalogue ou je ne sais quoi, et vous me laissez-vous dessiner pour ma collection de dessins personnelle. Qu’en pensez-vous ? » Je ne pensais pas qu'il accepterait mais, peu importait, il m'arrivait souvent de dessiner de mémoire alors j'arriverais sans doute à me rappeler des traits de son visage. De toute façon, je ne montrais mes dessins qu'à très peu de gens, voire pas du tout.

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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Dim 26 Oct - 21:50

Le petit oiseau va sortir

Riven-Ahri Z. Rhodes & William K. Standford
Si William ne parlait pas à Riven de son passé et qu'elle en faisait de même, il n'en demeurait pas moins vrai qu'un lien de confiance se tissait petit à petit entre eux. Il n'aurait jamais accepté de la revoir et de la laisser entrer dans sa vie si dès leur première rencontre elle ne lui avait pas inspiré confiance. Riven Ahri était une jeune femme pétillante, dotée d'une répartie impressionnante. On avait envie de découvrir un peu plus cette personnalité haut en couleur et même s'ils en restaient à la surface, l'amitié des deux jeunes gens n'en était pas moins vraie, sincère et solide. Riven était un bol d'air frais, sa première véritable ouverture sur le monde depuis Gill et rien que cela signifiait beaucoup. Elle ne cherchait pas à en vouloir absolument plus sur lui, elle ne le bombardait pas de question, elle le chahutait gentiment sans pour autant aller trop loin. Tout deux avait ressenti les limites de l'autre sans même les tester, il savait instinctivement ou s'arrêtait l'amusement au risque d'être trop envahissant pour l'autre. Si bien que Will était désormais totalement détendu lorsqu'il partait retrouver son amie : il savait qu'il ne risquait rien, qu'elle ne chercherait pas à le mettre à nu. Il se sentait en sécurité avec elle, et il savait qu'il allait passer un bon moment, à rire ou a discuter plus sérieusement d'art ou de musique. Pas de détails trop personnels sur la vie privée. Il ne se priva pas pour la charrier comme à son habitude, les blagues sur les blondes n'étaient pas forcément les plus fines mais c'était l'occasion rêvée de la taquiner. « Et toi alors, comment tu fais pour te débrouiller avec ton handicap ? Je veux dire, tu n’es pas blond et pourtant… » William la fixa un instant avant de lever les yeux au ciel, mais il ne pu s'empêcher d'afficher un sourire amusé. « La preuve, t’es carrément obligé de te cacher dans les buissons pour faire ton job. » Cette fois-ci, il rit de bon cœur  mais il n'en perdit pas de sa verve pour autant. « Figure toi que je suis content de m'être caché, vu  le sermon auquel j'ai eu droit juste après, valait mieux rester planqué. » répondit-il sur le ton de la plaisanterie. Bien entendu, il n'était pas assez idiot pour penser que les blondes étaient plu stupides que les autres et pour croire au cliché de la blonde sexy mais débile et superficielle. Et pour cause, la femme qu'il aimait et  qui partageait sa vie était parfaitement blonde, cela ne l'empêchait pas pour autant d'être la femme la plus vive d'esprit et la plus curieuse qu'il n'ait jamais rencontré.  « Tu attires les femmes de caractère, que veux-tu ? »  Will porta son gobelet à ses lèvres pour boire une gorgée de cafée, puis haussa les épaules. « Faut croire, mais je ne m'en plains pas, au contraire, du moment qu'on ne cherche pas à m'émasculer. » répondit-il à moitié sérieux. Orgueilleux, suscptible et dominateur, le jeune homme apprenait peu à peu à accpeter les contradictions de ceux qui lui tenaient tête. Il lui arrivait encore de changer d'humeur brusquement, de mal réagir àune remarque, de s'énerver ou de donner des ordres et de chercher à tout contrôler mais il faisait des efforts pour mieux se maîtriser. « Mon ex-petit-ami disait toujours que j’avais sale caractère, que j’attaquais d’abord et que j’écoutais ensuite. »  Le sourire de Will s'effaça tandis qu'il écoutait ce qui ressemblait à une modeste confession. Il laissa un court silence s'installer afin de réfléchir à ce qu'il convenait de répondre. Puis il bu une nouvelle gorgée de café. « Ton ex ne te connaissais pas beaucoup alors parce que si tu montes facilement sur tes grands chevaux, tu as aussi une fille intéressante, drôle et pleine d'esprit et crois-moi, ce n'est pas donné à tout le monde. » répondit-il en accrochant son regard pour mieux faire passer le message de ses mots. Non, il n'y avait aucune ambiguïté entre eux, mais ça n'empêchait pas Will d'être sensible au charme de la jeune femme. « Vous, les hommes, vous n’aimez pas qu’on vous mette face à vos petites faiblesses. C’est vraiment masculin ! » lança t-elle sur un ton qui était redevenu plus léger. Will entra dans son jeu. « Alors ça c'est la meilleure, tu vas pas me dire que toi tu aimes qu'on expose les tiennes. Ce n'est pas une question de sexe, c'est un question de personne si tu veux mon avis. »

FLASHBACK

Juillet 2014, Samuel M. Fitzpatrick Park

 « Oh mince alors, je pensais devenir riche grâce à ça. Quelle déception ! » répondit la blondinette lorsqu'il la prévint qu'il n'allait pas la photographier pour des grands magasine de mode mais pour des expositions ou des journaux plus modestes. Il la fusilla du regard, il n'aimait pas qu'on tourne son art en dérision. « Seule modèle de la femme, comment vous avez dit déjà ? Ah oui, femme sportive et dynamique. » acheva t-elle en insistant sur les guillemets. « Si vous voulez, on fait un marché, je vous laisse prendre des photos de moi pour votre catalogue ou je ne sais quoi, et vous me laissez-vous dessiner pour ma collection de dessins personnelle. Qu’en pensez-vous ? »  Will se figea, la scrutant d'un regard méfiant. Il s'était employé depuis des années à se cacher pour que jamais on ne découvre son identité, il avait déménagé dans une petite ville, était même allé jusqu'à vivre reclus des années dans son appartement de Seymour street. Et voilà qu'une demoiselle proposait de le dessiner, pour en faire quoi ? Si ces dessins parvenait jusqu'à un journaliste, tous ses efforts pour disparaître auraient été vains. «  Et que comptez-vous faire de ces dessins exactement ? Pourquoi ne pas croquer n'importe quel homme dans cette ville, je n'ai rien d'exceptionnel. »

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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Dim 9 Nov - 18:35

    Je me sentais bien. Pour la première fois depuis mon arrivée à Longside Creek, je me sentais réellement bien. La tête vidée, détendue. Simplement rire, sans se poser de questions, sans s’encombrer de confidences. C’était une bouffée d’air frais. Je me rendais compte que, aujourd’hui, je tenais à cette nouvelle amitié. J’avais toujours été douée pour me faire des amis facilement. J’avais toujours été ouverte, prête à faire de nouvelles rencontres. Cependant, chaque rencontre était différente. Et ma rencontre avec William était tout ce qu’il y avait de plus différent. Au fond, j’avais l’impression de le connaître sans véritablement le connaître. C’était une sensation étrange. Étrange mais agréable en tout cas. Au-delà de se taquiner, nous aimions parler art. L’art était ce qui nous rapprochait. Ses photos, mes dessins. Parfois, je lui demandais son avis sur quelques croquis. Il avait un œil d’artiste alors je prenais en compte son avis sur ce que je faisais. Je ne laissais pas beaucoup de personnes jeter un œil à ce que je faisais. Tout simplement parce que, selon moi, ce n’était que des gribouillis. Pour d’autres, ce que je faisais était exceptionnel sachant que je n’avais pas pris de cours. Dessiner me détendait. J’avais toujours des idées en tête sur quoi gratter sur mon papier. Une situation à laquelle j’avais été confronté dans la journée, une personne que j’avais brièvement rencontrée, et j’en passais. « Figures toi que je suis content de m’être caché, vu le sermon auquel j’ai eu droit juste après, valait mieux rester planqué. » Il était vrai que j’avais réagi vivement dès que j’avais entendu le clic de l’appareil et que je l’avais aperçu. « Il valait mieux être mieux planqué. » J’avais insisté sur le second mieux. Je regardais William hausser les épaules après que je lui ai fait remarquer qu’il devait sans aucun doute attirer les blondes à fort caractère. « Faut croire, mais je ne m’en plains pas, au contraire, du moment qu’on ne cherche pas à m’émasculer. » Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire en entendant ses paroles. Un vrai éclat de rire comme il ne m’en était pas arrivé depuis un moment maintenant. Ça faisait tellement de bien. « T’émasculer, qu’est-ce qu’il faut pas entendre ! » C’était bien les hommes, vouloir porter la culotte comme on disait. Ils voulaient tellement se sentir dominateur. Le mot était peut-être fort mais le cliché de l’homme fort qui prenait les décisions persistait. Je ne supportais pas les hommes trop dominateurs justement. En général, ce genre d’hommes considérait leur femme comme une sorte d’objet. Vu comme William parlait de sa copine, ce n’était pas son cas. Mais il restait un homme alors je voyais bien qu’il aimait le contrôle. Il ne s’en cachait pas. « Ton ex ne te connaissait pas beaucoup alors parce que si tu montes facilement sur tes grands chevaux, tu as aussi une fille intéressante, drôle et pleine d'esprit et crois-moi, ce n'est pas donné à tout le monde. » Après mon éclat de rire, j’eus un sourire sincère. C’était gentil de sa part. Vraiment. « Merci Will, c’est adorable. » J’eus une seconde d’hésitation avant d’ajouter. « Mais, en vérité, c’est moi qui l’ai quitté quand j’ai… tout plaqué pour venir ici. » Une image s’imposa dans mon esprit : les mains de mon père sur mon bras le jour où j’ai annoncé que j’avais l’intention de partir. J’eus un faible sourire pour ne pas montrer à William ce qu’il y avait derrière mes rires et sourires. J’avais préféré essayer de détendre l’atmosphère avec une petite taquinerie de plus. « Alors ça c'est la meilleure, tu vas pas me dire que toi tu aimes qu'on expose les tiennes. Ce n'est pas une question de sexe, c'est une question de personne si tu veux mon avis. » J’avouais que je ne pouvais qu’être d’accord avec lui. « Peut-être mais les hommes encore moins. » J’avais souri d’un air malicieux. Mon ton montrait très clairement qu'il avait marqué un point et que j'étais d'accord avec ses paroles mais que je ne voulais tout simplement pas l'admettre. J’aimais juste le provoquer, sans pour autant aller trop loin. Il y avait toujours des limites à ne pas dépasser, ce qui était normal.

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    Juillet 2014, Samuel M. Fitzpatrick Park

    Je n’avais pas pu m’en empêcher, je lui avais demandé si je pouvais le dessiner en contrepartie de le laisser me prendre en photo pour son catalogue. Il était vrai qu’il m’arrivait de dessiner des gens que j’avais simplement croisés dans la rue. C’était de mémoire donc les visages étaient plutôt approximatifs mais ça m’arrivait et je ne leur demandais pas s’ils étaient d’accord. « Et que comptez-vous faire de ces dessins exactement ? Pourquoi ne pas croquer n'importe quel homme dans cette ville, je n'ai rien d'exceptionnel. » C’était là qu’il avait tort. Il avait un visage qu’il était difficile d’oublier. « Je ne compte rien faire. Je dessine pour me détendre, j’adore ça. Mes dessins, je les garde pour moi. Et vous avez un visage qui mérite d’être dessiné, un visage dur et à la fois attirant. » C’était la vérité. Je ne faisais jamais rien de mes dessins, j’en avais tout une pile depuis le temps que je m’étais mise au dessin. Je les avais tous gardés, j’aimais regarder mes premiers dessins. Regarder ma progression, mon changement de style notamment. On voyait que j’étais passée d’adolescente à adulte. « Et si jamais je décide d’en faire quelque chose, je garderais en tête que vous ne voulez pas que votre dessin soit montré. » J’avais souri. Je dessinais souvent mes amis. Certains d’entre eux me précisaient de garder les dessins d’eux pour moi. Je respectais leur volonté.

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MessageSujet: Re: Le petit oiseau va sortir • Riven & William   Ven 2 Jan - 23:26

Le petit oiseau va sortir

Riven-Ahri Z. Rhodes & William K. Standford

Cette matinée au soleil était très agréable. Enfermé pendant des années dans un grand appartement, Will en avait oublié à quel point des choses aussi simples que prendre un café au soleil dans un parc public avec une amie pouvait être agréable. Riven était d'une compagnie très appréciable, s'il ne se confiait pas à elle et vice-versa, le jeune homme avait le sentiment qu'elle était fiable, digne de confiance, qu'elle ne le trahirait pas s'il se laissait aller à lui parler de choses plus personnelles. Mais ce type de relation légère, sans drame, leur convenait à tous les deux. Le jeune homme ne connaissait pas grand monde à Longside Creek, il y vivait depuis quelques années maintenant mais sa vie d'ermite l'avait maintenu éloigné de la ville et de ses habitants. Il se rouvrait au monde depuis peu, mais petit à petit, mieux valait ne pas le brusquer en l'invitant à des soirées blindées de monde pour l'instant, la seule fois où il avait fait une exception, c'était pour son vernissage, et on ne eut pas dire qu'il s'en était bien sorti et que ça avait été facile, Gill lui avait sauvé la mise plusieurs fois. Il se contentait de quelques amis, peu nombreux, qui lui inspiraient confiance – dont Riven faisait partie- et avec qui il avait envie de créer de vrais liens. Ne pas parler de son passé ne signifiait pas qu'il était impossible de nouer une relation sincère, profonde et durable. Leur relation avait commencé par hasard, sur un malentendu, mais c'était grâce à ce malentendu que Will avait découvert la personne qu'elle était. Il avait été intrigué par cette jeune femme sportive, doté d'un fort caractère, d'un sens de la répartie impressionnant mais dont on pouvait deviner la fragilité et le sens de l'empathie. « Il valait mieux être mieux planqué. »  répondit-elle en appuyant sur le mieux,  faisant référence à sa réaction au moment où elle avait découvert qu'il l'avait prise en photo pendant son jogging. Il afficha un petit sourire en souvenir de ce moment et avala une gorgée de café. Le sujet dériva et il haussa les épaules lorsqu'elle suggéra qu'il devait être intéressé par les blondes à fort caractère. Il tenta de la rassurer avec humour en lui affirmant qu'il n'avait aucun problème avec les femmes à fort caractère, c'était justement l'inverse. Il était peut être un tantinet dominateur et un vrai maniaque du contrôle, il n'en était pas moins vrai qu'il avait besoin d'être challengé pour avancer, de quelqu’un capable de lui mettre un coup de pieds au fesses quand il le fallait, comme Gill le faisait. S'il avait bien horreur d'une chose, c'était l'ennui, il avait besoin d'être entouré de personne actives et dynamiques. De ce point de vue également, Riven était tout à fait dans les clous. La seule limite était de ne pas l'atteindre dans sa virilité ou dans son orgueil. « T’émasculer, qu’est-ce qu’il faut pas entendre ! » Il apprenait encore à gérer son aspect dominateur pour Gill qui le supportait tant que cela restait dans une certaine mesure, elle n'était pas dans le genre de femme à se laisser étouffer. Il apprenait à l'écouter et à suivre ses conseils et s’apercevait qu'il n'avait pas toujours raison. Riven aussi avait un passé amoureux, comme la plupart des gens, elle avait connu son lot de souffrances et de déception. Mais comme souvent après une rupture difficile, on a tendance à culpabiliser, Will tenta de la rassurer. « Merci Will, c’est adorable. » Un silence de quelques secondes s'installa, elle semblait hésiter. Puis elle reprit. « Mais, en vérité, c’est moi qui l’ai quitté quand j’ai… tout plaqué pour venir ici. »  Il hocha la tête, ne sachant pas trop quoi dire. « Oh...je vois...désolé » Il se racla la gorge, visiblement mal à l'aise, les conseils matrimoniaux, ce n'était pas vraiment son truc, en particulier au regard de ses nombreuses expériences avec les femmes, qui s'avéraient aussi être des expériences uniquement physiques. Ni l'un ni l'autre ne semblait prêt à passer ce stade de confidences. « J'espère que tu as trouvé ici ce que tu cherchais » se contenta t-il de répondre simplement. Il fut soulagé de voir qu'elle préférait changer de sujet et revenir  à un sujet de conversation plus léger. Il trouvait tout de même gonflé qu'elle puisse dire que seuls les hommes n'aimaient pas avouer leurs faiblesses, personne n'aimait ça. « Peut-être mais les hommes encore moins. » Il sourit, songeant que si les rôles avaient été inversés, il aurait répondu exactement la même chose, par fierté et pour provoquer. « Toi tu t'entendrais bien avec ma copine, vous êtes sur la même longueur d'onde. » Elle avait la même habileté à provoquer et à se moquer des hommes.

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Will était méfiant, il n'aimait pas l'idée qu'on puisse dessiner son visage au risque de l'exposer lui, qui se cachait dans cette petite ville depuis des années pour échapper à son identité de riche héritier d'un empire familial. « Je ne compte rien faire. Je dessine pour me détendre, j’adore ça. Mes dessins, je les garde pour moi. Et vous avez un visage qui mérite d’être dessiné, un visage dur et à la fois attirant. »  S'il était du genre à rougir, il aurait probablement viré au cramoisi, mais il se contenta de la fixer d'un air étonné, penchant légèrement la tête sur le côté. Il la trouvait étonnamment directe, dans le bon sens, mais ça l’impressionnait toujours qu'une petite jeune femme puisse ne pas avoir autant de culot. Il était tellement soufflé qu'il ne su quoi lui répondre.  « Et si jamais je décide d’en faire quelque chose, je garderais en tête que vous ne voulez pas que votre dessin soit montré. » poursuivit-elle en souriant pour le rassurer. Will resta silencieux quelques secondes, pesant le pour et le contre. Cela représentait tout de même un risque pour lui, après tout c'était une inconnue. « Bon d'accord, vous pouvez me dessiner mais garder les croquis pour vous, je ne veux pas qu'ils se retrouvent dans la nature. » répondit-il avec plus de fermeté qu'il ne l'avait voulu fermeté, trahissant ainsi le niveau d'importance que cela avait pour lui.

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Le petit oiseau va sortir • Riven & William

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