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 GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.

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MessageSujet: GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.   Mer 16 Juil - 18:46



❝ tallulah gillian marshall ❞
avec amanda seyfried



carte d'identité.
nom › marshall ∙ prénom(s) › tallulah gillian ∙ date et lieu de naissance › 16 décembre, northville ∙ âge › 26 ans ∙ nationalité(s) › américaine ∙ orientation sexuelle › hétéro ∙ statut › petite-amie d'un certains william standford ∙ études/métiers › maître-nageur à la piscine municipale, reprend bientôt les études en fac de droit ∙ quartier › seymour street ∙ groupe › intrepidity ∙ caractère › naïve ✗ possessive ✗ altruiste ✗ généreuse ✗ têtue ✗ sensible ✗ susceptible ✗ attachante ✗ déterminée ✗ persévérante


tics&manies.
questions.

elle a bossé assez jeune dans un garage, depuis elle est assez douée avec la mécanique ✗ elle ne garde que très peu de souvenirs de sa mère ✗ a une sainte horreur des orages ✗ l'hiver est sa saison préférée ✗ elle nage pratiquement tous les jours de la semaine ✗ elle cuisine assez bien ✗ elle vit en colocation avec deux garçons du côté de seymour street ✗ elle possède une cicatrice à hauteur de son épaule ✗ elle manque cruellement de confiance en elle ✗ elle est extrêmement maladroite ✗ elle est allergique au poivre ✗ elle adore le sucré ✗ elle est extrêmement mauvaise en danse même si elle possède un bon sens du rythme

si j'étais...
un prénom › lulah
un animal › une colombe
une saison › l'hiver
un objet › un dé à coudre
une chanson › amalfi
une odeur › l'amande
un livre › l'attrape-coeur
un pays › les U.S.A
un film › autant en emporte le vent
un personnage fictif › juliette
un sentiment › la fougue
un des quatre éléments › l'eau
une citation › dum spiro, spero
Quand et de quelle façon êtes-vous arrivé à Longside Creek ?
Longside Creek n’était à la base qu’une étape comme une autre pour Gillian dans sa course folle pour la liberté. Elle voulait s’éloigner le plus possible de sa ville natale, enchaînant des stops, de longues marches à pied et des nuits à la belle étoile. La vie pour la vagabonde était devenue de plus en plus rude à mesure que l’hiver approchait. Le froid s’intensifiait et Gillian n’avait pas l’argent nécessaire pour s’acheter des vêtements chaud ou se remplir le ventre pour pouvoir résister au froid. Elle sait aujourd’hui qu’elle n’aurait pas pu survivre à une nuit supplémentaire sur les trottoirs des quais. Le froid aurait fini un jour ou l’autre par la tuer. C’est grâce à Alexander si elle est en vie aujourd’hui et surtout, si elle est restée à Longside Creek. Il est l’instigateur de tout ce qui a pu se passer d’important dans sa vie. La suite, ce n’est qu’une longue cascade d’enchaînement, comme si sa venue ici n’était que le premier domino à tomber.  

Que pensez-vous de cette ville ?
Gillian n’était pas très à l’aise dans un premier temps ; elle n’était qu’une clocharde qui mendiait sa croûte dans les rues. Aujourd’hui, elle a appris à voir la ville autrement. Elle trouvait les rues plus réconfortantes, les allées moins sombres, elle s’était même fait une place du côté de la piscine municipale. Elle arrivait à trouver ses marques dans le commerce, parvenait à jongler entre les différentes lignes de bus, avait pris ses habitudes,… Oui, elle s’était longtemps sentie exclue dans cette ville, elle s’était sentie étrangère, mais c’était fini. La vie aux côtés de William et d’Alexander avait petit à petit mis Gillian en confiance, autant face à ses peurs que face à la nouvelle ville dans laquelle elle évolue dès à présent. Longside était une étrangère pour elle, jusqu’à ce qu’elle prenne le temps de l’apprivoiser. Maintenant, elle le sait, cette ville c’était chez elle.

Où et comment vous voyez vous dans six ans ?
Les études, Gillian en rêvait depuis qu’elle était petite fille mais elle n’avait jamais eu le luxe de pouvoir s’en offrir. Heureusement pour elle, les choses ont rapidement changé et maintenant la demoiselle est sur le point de vivre sa toute première rentrée académique. Alors bien sûr, dans six ans elle espère avoir fait du chemin sur cette voie, pourquoi pas être diplômée ou déjà entamer des stages. Elle espère plus que tout arriver enfin à l’indépendance qu’elle revendique depuis des années déjà. Avoir un métier gratifiant, pouvoir se lever tous les matins en étant fière d’elle-même et de ce qu’elle fait. Dans six ans, Gillian espère être heureuse et elle sait aujourd’hui qu’une des composantes principales de son bonheur, c’est son colocataire et petit-ami, William. Elle n’envisage pas la vie sans lui, elle n’imagine pas être loin de lui un seul instant. Alors bien sûr, six ans c’est loin, six ans ça passe à la fois lentement et très vite, mais ça n’effraye pas la jeune femme. Peut-être que dans six ans ils seront encore ensemble, peut-être qu’ils ne seront plus ensemble. Quoi qu’il puisse advenir, Gillian espère que William sera toujours dans sa vie, en tant qu’ami ou amant. Mais pourvu qu’il soit toujours dans sa vie.

La tempête vous a-t-elle touché personnellement ?
Gillian n’était pas à Longside Creek lors de la tempête. C’est une nouvelle arrivante, et malgré le peu de temps qu’elle a pu passer ici, elle s’est bien rendue compte de tout l’impact que cette catastrophe avait pu avoir sur la population.

hors rp.
prénom/pseudo › Gigi Marshall, on s'connaît depuis le temps  I love you  ∙ âge › 20 ans ∙ fille ou garçon › girl power ∙ grâce au règlement, je sais que... › il ne faut pas me prendre pour une poire ∙ comment as-tu connu WAN ? › on fête déjà nos noces de coton, c'est une histoire faite pour durer    ∙ tes premières impressions › GHJSKFHQSFIUHSIQU MAGNIFIIIIIIQUE    ∙ d'autres commentaires ›   




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❝ tallulah gillian marshall ❞

J'ai besoin de toi comme d'une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien, que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c'est rien. J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant mais je me force à croire qu'avec du temps tu changes d'avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m'emmènes danser jusqu'au matin. — FAUVE


Dernière édition par T. Gillian Marshall le Jeu 24 Juil - 21:30, édité 1 fois
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http://www.what-about-now.net/t1611-gillian-petite-je-voulais-devenir-dieu-puis-consciente-de-mon-exces-d-ambition-j-acceptais-de-faire-martyr-quand-je-serai-grande#52523 http://www.what-about-now.net/t1615-gillian-true-friends-stab-you-in-the-front#52625 http://www.what-about-now.net/t1642-gillian-carnet-de-croquis#53291
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MessageSujet: Re: GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.   Mer 16 Juil - 18:47


❝ in that moment, i swear we were infinite ❞



histoire.

❝ maman ❞
Ils s’étaient rencontrés à Detroit. Elle était serveuse dans un petit bar miteux, il bossait dans la métallurgie. Elle trouvait ses cheveux trop blonds, ses yeux trop bleus et sa silhouette trop fluette. Elle se trouvait trop maladroite, même si elle s’appliquait à servir ses verres sans les renverser. Lui, il ne pouvait s’empêcher de la trouver belle, en dépit de tous les défauts qu’elle pouvait se trouver. Il lui avait sourit la première fois, et contre toute attente, elle avait répondu à son sourire. Il l’avait invité à sortir une fois. Deux fois. Après la troisième fois, il passait ses mains autours de sa taille pour l’embrasser. Ils se fréquentaient de plus en plus souvent. Elle lui souriait par dessus son bar tandis qu’il prétextait prendre un verre tous les soirs juste pour venir la dévorer des yeux encore un petit peu plus longtemps. Ils étaient jeunes et amoureux, encore un poil trop naïf. Mais qu’est-ce qu’ils étaient heureux et bien là ou ils étaient. Lorsqu’ils voulurent se marier, sa famille s’y opposa ; la situation qu’on lui offrait n’était guère confortable, elle méritait mieux, elle pouvait se trouver un mari dans le commerce par exemple. Elle ne serait pas heureuse, mais ça n’avait pas l’air d’intéresser ses parents qui ne voyaient en leur fille qu’une opportunité de mariage. C’est ce qui l’avait poussé à tout abandonner, à jeter ses affaires dans sa voiture et à s’enfuir avec lui. C’était fou, c’était désespéré et un brin audacieux. Ca leur ressemblaient. Ils ne s’étaient pas mariés, jugeant qu’ils n’avaient pas besoin de ça pour vivre heureux et amoureux. Elle s’était laissée leurrer par son beau sourire et ses promesses d’avenir. Ils emménagèrent ensemble dans une belle maison de banlieue. Les débuts ne furent pas des plus aisés et pour couronner le tout, Gillian pointa le bout de son nez après seulement un an de vie commune. On pouvait déjà le dire, Gillian tenait beaucoup de sa mère ; elles avaient les même yeux, les mêmes cheveux et la même forme de visage. Son père était tout aussi fou de sa mère que de sa propre fille, la ressemblance y étant pour beaucoup dans cet élan d’affection. Il n’avait jamais été dans son optique d’avoir un enfant, mais maintenant qu’elle était là, que ce bébé qu’il tenait dans ses bras était bel et bien à lui, il allait devoir faire avec. Il allait devoir l’aimer, le chérir, l’éduquer,… Non, ça allait bien se passer. Il n’était pas seule dans cette tâche. Elle était là pour l’aider, elle était là pour rester avec lui. Toujours. Oui, c’était bien pour ça qu’ils se plaisaient. Parce qu’ils restaient ensemble, tous les deux, rien que tous les deux, sans personne pour venir empiéter sur ce bonheur, pas même son propre enfant. Elle n’était rien de plus qu’une consolidation supplémentaire, même si il se gardait bien de le dire à sa femme.

Et puis, les choses avaient lentement commencé à se fissurer. Il commençait à devenir plus aigris quand elle sortait pour aller travailler ou faire les courses. Il serrait son bras toujours plus fort quand ils marchaient tous les deux dans la rue. Ils se disputaient de plus en plus souvent pour n’importe quoi. Son agacement ne cessait d’augmenter, surtout en voyant son aimée se détourner de lui pour s’occuper presque exclusivement de leur enfant. Cette petite peste blonde du nom de Gillian. Pourquoi est-ce qu’elle méritait plus de sourire que lui ? Pourquoi est-ce qu’elle avait encore le droit aux douces étreintes et aux mots adorables ? Pourquoi est-ce qu’elle l’embrassait de cette façon ?  La jalousie qu’il ressentait pour sa propre fille ne cessait de s’intensifier avec le temps. Quand à sa femme, ses tentatives désespérées pour regagner son attention allaient toute dans la mauvaise direction. Gillian avait trois ans lorsque son père leva pour la première fois la main sur sa mère. Si cette dernière ferma les yeux dans un premier temps sur les maltraitantes qu’elle recevait, elle fut bientôt incapable d’en endurer davantage. Malgré tous l’amour qu’elle portait à sa petite tête blonde, elle n’était plus capable de vivre dans la même maison que le père de son enfant. « Alors c’est ça, tu t’en vas ? » Elle avait déjà sa valise à la main et était déjà en train de passer son manteau. Gillian était trop petite pour comprendre ce qui était en train de se passer. Elle se contentait de serrer sa mère contre elle et de pleurer. Parce que sa mère était en train de pleurer, et comme à son habitude, son père était en train de hurler. Perdue au milieu de ce tourbillon, Gillian tentait de se raccrocher à sa mère. « Je m’en vais, cette fois-ci c’est terminé. » Elle serre sa petite fille contre elle, toujours plus fort. Gillian s’imprègne une dernière fois de l’odeur de sa mère avant de la voir disparaître dans la nuit. Sans un  ‘au revoir’. Elle avait créer la première blessure dans le coeur de la jeune femme. Cette même blessure qui ne s’est jamais refermée, pas même aujourd’hui.


❝ papa ❞
Gillian attendait en silence, dans le noir. Elle ne pouvait faire que ça, attendre, en silence. Elle n’osait même pas descendre pour chercher de la glace dans la cuisine, elle savait que son père l’attendait et que cette fois-ci, il ne la louperait pas. C’était toujours la même histoire lorsque les Red Wings essuyaient une défaite, elle était la première à ramasser, et la première à regretter cette victoire même si elle n’y avait jamais rien compris au hockey. Son corps tout entier était douloureux, même respirer provoquait des lancées de douleur qui secouaient son maigre corps. Elle faisait pourtant de son mieux pour lui plaire ; elle subvenait à tous ses besoins, elle se coupait en quatre pour qu’il ne manque jamais de rien, elle avait même arrêté l’école parce qu’il n’arrivait plus à payer les factures. Jour après jour, elle avait été témoin de sa longue descente aux enfers et de ses montées de violence face à celle qui représentait aujourd’hui la seule image restante de cette ancienne famille. Elle avait mis longtemps à le comprendre, mais c’est bel et bien pour cela qu’il la haïssait et qu’il ne parvenait même pas à la regarder dans les yeux. Plus Gillian grandissait et plus elle devenait la copie conforme de sa mère ; les mêmes yeux, les mêmes cheveux, la même silhouette délicate,… Et il ne pouvait plus le supporter, il ne pouvait plus supporter de voir secouer devant ses yeux l’échec le plus cuisant de sa vie. C’est pourquoi, aussi innocente soit-elle, il passait sa frustration sur elle comme il le faisait avant sur sa femme. Elle lui appartenait de toute façon. Elle était la chaire de sa chaire, personne ne pouvait prétendre la posséder si ce n’est lui. Il était son père, même si il n’agissait jamais en tant que tel. Il passait son temps à lui remémorer le jour ou sa mère était partie, en détournant l’histoire bien sûr. Il était le seul gentil de cette histoire, celui qui n’était jamais parti, celui qui ne l’avait pas abandonné. Sa mère n’était qu’une traitresse, une vicieuse qui avait jeté un enfant sur ses genoux avant de s’en aller refaire sa vie dieu sait ou. C’était à moitié vrai. A moitié faux. Bien sûr que cette pauvre petite idiote avait essayé de le recontacter après son départ. Il aurait du être heureux, si ce n’est qu’elle ne voulait entendre que des nouvelles de sa fille. Elle voulait lui parler, elle voulait la retrouver, elle voulait savoir si elle allait bien. Il n’y en avait toujours que pour Gillian, pour cette pauvre petite sotte. Depuis le début c’était comme ça. De quoi faire gronder la colère en lui. Ce soir encore, si il la surprend à traîner dans le couloir ou la cuisine, il l’attrapera par les cheveux et il lui montrera ce que ça fait de souffrir.

Souffrir, toujours souffrir. Gillian ne pouvait plus le supporter. Vivre sous l’oppression de son père l’étouffait de plus en plus. Vivre dans le monde extérieur lui rappelait à quel point son existence misérable ne tenait qu’à un fil. Elle avait la liberté au bout des doigts, mais elle n’osait pourtant pas la toucher, l’attraper. Pour ça, il fallait sauter le pas, sauter dans le vide, prendre une grande inspiration et miser sur tout ce qu’on a. C’est précisément ce qu’elle a fait. Un soir, un matin, une nuit, elle ne s’en souvient même plus. Elle se souvient juste avoir enfoncé frétillement ses affaires dans un sac, avoir attrapé son épais manteau et être sortie pour toucher sa paye du travail. De maigres billets qui terminèrent au fond de ses poches tandis qu’elle sautant dans le premier bus en direction du sud. Elle ne pouvait plus supporter cette vie ici et si dans un premier temps elle avait été complètement terrorisée à l’idée que son père puisse la retrouver, elle avait vite fait de réaliser que plus elle s’éloignait de Northville et plus le poids dans sa poitrine se faisait moins pesant. Oui, dans ce bus miteux qui l’emmenait loin de chez elle, la tête appuyée contre la vitre, Gillian pleurait toutes les larmes de son corps. Enfin, après toutes ces années, elle pouvait enfin vivre sa vie. Tout ceci n’était que le début d’une longue histoire. Son histoire.

❝ alexander ❞
La tête de Gillian ballote contre sa poitrine tandis que son nez est enfouis dans un épais pull de laine. Ses bras, ses jambes, ses lèvres, tout semble engourdis par le froid. Elle avait succombé au sommeil après avoir tenté en vain de trouver à manger ce soir. Elle s’endormait pour le troisième jour consécutif avec le ventre vide et la lutte face au froid devenait de plus en plus inégale. Elle était arrivée ici il y a une semaine à peine, les poches vides. Elle n’avait plus d’économie et l’hiver la poussait à stopper sa course folle pour rester proche des villes. Mendier faisait maintenant partie de son quotidien, engloutir un café chaud faisait partie d’un des rares moments de bonheur qu’elle pouvait s’offrir. Mais ce soir c’était trop. C’était la fin. Elle allait mourir sur un trottoir, quelqu’un allait découvrir son cadavre gelé, on passerait vaguement cette information à la radio et il en serait fini de la petite Gillian. Au moins, elle pouvait se consoler en se disant qu’elle n’était pas morte sous les coups de son père. Le temps passait. Quand est-ce que la mort allait enfin venir la chercher ? Elle sent ses doigts petit à petit dégeler, ses lèvres et ses joues reprennent un peu de couleur. Elle essaye de bouger avant de revenir enfin à elle. Elle n’est plus allongée sur le sol froid et neigeux des quais ; elle est dans les bras d’un homme. Il la porte à la manière d’une jeune mariée. Elle entend ses pas crisser sous la neige. Elle ouvre péniblement un oeil avant de voir qu’il l’a enroulé dans sa large veste en feutre. Le temps pour elle de frissonner et de plonger son nez dans le vêtement. Elle l’entend rire. Il trouve ça drôle ou quoi ? Elle n’ose même pas protester, ses jambes et ses bras refusent de bouger. Elle ne pourrait même pas s’enfuir si elle le souhaitait. Il pousse avec peine une lourde porte en bois. Est-ce qu’on est encore sur les quais ? Elle n’en a pas l’impression, elle croit reconnaître les belles rues bien illuminées de Seymour Street. Est-ce qu’il est vraiment sérieux ? Même la classe moyenne de Longside Creek n’ose pas se promener dans Seymour Street, alors qu’est-ce qu’une miséreuse comme elle viendrait y faire. Elle préfère fermer les yeux, peut-être que ça sera douloureux, peut-être qu’elle ne sentira rien. Elle l’entend pousser plusieurs autres portes avant de la déposer sur quelque chose de doux, quelque chose de chaud. Elle roule sur le côté avant de pousser un soupir. Elle plonge dans le sommeil en sentant des draps se refermer sur elle. Des lits, des couvertures, de la chaleur,… Elle n’a même pas pris la peine de retirer son manteau ou ses chaussures, elle a juste envie de dormir. Elle entend une porte claquer. Une douce odeur de vanille et de miel. Dormir au chaud et au sec, elle avait presque oublié ce que ça faisait.

Il revient la secouer à peine deux heures plus tard. Il doit s’y reprendre à trois fois avant qu’elle daigne ouvrir les yeux. Il dépose sur son lit des vêtements sec et un bol de soupe chaud. Il la regarde, avec son petit sourire, un brin espiègle. Elle n’avait jamais compris cette expression chez lui, cette espèce de regard qu’il avait et qui donnait l’impression qu’il se moquait gentiment de vous. Elle avait dévoré la soupe sous ses yeux, sans ajouter un mot. Elle avait quand même murmuré un ‘merci’ en reposant le bol vide. Il avait éclaté de rire avant de tout ramasser et de partir. Un drôle de coco. Il ne posait pas trop de question, il se contentait de la laisser tranquille et dieu sait si elle en avait besoin. Elle l’apprit le lendemain matin, ce drôle d’oiseau s’appelait Alexander. Un new-yorkais qui avait choisi le calme d’une petite ville pour pouvoir s’épanouir. Elle le trouvait drôle, elle le trouvait gentil. Elle riait souvent devant sa couleur de cheveux mais était beaucoup moins d’accord avec ses habitudes alimentaires. Elle ne le savait pas encore, mais ce garçon qu’elle connaissait à peine, dont elle se méfiait, il allait devenir l’une des personnes les plus importantes pour elle. Il avait la patience nécessaire pour pouvoir la canaliser, il avait la gentillesse nécessaire pour voir au delà du cliché de la pauvre mendiante,… Ce garçon avait en lui toute la gentillesse du monde. Gillian se méfiait de lui dans un premier temps, elle était aujourd’hui incapable de passer une journée sans entendre son petit ton chantant prononcer son prénom. Ce garçon était une crème. Ce garçon lui avait sauvé la vie. Il lui avait donné une nouvelle chance dans cet appartement, dans cet univers ou ils étaient maintenant trois à habiter.

❝ william ❞
Elle avait passé son temps à l’éviter, dans un premier temps. Il l’effrayait. Il n’avait pas l’air amical du tout, il gardait en permanence ce masque d’indifférence sur son visage, même lorsqu’elle le surprenait en train de parler avec Alexander. C’était la seule personne avec laquelle il daignait échanger quelques mots. Gillian s’était dit naïvement qu’un sombre con dans son genre ne devait effectivement pas avoir beaucoup d’ami si il se comportait de la sorte avec tous le monde. Son autre particularité était qu’il ne sortait jamais. Pas même pour sortir les poubelles, sortir le week-end ou même prendre une bouffée d’air frais dehors. Un comportement que la demoiselle ne comprenait pas, mais qui piquait sa curiosité. Elle avait questionné plusieurs fois Alexander à ce sujet, mais il restait extrêmement évasif. C’est pourquoi elle avait fini par prendre son courage à deux mains et poser les questions elle-même. Curieusement, il n’était pas réticent à parler, même si Gillian devait faire le plus gros de la conversation. Son enthousiasme semblait l’agacer par moment, mais son répondant avait l’air de lui plaire. Elle avait voulu le mettre à nu, mais elle s’était malheureusement effondrée comme un château de carte devant lui. Si il semblait extrêmement réservé à propos de son passé, il avait presque réussi à faire oublier à Gillian qu’elle en possédait un. Ca ne l’avait pas effrayé, au contraire. Il avait hoché la tête et il l’avait doucement serré dans ses bras. Non, les hommes comme lui ne font jamais preuve de douceur. Les hommes comme lui ne sont pas capable de faire des promesses. Est-ce qu’elle savait seulement quel genre d’homme il était ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Tantôt il était amical, presque adorable, ne ratant pas une occasion de la corriger et de lui faire apprendre, tantôt il pouvait devenir imbuvable, arrogant et prétentieux. Elle se découvrait, elle baissait les armes face à lui, décidant d’arrêter de douter. Elle voulait avancer dans sa direction. Et même lorsqu’il lui avoua un soir de colère toute la noirceur de son âme, elle ne fit pas marche arrière. Elle était déjà allé trop loin, elle s’était déjà attachée à sa fascinant personnalité. Elle jouait dans sa danse, elle entrait dans son jeu et dans ce rituel qu’ils avaient de se jauger, de se crier dessus, de se challenger. Elle n’osait pas croire que ce jeu puisse un jour se terminer, et pourtant, dans la même soirée il avait fait gonfler son coeur avant de le briser. Repoussée, c’est bien ce qui pouvait lui arriver de pire. Elle le croisait tous les jours, il était sans cesse dans son sillage et quoi qu’elle puisse dire, quoi qu’elle puisse feindre, elle ne pouvait plus se mentir ; elle était attachée à lui comme elle ne l’avait jamais été auparavant avec un homme. Elle était bien. Elle était heureuse.

Il lui arrive parfois de se réveiller pendant la nuit. Sa respiration épouse la sienne, ses bras enlacent sa taille, parfois sa bouche vient se perdre dans sa chevelure blonde. La tiédeur de sa peau est agréable, comme beaucoup d’autres choses à son sujet. Elle avait revu son jugement. Elle s’était trompée et elle ne cessait de se répéter qu’elle aurait pu passer à côté de quelque chose si elle n’avait pas eu un jour le courage de venir lui parler. Bien sûr, il y avait des hauts et des bas, le temps des cris et des larmes n’était pas encore passé. Gillian était encore une écorchée vive, William était encore un animal blessé. Si ils avaient eu la chance incroyable de se trouver, ils allaient devoir maintenant travailler sur leur couple pour que les choses puissent durer. Elle sait qu’elle se lance dans l’inconnu avec un homme au caractère plutôt compliqué, mais elle s’en moque bien. Il peut se chercher tous les défauts du monde, c’est trop tard, elle le sait ; elle est amoureuse de lui, de cet homme qui représente pourtant tout ce qu’elle redoutait à une certaine époque. Et pourtant, blottie au creux de ses bras, le monde lui paraît soudain calme. Ils n’avaient jamais voulu ça, et pourtant, c’est arrivé. Elle et lui. Ca sonne presque comme une blague, et pourtant, regarde-les dans la rue, quand ils se tiennent timidement par la main. Presque comme des adolescents, des putains d’adolescents amoureux.  

❝ gillian ❞
Ce n’est que le début et pourtant, ça sonne déjà comme la fin. La fin d’une belle époque, celle de pouvoir se réveiller tous les jours dans ses bras, de plaisanter avec lui à l’heure du dîner, de faire tourner la petite maison qu’elle connaissait enfin,… Elle allait devoir se déraciner une nouvelle fois, changer de vie, changer d’endroit, changer de quotidien et revoir toutes ses habitudes. Elle n’avait pas envie de partir, de s’éloigner des personnes qui étaient aujourd’hui les plus importantes à ses yeux. C’était dur de songer à ce départ, mais elle devait bien se l’avouer, c’était un mal pour un bien ; elle voulait ces études plus que tout, elle voulait y arriver et s’en sortir dans la vie plus que personne. Elle avait la chance de se faire offrir ses études par William, alors pourquoi se poser davantage de question ? Elle devait foncer et aller de l’avant. Elle devait croire en son avenir, en son destin. Elle devait arrêter d’avoir peur, d’être complexée, elle devait lâcher prise une bonne fois pour enfin être heureuse une bonne fois pour toute. Oui, ce que Gillian avait le plus besoin au fond, c’était d’y croire.
 


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❝ tallulah gillian marshall ❞

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Dernière édition par T. Gillian Marshall le Jeu 17 Juil - 15:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.   Mer 16 Juil - 22:35

Ohhhh les noces de coton, c'est trop mignon  calin2 brille 
J'adore ton nouvel avatar  bave elle est vraiment magnifique *-*

Ravie de toujours te compter parmi nous en tout cas bighug I love you 

Bonne continuation pour ta fiche (aa)

______________


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MessageSujet: Re: GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.   Mer 16 Juil - 23:57

Re-Bienvenue brille

______________

A venir ♥
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MessageSujet: Re: GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.   Jeu 17 Juil - 11:30

contente que tu sois toujours là I love you je te souhaite la bienvenue dans ce nouveau WAN brille et puis, t'es toujours canon bave
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MessageSujet: Re: GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.   Jeu 17 Juil - 15:01

Ahw, merci vous êtes vraiment des amours en sucre  love2 

______________

❝ tallulah gillian marshall ❞

J'ai besoin de toi comme d'une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien, que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c'est rien. J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant mais je me force à croire qu'avec du temps tu changes d'avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m'emmènes danser jusqu'au matin. — FAUVE
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MessageSujet: Re: GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.   Jeu 17 Juil - 17:29

félicitation, tu es validé !


commentaire - toujours aussi parfait brille

Nous espérons que tu passeras de bon moment sur What About Now, et nous avons hâte de lire tes RP ! Mais avant tout cela et pour bien commencer dans l'aventure, n'oublie pas de suivre le guide ...

Tout d'abord, direction le répertoire des métiers pour recenser celui de ton personnage, sans oublier de demander un logement afin de te faire de nouveaux voisins. Une fois cela fait, tu pourras agrandir ton carnet d'adresses en ouvrant ta fiche de liens et répertorier tes sujets de RP dans la partie prévue à cet effet ; Si tu cherches un partenaire de RP, n'hésite pas à en faire la demande. Si tu souhaites nous en faire découvrir encore plus sur ton personnage, tu as également la possibilité d'ouvrir un journal intime ainsi qu'une boite à flash-backs. Si ce nouveau personnage est un multi-compte, n'oublie pas d'aller le faire recenser dans le répertoire des multi-comptes.

Pour toute question supplémentaire, n'hésitez surtout pas à contacter par message privé un des membres du staff, qui se fera un plaisir de te venir en aide
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MessageSujet: Re: GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.   

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GILLIAN ♢ leur histoire, c'est la théorie des dominos à l'envers, au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.

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